Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Le canton de Villers-Bocage - dossier de présentation

Dossier IA80000355 réalisé en 1997

Fiche

Œuvres contenues

Le canton de Villers-Bocage est situé à quelques kilomètres au nord d'Amiens. Son apogée démographique remonte à la première moitié du 19e siècle. Mais l'exode rural au profit d'Amiens, a ensuite entraîné une régression, aujourd'hui compensée dans certaines communes (Flesselles, Rainneville, Villers-Bocage...) par l'installation de "rurbains" travaillant à Amiens mais habitant à la campagne.

Le canton se situe sur le plateau crayeux picard. L'occupation humaine a profondément façonné le paysage : la majeure partie des terrains sont à vocation agricole, à part quelques bois ou bosquets isolés, et l'habitat est généralement groupé. Toutefois, la partie orientale du canton est occupée par la vallée de l'Hallue, petit affluent de la Somme qui prend sa source à Vadencourt (partie nord de l'aire d'étude). Dans cette zone voisinent des marais, jadis exploités pour leur tourbe, des plantations de peupliers, des pâturages (aujourd'hui moins utilisés, mais qui nourrissent de nombreux troupeaux au 19e siècle. l'habitat y est plus disséminé, notamment dans la partie médiane de la vallée (Montigny-sur-l'Hallue, Bavelincourt). L'ensemble du canton présente un caractère rural marqué. L'axe routier le plus important et la route nationale d'Amiens-Doullens, ancienne route royale traversant le canton du sud au nord.

Le territoire étudié est très riche en châteaux, le plus connu étant celui de Bertangles, et offre nombre d'églises et chapelles qui reflètent l'évolution de l'architecture religieuse de la fin du Moyen Age au 19e siècle.

La plupart des communes de l'aire d'étude présentent en sous-sol, un réseau de souterrains-refuges, appelés "muches" (voir Annexe).

Aires d'études Villers-Bocage

Annexes

  • Les souterrains-refuges du canton de Villers-Bocage

    La plupart des communes de l'aire d'étude présentent en sous-sol un réseau de souterrains-refuges, appelés muches (du picard mucher = cacher). Ces galeries creusées dans la craie remontent peut-être au Moyen-Age. Elles ont en tout cas été utilisées à la fin du 16e et au 17e siècle, ainsi qu'en témoignent les inscriptions (1624 à Talmas, 1597 et 1640 à Villers-Bocage, etc.) et le mobilier trouvé dans ces souterrains (poteries et monnaies du 17e siècle). Cette époque coïncide avec les nombreux passages de gens de guerre en Picardie, frontière âprement disputée entre Français et Espagnols (bataille de Corbie, 1636), jusqu'à la conclusion du traité des Pyrénées. Par la suite, ces réseaux souterrains furent à nouveau occupés pendant les deux guerres mondiales, servant parfois de magasins pour les explosifs (par exemple à Molliens).

    Les souterrains-refuges, taillés dans la craie, constituent un réseau de galeries, de puits et de salles qui peuvent être très nombreuses (une centaine de chambres à Talmas) et se répartissent parfois sur deux niveaux (à Villers-Bocage par exemple). Ces souterrains sont aujourd'hui peu accessibles, en raison des éboulements (contrairement aux muches de Naours, voisines).

    Lors de l'enquête d'inventaire, 24 souterrains-refuges ont été repérés.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général - Förstel Judith - Platerier Sandrine