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Ferme Binet-Deflandre

Dossier IA80009731 inclus dans Le village de Pernois réalisé en 2009

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations Binet-Deflandre
Parties constituantes non étudiées logement, étable, grange, colombier, jardin, cour, mur de clôture, portail
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Pernois
Adresse : 20 rue Mulot
Cadastre : 1832 B 80-84 ; 1984 AC 168, 284, 285, 287, 288

La vaste ferme, dans son emprise actuelle, apparaît déjà sur l'atlas terrier du dernier quart du 18e siècle, avec sa cour carrée entourée de bâtiments sur les quatre côtés et un enclos (section n° 113), appartenant à un certain Jean Binet. Elle forme le centre d'une exploitation morcelée en une dizaine de parcelles, pour une superficie totale estimée à 2 journaux et 523 verges (soit environ 67 hectares).

La ferme figure sur le plan cadastral de 1832 (parcelle B 81), complétée d'un jardin en bordure de la rue de la Ville (B 80) et d'un verger à l'arrière (B 82), dans lequel s'élèvent deux bâtiments d'exploitation (B 83 et 84). Elle appartient alors à Jean-Baptiste Binet, cultivateur. Celui-ci, mentionné dans le recensement de population de 1836 comme étant âgé de 80 ans, est peut-être le personnage cité dans l'atlas terrier. Il habite la ferme avec son épouse et ses trois filles, ainsi que sa fille Agnès, veuve [de]Flandre et son petit-fils Constantin, âgé de 11 ans. Après 1851, la ferme passe à son petit-fils Constantin Deflandre, puis après 1872 au fils de celui-ci, Charles-Constantin Deflandre, qui fait construire et agrandir des bâtiments en 1876 (matrice des propriétés foncières). Il y vit encore lors en 1906, avec son épouse, ses quatre enfants et un domestique. La famille Deflandre possède encore la ferme au 20e siècle mais vit probablement ailleurs, ce qui explique qu'elle n'y soit pas mentionnée en 1911.

Si l'ancien logis du 18e siècle en rez-de-chaussée est partiellement conservé, le logis à deux niveaux pourrait dater de la fin des années 1840, lorsque Constantin Deflandre fonde sa famille. La reconstruction complète et soignée des bâtiments d'exploitation en brique correspond certainement à la campagne de travaux de 1876, lorsque Charles-Constantin Deflandre fonde à son tour une famille. L'exploitation a cessé en 1962 et le logis et les logements abritent plusieurs logements. L'ensemble a été restauré à la fin du 20e siècle.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle, 2e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle
Dates 1876, daté par source

La ferme est établie à l'angle de la rue Mulot, sur laquelle ouvre le portail, et la rue de la Ville, où la déclivité du terrain rend visible l'important soubassement des bâtiments d'exploitation. Le portail en demi-lune comprend une porte charretière centrale, flanquée de deux montants surmontés de vases Médicis en fonte. Un colombier octogonal sépare le portail de la porte piétonne latérale. La cour, assez vaste, est entourée de bâtiments dont l'étable à droite, la porcherie et un logement dans la continuité du portail à gauche, puis la grange en retour qui occupe tout le côté nord. Le logis, formant peut-être à l'origine logis et logement, occupe la plus grande partie du fond de la cour. Le corps de logis attenant à l'étable est élevé sur un solin de brique, surmonté d'un rez-de-chaussée surélevé en pan de bois et brique (torchis à l'origine), sous un toit de tuile couvrant un comble à surcroît. Il jouxte un autre corps de logis plus étroit, présentant également un solin de brique, mais s'élevant sur deux niveaux en pans de bois et enduit recouvrant de la brique ou du torchis. Le toit d'ardoise est à deux pans et croupes. L'ensemble des murs extérieurs et des montants du portail est décoré d'une riche modénature (bandeaux, corniches, encadrements de baies ou de fausses fenêtres).

Murs brique
bois pan de bois
torchis enduit
Toit tuile mécanique, ardoise
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
toit à longs pans croupe
toit à deux pans
toit polygonal

Cette belle ferme d'Ancien Régime, remaniée et reconstruite avec envergure à la fin du 19e siècle, est également bien documentée (propriétaires, habitants, transformations) tout au long du 19e siècle.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série M ; 6 M 619. Pernois. Recensement de la population, 1836.

  • AD Somme. Série M ; 6 M 619. Pernois. Recensement de la population, 1851.

  • AD Somme. Série M ; 6 M 619. Pernois. Recensement de la population, 1872.

  • AD Somme. Série M ; 6 M 619. Pernois. Recensement de la population, 1906.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 619/3. Pernois. Etat de sections des propriétés bâties et non-bâties.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 619/4. Pernois. Matrice des propriétés foncières, 1836-1882.

Documents figurés
  • Atlas terrier du village et terroir de Pernois, 4e quart du 18e siècle (AD Somme ; 3G 79-80).

    première carte
  • Pernois. Plan cadastral : section B, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Carette géomètre, 1832 (AD Somme ; 3 P 1447/4).

Bibliographie
  • INVENTAIRE GENERAL DU PATRIMOINE CULTUREL. Région PICARDIE. Le Val de Nièvre, un territoire à l'épreuve de l'industrie. Réd. Frédéric Fournis, Bertrand Fournier, et al. ; photogr. Marie-Laure Monnehay-Vulliet, Thierry Lefébure. Lyon : Lieux Dits, 2013. (Images du patrimoine ; 278).

    p. 68
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Fournis Frédéric