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Plaine E

Dossier IA80005032 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Appellations plaine E
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : 1813 F 187 à 188bis ; 2003 IZ 37, 39

La plaine E se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Elle est agrandie, au nord, lors de la première extension du cimetière. Le registre communal indique que les concessions implantées en plaine E sont acquises entre 1828 et 1943, 9 ont été agrandies.

Le plan de 1828 y figure 71 emplacements prévus contre le mur nord, dont 15 occupés (105 à 119) et 33 emplacements prévus en bordure de l'allée principale, dont une seule occupée (26), dans le Carré réservé aux Protestants. Le Carré protestant, délimité par une clôture végétale, contient 32 emplacements prévus le long des murs nord et est et 14 emplacements en bordure de l'allée principale qui sépare la plaine E et la plaine C.

Le plan postérieur à la première extension du cimetière montre l´aménagement de dessertes internes et figure un banc au nord de la plaine. L'allée principale qui la délimite est bordée d'un alignement d'arbres et de bosquets, situés sud-ouest et au nord.

Dans cette plaine, le commissaire Stéphane Comte (1847) décrit huit sépultures : celles de la famille Herbet de Saint-Riquier (E 155), de Mr. Duroyer (E 156), de la famille Gamand (E 164, détruite), de la famille Renard-Rabache (E 168, détruite), de la famille Plichon (E 20, détruite), de la famille de Mr. Fatton (E 41), de la famille De Saint- Riquier (E 173) et le tombeau de Mr. Côme De Saint-Riquier (E 174, détruit).

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 20e siècle

La plaine E, de forme plus ou moins ovale, se situe au nord / est de la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Elle est traversée au centre par le premier mur d'enceinte. Avant 1828, il ne s'agissait que d'un petit espace qui s'est agrandi considérablement lors du premier agrandissement du cimetière.

La plaine E touche les plaines F, D et C au sud, les plaines N et O au nord et G et M à l'ouest. Elle se caractérise par un terrain très pentu à l'ouest, avec un important dénivelé qui rejoint l'artère centrale du cimetière (sorte de petite vallée sèche) et par un plateau à l'est.

Elle est desservie par une allée principale qui l'entoure et est traversée par des petites allées de desserte.

Les concessions sont actuellement regroupées sur le pourtour, le long de l'allée principale - en ce qui concerne les perpétuelles - ainsi qu'en bordure des allées de desserte. Des concessions temporaires (2e moitié du 20e siècle) occupent aujourd'hui l'intérieur de la plaine, regroupées en plusieurs îlots.

Les concessions présentent un alignement assez régulier.

Dans le cadre du recensement portant sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 110 concessions ont été repérées et 74 ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Parmi les concessions recensées on signalera 18 enclos funéraires soit environ 17% des sépultures subsistantes.

Personnalités : Léon Asselin (1853-1927), ancien conseiller municipal. Adéodat Lefèvre (K46).

59 tombeaux sont signés ou attribués aux entrepreneurs, marbriers, architectes ou sculpteurs : Pierre Ansart (E 132 A), A. Barbier (E 17), Ch. Billoré (architecte ; E 137), Boulanger (E 13), Carette (E 188), Cheussey (architecte ; E 41), Cloquier (E 199), Alfred Cuvillier (architecte ; E 1), Delalieux (E 1), O. Devallois (E 54), Deventer (marbrier ; E 155), Dupont (E 62), J. Dupont (E 150), Dutry (marbrier ; E 160 bis, E 40 A, E 61), A. Dutry (marbrier ; E 19, E 61), Gadré (E 61), Gevers (E 83, E 125), J. Lamarre (E 157, E 3, E 30, E 199), Lamolet (E 36, E 36 B, E 92), H. Lamolet (E 167, E 13), Lamolet-Tattegrain (E 159, E 37, E 49, E 94, E 209), R. Lamolet (E 36 L), Lefebvre fils (E 33), A. Leroy (E 1), Leroy-Digeon (E 31), Lesot (E 36 E, E 36 F, E 137), Lesot-Flamant (E 36 C et D), Lesot-frères (E 36 C et D, E 36 E, E 93, E 131 bis), Mangot (E 173), Mangot fils (E 148, E 155, E 41), Massenot (architecte ; E 52), Mazier (E 35 bis), G. Mercier (E 70, E 200), Moriamé-Dermone (E 155), A. Paris (maçon ; E 136 ter), C. Paris (E 127), Paris-Frion (maçon ; E 136 ter), G. Patte (E 172-171 bis-172 bis), H. Patte (E 172-171 bis-172 bis), M. Philippe (E 36 O), Pruvost-Roussel (architecte ; E 136 ter), Sallé (maçon ; E 165, E 11), Auguste Sallé (E 1), A. Sallé (E 3, E 4, E 61 bis, E 81, E 83, E 127), A. Sallé fils (E 4), Sallé-Cordier (E 132 A), M. Sueur (E 137 bis), Surhomme (serrurier ; E 94), Tourniquet-Paris (serrurier ; E 86-87), Triboulet (marbrier ; E 51, E 62, E 93, E 119, E 200).

Monuments signalés dans le rapport de l'architecte communal en 1925 : E 26, E 41, E 44bis, E 126. Typologie : Les tombeaux recensés présentent essentiellement la forme de stèle (environ 90). Il subsiste également d'autres formes de monuments : tombeaux en forme de sarcophage (12), piliers (12), colonnes funéraires (9), tombeaux en forme de chapelle (7), tombeaux-monuments (7), dalles funéraires (3), croix funéraire (1), tombeau en forme de niche (1).

Protections inscrit MH partiellement, 1986/06/25
classé MH partiellement, 1995/05/10
Précisions sur la protection

Les bordures de la plaine E : concessions E 134 à E 136 ter, E 11 à E 36, E 36 C, E 38 à E 130, ainsi que la partie bordant le mur : concessions E 147 à E 173, et la partie contenant les concessions E 1 A à E 9, E 137 à E 146, E182 et E 183, en totalité.

Annexes

  • Plaine E. Concessions détruites et documentées.

    E 1 - Trentenaire : Concession trentenaire fut acquise en juin 1878 par André Prosper Sarre-Filhoulaud, capitaine en retraite, domicilié à Amiens, 44 rue du Lycée.

    E 7 : Concession acquise en mai 1847 par Perrine Plaquet veuve Véchard, rentière, domiciliée à Amiens, 42 rue des Sergents.

    E 8 : Concession acquise en septembre 1832 par Marie Paul Amédée Vasseur-Févez, domicilié à Amiens, rue Saint-Jacques.

    E 8 bis : Concession acquise en octobre 1834 par M. Vasseur, domicilié à Amiens, 5 rue de la Narine.

    E 9 : Concession acquise en septembre 1842 par Antoine Victor Bloquet-Heurtaux, domicilié à Amiens, 54 rue Gresset et par Jean-Marie Firmin Heurtaux, domicilié à Amiens, 16 rue de Metz.

    E 10 : Concession acquise en janvier 1844 par Pierre Gabriel Maréchal, domicilié à Amiens, 35 rue des Orfèvres et par Jean-Marie Maréchal, domicilié à Amiens, 4 Place Saint-Michel.

    E 14 : Concession acquise en février 1834 par Jean-Baptiste Andrieu, François Leclercq et Marie Anne Leclercq, domiciliés à Amiens, rue Saint-Maurice.

    E 15 : Concession acquise en novembre 1836 par Marie Josephe Dailly veuve Josse, domiciliée à Amiens, rue de Noyon.

    E 16 : Concession acquise en mai 1840 par François Adrien Simon-Soyez, domicilié à Amiens, 43 rue du Loup.

    E 18 : Concession acquise en décembre 1840 par Alexandre Nicolas Levasseur, domicilié à Amiens, 7 rue Saint-Jacques et par Amable Melchior Huré-Levasseur, domicilié à Amiens, 3 Place Saint-Martin.

    E 20 : Concession acquise en avril 1839 par François Jacques Plichon, maître-plafonneur, domicilié à Amiens, 47 rue du Quai et par Catherine Plichon-Trépagne, domiciliée à Amiens, 17 Chaussée Saint-Pierre. La sépulture Plichon est décrite par S. Comte (1847), cf. annexe 2.

    E 21 : Concession acquise en novembre 1836 par Jean-Baptiste Benjamin Beauvisage, domicilié à Amiens, rue des Majots.

    E 22 : Concession acquise en septembre 1836 par Charles Amant Locoge-Playart, propriétaire, domicilié à Amiens, rue Neuve des Capucins, représentant Mme veuve Dupont-Playart, M. et Mme Herbet-Grandjean et Clara et Adèle Grandjean.

