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Le village d'Havernas

Dossier IA80009639 réalisé en 2010

Fiche

Œuvres contenues

Introduction

La commune d'Havernas s'étend sur une superficie de 450 hectares pour une population de 368 habitants en 2007 (445 en 1846 ; 251 en 1896), ce qui représente une densité de 82,1 habitants au km² (données INSEE).

Le territoire communal est établi dans la vallée de la Nièvre, vers laquelle convergent des vallons, notamment la vallée Robert qui forme la limite ouest de la commune. Comme dans la plupart des communes voisines, le fond de vallée humide a permis la culture du chanvre. Le village est établi sur le versant sud, sur un plateau à mi-pente bordé à l'ouest par le vallon dit le Parc. Le versant nord de la vallée, dit la Garenne, est majoritairement consacré à la culture céréalière et conserve encore partiellement un paysage traditionnel de rideaux, mais le larris a disparu depuis une dizaine d'années. Le mont de Belval, sur l'ancien chemin de Doullens, culmine à 137 mètres sur ce plateau.

L'axe de circulation principal est formé par la R.D.933 qui relie Flesselles à Canaples et traverse le village. Elle est rejointe dans la vallée par la R.D. 60 qui relie Canaples à Wargnies. Deux routes secondaires relient le village au bourg de Vignacourt. Dans le prolongement d'une de ces routes, dite chemin du Gard, une ancienne voie aujourd'hui déclassée franchit la Nièvre pour rejoindre Doullens ou Naours par le plateau.

Le bois d'Havernas prolonge le parc du château et le village sur le plateau au sud, et borde le plateau sur le versant du vallon dit le Parc. Incendié durant la Seconde Guerre mondiale, il a été replanté de conifères.

Historique

La découverte de haches celtiques au 19e siècle atteste d'un peuplement ancien du territoire de l'actuelle commune, tandis que des prospections aériennes récentes ont permis de déceler ce qui pourrait être les vestiges de deux villas gallo-romaines. L'ancien lieu-dit le Hornas, situé sur le plateau près de la route de Vignacourt, a probablement été le site d'une villa gallo-romaine, avant d'être attesté comme possession de l'abbaye de Corbie en 822, puis comme fief relevant de la châtellenie de Vignacourt à la fin du 14e siècle.

Havernas aurait fait partie du domaine de Gontland, maire du palais de Clotaire II, avant de retourner au domaine royal après sa mort en 639. Puis le terroir entre dans le temporel de l'abbaye de Corbie en 657, dont une partie est prélevée en 1100 pour former le domaine des vidames d'Amiens, seigneurs de Picquigny. La vidamé d'Amiens passe par alliance en 1342 aux seigneurs d'Ailly.

En 1497, Jean de Saint-Delis, écuyer et avocat du roi à Amiens, échange avec Charles d'Ailly deux fiefs de Vignacourt avec la terre d'Havernas. La famille de Saint-Delis, qui porte au 17e siècle les titres de chevalier, marquis d'Heucourt, vicomte de Valbonnemain, baron de Wargnon et d'Havernas, seigneur de Saint-Gratien, Frucourt, Baillon, Urvilliers, Villers-le-Vert et Ardois, se convertit au protestantisme et accueille des offices réformés au château d'Havernas, puis sur la terre de Wargnies. À la suite de la révocation de l'édit de Nantes, Louis de Saint-Delis émigre en Angleterre en 1688 où il meurt sans postérité.

Antoine Le Pas, marquis de Feuquières, reçoit la terre d'Havernas en 1689, probablement en récompense de services militaires. Puis la seigneurie passe par alliance en 1720 aux Seiglières de Soyecourt, puis en 1748 à la famille de Mons, seigneurs de Hédicourt (Saint-Sauveur). Xavier de Mons, propriétaire du château et fils du dernier seigneur, est maire d'Havernas de 1812 à 1830. Sa sœur Marie-Gabrielle Ursule épouse Alexandre-Charles Marie de Brandt, et les membres de la famille de Brandt sont maires d'Havernas sans interruption de 1848 à 1977.

Sous l'Ancien Régime, le territoire de la paroisse d'Havernas dépend du bailliage d'Amiens et de l'élection de Doullens. Un moulin à vent seigneurial, établi sur le plateau en bordure de la route de Flesselles, est visible sur la carte de Cassini de 1757 puis sur le plan cadastral de 1832 (parcelle B2 611). Désaffecté, il a été détruit en 1875.

