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Cimetière communal d'Amiens, dit de Longpré-lès-Amiens

Dossier IA80003599 réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

La création du cimetière de Longpré, en 1846, s'inscrit dans la politique de suppression des cimetières d'enclos paroissial, en application tardive de la loi de prairial an 12. Il est ici déplacé à une certaine distance du village, comme à Renancourt (1833) et à Montières (1841), dix ans avant la reconstruction de l'église paroissiale. Contrairement à d'autres paroisses, ce transfert ne semble pas soulever de résistance chez les habitants du village.

Agrandi en 1877, il conserve son portail d'origine et présente un plan orthogonal caractéristique des cimetières ruraux de la 2e moitié du 19e siècle. Les concessions perpétuelles sont disposées le long de l'allée principale et de la limite ancienne matérialisée par une haie. Plusieurs tombeaux signalent des concessions non délimitées, au sud de l'allée principale. On remarquera l'absence de tombeaux en forme de chapelle mais plusieurs tombeaux monumentaux s'élèvent au sud de l'allée principale. L'extension récente de 1986, a entraîné le déplacement de la croix de cimetière.

Il contient un petit cimetière militaire, comme la plupart des cimetières de l'aire d'étude, qui ne regroupe ici que trois tombeaux (fig. 2).

Parties constituantes non étudiées clôture, portail, cimetière militaire
Dénominations cimetière
Aire d'étude et canton Grand Amiénois - Amiens
Adresse Commune : Amiens
Lieu-dit : Longpré-lès-Amiens
Adresse : rue Saint-Léger
Cadastre : 1852 P 1, 54 ; 2003 ZN 12, 60

Sources :

Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que la municipalité vote l'acquisition des terrains nécessaires au transfert du cimetière en 1846. Le rapport de l'inspecteur voyer effectué en 1852 signale que le cimetière ouvert depuis 5 ans comprend alors quelques concessions perpétuelles contre la haie de clôture. La moyenne annuelle est de 12 à 14 inhumations.

Les documents conservés aux archives départementales (série O) signalent la création d'un nouveau cimetière, en 1846. Il est agrandi en 1877, date de l'acquisition d'une parcelle de terrain mitoyenne. En 1879, cette extension n'étant occupée que par deux concessions, il est envisagé de la louer à un cultivateur.

Les état des sections de 1851 mentionnent le cimetière établi au lieu-dit le Champ-Vasseur ; les matrices signalent deux agrandissements du cimetière, en 1874 et en 1877.

Plusieurs monuments repérés portent la signature des entrepreneurs amiénois Castermant et Gadré.

Travaux historiques :

L'étude réalisée par Fr. Caquineau et G. Frère (2003) indique que le cimetière, créé en 1851, a été agrandi en 1986. Il est planté de tilleuls, dès l'origine, et de cyprès de Lawson, dans l'allée principale, au cours des années 1970.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 20e siècle
Dates 1846, daté par source
1874, daté par source
1877, daté par source
Auteur(s) Auteur : Lamarre-Deneux Jules, dit(e) J. Lamarre,
Jules Lamarre-Deneux , dit(e) J. Lamarre (1854 - )

Tailleur de pierre à Amiens, Grande rue Saint-Maurice (recensement de 1881), puis entrepreneur de monuments funèbres, 468 rue Saint-Maurice (recensements de 1906 et 1911).


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entrepreneur, signature
Auteur : Castermant entreprise de monuments funèbres,
entreprise de monuments funèbres Castermant

Entreprise de monuments funèbres fondée par Jules Castermant (né en 1882 à Hainaut), tailleur de pierre d'origine belge, installé à Amiens vers 1900, 404 rue Saint-Maurice (recensement de population 1906). En 1911, il se déplace au 428 rue Saint-Maurice.

En 1920, l'entreprise passe à Veuve Castermant et A. Castermant, tailleur de pierre, 387 rue Saint-Maurice (annuaire). Il s'agit vraisemblablement de son fils Albert, né en 1905. De 1938 à 1945, elle est donnée au 293 rue Saint-Maurice (AC Amiens 2M 17/27).

Les recensements de population signalent également Arthur Castermant (né à Amiens en 1890), tailleur de pierre chez Galampoix (1906) puis chez Sueur (1911).


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entrepreneur, signature
Auteur : Gadré marbrerie et entreprise de monuments funèbres,
marbrerie et entreprise de monuments funèbres Gadré

Entreprise de marbrerie et de monuments funèbres fondée à Amiens 401 rue Saint-Maurice par Onésime Gadré-Retourné, marbrier né en 1852, à Rumesnil. En 1906 et 1911 (recensement de population), Onésime y emploie ses deux fils Albert né en 1882 et Alfred né en 1883, également marbriers.

Albert Gadré, entrepreneur de monuments funèbres à Amiens, lui succède vers 1920 au 279 rue Saint-Maurice (annuaire et AC Amiens 2M 17/27). L'entreprise est également attestée 401 rue Saint-Maurice de 1905 à 1945 (annuaire et AC Amiens 2M 17/27).

Le tombeau de la famille Gadré-Tattegrain (cimetière de Montières) mentionne : Omer Gadré (1869-1946), Désiré Gadré (1840-1925) et Jules Tattegrain (1867-1933).