    E 23 : Concession acquise en avril 1834 par Pierre Antoine Philippe Lefebvre-Palyart, domicilié à Amiens, rue des Vergeaux, par François Natalis Lefebvre-Pinchon, domicilié à Amiens, rue des Corroyers et par Julie Eléonore Lefebvre veuve Greuet, domiciliée à Amiens, rue Saint-Martin.

    E 24 : Concession acquise en mars 1837 par Firmin Hourlon, domicilié à Amiens, Grande rue de Beauvais.

    E 26 : Concession acquise en février 1846 par Denis Morel-Cornet, domicilié à Amiens, 2 rue de Gribeauval.

    Le rapport de l'architecte de la Ville du 20 avril 1925 mentionnait cette sépulture comme étant "à conserver car présentant un intérêt d'Art".

    E 27 : Concession acquise en mars 1851 par Jean-Baptiste Demarcy, rentier, domicilié à Amiens, 11 rue Saint-Denis.

    E28 : Concession acquise en juillet 1866 par Augustine Rose Hecquet veuve Boyencourt, domiciliée à Amiens, 3 faubourg de Hem. Cette concession remaniée contient un monument hors étude.

    E 29 : Concession acquise en août 1866 par Jean-Baptiste Boyencourt, domicilié à Amiens, 153 rue de la Voirie.

    E 34 : Concession acquise en juin 1835 par Alphonse Prudhomme, domicilié à Amiens, Place des Minimes.

    E 38 : Concession acquise en février 1849 par Gilles Robert Pierre Lemoine Des Marres, représenté par Louis Adolphe Léonard De Grattien de Gratterie, domicilié à Amiens, boulevard Saint-Michel et agrandie en février 1850, par Jeanne Thérèse Adrienne De Vidaillon veuve Des Marres, représentée par M. De Chabaud la Tour, domicilié à Amiens.

    E 38 bis : Concession acquise en avril 1903 par Joseph Victor Ayeux, domicilié à Amiens, 6 rue Pavée.

    E 39 : Concession acquise en novembre 1851 par Catherine Adélaïde Delahaye veuve Thiébaud, domiciliée à Amiens, 23 rue Gresset.

    E 42 : Concession Bazin-Boulant acquise en octobre 1862 par Edouard Nicolas Bazin, domicilié à Amiens, 21 rue des Poirés.

    E 43 : Concession (de protestant) Pinchon-Lemarchant acquise en octobre 1867 par Jean-Baptiste Pinchon, domicilié à Amiens, 20 rue de la Pâture.

    E 43 A : Concession Lemarchand-Lesannier acquise en avril 1875 par Alfred Lemarchand, domicilié à Amiens, 3 rue des Corps-Nuds-sans-Tête.

    E 43 B : Concession acquise en octobre 1877 par Esope Adonis Lenglet, domicilié à Amiens, 12 rue de Rumigny.

    E 43 C : Concession Domart-Tarade acquise en novembre 1877 par François Désiré Domart, propriétaire, domicilié à Amiens, 57 rue du Boucaque.

    E 43 E : Concession acquise en juillet 1906 par Marie Catherine Victoire Clara Boucher veuve Bolias, domestique, domiciliée à Amiens, 5 rue des Corps-Nuds-sans-Tête. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/9) indiquent que l´entrepreneur Cavillon-Galampoix a réalisé des travaux en 1906.

    E 44 : Concession acquise en mars 1898 par Esther Laure Lemaire veuve Hugot, sans profession, domiciliée à Amiens, 56 rue de Metz.

    E 45 : Concession acquise en février 1848 par Rose Guilbert veuve Lebel, domiciliée à Amiens, 50 rue des Corroyers.

    E 46 : Concession acquise en juillet 1848 par Adéodat Lefèbvre, négociant, domicilié à Amiens, 32 rue Saint-Denis et agrandie en août 1857 par l'acquéreur. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/11) indiquent que l´entrepreneur Lesot-Helleux a réalisé des travaux en 1913.

    E 47 : Concession acquise en août 1869 par Mme veuve Moignard, née Dury, domiciliée à Amiens, 21 route de Paris.

    E 48 : Concession acquise en mars 1863 par Joseph Bonnard, domicilié à Amiens, 32 rue Saint-Germain.

    E 53 : Concession Lenormand-Fournier acquise en juillet 1866 par Ernest Lenormand, domicilié à Amiens, rue Duméril.

    E 55 : Concession Coconnier-Véru et Decoisy-Coconnier acquise en novembre 1842 par Marie Anne Julie Alexandrine Coconnier, domiciliée à Amiens, rue de la Voirie et agrandie deux fois en août 1867 par Théophile Coconnier, domicilié à Amiens, 69 rue de la Voirie et par Victorine Coconnier, épouse de Charlemagne Decoisy.

    E 56 : Concession acquise en avril 1867 par Alphonse Guilbert-Cordier, domicilié à Amiens, 24 rue des Tripes.

    E 57 : Concession Tombe-François acquise en octobre 1867 par Achille Firmin Tombe, domicilié à Amiens, 17-19 Place du Marché de Lanselles.

    E 58 : Concession acquise en décembre 1866 par Adélaïde Flanc veuve Ladent, domiciliée à Amiens, rue des Bouchers.

    E 59 : Concession acquise en décembre 1866 par Jean-Baptiste Emond, domicilié à Amiens, 33 rue des Cordeliers.

    E 60 : Concession Tombe-François acquise en novembre 1868 par Achille Tombe, domicilié à Amiens, 17-19 Place du Marché de Lanselles.

    E 63 : Concession Heumann-Boulongne acquise en novembre 1867 par Baltazard Félix Heumann, domicilié à Amiens, 58 Place du Marché de Lanselles.

    E 64 : Concession acquise en décembre 1866 et agrandie en décembre 1867par Augustine Neveu veuve Obry, domiciliée à Amiens, 25 Place Périgord.

    E 65 : Concession acquise en juin 1867 par Théodore Fulgence Foucart, domicilié à Amiens, 60 rue Haute des Tanneurs.

    E 66 : Concession acquise en août 1868 par Louise Joséphine Ducrocq veuve Martin, domiciliée à Amiens, 57 route de Paris.

    E 67 : Concession acquise en août 1866 et agrandie en juin 1867 par Elisabeth Polart veuve Morant, née, domiciliée à Amiens, 61 rue de la Narine.

    E 68 : Concession acquise en avril 1867 par Lucie Joséphine Brailly veuve Boulle, domiciliée à Amiens, 41 rue Delambre.

    E 69 : Concession Lagrené-Roger acquise en octobre 1866 par Eugène Séraphin Lagrené, domicilié à Amiens, rue de l'Andouille.

    E71 : Concession Vidal-Joly acquise en juin 1866 par Frumance Vidal, domiciliée à Amiens, 21 rue Condé. Cette concession, ne conserve plus son monument d´origine.

    E 75 : Concession acquise en novembre 1864 par Rose Dufourmantelle veuve Lafillé-Dufourmantelle, domiciliée à Amiens, 113 rue de Beauvais.

    E 77 : Concession acquise en novembre 1863 par Alexandrine Hannard, domiciliée à Amiens, 47 Chaussée Saint-Pierre. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/8) indiquent que l´entrepreneur Lesot-frères a réalisé des travaux en 1904.

    E 78 : Concession acquise en octobre 1862 par Etienne Loriole, domicilié à Amiens, 130 route de Paris.

    E 79 : Concession acquise en février 1860 par Louis Auguste Dupont, rentier, domicilié à Amiens, 85 route de Paris.

    E 80 : Concession acquise en juin 1859 par Rémi Dury-Martin, cultivateur, domicilié à Amiens, 93 route de Paris.

    E 82 : Concession acquise en juillet 1849 par Pierre Théodore Morand-Dupuch, Abel De Bullet et Amélie De Bullet-Dupuch, son épouse, tous domiciliés à Amiens, rue des Trois Cailloux.

    E 84 : Concession acquise en juin 1858 par Jean-Baptiste Fournier de Saint-Amand, domicilié à Amiens, 44 rue des Capucins et par Louis Antoine Jean-Baptiste Fournier de Saint-Amand, domicilié à Longpré-lès-Corps-Saints (80).

    E 85 : Concession acquise en mars 1851 par Claude Jourdain, propriétaire, domicilié à Amiens, 49 rue des Cordeliers.

    E 88 : Concession acquise en octobre 1858 par François Guillain, domicilié à Amiens, 34 rue de Rumigny.

    E 89 : Concession acquise en février 1858 par Jean Armand Bigorne, receveur de l'Enregistrement en retraite, domicilié à Amiens, 10 rue Neuve Saint-Dominique.