Le village

Le village s'est développé depuis le Moyen Âge autour de l'église et du château seigneurial, avant de s'étendre vers l'est autour de la route de Flesselles à Canaples. L'aménagement de la nouvelle route d'Amiens à Auxi-le-Château (actuelle R.D. 933) à partir de 1847 a renforcé cet axe de développement sur lequel est érigée la même année la mairie-école. Une croix de mission est érigée devant la mairie-école en 1858, puis le monument aux morts de l'autre côté de la route en 1926, mais sa croix ne date que de 1955.

Organisé autour de la place centrale, le cœur du village ancien connaît à son tour des remaniements importants dans le troisième quart du 19e siècle, notamment avec les architectes Victor et Paul Delefortrie qui donnent les plans de reconstruction de l'église (1872) et du presbytère (1882) et d'agrandissement du château (1875 et 1899). À cette époque, le cimetière a été déplacé en contrebas du village à l'ouest. En 1882, le prolongement de la rue de la Ruellette (actuelle rue de la Garenne) jusqu'à la rue de la Bassée permet de relier la route de Wargnies à l'axe principal.

La construction du lotissement des Prés verts en 1972 a amorcé une nouvelle période de développement pour la commune dont la courbe démographique, qui déclinait depuis le milieu du 19e siècle, a commencé alors à s'inverser pour passer de 143 habitants en 1975 à 355 en 1990, soit une augmentation de 148 % en quinze ans. Longtemps concentré sur la plateau, le village s'est depuis lors étendu dans la vallée.

La route de Flesselles à Canaples, descendant du plateau vers la vallée, sépare la village en deux parties, le cœur ancien à l'ouest autour de la rue et de la place de l'Église, et l'ensemble formé autour de la rue d'Amiens, la rue de la Bassée et la rue Verte.

Au lieu-dit le Marché aux vaches, l'ancien abreuvoir et l'ancien café qui lui fait face ont longtemps formé un écart à l'entrée de la commune, entre la vallée et le village, avant d'être intégrés dans l'extension de ce dernier. La rue de la Carrière, qui prolonge la rue d'Amiens vers la vallée et la route, ainsi que la rue de la Garenne en direction de Wargnies, ont constitué des axes de développement récents dans la vallée, qui complètent le lotissement des Verts Prés à l'ouest du cimetière.

L'habitat

Le nombre total de logements (maisons) était de 142 en 2007, composé de 131 résidences principales (92,6 %), 3 résidences secondaires et logements occasionnels (2,3 %) et 7 logements vacants (5,7 %). Parmi les 122 résidences principales construites avant 2005, 39 (soit 31,6 %) l'ont été avant 1949 (données INSEE). 27 maions et fermes ont été repérées, dont 6 ont été étudiées.

Le village présente encore un ensemble non négligeable d'habitat rural en torchis, et deux anciens logis de ferme ont conservé un pignon en brique et pierre à assises alternées du début du 19e siècle. Les recensements de population traduisent une relative stabilité du nombre des maisons entre 1836 et 1881 (une centaine) et une baisse, à la veille de la Première Guerre mondiale.

Le village concentre l'ensemble du bâti qui forme un ensemble assez dense. L'habitat est formé de maisons et d'anciennes petites fermes, le plus souvent avec grange sur rue traversée par le passage charretier. Le logis en rez-de-chausse est en fond de cour ou en bordure de rue, attenant à la grange. Plusieurs maisons de notables ont été construites ou reconstruites en brique dans la seconde moitié du 19e siècle.

Les maisons construites à partir des années 1970 sont de type pavillonnaire en milieu de parcelle. À la même époque, des bâtiments en torchis sur rue, vétustes, ont parfois été détruits, rompant ainsi l'alignement extérieurs des propriétés, tandis que les logis ont été remaniés, voire reconstruits.

