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Ancienne école primaire de garçons, puis école primaire de filles et mairie, puis hospice et bains douches de Saint-Ouen

Dossier IA80009825 réalisé en 2010

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Genre de garçons, de filles
Destinations école, mairie, hospice, immeuble
Parties constituantes non étudiées cour, logement, bains douches
Dénominations école primaire, mairie
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Saint-Ouen
Adresse : 5 à 11 rue Ambroise-Croizat , ancienne rue de Berteaucourt
Cadastre : 1832 A2 423, 424 ; 1984 AB 36 à 38

L'édifice visible sur le cadastre napoléonien est la première école communale de Saint-Ouen.

Les sources conservées aux archives départementales (série O) indiquent que la commune vote la construction d'une maison d'école en 1839, les travaux sont réalisés l'année suivante par le maçon Daullé, sur les plans de l'architecte Charles Demoulins de Doullens. La réception des travaux a lieu en 1842. Il s'agit alors d'un bâtiment en rez-de-chaussée, qui sera agrandi, en 1848, date à laquelle est aménagé un petit bâtiment contigu en rez-de-chaussée, au nord, qui doit servir de logement à l'instituteur.

Après la construction d'une école de filles, rue d'Amiens, l'édifice est affecté à usage d'école de garçons et de mairie.

Il est surélevé et agrandi, sur des plans et devis dressés en 1869 par Louis Henry Antoine, architecte de l'arrondissement de Doullens. Le projet comprend la construction une petite aile en retour d'équerre, sur la cour postérieure, abritant une salle pour le logement. La classe, éclairée est-ouest par quatre fenêtres, occupe alors un peu plus de la moitié du rez-de-chaussée. Un deuxième projet prévoit l'agrandissement de la classe pour ne conserver, au rez-de-chaussée qu'un vestibule distribuant le logement de l'instituteur.

Le plan fourni par l'instituteur, en réponse à l'enquête de 1878, montre que c'est cette deuxième option qui a été retenue. La notice indique également que les travaux, achevés en 1871, ont été réalisés par l'entrepreneur Mercier.

Sur le plan de 1878, on voit que le bâtiment d'origine a été agrandi d'une aile en retour d'équerre, qui correspondent aux bâtiments visibles aujourd'hui, à l'ouest et au nord de la cour. Cette aile abritait le logement de l'instituteur : au rez-de-chaussée, salle et une cuisine, disposant chacune d'un accès direct à la cour ; à l'étage, deux chambres. L'escalier de distribution restant situé dans le bâtiment principal. A l'est de la cour, se trouvaient également étables, bûcher et latrines.

La salle de mairie occupait une grand pièce située à l'étage du bâtiment principal, au-dessus de la classe.

En 1886, l'école de garçons est transférée dans de nouveaux locaux construits rue d'Amiens (actuelle mairie). Les locaux sont affectés à la mairie et au logement des adjoints.

Une classe enfantine, dépendant de l'école de filles, y est installée et un nouveau logement pour l'institutrice est construit, à l'est de la cour, sur des plans dressés par l'architecte Anatole Bienaimé en 1908.

En 1928, les locaux scolaires sont transformés en bains douches et un petit bâtiment est construit à l'ouest, qui porte la date de 1934.

En 1931, la commune demande l'autorisation de créer un hospice de vieillards et d'incurables. Elle fait l'acquisition des deux logements de la rue de Berteaucourt. En 1935, elle lève un impôt extraordinaire pour la création d'un hospice. L'édifice sera aménagé en hospice, comme l'indique l'inscription de la façade principale.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates 1839, daté par source
1869, daté par source
1908, daté par source
1934, porte la date
Auteur(s) Auteur : Demoulins Charles, architecte, attribution par source
Auteur : Daullé,
Daullé

Maçon à Domart en 1851 (Saint-Léger-lès-Domart).


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maçon, attribution par source
Auteur : Antoine Louis Henry,
Louis Henry Antoine (1820 - 1900)

Architecte, président de la société régionale des architectes du nord de la France, président d'honneur de la société des Antiquaires de Picardie, membre du conseil départemental des constructions et bâtiments publics.

Arrive à Amiens en 1846 pour construire la gare.

Architecte de la ville jusqu'en 1856 (démission).

Architecte de l'arrondissement de Doullens (Somme).

Père de Georges Antoine et d'Antoine Joseph. Grand-père d'Henry.

1862 : domicilié 21 rue des Saintes-Maries (annuaire).