    E 90 : Concession acquise en mars 1848 par François Jean-Baptiste Pétain-Bourgeois, domicilié à Amiens, rue de la Hotoie, par Simon Durier-Pétain et Adélaïde Pétain veuve Durier, domiciliés à Amiens, Petite rue de Beauvais et par François Pétain-Duvauchel, domicilié à Amiens, rue de Beauvais.

    E 91 : Concession acquise en octobre 1842 par Virginie Pinchinat veuve Rose, domiciliée à Amiens, 115 rue de Noyon.

    E 95 : Concession acquise en décembre 1861 par Jules Gricourt, rentier, domicilié à Amiens, 15 rue des Trois Sausserons.

    E 96 : Concession acquise en août 1861 par Thérèse Cuvillier veuve Delavigne-Cuvillier, domiciliée à Amiens, 10 rue Lemattre.

    E 97 : Concession acquise en juillet 1858 par Joseph Ferdinand Delahaye-Bourdon, rentier, domicilié à Amiens, 6 rue du Fossé.

    E 98 : Concession acquise en janvier 1858 par Victoire Camille Bailly veuve Leroy, propriétaire, domiciliée à Amiens, 20 rue Napoléon.

    E 100 : Concession acquise en octobre 1856 par Jean-Baptiste Amédée Octave Binard, employé, domicilié à Paris.

    E 101 : Concession acquise en juin 1856 par François Jean-Baptiste Jérôme, rentier, domicilié à Amiens, 18 rue Saint-Dominique.

    E 102 : Concession acquise en février 1843 agrandie en août 1843 par Jean-Baptiste Loignon (père), domicilié à Amiens, 41 rue de la Narine, et en octobre 1847, par Reine Thérèse Loignon, domiciliée à Amiens, 41 rue de la Narine, Charles Félix Loignon, domicilié à Amiens, 15 rue du Quai et Antoine François Sixte Calippe-Loignon, domicilié à Amiens, 35 rue Delambre.

    E 103 : Concession acquise en avril 1844 par Joseph Rose, domicilié à Amiens, 23 rue du Grand Vidame.

    E 104 : Concession acquise en mai 1850 et agrandie en novembre 1850 par Alexis Matifas, boucher et Clémentine Matifas, bouchère, domiciliés à Amiens, 95 rue des Trois-Cailloux et par Clémentine Matifas veuve Roblot, boulangère, domiciliée à Amiens, 19 rue des Sergents.

    E 105 : Concession acquise en août 1861 par Louise Bacon veuve Jumel et Sophie Plancart, domiciliées rue du Chapeau de Violettes.

    E 106 : Concession acquise en septembre 1856 par Rosalie Ladent veuve Matifas, propriétaire, domiciliée à Amiens, 71 boulevard de l'Est.

    E 107 : Concession acquise en octobre 1858 par Camille Jean-Baptiste Bonnelye, mercier, domicilié à Amiens, 51 rue Saint-Leu.

    E 108 : Concession acquise en octobre 1858 par Henriette Aline Canaple veuve Bonnelye et Euphrosine Demachy veuve Canaple, domiciliées à Amiens, 11 rue Neuve des Capucins.

    E 109 : Concession acquise en août 1861 par Emile Démanesse, fabricant de chaises, domicilié à Amiens, 19 Place de l'Hôtel de Ville.

    E 110 : Concession acquise en mai 1862 par Ferdinand Douchet, entrepreneur de camionnage, domicilié à Amiens, 10 rue du Grand Vidame.

    E 111 : Concession acquise en décembre 1862 par Pierre Dominique Carette, domicilié à Amiens, rue Leroux et par Ernest Augustin Monmert, domicilié à Amiens, rue des Trois Cailloux. La première inhumation date de 1853.

    E 112 : Concession Ledieu-Lefebvre acquise en octobre 1866 par Joseph Augustin Ledieu, domicilié à Amiens, Place du Petit Quai.

    E 113 : Concession acquise en août 1846 par Denis Nicolas Bernard Cornu, domicilié à Amiens, 11 rue Cour Sire-Firmin-Leroux.

    E 114 : Concession acquise en août 1867 par Isabelle Adrienne Julie Rose veuve Langevin, domiciliée à Paris.

    E 115 : Concession Debéthune acquise en juin 1867 par Eugène Beauval, domicilié à Amiens, rue Basse Notre-Dame.

    E 116 : Concession acquise en mai 1852 par Joachim Beauval, menuisier, domicilié à Amiens, 34 rue des Trippes.

    E 117 : Concession acquise en septembre 1872 par Charles François Ravin-Tellier, marchand-boulanger, domicilié à Amiens, 123 route de Beauvais.

    E 118 : Concession Louchet-Létoile et Louchet-Duhamel acquise en novembre 1851 par Marie Marthe Julie Létoile veuve Louchet, rentière, domiciliée à Amiens, 147 faubourg de Noyon, par Firmin Louchet, ménager et par Catherine Duhamel, son épouse, domiciliés à Amiens, 20 rue Véronique.

    E 121 : Concession acquise en mars 1850 par Marie Sophie Aimable Victoire Dupuis veuve Saint-Solieux, domiciliée à Amiens, rue des Jacobins. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/9) indiquent que des réparations ont été effectuées en 1906.

    E 124 : Concession acquise en juin 1849 par Marie Madeleine Bachimont veuve Bouvet, domiciliée à Amiens, 28 rue de Metz, par Jean-Baptiste François Bouvet, domicilié à Amiens, 46 Petite rue de Beauvais, par Jean-Baptiste Adolphe Bouvet, domicilié à Amiens, 23 rue de la Hotoie et par Philippe Dumanchin, domicilié à Paris.

    E 126 : Concession acquise en novembre 1847 par Marie Louise Victoire Lamarre veuve Lamarre, domiciliée à Amiens, 53 boulevard de l'Est. Le rapport de l'architecte de la Ville du 20 avril 1925 mentionnait cette sépulture comme étant "à conserver car présentant un intérêt d'Art".

    E 128 : Concession acquise en mai 1849 par Antoine Louis Martial Dufourmantelle, domicilié à Amiens, quartier Henriville, Jean-Baptiste André Arsène Dufourmantelle, domicilié à Amiens, rue des Vergeaux, Casimir Célestin Adolphe Dufourmantelle, domicilié à Amiens, rue de Metz L'Evêque, François Amédée Eugène Dufourmantelle, domicilié à Amiens, rue des Vergeaux, Louis François Amédée Dufourmantelle, domicilié à Amiens, rue Desprez, Louis Stanislas Joseph, Pierre Jean-Baptiste Adolphe et Joseph Alexandre Dufourmantelle, domiciliés à Amiens, rue des Sergents, et par Marie Louise Sidonie Dufourmantelle, domiciliée à Amiens, rue des Vergeaux.

    E 129 : Concession acquise en mai 1849 par Alexandre Adrien Désirée Scellier-Durozelle, propriétaire, domicilié à Amiens, 26 rue Saint-Denis.

    E 131 : Concession acquise en juin 1850 par Joseph Alexandre Devraigne, domicilié à Amiens, 64 faubourg de Noyon.

    E 132 : Concession acquise en mars 1831 et agrandie en août 1837 par Marguerite Ursule Judas-Dusouich veuve Trannoy, domiciliée à Amiens, rue des Capucins.

    E 133 : Concession acquise en janvier 1843 par François Jean-Baptiste Griois, domicilié à Amiens, 41 rue des Capucins.

    E 134 bis : Concession acquise en décembre 1845 par Louis Simon Tillette d'Acheux, domicilié à Amiens, rue des Cordeliers et par Louis Auguste Frédéric Tillette d'Acheux, domicilié à Amiens, 11 boulevard de l'Est, et agrandie en juin 1849 par Louis Simon Tillette d'Acheux, domicilié à Amiens, 17 rue Saint-Louis.

    E 135 ter : Concession acquise en juillet 1872 par Auguste Doutart, domicilié à Amiens, 66 rue du Lycée.

    E 136 : Concession Démarquet-Matifas acquise en août 1872 par Narcisse Démarquet, domicilié à Amiens, 46 rue des Jacobins.

    E 138 : Concession acquise en novembre 1868 par Marie Anne Parmentier veuve Bois, rentière, domiciliée à Amiens, 13 rue des Louvel.

    E 142 : Concession Manteau-Penet acquise en décembre 1868 par Pierre Léon Manteau, domicilié à Amiens, Place de l'Impératrice.

    E 144 : Concession Dompierre-Loisel acquise en août 1868 par Pierre Dompierre, domicilié à Amiens, 13 rue Basse Saint-Martin.