L'artisanat et l'agriculture

Une chènevière, située au bord de la Nièvre près du terroir de Wagnast, est mentionnée comme partie du domaine seigneurial dans le terrier de 1757 (Item 532 : 429 verges et demy partie de 874 verges et demy dont 445 verges sont à usage de chanvrière et prés et se nomme le tout les Zaleux...). Tout ou partie de cet ensemble se retrouve probablement dans les matrices de 1803 et 1819, qui mentionnent 211 verges de chènevières appartenant au châtelain Jean-Baptiste de Mons. Les recensements de population signalent 96 fileuses, 5 tisserands, 3 sayteurs et 4 marchands de fils en 1836. Contrairement à la grande majorité des communes du Val de Nièvre, le nombre des fileuses est en augmentation en 1851, date à laquelle elles sont encore 111. L'activité de teillage et de tissage du lin et du chanvre a commencé à décliner vers 1875, remplacée par l'activité de confection de sacs pour les usines Saint Frères, dont l'essor a par ailleurs provoqué un certain exode rural.

À la fin du 19e siècle (monographie communale), la moitié des terres agricoles est cultivée en céréales, un tiers en plantes fourragères, un neuvième en racines et tubercules et le reste en plantes diverses. Les terres agricoles sont réparties entre 40 exploitations, dont 24 ont une superficie inférieure à 5 hectares. Un moulin s'élevait au sud-ouest de la commune.

Les terres agricoles ont connu trois remembrements successifs en 1953, 1986 et 1991. En 2000, 5 exploitants agricoles (9 en 1988) cultivaient 515 hectares de terres labourables (478 en 1988).

En 2000, 5 exploitations agricoles (9 en 1988) regroupaient une superficie agricole utilisée (SAU) de 541 ha (515 ha en 1988), soit une SAU moyenne de 108 ha (57 en 1988). Les surfaces agricoles de la commune représentaient 515 ha de terres labourables (478 ha en 1988) et 50 ha de cultures fourragères (55 ha en 1988), dont 482 ha de superficie en fermage (481 ha en 1988) (données AGRESTE). Ces chiffres traduisent une diminution du nombre des exploitations depuis une vingtaine d'années, ainsi qu'une augmentation de leur taille moyenne, qui est une des plus importantes de l'aire d'étude. Les surfaces agricoles de la commune sont en augmentation, et la superficie en fermage reste très importante.

Conclusion

Village assez dynamique, Havernas présente deux visages : un centre ancien dont le bâti traditionnel est menacé, et des zones pavillonnaires périphériques qui se développent depuis la fin des années 1970.

Dénominations village
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Domart-en-Ponthieu
Adresse Commune : Havernas
Période(s) Principale : Antiquité , (?)
Principale : Moyen Age, Temps modernes, 19e siècle, 20e siècle
Dates 1872, daté par source
1875, daté par source
Auteur(s) Auteur : Delefortrie Paul Jules Joseph, dit(e) Paul Delefortrie,
Paul Jules Joseph Delefortrie , dit(e) Paul Delefortrie (1843 - 1910)

Architecte. Né à Tourcoing, élève de Victor Delefortrie (1810-1889), son père avec lequel il travaille de nombreuses années, et de l'architecte lillois Vandenbergh. Domicilié à Amiens, 8 place de Longueville (recensement de 1881).


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Auteur : Delefortrie Louis Joseph Victor, dit(e) Delefortrie Victor Louis,
Louis Joseph Victor Delefortrie , dit(e) Delefortrie Victor Louis (1810 - 1889)

1862 : architecte et entrepreneur, domicilié 2 esplanade de Noyon (annuaire).


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Annexes

  • L'artisanat textile en Val de Nièvre

    Une tradition locale

    Comme dans l'ensemble de la Picardie, la tradition textile du Val de Nièvre et de ses environs a une origine ancienne. Dès la fin du Moyen Age, les vallées à fond plat et humide ont favorisé la culture et le rouissage du lin et du chanvre, le nom latin de cette dérnière plante lignieuse (cannabis) ayant du reste longtemps été considéré comme l'étymologie du nom de la commune de Canaples.

    Ces activités occupent une main d'oeuvre assez nombreuse, notamment pour le travail de préparation qui comprend des étapes bien précises :

    - la culture. Le lin et le chanvre sont des plantes ligneuses à croissance rapide. Plantés au printemps dans les linières et chènevières, ils sont récoltés l'été. Plusieurs toponymes (notamment les Chanvrières de Rhin à Canaples) ont gardé le souvenir de ces champs.

