Photographe au service régional de l'Inventaire général du patrimoine culturel.
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté de communes du Sud-Artois - Bapaume
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Commune
Bapaume
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Adresse
rue de l'église
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Dénominationsverrière
La totalité des verrières de l'ancienne église est détruite. Toutes les verrières actuelles de l'église sont donc postérieures à 1931, date d'achèvement de la reconstruction de l'église.
Toutes ne sont pas refaites en même temps. Les premières baies à être ornées de vitraux sont celles du chœur et de la chapelle Notre-Dame de Pitié.
Dans L’Écho de Bapaume de décembre 1933 (p. 3 à 5), le curé de la paroisse y consacre un long développement. Inspirés des vitraux de Sains-les-Marquions "d'une belle ordonnance, d'une richesse de coloris qui captivent et retiennent longuement le regard en même temps qu'ils portent à la piété. de style classique, ces vitraux sont traités par des procédés modernes. Avec des couleurs parfaitement harmonisées, une grande noblesse de visages et de mouvement, ils sont compréhensibles pour tous. (...) J'ai fait appel au même artiste, le Maître Verrier Joseph Benoit de Nancy, qui m'a promis de faire mieux encore qu'à Sains-les-Marquions." Il ajoute compter sur les dons des paroissiens "qui devront se montrer généreux" pour que "à Pâques 1934, lorsque les vitraux (...) resplendiront sous les feux du soleil, je serai en mesure de payer le travail accompli." Quelques verrières du chœur portant la date de 1934 et la signature de l'atelier Benoit confirment que les vitraux ont été réalisés peu après l'appel à contribution lancé par le curé de la paroisse. Enfin, Dégardin apporte quelques indications chronologiques complémentaires : les vitraux de la chapelle Notre Dame de Pité sont posés en avril 1934 et ceux du chœur à la mi-juin de la même année (p. 104). Les demandes de dommages de guerre de la seconde guerre mondiale (AD Pas-de-Calais, ) permettent de dater les vitraux du transept, également réalisés par l'atelier Benoit, de la même période.
Les verrières du chœur forment un ensemble thématique autour de la vie du Christ depuis la nativité jusqu'à la résurrection. Celles de la chapelle Notre-dame de Pitié sont consacrées aux "mystères douloureux" de la Vierge.
Enfin, les vitraux du transept portent un décor de fleurs dans le style Art Déco. Ces baies sont une création de l'église reconstruite, puisque l'église d'avant-guerre ne possédait pas de transept.
Les demandes de dommage de guerre relatifs à la Seconde Guerre mondiale indiquent que plusieurs vitraux des transepts, du chœur et de la chapelle Notre Dame de Piété ont été endommagés et un totalement brisé par la chute d'une bombe en mai 1940. La restauration des vitraux est faite par les ateliers Joseph Benoit de Nancy qui reprennent à l'identique les cartons réalisés pour la création des vitraux en 1934. Le montant de la restauration, financée par des dommages de guerre, est de 1,247 million de francs.
Dégardin indique qu'en 1945, des petites chapelles latérales, seule celle dédiée à saint Joseph possède des vitraux et certains vitraux (baies 5, 7 et 10) commandés dès 1939 ont été mis en attente à cause de la guerre. La description des destructions dans le dossier de demande de dommages de guerre confirme cette information et permet de déduire qu'en 1945 huit chapelles sur dix n'ont encore que des verres blancs. Après 1945, les chapelles et les fenêtres hautes n'ont été ornées de vitraux que petit à petit, en fonction des donations reçues.
Ainsi, entre 1946 et 1955, l'atelier Joseph Benoit de Nancy réalise les vitraux de six chapelles latérales. Deux chapelles font l'objet d'un vitrail plus tardif : celui de la baie 8 en 1964 est de la main de Lucien Langlet et celui de la baie 3 en 2013 de Béatrice Demory. Il n'y a pas de programme iconographique pour les verrières des chapelles latérales qui répondent soit au thème de la chapelle dans laquelle elles sont installées (Le baptême au dessus des fonts baptismaux), soit illustrent un évènement propre à la vie du donateur (La conversion de Saint Hubert offert par un couple en souvenir du mariage de leur fille).
Enfin, une dernière vague de création de vitraux a lieu entre 1953 et 1965. Elle concerne les baies des fenêtres-hautes. Toutes les verrières sont de la main de Lucien Langlet. Le programme iconographique est consacré à la Vierge avec des épisodes de sa vie tirés des Évangiles et des apparitions ayant eu lieu en France au 19e siècle.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 20e siècle
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Auteur(s)
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Auteur :
Langlet LucienLanglet Lucien
En 1943, il intègre les ateliers de Constant Cléty et Léonce Bocquet à l’École des Beaux-Arts de Lille, dont il sort diplômé en 1947. Les quelques mois passés en Algérie pour son service militaire et la découverte de l'Italie lui font éclaircir sa palette.
A son retour, il se consacre à la technique du vitrail dans l'atelier du maître-verrier lillois Gaston Surty. C'est avec lui qu'il réalise les vitraux de la chapelle du collège St Jean Baptiste à Bapaume en 1947.
Il participe aux deux expositions universelles de Montréal (1967) et d'Osaka (1970).
Il avait son atelier au 18, rue de Douai à Bapaume.
Il est le fils de Daniel Langlet.
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Auteur :
Maison Joseph Benoit, Nancy (1912 - 2011)verrier, peintre-verrier signature, attribution par sourceMaison Joseph Benoit, Nancy
L'atelier Joseph Benoit est un atelier nancéien. Il a successivement vu travailler Joseph Benoit (1871-1939), puis ses deux fils Henri (1899-1960) et Pierre (1904-1977).
Au départ en retraite de Pierre en 1969, la société est rachetée par les ouvriers de l’atelier et devient l’Atelier 54. Installé quelques années plus tard à Saint-Nicolas-de-Port (à proximité de Nancy), l'atelier a fermé en 2011.
(Pour plus de détails sur l'histoire de l'entreprise et les caractéristiques stylistiques de l'atelier Joseph Benoit, voir l'annexe : L'atelier Joseph Benoit : des nancéiens au service des verrières de l'église Saint-Nicolas de Bapaume).
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Auteur :
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Catégoriesvitrail
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Matériaux
- plomb, réseau
- ciment, réseau
- verre transparent, coloré verre antique, peint, grisaille sur verre
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Précision état de conservation
Grillage à l'arrière pour l'ensemble des verrières.
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Statut de la propriétépropriété de la commune
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Chercheur de l'Inventaire général.