    E 145 : Concession Dequet-Dutilloy acquise en mai 1872 par l'abbé Laurent Maurice Dequet, curé de Mérelessart, arrondissement d'Abbeville (80).

    E 146 : Concession acquise en août 1872 par Félicie Buignet veuve Dufossé, rentière, domiciliée à Amiens, 29 rue Delamorlière.

    E 147 : Concession acquise en octobre 1828 par Henri-François Fleury de Saint-Riquier, domicilié rue au Lin.

    E 151 : Concession acquise en juillet 1849 par Nicolas Fossé, veuf Langignon, puis époux Deroussen, domicilié 7 faubourg du Cours.

    E 152 : Concession acquise en juin 1856 par Clarisse Leroy, veuve Monfral.

    E 153 : Concession acquise en novembre 1848 par Cyr Prudent Crignon, domicilié à Amiens, rue de Guyenne. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/11) indiquent que l´entrepreneur Vasseur-frères, 7 rue Catherine-de-Lize, a réalisé des travaux en 1913.

    E 154 : Concession acquise en mai 1848 par Edmé, Firmin, Auguste Machart, domicilié à Amiens, rue Napoléon.

    E 161 : Concession acquise en juin 1850 par Marie, Victoire, Cécile et Marie, Louise Henriette, Sophie Henry, domiciliées à Amiens, 8 rue des Jacobins.

    E 162 : Concession acquise en août 1849 par Marie, Marguerite, Ursule Madaré, veuve Poullain.

    E 163 : Concession acquise en mai 1849 par Etienne Hecquet, filateur, domicilié à Amiens, 5 impasse des Cordeliers.

    E 164 : Concession acquise en novembre 1844 par Joseph, Philippe Gamand, domicilié à Amiens, 7 rue de la Barrette.

    E 166 : Concession acquise en août 1842 par Isidore, Florent Asselin, domicilié à Amiens, 4 rue Metz-l'Evêque, et agrandie en décembre 1866 par Geoffroy Asselin, domicilié à Amiens, 216 rue de Paris.

    E 168 : Concession acquise en mars 1835 par Jean-Baptiste Renard-Rabache, domicilié à Amiens, 1 rue des Sergents. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/10) indiquent que l´entrepreneur E. Moriamé a réalisé des travaux sur la clôture en 1908.

    E 169 : Concession acquise en juillet 1839 par Charles, Louis, Nicolas Machart, Esther Machart, sa fille et Adélaïde Bullot, domiciliés à Amiens, rue Sainte-Marie.

    E 170 : Concession acquise en mai 1848 et agrandie en décembre 1849 par Charles, Félix, Alexandre Duval-Machart, domicilié à Amiens, Place Périgord.

    E 171 : Concession acquise en juin 1870 par Sophie, Félicité Poullain, domiciliée à Amiens, 14 rue Delamorlière. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que des travaux ont été réalisés en 1870 par Edouard Sallé, entrepreneur, Port d'Amont (2M18/3 - 1870).

    E 174 : Concession acquise en avril 1839 par Marie Honorée Clarice Herbet, veuve de Côme Alexandre De Saint-Riquier, domiciliée à Amiens, 32 rue des Cordeliers. La sépulture de M. Côme De Saint-Riquier est décrite par S. Comte (1847), cf. annexe 2.

    E 175 : Concession acquise en août 1861 par Louise Marie Rose Devaux, professeur de musique, domiciliée à Amiens, 4 rue de Castille.

    E176 : Concession acquise en juillet 1831 par Jean-Baptiste Eloi Lenoir, domicilié à Amiens, rue des Briques. Cette concession, matérialisée par un sol rehaussé en granito (remaniement) et par deux poteaux antérieurs en pierre de Tournai, ne conserve plus son tombeau d´origine.

    E 177 : Concession acquise en février 1832 par Edouard Jacques Cadeau D'Acy, domicilié à Amiens, 78 rue des Jacobins.

    E 178 bis : Concession acquise en mai 1901 par Narcisse Martin, professeur libre, domicilié à Amiens, 64 rue Louis Thuillier.

    E 179 : Concession Colbert-Carton acquise en octobre 1866 par Louise Carton, domiciliée à Amiens, 27 rue des Sergents.

    E 180 : Concession acquise en novembre 1867 par Victorine Billet veuve Pécret-Billet, domiciliée à Amiens, 102 rue des Corroyers.

    E 181 : Concession acquise en juin 1867 par Sophie Choquet veuve Duminy, née, domiciliée à Amiens.

    E 182 : Concession Moser-Tellier et Périer-Kattner acquise en juin 1867 par Antoinette Tellier veuve Moser-Tellier et par Alexandre Périer, domiciliés à Amiens, 46 rue des Orfèvres.

    E 183 : Concession acquise en décembre 1867 par Catherine Joséphine Ladent veuve Ladent-Ladent, domiciliée à Amiens, 32 Impasse des Saintes-Claires.

    E 184 : Concession acquise en décembre 1867 par Auguste Vast-Dury, domicilié à Amiens, 166 route de Conty.

    E 185 : Concession acquise en juillet 1868 par Jacques Leleu, domicilié à Amiens, 40 rue Gresset.

    E 186 : Concession acquise en décembre 1867 par François Templeux, domicilié à Amiens, 132 Quai de la Somme.

    E 187 : Concession acquise en décembre 1867 par Abel Sorel, domicilié à Amiens, 7 rue de la Pâture.

    E190 : Concession acquise en juin 1868 par Eugène Ducroquet, domicilié à Amiens, 7 rue du Canal.

    Cette concession est matérialisée par un sol en granite gris poli (monument hors étude).

    E 192 : Concession acquise en décembre 1863 et agrandie en juin 1867 par Nicolas Pascal Lambert-Bernard, domicilié à Amiens, 24 rue Saint-Germain.

    E 193 : Concession acquise en août 1868 par Flore Marie Rose Delattre veuve Franqueville-Delattre, domiciliée à Amiens, 19 Marché de Lanselles et agrandie quinze jours plus tard par Jean-Baptiste Augustin Franqueville, domicilié à Amiens, 19 Marché de Lancelles.

    E 195 : Concession acquise en octobre 1868 par Apolline Briez veuve Audegond, née, domiciliée à Amiens, 65 rue des Capucins.

    E 196 : Concession acquise en décembre 1868 par madame veuve Daperon-Pécourt, domiciliée à Amiens, 5 rue de Beauvais.

    E 197 : Concession acquise en décembre 1868 par Florian Deleville, domicilié à Duisans, près d'Arras (62) et par M. le comte Lindeman, domicilié à Paris.

    E 198 : Concession acquise en décembre 1868 par madame veuve Gambard-Sauval, domiciliée à Amiens, 28 rue de Metz.

    E 201 : Concession acquise en février 1869 par François Charles et Nicolas Dury, domiciliés à Amiens, 93 route de Paris.

    E 202 : Concession acquise en mai 1869 par madame veuve Bailly-Sonnet, domiciliée à Amiens, 5 rue Desprez.

    E 203 : Concession acquise en mai 1869 par madame veuve Vasseur-Lecointe, domiciliée à Amiens, 4 rue des Faux Timons.

    E 204 : Concession acquise en juillet 1869 par madame veuve Carpentier-Maisant, domiciliée à Amiens, 270 Grande rue Saint-Maurice.

    E 205 : Concession acquise en février 1870 par Jean-Baptiste Boutmy-Postel, domicilié à Amiens, 47 rue de l'Union.

    E 206 : Concession acquise en août 1869 par madame veuve Imbert-Cuvillier, domiciliée à Amiens, 63 rue des Capucins.

    E 207 : Concession acquise en janvier 1870 par Jean-Baptiste Chatelain-Ricouart, domicilié à Amiens, 69 rue Verte.

    E 208 : Concession acquise en août 1869 par madame veuve Vicaigne-Fabert, domiciliée à Amiens, 25 rue des Louvels et par Rosalie Marguerite Tavernier, domiciliée à Amiens, 37 rue de la Narine.

    E 210 : Concession acquise en mars 1869 par Joseph Amable Riquier, domicilié à Amiens, 19 rue Porte de Paris.

    E 211 : Concession acquise en octobre 1846 par Virginie Draulette veuve Demarcy, domiciliée à Amiens, 3 boulevard de l'Est.

  • Plaine E. Concessions détruites, décrites par Stéphane COMTE, en 1847

    "Presque en face de la chapelle de M. Laurent, nous rencontrons, en descendant, le monument élevé à la mémoire de la famille PLICHON [E20], dont les principaux membres sont et ont été entrepreneurs dans cette ville. Il est divisé, par des colonnettes groupées, en trois compartiments ; sa forme est méplate, dans le goût gothique, et il est imité de notre magnifique cathédrale.

