Ancien château, dit de la Huguenoterie à Landouzy-la-Ville, devenu cimetière communal
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Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Communauté de communes des Trois Rivières - Aubenton
  • Commune Landouzy-la-Ville
  • Adresse rue du Cimetière
  • Cadastre 1995 ZK 46, 47, 49b
  • Dénominations
    château, cimetière
  • Appellations
    château de la Huguenoterie

La construction du château dit des Coucy-Vervins est liée à la fondation de Landouzy-la-Ville par Raoul de Coucy en 1168 sur un territoire concédé par les religieux de l'abbaye cistercienne de Foigny. Ces derniers devaient également édifier à Landouzy-la-Ville, non loin de l'église, un château dit de la Converserie qui devait être partiellement détruit en 1591. En 1225, Thomas II de Coucy-Vervins fonde une chapellenie dans l'enceinte de son château, desservie par les religieux de Foigny. En 1423 le château est détruit par Jean de Luxembourg, ses 80 défenseurs sont pendus aux arbres. L'édifice est de nouveau ruiné en 1470 par les troupes à la solde des Bourguignons, la chapelle et les dépendances sont alors incendiées. Du fait de son occupation par les Huguenots au cours du 16e siècle, le site prend alors localement l'appellation de la Huguenoterie. En 1670 la description de Dom de Lancy montre que le château est totalement ruiné, seul subsistant quelques restes en élévation des tours et du pont-levis. Les études du 19e siècle permettent de restituer le plan de l'édifice, un quadrilatère flanqué de 4 tours, formant actuellement une plate-forme de 55 mètres de côté, entourée de fossés qui ont été partiellement comblés au cours des années 1990. Lors de l'implantation du cimetière sur l'emplacement du château médiéval des sires de Coucy à la fin du 19e siècle, plusieurs salles souterraines ont alors été identifiées et ont fait l'objet de relevés. Le cimetière primitif de Landouzy était autour de l'église paroissiale Notre-Dame. Dès 1864, l'exiguïté de celui-ci et les problèmes de salubrité publique font envisager un déplacement du site. En 1893, Narcisse Greno, décédé en 1892, par un testament du 6 juillet 1890 lègue à la commune le terrain au lieu-dit le Vieux Bosquet pour l'installation d'un nouveau cimetière, réalisé en 1893. C'est le monument funéraire de Narcisse Greno au centre du cimetière qui sera le premier tombeau à être construit. Les tombeaux ou chapelles funéraires portent la signature des principaux marbriers actifs en Thiérache à la fin du 19e siècle et au cours du 20e siècle. Du fait de son installation sur le site des fondations du château médiéval, le cimetière est actuellement en train de s'effondrer. La topographie du site a été bouleversé au cours des années 1990 par le comblement partiel des fossés à l'est et des déboisements intempestifs.

Les quelques élévations encore perceptibles des fortifications du château sont en moellon calcaire. L'affaissement de certains caveaux funéraires est lié à la présence de salles souterraines, en particulier à l'emplacement présumé des tours. La plupart des tombes et monuments funéraires du cimetière sont en pierre de taille de Tournai dite pierre bleue. Certaines tombes comportent des croix ou des éléments décoratifs en fonte. Outre un petit cimetière militaire de la 1ère guerre mondiale, le cimetière compte deux croix de cimetière, l'une datant de 1865 (étudiée), l'autre de 1920.

  • Murs
    • calcaire
    • fonte
    • moellon
    • pierre de taille
  • Étages
    étage de soubassement
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Malgré les récents bouleversements du site, la motte médiévale et l'emplacement des fortifications sont encore lisibles.

Annexes

  • Références documentaires
Date d'enquête 1998 ; Dernière mise à jour en 1998