1881 : domicilié 10 rue des Saintes-Maries à Amiens avec son fils Joseph (19 ans) élève architecte.

chevalier de la légion d'honneur, capitaine commandant honoraire de la compagnie des sapeurs-pompiers, membre du conseil municipal,

Voir le site http://www.purl.org/inha/agorha/002/75226.


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architecte d'arrondissement, attribution par source
Auteur : Bienaimé Anatole,
Anatole Bienaimé (1848 - 1911)

Architecte. Né à Amiens, il débute sa carrière chez Herbault et devient collaborateur d'Emile Riquier avant d'ouvrir son propre cabinet vers 1887.

Adjoint au maire d'Amiens.


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architecte, attribution par source

L'édifice comprend des bâtiments à étage carré disposés en U autour d'une cour, délimitée par un mur bahut surmonté d'une grille et accessible par un portail.

Le bâtiment situé à l'ouest, perpendiculaire à la voie, est construit en briques et couvert d'ardoises. Il présente une façade principale à quatre travées, ornée d'un cartouche sur lequel apparaît l'inscription : HOSPICE. Ce bâtiment est prolongé par une aile en retour d'équerre, au nord, qui présente également quatre travées en façade sur cour. A l'est se trouve un bâtiment à trois travées en façade sur cour, couvert d'un toit à croupe, qui se signale par un décor de briques polychromes.

Au nord-ouest se trouve un petit bâtiment en rez-de-chaussée, construit en briques masquées par un enduit et dont le fronton porte l'inscription : BAINS DOUCHES / 1934.

Les deux logements à étage carré, situés à l'est (rue de Berteaucourt), sont construits en briques et couverts d'ardoises.

Murs brique
brique enduit
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
Typologies école et logement sous un même toit, école, mairie et logement sous un même toit, mutation

Construite en 1840 et agrandie plusieurs fois pour s'adapter à différents usages, l'ancienne école de Saint-Ouen constitue un exemple bien conservé et bien documenté de l'histoire des équipements publics des villages du Val de Nièvre. L'accroissement de la population de la commune aura eu pour conséquence la construction de cinq écoles entre 1840 et 1910.

Ecole mixte, puis école de garçons et mairie, école maternelle et mairie, puis bains douches et hospice, l'édifice aura rempli de multiples fonctions au service des habitants de Saint-Ouen, depuis le milieu du 19e siècle, jusqu'au milieu du 20e siècle.

En 1840, on fait appel à Charles Desmoulins, architecte de l'arrondissement de Doullens auquel on doit également les églises de Bettencourt-Saint-Ouen et de Saint-Ouen, l'église et l'école de Saint-Léger-lès-Domart et le presbytère de Canaples.

En 1869, c'est à l'architecte Henry Antoine, dont les réalisations dans le Val de Nièvre sont nombreuses : écoles primaires de Beauval (filles), Berteaucourt-les-Dames (filles), Canaples (filles), L'Étoile (filles et garçons) et Ribeaucourt (filles), presbytères de Ribeaucourt et Saint-Léger-lès-Domart, chapelle funéraire de la famille de Berny et agrandissement du château de Ribeaucourt.

Enfin, en 1908, c'est à Anatole Bienaimé, qui dessine également les plans de la poste et de la nouvelle école de filles à Saint-Ouen, mais également les prévoyances de Beauval, Flixecourt, Harondel, Pont-Remy et Saint-Ouen, les écoles primaires de Berteaucourt-les-Dames, Saint-Léger-lès-Domart (filles et garçons), et Ville-le-Marclet, et encore mairie, cimetière et presbytère de Beauval, « château » de Canaples et deux demeures particulières à Beauval (villa Sueur et maison).

Statut de la propriété propriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série P ; 3 P 711/3. Saint-Ouen. État de sections.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 3403. Saint-Ouen. Administration communale.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 3405. Saint-Ouen. Administration communale.

Documents figurés
  • Saint-Ouen. Plan cadastral, section A2, dite du Chef-Lieu, 1832 (AD Somme ; 3 P 1470/3).

  • Saint-Ouen. Projet d'agrandissement du logement de l'instituteur et construction d'une salle de mairie. Plan et élévation principale, Antoine architecte, 1869 (AD Somme ; 99 O 3405).

  • Plan de l'école de garçons, 1878 (AD Somme ; 99 T 3807 714/1)

  • Saint-Ouen. Aménagement de deux nouvelles salles de classe à l'école de garçons et d'une classe enfantine avec logement à l'ancienne école de filles. Ecole de filles. Plan du rez-de-chaussée et du 1er étage, Bienaimé architecte, 1908 (AD Somme ; 99 O 3405).

Bibliographie
  • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région PICARDIE. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    p. 91

Liens web

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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