    Certaines parties de la sculpture laissent à désirer, entre autre une lampe sépulcrale qui ne ressemble à rien moins qu´à ce symbole. L´exécution entière qui, à part la tâche que nous venons de signaler, est d´un grand mérite, est de M. PLICHON fils, qui a voulu prouver comme ses confrères, aux nombreux visiteurs, que les entrepreneurs de notre ville ne sont pas seulement constructeurs, mais artistes."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 108.

    "Derrière le monument précédent [E5], un peu à droite, et caché par un épais rideau de feuillage, on peut apercevoir une borne antique riche de sculpture : c´est le monument de M. DUTHOIT, Louis-Joseph, né à Lille, le 6 décembre 1766, décédé le 12 novembre 1824.

    Tout le monde connaît à Amiens les nombreux services rendus par M. DUTHOIT père à l´art de la sculpture ; notre plume serait impuissante à faire son éloge. Aussi nous bornerons-nous à indiquer que M. DUTHOIT père est l´artiste auquel on doit les monuments de MM. Dijon, dont nous avons parlé, et Poulain, que nous allons bientôt rencontrer ; mais ce qui doit ajouter le plus à sa gloire, ce sont ses fils, qu´il a formés pour l´art avec une sollicitude de père et d´artiste, ces fils dont notre ville est justement fière."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 109.

    "Le tombeau suivant est celui de M. Côme-Alexandre DE SAINT-RIQUIER [E174], propriétaire, décédé le 28 décembre 1838, à l´âge de 54 ans, et dont la veuve a épousé, en secondes noces, une des célébrités scientifiques de notre ville, M. le docteur Barbier. Une colonne en marbre noir et d´une seule pièce, supportée par un piédestal de même, compose le monument, qui est terminé par une urne en marbre blanc. Une tablette de même marbre est appliquée sur la face principale du socle. On y lit l´inscription des nom et qualité du défunt."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 118.

    "La première sépulture digne de fixer l´attention est celle de la famille RENARD-RABACHE [E168]. Le monument est adossé contre le mur, il est à trois compartiments formés par un semblable nombre de tables de marbre noir destinées à recevoir les inscriptions. Sur la frise en marbre noir on lit : « Sépulture de la Famille RENARD-RABACHE ». De chaque côté est sculptée une couronne d´immortelles ainsi que deux flambeaux renversés auxquels est suspendue une guirlande de cyprès. Au milieu du chapiteau, est un clepsydre ailé et au-dessus une croix en fer, dorée. Quelques arbrisseaux au feuillage sombre et durable ornent les abords de ce monument qu´a construit M. Mangot. Les ornements sont de M. Duthoit."

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, pp. 118-119.

    "La quatrième, après la précédente, est la sépulture de la famille GAMAND [E164], dont le père est depuis fort long-temps chef de bureau à la préfecture de la Somme, et les fils négociants en cette ville. Le monument, également est adossé contre le mur, est d´un style à la fois simple et de bon goût. Le chapiteau est formé par deux consoles en volutes au milieu desquelles est une croix en pierre. On lit sur la frise, sculptée en creux : « Famille GAMAND ». Sur l´une des tables destinées à rappeler la mémoire des défunts, est gravée cette inscription :

    « François-Joseph GAMAND,

    décédé le 3 septembre 1844,

    âgé de 36 ans. »

    [...] Deux saules-pleureurs inclinent mélancoliquement leurs têtes près du monument, et deux thuyas croissent de chaque côté de la grille en fer qui ferme la sépulture."

    Stéphane C[omte], 1847, pp. 119-120.

    "Dans le carré E, près du mur de clôture, côté nord, nous remarquons un tronçon de colonne en marbre noir, dont le fût paraît avoir été brisé ; on dirait que la même idée a présidé à l´érection de ce monument et de celui de Mme Pimont, établie dans la sépulture de la famille Ledieu [G 25]. Dans tous les cas, l´idée symbolique qu´il représente est ici parfaitement en harmonie avec la position des citoyens à la mémoire des quels il est élevé. Cette sépulture est celle de deux réfugiés polonais, qui, même après leur mort, semblent encore condamnés à l´exil par leur isolement, dans ce cimetière, de la république des morts.

    Sur le fût de cette colonne, on lit les inscriptions suivantes :

    « Bruno WIELIEZKO, sous-lieutenant de cavalerie,

    âgé de 26 ans, né à Balta,

    décédé le 23 mars 1835. »

    « Adam SOBOLEWSKI, chirurgien-major,

    âgé de 30 ans, né à Bielsk,

    décédé le 23 octobre 1835. »

    Et au-dessous de ces inscriptions est gravée cette dédicace :

    « Le comité polonais d´Amiens

    aux réfugiés de Pologne ; 1835.

    Trop illustres débris d´un peuple de héros,

    Qu´admire et délaisse le monde,

    Vos longs cris de détresse ont trouvé des échos

    Dans les coeurs généreux où la vengeance gronde.

    Quoi ! l´exil ou des fers,

    Sans cesse des revers,

    Telle est la destinée

    De tes nobles enfants, Pologne infortunée !

    Oh ! quand paraîtra-t-il

    Ce jour de délivrance,

    Terme de votre exil

    Et de votre souffrance.

    Que votre souvenir du moins souvent s´envole

    Sur l´aile de l´espoir,

    Et vous fasse entrevoir

    De l´affranchissement la prochaine auréole.

    En attendant, le France, en cordiale soeur,

    D´un amour fraternel vous donnera le gage,

    En vous offrant sans cesse un appui protecteur,

    Un abri contre l´esclavage ! »

    A chacun des deux convois de ces nobles débris du soutien de l´indépendance nationale, un nombre considérable d´habitants et de gardes nationaux en uniforme s´y pressaient. Tous ceux qui y assistaient ne pouvaient se défendre d´un sentiment pénible, en pensant à ses jeunes héros privés de la consolation d´expirer dans les bras de leurs familles, et dont la dernière pensée dût s´envoler vers elles et vers la patrie. Les honneurs qu´ils reçurent de nous prouvèrent du moins à leurs compagnons d´exil que la France n´oublie pas qu´elle doit être pour eux une mère adoptive, et qu´ils ont contribué, par leur valeur, à illustrer ses drapeaux.

    Des discours furent prononcés sur la tombe de M. WIELIEZKI par MM. Léon Couture et Dembenski, capitaine d´artillerie polonaise. Pendant la cérémonie, les coins du poêle étaient tenus par M. Villeret, garde national à cheval, un officier en retraite, un capitaine de cuirassiers, et un officier polonais réfugié.

    Le convoi de cet officier a suivi un itinéraire inaccoutumé ; il traversa, en sortant de l´Hôtel-Dieu, les rues Saint-Leu, du Bloc jusqu´à la Place Périgord, les rues Delambre, Gresset, Saint-Jacques, de l´Aventure et le pont St-Michel.

    Au convoi de M. SOBOLEWSKI, les coins du poêle étaient tenus par MM. Tournière, colonel de la garde nationale d´Amiens ; Riquier, conseiller de préfecture ; Villeret aîné, négociant ; et M. Maire, ancien capitaine de cavalerie.

    Il a suivi le même itinéraire que celui de M. WIELIEZKI."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 240-242.

    "Au milieu du carré E, en traversant le chemin n°6, dans la direction de l´emplacement destiné aux protestants, se trouve la tombe de M. BERAUD, Jacques, conseiller à la cour royale d´Amiens, chevalier de la Légion d´Honneur, décédé le 20 décembre 1837, âgé de 79 ans moins quelques jours. Une simple pierre horizontale recouvre ses dépouilles mortelles.

    Peu d´hommes ont honoré une aussi longue carrière par autant de dignité dans le caractère, de zèle et d´intégrité pour l´accomplissement de ses devoirs. Aussi s´était-il acquis, par sa vie privée, l´affection des personnes qui vivaient dans son intimité, et par sa vie publique, l´estime et l´attachement des magistrats qui partageaient ses travaux. Cette justice a été rendue à sa mémoire par le chef de sa compagnie, au moment où, les premières cérémonies religieuses étant terminées, ses collègues allaient se séparer de lui pour toujours.

    Nous reproduisons ce discours, destiné à faire connaître plus particulièrement la vie publique et privée de ce magistrat. [...]."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 242-245.

  • Plaine E. Monuments repérés

    Enclos funéraire Filliot (E2)

    Concession acquise en avril 1839 par Charlemagne Pierre Filliot, domicilié à Amiens, 17 rue Henri IV.

