Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Église paroissiale et ancien cimetière de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste d'Allonville

Dossier IA80002529 réalisé en 2002

Fiche

  • Vue générale.
    Vue générale.
  • Impression
  • Agrandir la carte
  • Parties constituantes

    • crypte
    • chapelle funéraire
    • chapelle seigneuriale
    • presbytère

L´ancienne église d´Allonville, visible sur le cadastre napoléonien (doc. 1) et connue par une dessin des frères Duthoit, était à l´origine la chapelle du château aujourd´hui détruit. Cette église de dimension modeste deviendra simple secours de Cardonnette, dans la première moitié du 19e siècle.

Votée en 1836 par le conseil municipal, conformément à l´attente des paroissiens, sa reconstruction sera autorisée par le préfet en 1839. L´architecte Marest en dresse les plans approuvés par le conseil municipal mais finalement abandonnés pour ceux de l´entrepreneur Tattegrain.

Construite vers 1840, elle sera agrandie d´une deuxième sacristie, achevée vers 1860, et d´un clocher porche construit avant 1871, date d´un dessin d´O. Macqueron qui en donne une représentation.

Comme celle de Bertangles, l´église d´Allonville comprend une chapelle seigneuriale, ici placée dans le bras nord du transept qui dispose d´un accès particulier, et une chapelle funéraire, aujourd´hui détruite, qui s´élevait au-dessus de la crypte et dont témoignent les stèles funéraires de la famille Vaysse de Rainneville.

Vocables Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste
Parties constituantes non étudiées crypte, chapelle funéraire, chapelle seigneuriale, presbytère
Dénominations église paroissiale, cimetière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
Adresse Commune : Allonville
Cadastre : 1810 B 504 à 506

Documents figurés :

Le cadastre napoléonien (doc. 1) figure un édifice orienté de plan allongé à chevet semi-circulaire (parcelle 505), construit en bordure de la route de l´Argilière (actuelle route de Querrieu). Le plan donne également une représentation du cimetière, qui s´étend au sud (parcelle 504), et d´un bâtiment de plan allongé à usage de presbytère, au sud-est (parcelles 506 et 507).

L´ancienne église est connue par un dessin des frères Duthoit, qui représente un édifice de plan allongé, avec un choeur plus élevé que la nef, éclairé par de hautes baies. La nef, consolidée par des contreforts, est éclairée au nord par une petite baie, proche du choeur. L´église dispose de deux accès, l´un principal à l´ouest (porte en anse de panier), l´autre secondaire au nord (porte cintrée). Deux petites baies occupent la partie supérieure du pignon découvert de la façade ouest.

Un autre dessin des Duthoit représente une église de style néoclassique : édifice de plan allongé à trois vaisseaux avec transept, tour de clocher en demi-oeuvre surmontée d´un campanile. Sources :

Les documents conservés aux archives départementales (série V) indiquent qu´en 1811, l´église d´Allonville dessert également la commune de Cardonnette. En 1840, le ministre des cultes autorise la commune à concéder aux seigneurs de Raineville la jouissance d´une chapelle de l´église, dont ils ont largement financé la reconstruction. Les documents conservés dans la série O indiquent que l´église succursale d´Allonville fait l´objet de réparations en 1813 (église et sacristie), en 1873 (clocher et toiture). Les documents conservés aux archives communales indiquent que lors de la séance du 16 avril 1836, le conseil municipal considérant que la réparation de l´église « très anciennement bâtie », trop petite et « en mauvais état » serait trop coûteuse, vote la reconstruction plus avantageuse d´une église d´une dimension convenable à la population, suivant le voeu des habitants.

En 1839, un arrêté préfectoral autorise sa reconstruction sur les plans de l´architecte Marest, également approuvés par la commune. Dans une nouvelle délibération, le conseil municipal opte finalement pour les plans et devis de l´entrepreneur Tattegrain, préférés à ceux de Marest. L´église doit être reconstruite sur les terrains du presbytère, concédés par le curé.