    - le rouissage. Après la récolte, les pieds sont mis à macérer en milieu humide (rivières ou marais) afin de séparer les fibres par élimination de la sève et des résines (péctine). Comme semble l'indiquer son nom, le ruisseau dit fontaine des Ruissoirs, à Pernois, était probablement dédié à cette activité. Le rouissage s'achevait par le séchage des fibres dans un petit bâtiment chauffé par une cheminée, comme celui que l'on voit encore en bordure de la cour d'une ferme de Canaples (étudiée).

    - le teillage ou écangage. Les fibres sont séparées du bois et de l'écorce de la plante, par broyage (avec un teil ou un écang) et par raclage. Cette opération permet également de séparer les fibres longues, qui seront filées, de l'étoupe, qui sera utilsée comme complément dans le travail textile.

    - le peignage. Les fibres textiles teillées sont préparées pour la filature, c'est à dire divisées et parallélisées pour former des rubans.

    De l'artisanat à la proto-industrie

    Durant les premiers temps de son existence, l'artisanat textile ne constitue qu'une activité saisonnière parmi l'ensemble des travaux agricoles : la culture et la récolte s'intègrent dans les travaux des champs, alors que la préparation de la matière textile, le filage et le tissage sont des activités de morte saison. A partir du 16e siècle, le tissage de drap grossier couvre une production de toiles domestiques, toiles d'emballage et sayettes, destinées à un usage locale, ainsi que de fils pour les ateliers des villes.

    Cette activité connaît une évolution à partir de la fin du 17e siècle lorsque la production textile, destinée à une consommation locale, cherche d'autres débouchés. Les fabricants-marchands jouent un rôle central dans cette mutation économique. Selon la logique du putting-out system, ils sous-traitent une large partie de l'ouvrage à la main-d'oeuvre bon marché des campagnes, à qui ils fournissent la matière première (fil et étoupe). Les produits finis collectés (drap, toile) sont ensuite vendus à des négociants d'Amiens ou d'Abbeville qui en assurent la diffusion sur le marché national ou européen.

    Le mouvement de proto-industrialisation s'accélère au 18e siècle, notamment avec l'arrêt du Conseil d'Etat du 7 septembre 1762 qui permet aux habitants des campagnes de "fabriquer toutes sortes d'étoffes" et de les vendre en ville. Cette décision vient régulariser une production jusqu'alors anarchique et contribue également à reconnaître le rôle des campagnes dans l'économie textile. Jusqu'au milieu du 19e siècle, certains villages ont conservé une activité de filage et de tissage du lin ou du chanvre à domicile ou dans de petits ateliers (Beauval, Canaples, Halloy-lès-Pernois, Havernas, Domart-en-Ponthieu, Pernois, Saint-Ouen). Les ateliers, appelés "métiers" par métonymie, formaient une dépendance des maisons ou des petites fermes, ou étaient situés en sous-sol ou en soubassement des logis lorsque la disposition des lieux le permettait.

    Les paradoxes du 19e siècle

    L'artisanat textile local connaît des difficultés dans la première moitié du 19e siècle, notamment face aux performance de l'industrie britannique, et à la concurrence du lin russe et du phormium, ou lin de Nouvelle-Zélande. La filature à domicile de coton (Vignacourt, Doullens), de chanvre (Berneuil), de lin (Candas, Beauval, Domart-en-Ponthieu, Saint-Ouen) ou de laine (L'Etoile, Naours) se maintient, mais le tissage de toile d'emballage décline. La production locale de lin et de chanvre est insuffisante, et surtout voit son coût augmenter dans un contexte international défavorable, qui se révèlera propice au développement d'une nouvelle fibre textile originaire du Bengale, le jute.

    Malgré cette conjoncture difficile, l'activité textile (rouissage, teillage, filature, tissage) reste importante, voire dominante dans nombre de communes de la région du Val de Nièvre et environs (Beauval, Canaples, Halloy-lès-Pernois, Havernas, Pernois). Les matrices cadastrales du milieu du siècle et les monographies communales de 1899 révèlent un nombre important de fileuses, tisserands et marchands de toiles, et permettent de comprendre l'organisation du travail et de sa diffusion. Le filage (femmes) et le tissage (hommes) à domicile sont mentionnés comme des catégories professionnelles à part entière, alors que les tâches les plus ingrates comme le rouissage, et dans une moindre mesure le teillage, semblent être restées le domaine des ménagers, comme le montre l'ancienne maison d'écangueur étudiée à Canaples.