    Cette concession, conservant partiellement sa clôture, contient cinq monuments, dont la disposition n´est pas du tout symétrique. Le plus ancien est peut-être le pilier central en forme d'obélisque en marbre blanc élevé vers 1845 (date de l´unique décès mentionné). Il s´agit d´un tombeau individuel réalisé à la mémoire d´un enfant. Les deux colonnes funéraires en calcaire qui l´encadrent pourraient également avoir été élevées dans les années 1840 (dates de plusieurs inhumations), tout comme le petit pilier trapézoïdal en calcaire, qui a sans doute été réalisé après 1843 (date de l´une des inhumations). Enfin, le monument le plus récent est la stèle en granito précédée d'une tombale postérieure à 1939.

    Tombeau (stèle funéraire) Ringuet-Gonthier (E5 Trentenaire)

    Concession trentenaire acquise en mars 1907, par Marie Madeleine Camille Ringuet veuve Gonthier, sans profession, domiciliée à Limoges (87).

    Cette concession temporaire conserve sa clôture et contient une stèle néogothique en calcaire, probablement élevée vers 1907 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Enclos funéraire Soyez (E12)

    Concession acquise en décembre 1831 par M. Soyez (fils aîné), domicilié à Amiens, rue des Sergents.

    Cette concession, conservant sa grille en fonte et fer forgé, contient deux colonnes funéraires en calcaire, en très mauvais état ainsi que les vestiges d'une stèle inidentifiable en calcaire. Ces trois tombeaux datent sans doute du 2e quart du 19e siècle, entre 1831 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) et 1847 (date de l´une des inhumations). La colonne funéraire de droite a probablement été élevée vers 1840 (date de l´unique décès mentionné).

    Tombeau (stèle funéraire) Petit (35)

    Concession acquise en octobre 1866 par Aimé Petit, domicilié à Amiens, 5 rue des Capettes.

    Cette concession, envahie par la végétation, contient une stèle épaulée à acrotères en pierre de Tournai (voir illustration dans dossier de synthèse), probablement élevée vers 1866 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Huyon (36A)

    Concession acquise en novembre 1909 par Pierre Alexandre Nicolas Huyon, camionneur, domicilié à Amiens, 89 rue Ledieu.

    Cette concession n'est plus délimitée et contient les vestiges d'une stèle en granite belge, probablement élevée vers 1906 (date de la première inhumation) ou 1909 (date d´acquisition de la concession et de la dernière inhumation).

    Tombeau (sarcophage) Pecquerie (E36B)

    Concession acquise en mai 1909, par Rosine Marceline Pecquerie, rentière, domiciliée à Amiens, 81 rue Saint-Jacques. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lamolet a réalisé le monument-sarcophage en 1909.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage en granite gris dépoli, sans doute réalisé vers 1909 (date d´acquisition de la concession) par l´entrepreneur Lamolet (autorisations de construction).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Caron-Martin (E36C-D)

    Concession acquise en février 1909, par Lucie Florentine Caron, sans profession, domiciliée à Amiens, 36 rue du Vivier. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lesot-Frères a réalisé des travaux en 1909.

    Cette concession, conservant partiellement sa clôture, contient une stèle architecturée en pierre d´Ecaussine, à entablement et fronton à volutes et acrotères, soutenu par deux colonnettes en granite rose. Ce tombeau, joliment ouvragé et signé par l´entrepreneur Lesot-Flamant, est semblable à ceux recensés en plaine N (n°86 et n°89). Il a sans doute été réalisé vers 1909 (date d´acquisition de la concession et autorisations de construction).

    Tombeau (croix funéraire) de la famille Poiré (E36I)

    Concession acquise en mai 1912, par Louis Spérat Aristide Poiré, comptable, domicilié à Amiens, 9 rue Martin-Bleu-Dieu.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage en pierre de Tournai à tombale en dos d'âne agrémenté d'une croix postérieure, qui a sans doute été réalisé vers 1912 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau de la famille Detalminy-Viot (E36J)

    Concession acquise en octobre 1912 par Gustave Firmin Edouard Detalminy, propriétaire, domicilié à Amiens, 57 rue Saint-Jacques.

    Cette concession, conservant sa grille en fonte ouvragée, contient une stèle à croix de style néorocaille en pierre de Tournai, probablement élevée entre 1912 (date d´acquisition de la concession) et 1914 (date de la première inhumation).

    Tombeau (sarcophage) de la famille Neveu (E36K)

    Concession acquise en décembre 1912 par Alexandrine Maheu veuve Neveu, sans profession, domiciliée à Amiens, 42 boulevard Carnot.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage en pierre de Tournai à tombale en dos d'âne agrémenté d'une croix postérieure, réalisé vers 1912 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). On signalera la présence d´une jardinière à plantes en rocaille déposée au pied du monument.

    Tombeau (sarcophage) Mérelle-Lefèvre (E36L)

    Concession acquise en juillet 1914 par Armand Honorat Mérelle, rentier, domicilié à Amiens, 77 rue Gaulthier de Rumilly.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage en granite gris poli, signé par l'entrepreneur R. Lamolet dans les années 1930 (1933 ou 1937 : dates de deux décès).

    Tombeau (sarcophage) de la famille Rousseau-Bossu (E36N)

    Concession acquise en février 1927 par Nérée Iphigénie Palmyre Bossu veuve Rousseau, sans profession, domiciliée à Amiens, 2 rue Cardon.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage rehaussé en pierre de Tournai qui a sans doute été réalisé vers 1927 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Bar (E37)

    Concession acquise en février 1849 par Gaspard Baer, domicilié à Amiens, 25 rue du Pont du Cange.

    Cette concession, conservant sa clôture, contient une stèle néogothique en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Lamolet-Tattegrain et élevée entre 1849 (date d´acquisition de la concession) et 1854 (date de l´une des inhumations). On signalera que des porte-couronne en crochet en fonte surmontent les poteaux de clôture latéraux.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Gonthier-Rousseau (E37B)

    Concession acquise en février 1898 par Mathilde Henriette Emma Rousseau veuve Gonthier, sans profession, domiciliée à Amiens, 15 rue Henri IV.

    Cette concession contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à petits acrotères en pierre de Tournai probablement élevée vers 1898 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). On signalera les inscriptions gravées extraites de la Bible : Jésus a dit : "Je suis la résurrection et la vie" / Evangile selon St Jean / Ch. XI, v. 25 / (base) "Heureux sont les [...] / les morts qui meurent dans la paix du Seigneur / car ils se reposent de leurs travaux / et leurs oeuvres les suivent" / Apocalypse XIV, v. 13.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Lemarchand-Lenoël (E43D)

    Concession fut acquise en décembre 1889, par Estelle Léontine Lenoël veuve Lemarchand, domiciliée à Amiens, 43 rue de la Sablière.

    Cette concession, conservant sa clôture, contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à petits acrotères en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1889 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Boullanger (E72)

    Concession acquise en juin 1866 par Maria Boullanger, domiciliée à Amiens, rue Flamant.

    Cette concession ne conserve vraisemblablement plus sa clôture et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, probablement élevée vers 1866 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Souris-Dupont (E73)

    Concession acquise en novembre 1865 par madame veuve Souris-Dupont Eléonore, domiciliée à Amiens, 27 rue Saint-Germain.

    Cette concession ne conserve vraisemblablement plus sa clôture et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, probablement élevée vers 1865 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Moyècle (E74)

    Concession acquise en mai 1865 par Jean-Baptiste Moyècle, domicilié à Amiens, 30 rue de l'Union.

    Cette concession, conservant partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, probablement élevée vers 1865 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations). On signalera la présence d´un porte-couronne mortuaire en pierre de Tournai au centre de la sépulture.

    Tombeau (stèle funéraire) Dury-Beauvais et Cuvillier-Dury (E76)

    Concession acquise en juin 1864 par Jean François Dury-Beauvais, domicilié à Amiens, 67 route de Paris et par Maxime Cuvillier-Dury, domicilié à Amiens, 89 rue du Petit Saint-Roch.

    Cette concession, conservant sa clôture, contient les vestiges d'une stèle en pierre de Tournai, difficile à identifier et sans doute réalisée vers 1864 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Enclos funéraire Ledez (E92)

    Concession acquise en décembre 1862 par Natalis Ledez, domicilié à Amiens, Grande rue Saint-Maurice.

    Cette concession, matérialisée par un sol en granito (remaniement) et par deux poteaux antérieurs en pierre de Tournai, contient la base d'une stèle en pierre de Tournai, signée par l´entrepreneur Lamolet et probablement seul vestige subsistant du monument d´origine élevé vers 1862 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Le tombeau en forme de sarcophage également en pierre de Tournai qui se trouve devant a sans doute été réalisé à la même époque.