En 1840, on reconstruit les bâtiments du presbytère détruits pour la construction de la nouvelle église. En 1860, la fabrique adresse une demande de subvention pour la construction de la sacristie. Travaux historiques :

Selon le Dictionnaire historique et archéologique de Picardie (1909), l'église est reconstruite au 19e siècle à l´emplacement d´un édifice plus ancien. François Ansart (2000) indique que la construction d´une nouvelle église est projetée en 1836. Le projet dessiné par l´architecte Marest est jugé peu satisfaisant par la municipalité qui veut une église comme celle de Hénencourt (édifice de style néoclassique, achevé en 1840). Une nouvelle église est construite en 1850, dans le prolongement de l´ancienne, entraînant la réduction du cimetière.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1839, daté par source
Auteur(s) Auteur : Tattegrain, entrepreneur, attribution par source

L´édifice orienté, implanté en parcelle d´angle, est construit en briques et couvert d´ardoises. De plan allongé à trois vaisseaux et faux transept, il présente un chevet à pans coupés et comprend une tour de clocher-porche occidentale. Deux sacristies sont accolées au sud du choeur. L´église dispose d´une entrée principale à l´ouest, et de deux accès secondaires, au nord et au sud de la nef ; ce dernier (actuellement bouché) donnait sur le jardin du presbytère. La chapelle seigneuriale, qui occupait le bras nord du transept, disposait d´un accès indépendant. Remaniements : Traces d´arrachement sur le mur est du transept nord, sur lequel sont fixées trois stèles funéraires. Ancien accès à la crypte (fermé). Accès (fermés) à la nef et à la sacristie (fig. 9), depuis le jardin du presbytère. A l'intérieur, les trois vaisseaux sont séparés par des colonnes supportant un entablement. La nef est couverte d'une fausse voûte en berceau. Le choeur, matérialisé par un emmarchement qui s´étend jusqu´à la première travée de la nef, est séparé des chapelles latérales par des clôtures en fonte. Le sanctuaire, également matérialisé par un emmarchement est éclairé au nord et au sud par deux baies doubles au nord et au sud, où elles permettent de voir la sacristie (fig. 14). L´accès à la sacristie s´effectue par une porte ménagée dans le mur sud du bras sud du transept (chapelle de la Vierge). Les chapelles latérales, matérialisées par un emmarchement, sont délimitées par des clôtures en fer forgé. Celle qui occupe le bras nord du transept (chapelle du Sacré-Coeur) dispose d´un accès indépendant ménagé dans le mur nord. Les arcades de la croisée du transept comportent un décor en relief. La tribune courant sur les trois vaisseaux est accessible par des escaliers dérobés (portes dans le mur). La chapelle des Fonts est située à l´extrémité ouest du bas-côté nord. La petite sacristie, prolongeant le bras sud du transept est éclairée par deux fenêtres semi-circulaires. A l´est, une porte donne accès à une seconde sacristie, éclairée par des baies en remploi (fig. 15 et 16).

Murs brique
Toit ardoise
Étages 3 vaisseaux
Typologies style néoclassique, cimetière d'enclos paroissial (churchyard)
Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 181. Allonville (avant 1869).

  • AD Somme. Série P ; 3 P 20/3. Matrices cadastrales 1841-1881.

  • AD Somme. Série V ; 5V 47. Allonville (1807-1840).

Documents figurés
  • Allonville. Plan cadastral. Développement du bourg, [1810] (DGI).

  • Allonville. L'église, carte postale, 1er quart 20e siècle (AP).

  • Allonville (Somme). L'Eglise, carte postale, édit. Veuve Fossé-Frion, 1er quart 20e siècle (AD Somme ; collection particulière).

  • Les voûtes de la sacristie avant les travaux, photographie (AP).

Bibliographie
  • SOCIETE DES ANTIQUAIRES DE PICARDIE. Dictionnaire historique et archéologique de la Picardie. Tome I : Arrondissement d'Amiens, cantons d'Amiens, Boves et Conty. Amiens : Société des antiquaires de Picardie, 1919. Réed. Bruxelles : Editions culture et civilisation, 1979.

    p. 125
  • ANSART, François. Seigneurs d'Allonville et Rainneville. Amiens : François Ansart édit., 2000.

    p. 37-38
  • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région Picardie. Églises et chapelles des XIXe et XXXe siècles. Amiens métropole. Réd. Isabelle Barbedor. Lyon : Lieux-Dits, 2008.

    p. 15-17
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.