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entrepreneur, signature
Auteur : Sallé entreprise de monuments funèbres, dit(e) Sallé père, Sallé fils,
entreprise de monuments funèbres Sallé , dit(e) Sallé père, Sallé fils

Entreprise de monuments funèbres, fondée par Achille Eugène Sallé-Joseph, né en 1799 ou 1802, constructeur de monuments funèbres, rue Saint-Maurice (listes électorales de 1843, recensement de 1856). L'annuaire de 1862 situe l'entreprise 137 Grande-rue Saint-Maurice, à côté de l'entreprise Lamolet.

Son fils Eugène Sallé-Barré (né en 1845), tailleur de pierre (1852), lui succède à la direction de l'entreprise avant 1881 (recensements de 1881 et 1906).

Les recensements de 1906-1911 donnent l'entreprise au 403 rue Saint-Maurice. Il y travaille avec Jean-Baptiste Sallé - sculpteur et constructeur de monuments et caveaux funéraires, spécialisés dans la réalisation d'autels pour églises.

Son fils Eugène Achille Désiré Sallé (1873-1905) est sculpteur.


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entrepreneur, signature

Le cimetière de Longpré est situé à l'écart du village. La parcelle de forme rectangulaire, d'une superficie d'environ 4800 m2, est close par une haie. Le portail en fer forgé, encadré par des piliers en briques et calcaire, en forme l'unique accès. Le couronnement des piliers est orné de couronnes mortuaires en calcaire.

Le cimetière est distribué par un réseau d'allées orthogonales délimitant deux îlots, dans la partie bordant la rue de Saint-Léger, et quatre îlots, dans la partie moderne à l'ouest d'une haie séparative. Ces allées sont couvertes de gravier ; l'allée principale mène à la croix de cimetière (étudiée). L'espace entre les tombes, disposées perpendiculairement aux allées de desserte, est recouvert de gravier ou d'herbe.

L'aménagement végétal se limite (dans la partie ancienne) à des alignements d'arbres de tiges plantés le long de la clôture (tilleuls) et en bordure de l'allée centrale (cyprès taillés en topiaire).

Des bancs publics en bois sont disposés dans l'allée principale.

Deux enclos funéraires et vingt-sept tombeaux (dont 11 étudiés) ont été repérés dans le cimetière.

Caractéristiques des monuments non étudiés :

Datation : 4e quart 19e siècle, 1er quart 20e siècle.

Matériau : marbre belge, calcaire, fer.

Typologie : stèles funéraire, croix funéraire, niche, sarcophage.

Signatures : Castermant / Gadré.

Jardins arbre isolé, topiaire
Typologies cimetière indépendant (graveyard) de plan régulier
Techniques sculpture
Représentations couronne mortuaire

Dans le cadre de l´étude, 2 enclos funéraires et 27 tombeaux du cimetière de Longpré ont fait l´objet d´un dossier individuel. On remarquera le faible nombre d´enclos funéraires (2) et l´absence de tombeaux antérieurs au 4e quart du 19e siècle. Datation : le corpus étudié dans le cimetière comprend 6 tombeaux du 4e quart du 19e siècle, 14 tombeaux du 1er quart du 20e siècle, 5 tombeaux du 2e quart du 20e siècle, enfin 2 tombeaux du 3e quart du 20e siècle. Attribution : seuls 7 des tombeaux recensés sont signés J. Lamarre (CP 37-38, CP 62 et tombeau d´E. Henricotte), A. Sallé (CP 36), A. Gadré (CP 49), Castermant (CP 40) et Charles Molliens (CP 59). La marque du serrurier N. Surhomme a été identifiée sur un tombeau (CP 59). Matériau : les tombeaux sont principalement réalisés en marbre belge, dit Petit-Granit ou pierre bleue. On signalera cependant la présence de tombeaux en calcaire (4), en fer forgé (3), en fonte (1), en granite (2) et en bois (1). Typologie : les tombeaux présentent essentiellement la forme d´une stèle ; quelques typologies moins fréquentes ont cependant été identifiées : l´arc surmontant un tombeau en forme de pilier, l´obélisque, le sarcophage, la croix monumentale (4) ou encore la stèle et soubassement (5). Quelques tombeaux remarquables peuvent être signalés, en particulier celui de la famille Molliens-Blan, réalisé par le sculpteur amiénois Charles Molliens, ou encore le tombeau (croix monumentale) de Léon Vaillant. On signalera également la présence d´un tombeau de prêtre, celui du chanoine Eugène Waquant.

Statut de la propriété propriété publique

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Somme. Série O ; 99 O 211. Amiens. Cimetières avant 1869.

  • AD Somme. Série O ; 99 O 277. Amiens. Cimetières 1870-1939.

  • BM Amiens. Série M ; 2 M 17/2. Cimetières d'Amiens.

    Longpré (1825-1852)
  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/8. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1900-1904).

Bibliographie
  • CAQUINEAU, Francis, FRERE, Gersende. Gestion du patrimoine arboré et ramassage des déchets des cimetières de la ville d´Amiens. Ville d'Amiens : Service espaces publics, unité parcs et jardins, novembre 2003.

    p. 4
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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