    Tombeau (stèle funéraire) des familles Gobert et Dupetit (E93)

    Concession acquise en juin 1859, par François Gobert, teinturier et par Auguste Napoléon Dupetit, teinturier, tous deux domiciliés à Amiens, 54 rue des Saintes-Claires. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lesot-Frères a réalisé des travaux de restauration du monument et a enlevé le grand porte-couronne en fer vitré en 1907.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille antérieure en fonte peinte, à portillon central et des barres latérales, fixées sur une pierre de seuil en calcaire. Le sol est recouvert de gravillons. Elle contient une stèle complètement remaniée, dont la base en calcaire (partie ancienne) est agrémentée de quatre tablettes en marbre ou pierre d'Ecaussine (l'une d'elles est cassée et déposée sur le côté du tombeau) et la partie supérieure en granito (partie remaniée) est ornée de trois tables également en marbre (éléments anciens). Une jardinière à plantes en forme de croix en zinc est déposée au centre de la concession.

    Inscriptions :

    Dates des décès : 1892 ; 1894 ; 1895 / 1853 ; 1862 ; 1866 / 1866 ; 1877 ; 1883 / (base) 1885 / 1946 / 1960 / 1962.

    Epitaphe : Mr Gustave Henri DUPETIT / M[aîtr]e teinturier / membre du Conseil des Prud'hommes / président du Conseil de Fabrique / de la paroisse Saint-Maurice / époux de Virginie GOBERT / né le 17 mai 1840, décédé le 4 avril 1894.

    Épitaphe : Geneviève Philippine Augustine / MAISANT / épouse de Mr François GOBERT / décédée à Amiens le 12 août 1862 / à l'âge de 61 ans et 5 mois / - / Elle fut bonne épouse et bonne mère / Regrettée de ses parents et de ses amis.

    E

    Epitaphe (base) : [...] Regrettée de ses enfants / et de toute sa famille / - / [...] Regrettée de ses enfants, / petits-enfants et amis.

    Inscription concernant le destinataire (entablement) : Familles Gobert et Dupetit.

    Tombeau (stèle funéraire) des familles Mercier (E116).

    Concession fut acquise en juin 1850, par Louis Joseph Mangot, dit Mangot frère, et Élisabeth Mercier, sont épouse, domiciliés à Amiens, 10 Place Montplaisir, par Hilaire Nicolas Mangot, domicilié à Amiens, Place Saint-Denis, par Charles François Boucher et Aimable Eugénie Mangot, son épouse, domiciliés à Amiens, 2 Cloître de la Barge et par Cécile Bernardine Mercier, domiciliée à Amiens, 10 place Montplaisir. La tombale porte la plaque de la Marbrerie Triboulet, à Amiens (dernière gravure de la stèle).

    Cette concession, matérialisée par un soubassement à tombale en granite gris dépoli, contient une stèle funéraire à laquelle est adossée une jardinière à plantes. Ce tombeau a sans doute été réalisé entre 1934 et 1951, dates des décès des entrepreneurs Georges et Michel Mercier. Le soubassement semble plus ancien.

    Inscriptions :

    Épitaphe : Georges MERCIER / entrepreneur / époux DELAPORTE / 1869-1934 / Michel MERCIER / entrepreneur / époux / Fany ANDERODIAS / 1896-1951.

    Enclos funéraire Paillat (E120)

    Concession acquise en juillet 1850 par Joséphine Rosalie Paillat, épouse Deviane, domiciliée à Amiens, esplanade de Beauvais, par Horace Ferdinand Paillat, domicilié à Amiens, boulevard Saint-Michel et par Eugène Ferdinand Stanislas Paillat, époux Porion, domicilié à Amiens, 45 rue Saint-Louis.

    Cette concession, ne conserve plus vraiment sa clôture et contient une stèle cintrée en calcaire, difficile à lire, probablement élevée vers 1850 (date d´acquisition de la concession) ou 1851 (date de l´une des inhumations). Le petit pilier trapézoïdal en marbre blanc, déposé à gauche, présentant une typologie caractéristique d´un tombeau élevé à la mémoire d´un enfant, a sans doute été réalisé vers 1842 (date de la première inhumation)

    Tombeau (stèle funéraire) Sauval-Lecointe (E122)

    Concession acquise en novembre 1849 par Auguste Sauval (père), marchand de cendres, domicilié à Amiens, Route de Doullens, par Auguste Jean-Baptiste Sauval, domicilié à Amiens, 7 rue Pavée, par Amant Louis Sauval, domicilié à Amiens, route de Doullens et par Antime Devauchelle, domicilié à Amiens, Grande rue de Beauvais.

    Cette concession, ne conserve plus vraiment sa clôture et contient une stèle rectangulaire en marbre blanc, très difficile à lire, fixée sur une base en pierre de Tournai et grès, qui a sans doute été réalisée entre 1849 (date d'acquisition de la concession) et 1856 (date de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Dambreville (E123)

    Concession acquise en juin 1849 par Charles Dambreville, domicilié à Amiens, 4 Petit faubourg de Noyon et par Auguste Dambreville, domicilié à Amiens, 10 Petit faubourg de Noyon.

    Cette concession, délimitée par de gros poteaux en calcaire, contient une stèle cintrée en calcaire, difficile à lire (voir illustration dans dossier de synthèse), qui a probablement été élevée vers 1849 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Maille-Guilminot (E125)

    Concession acquise en août 1848 par Joseph Maille et par Clémentine Guilminot, domiciliés à Amiens, 27 rue de la Narine. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l´entrepreneur Gevers a réalisé le monument funéraire - stèle à fronton à acrotères stylisés, surmonté d'une croix et sculpté d'une couronne de fleurs entrelacée de rubans - en 1877.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte peinte, contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en pierre de Tournai, sans doute réalisée en 1877 et attribuable à l´entrepreneur Gevers.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Théry-Blondelle (E130)

    Concession acquise en juin 1849, par Jean-Baptiste Théry-Blondelle, domicilié à Amiens, Impasse de la Crosse.

    Cette concession, ne conservant que très partiellement sa clôture, contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en calcaire peint, probablement élevée vers 1871 (analyse stylistique et date de l´une des inhumations).

    Tombeau (niche) Lefebvre-Seguin (E131)

    Concession acquise en août 1900, par Alphonse Lefebvre, domicilié à Amiens, 35 rue de l'Abbaye. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lesot-Frères, domicilié à Amiens, 203 rue Saint-Maurice, a réalisé des travaux en 1900.

    Cette concession en bordure d'allée est matérialisée par un sol recouvert de dalles en pierre de Tournai, qui a été remanié (granito). Elle contient les vestiges (partie inférieure) d'un tombeau en forme de niche, en pierre de Tournai.

    Épitaphe (pâlis gauche) : Octave Hector LEGENDRE / fabricant de [...]tures / Né le 19 mars 1864 / décédé le 3 juillet 1900 Épitaphe (pâlis droit) : Alphonse Charles François / LEFEBVRE / Receveur d'Octroi en retraite / Né le 4 juillet 1858 / décédé le 18 juillet 1914.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille De Heilly (E135-135bis) ILLUSTRATION

    La concession E 135 a été cédée à titre gratuit par délibération du Conseil Municipal d'Amiens du 10 février 1866, afin d'y inhumer M. Pierre D'Heilly, docteur en médecine. La première inhumation date de 1832. La pierre tumulaire a été offerte et placée au frais de M. Tillette d'Acheux.

    La concession 135 bis fut acquise en août 1875 par Virginie De Fry veuve D'Heilly, propriétaire, domiciliée à Flixecourt (80). La première inhumation date de 1883.

    Cette concession n´est plus matérialisée que par un sol en pierre et béton et contient une stèle à corniche et fronton cintré à acrotères en calcaire, déposée, et probablement élevée en 1866.

    Épitaphe : Pierre Louis DEHEILLY / Docteur en médecine / chirurgien aide-major de la Légion d'Amiens / décédé le 5 septembre 1832 / âgé de 35 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Limozin-Poulain (E136bis)

    Concession acquise en octobre 1875 par Alfred Louis Limozin, vérificateur des gaz d'éclairage, domicilié à Amiens, 33 rue Martin Bleu Dieu.

    Cette concession, conservant sa grille en fonte, contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en calcaire en mauvais état, sans doute été réalisé entre 1843 (date de la première inhumation) et 1875 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) Sauvé-Delapierre (E139)

    Concession acquise en décembre 1868 par Mme veuve Sauvé, née Delapierre, domiciliée à Amiens, 23 rue de la Montagne aux Chevaux.