    Dans cette commune, le lin produit localement et dans les communes voisines est encore une source d'activité prépondérante au milieu du siècle, où de petits ateliers emploient près de 300 écangueurs à domicile, une quarantaine de tisserands, quelques fileuses et un marchand de toiles. À la fin du siècle, les trois quarts des ouvriers de la commune travaillent dans trois usines de teillage. L'importance de cette activité permet de penser qu'il s'agit d'un travail sous-traité par les usines Saint Frères.

    À Pernois, linières et chènevières représentent encore plus de 36 hectares au milieu du siècle, et font travailler plus de 70 tisserands, 13 fileuses et un teinturier. En revanche, à la fin du siècle, la culture du chanvre a disparu, celle du lin recule et ne fournit plus du travail qu'à quelques métiers à tisser.

    L'industrialisation et Saint Frères

    En 1814, les frères Pierre-François, Jean-Baptiste Amable et Pierre-François Saint, tisserands, fondent à Beauval une manufacture de toiles d'emballage en fils d'étoupe et déchets de chanvre et de lin. Pour répondre à la demande de leur entreprise bientôt florissante, ils sous-traitent une grande partie de leur production aux nombreux teilleurs, fileurs et tisserands de Beauval et de la vallée de la Nièvre. A la même époque, l'industrie textile proprement dite fait son apparition dans la vallée de la Nièvre avec la création d'importantes filatures et tissages à L'Etoile (les Moulins-Bleus, 1822), Flixecourt (1830), puis à Berteaucourt-les-Dames (Harondel) et Saint-Ouen.

    L'étape finale est définitivement franchie avec la création en 1857 par les frères Saint de la première usine de tissage mécanique du jute à Flixecourt, berceau et coeur de l'empire industriel Saint Frères. A partir des années 1870, les nombreux artisans textile à domicile (tisserands, fileuses) employés par les Saint depuis plus d'un demi-siècle, ainsi qu'une population issue du monde agricole, viennent grossir les effectifs des usines Saint Frères. Par tradition, et quelle que soit leur origine, ces ouvriers sont toujours appelés tisserands dans les matrices cadastrales, bien qu'ils aient quitté le cadre artisanal pour entrer pleinement dans le système industriel.

    L'apport d'une nouvelle plante textile d'exportation, et l'industrialisation qui en découle sonnent définitivement le glas de l'artisanat textile du Val de Nièvre et de ses environs.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 2130. Havernas. Administration communale, avant 1869.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 2131. Havernas. Administration communale, 1870-1939.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 2132. Havernas. Administration communale, 1870-1939.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 423/3. Havernas. Etat de sections des propriétés bâties et non bâties.

  • AD Somme. Série P ; 3 P 423/4. Havernas. Matrice des propriétés foncières.

  • AD Somme. 2 NUM 89. Havernas. Monographie communale, par Tellier, instituteur, 1897.

Documents figurés
  • Carte de Cassini. N°23 : Dieppe, gravure à l'eau-forte, Le Roy le Jeune géographe, 1757.

  • Havernas. Plan cadastral : tableau d'assemblage, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Grévin géomètre, 1832 (AD Somme ; 3 P 1384/1).

  • Havernas. Plan cadastral : section B1, dessin à l'encre, à l'aquarelle et au lavis sur papier, Grévin fils et Ternisien géomètres, 1832 (AD Somme ; 3 P 1384/3).

  • Havernas. Rue d'Amiens, carte postale, Patou éditeur, avant 1911 (coll. part.).

  • Havernas. Rue d'Amiens, carte postale, Patou éditeur, début 20e siècle (coll. part.).

  • Havernas. L'église, carte postale, Patou éditeur, avant 1914 (coll. part.).

  • Havernas (Somme). Rue de l'Eglise. Calvaire antique, carte postale, Simonnin photographe-éditeur, avant 1914 (coll. part.).

  • Havernas, par Canaples (Somme). Rue de l'Eglise, carte postale, Thiébaut éditeur, 1920-1930 (coll. part.).

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