    Cette concession, qui ne conserve que partiellement sa clôture, contient une stèle cintrée en calcaire déposée en plusieurs éléments, qui a sans doute été réalisée entre 1857 (date de la première inhumation) et 1868 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau Porchez-Dubois (E141)

    Concession acquise en décembre 1868, par Augustin Porchez, domicilié à Amiens, rue de la Queue de Vache.

    Cette concession, ne conservant que partiellement sa clôture, contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, qui a probablement été élevée au cours du 3e quart du 19e siècle, entre 1862 (date de l´une des inhumations) et 1868 (date d´acquisition de la concession). Il s´agit d´une typologie très en vogue à cette époque.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille [Maquigny-Leroy et Rousseau-Leroy] (E143)

    Concession acquise en août 1869, par Constantin Maquigny, domicilié à Amiens, 24 rue du Grand faubourg de Noyon.

    Cette concession, conservant sa grille en fonte et fer forgé, contient une stèle à entablement et fronton triangulaire en calcaire, en partie recouverte par la végétation, qui a sans doute été réalisée vers 1869 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    On signalera la présence d´une jardinière à plantes en fonte déposée au pied du monument.

    Un débroussaillage serait nécessaire afin d´étudier plus précisément cette sépulture.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est plus délimitée et contient une colonne funéraire monumentale en calcaire, difficile à lire et fixée sur un socle quadrangulaire également en calcaire.

    Enclos funéraire Leroy (E149)

    Concession fut acquise en septembre 1842, par François Leroy, domicilié à Amiens, rue Saint-Maurice.

    Cette concession de type couloir présente une disposition symétrique, de deux tombeaux individuels identiques, juxtaposés, sans doute réalisés vers 1857 et 1863, dates des inhumations (voir illustration dans dossier de synthèse). Celui de gauche, est surmonté d'un décor en fonte dont ne subsiste que la partie inférieure. Celui de droite a perdu son couronnement ainsi que son décor en fonte.

    Tombeau de la famille Poussart-Fauquelle (E150)

    Concession acquise en juin 1842, par Jean-Baptiste, Joseph Poussart-Fauquelle, domicilié à Amiens, rue Saint-Maurice. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que des travaux ont été réalisés en 1906, par l'entrepreneur J. Dupont.

    Ce tombeau stèle en calcaire, rénové, que l´on peut dater du milieu 19 e siècle (analyse stylistique) constitue une variante assez rare de la stèle.

    Épitaphe (table gauche de l'emmarchement) : Ici / repose le corps de / Jean-Baptiste / FAUQUELLE / ancien imprimeur / décédé le 28 mars1863 âgé de 66 ans / priez pour lui.

    Tombeau (stèle funéraire) des familles Boileau-Duval et Boileau-Vasseur et des familles Boileau-Dujardins et Dacheux-Boileau (E158).

    Concession acquise en novembre 1857 par Marie, Hémérance Duval, veuve Boileau, domiciliée à Amiens, 80 rue des Trois-Cailloux, par Louis, Hubert Boileau, employé, domicilié à Amiens, 7 rue de la Contrescarpe, par Aimée, Clément, Adolphe, Lucien Boileau, domicilié à Amiens, 23 rue des Vergeaux et par Edmond Dacheux, domicilié à Amiens, 39 rue de la Narine.

    Cette concession contient une stèle rectangulaire d´applique qui présente des traces de restauration (table), sans doute élevée vers 1857 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Le matériau de la base et du fronton semble être plus ancien. Elle peut avoir été restaurée au début du 20e siècle.

    Enclos funéraire Lucquet-Dottin (E157) MUTATION

    Concession acquise en février 1829, par Agnès, Thérèse Dottin, veuve Lucquet.

    Cette concession contient deux tombeaux, dont le plus ancien, adossé au mur de clôture, est masqué par un second monument. Ce dispositif de rénovation a également été observé dans la plaine L.

    Le tombeau stèle en calcaire, d´applique, a sans doute été réalisé vers 1829, comme le suggèrent l´épitaphe et la forme en découpe supérieure chantournée.

    La stèle à croix monumentale, masquant ce premier tombeau, signée J. Lamarre, a été élevée vers 1890, date du décès du médecin Ernest Henri Herbet (1827-1890).

    Épitaphe (stèle monumentale à croix) : Ici reposent les corps de / Monsieur Ernest Henri HERBET / docteur en médecine, / inspecteur honoraire de l'École préparatoire / de médecine et de pharmacie d'Amiens, / chirurgien honoraire de l'Hôtel Dieu d'Amiens, / professeur en clinique chirurgicale, / Vice-président du conseil / départemental d'Hygiène / membre honoraire de l'académie d'Amiens / chevalier de la Légion d'Honneur / décédé à Amiens le 11 janvier 1890 / dans sa 63ème année.

    Tombeau des familles Debary-Denamps, Bellettre-Debary et Bellettre-Cochet (E159)

    Concession acquise en janvier 1859 par François, Adolphe Debary-Denamps, marchand de graines, domicilié à Amiens, 8 esplanade de la Hotoie et par Edouard, Désiré Bellettre, épicier, domicilié à Amiens, 75 rue de la Hotoie. La première inhumation date de 1863.

    Cette stèle à croix monumentale, en pierre de Tournai, signée T. Lamolet, a sans doute été réalisée dans le 4e quart 19e siècle.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Asselin-Guénard (E160bis)

    Concession acquise en mai 1873 par Adélaïde Guénard, veuve Asselin, propriétaire, domiciliée à Amiens, 47 rue Saint-Jacques. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que le monument est élevé en 1873.

    Cette concession contient une stèle à entablement et fronton, signée Dutry, élevée en 1873 (autorisation de construction). Elle conserve la mémoire de l´ancien conseiller municipal d´Amiens, Léon Asselin (1853-1927).

    Tombeau de la famille Asselin-Guénard (E170)

    Concession acquise en mai 1873, par madame Guénard Adélaïde, veuve Asselin, propriétaire, domiciliée à Amiens, 47 rue Saint-Jacques. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que le monument est élevé en 1873.

    Cette concession contient une stèle à entablement et fronton, signée Dutry, élevée en 1873 (autorisation de construction).

    Épitaphe : Léon ASSELIN / officier d'académie / ancien conseiller municipal d'Amiens / décédé le 5 septembre 1927 / dans sa 80ème année.

    Tombeau des familles Wiart-Magnier et Lefebvre (E189)

    Concession acquise en mai 1868 par Narcisse Lefèvre, domicilié à Amiens, 23 rue des Huchers. La première inhumation date de 1849.

    Cette concession, matérialisée par un sol à plusieurs niveaux en pierre de Tournai et granito (remaniement), contient une stèle à croix en pierre de Tournai, qui a probablement été élevée vers 1890 (date de la première inhumation mentionnée). On signalera la présence d´une jardinière à plantes en fonte déposée au devant de la concession.

    Tombeau (sarcophage) Eloy-Lombard (E191)

    Concession acquise en juin 1868, par Ismérie Lombard veuve Eloy, domiciliée à Amiens, 37 rue au Lin.

    Cette concession, délimitée par quatre poteaux et matérialisée par un sol rehaussé en pierre de Tournai, contient un tombeau central en forme de sarcophage également en pierre de Tournai, qui a sans doute été réalisé entre 1858 (date de la première inhumations) et 1913 (date de la dernière inhumation), probablement vers 1868 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Pointel-Belvaud (E199)

    Concession acquise en décembre 1868 par Louise Marie Cécile Pointel-Belvaud, domiciliée à Amiens, 49 rue Lematre. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'en 1913, l'entrepreneur J. Lamarre a enlevé le monument ainsi que le couvre-couronne, afin de les remplacer.

    Cette concession, délimitée par une grille antérieure en fonte et matérialisée par un sol en pierre de Tournai, contient une stèle épaulée en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1913 par l´entrepreneur J. Lamarre (autorisations de construction), qui a enlevé à cette époque le tombeau d´origine ainsi que le couvre-couronne. Notons que l´entrepreneur Cloquier a réalisé par la suite sur la concession quelques remaniements (signature).

    Tombeau (stèle funéraire) des familles Tramcourt et Mion (E200)

    Concession acquise en mars 1869 par Mme veuve Tramcourt-Mazé, domiciliée à Amiens. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur G. Mercier a réalisé des travaux en 1907, sur la concession Tramcourt-Mazé.

    Cette concession, matérialisée par un sol rehaussé en granite gris poli (remaniement), contient une stèle épaulée en anse de panier en calcaire peint, sans doute été réalisée vers 1869 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) et remaniée par le marbrier Triboulet au début des années 1980.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 5, [s.d.] (AC Amiens).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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