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Plaine A

Dossier IA80006428 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Appellations plaine A
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : 1813 F 187 à 188bis ; 2003 IZ 37, 39

La plaine A se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Le registre communal indique que les concessions de la plaine A sont acquises entre 1829 et 1919, 17 d'entre elles sont agrandies.

Le plan de 1828 y figure 83 emplacements prévus en bordure de l'allée principale, qui la délimite. Sur ce plan, seules deux vastes concessions (80, 82-83) sont occupées, en bordure d'allée dans l'angle nord-est. L'allée principale est bordée d'arbres de tige. On distingue également deux bosquets aux extrémités nord-est et sud-ouest de la plaine. Un plan postérieur, réalisé après la première extension du cimetière, figure un banc, au sud de la plaine.

Stéphane Comte (1847) décrit huit sépultures de cette plaine : celles de la famille Caille (A 11), de M. Leclercq (A 16), de M. Voclin (A 17), des familles Domon-Meille et Dubois-Vaude (A 20), celles de M. Grébert (A 80), de la famille Labesse-Bernaux (A 109), de M. Delamorlière (A 82 - cf. annexe), enfin celle de M. Lesens, comte de Léon et marquis de Folleville (non localisée), transcrite en annexe.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle, 2e moitié 20e siècle

La plaine A, de forme allongée, se situe au sud de la partie orientale du vieux cimetière, encadrée par les plaines D et C (au nord / ouest) et la plaine B (au sud / est). Elle se caractérise par un terrain très pentu à l'ouest, présentant un important dénivelé. Elle est desservie par une allée principale qui l'entoure, mais aucune allée de desserte ne la traverse. Les concessions, qui y sont actuellement implantées, sont essentiellement regroupées le long de l'allée principale, matérialisant ainsi le pourtour de la plaine. Elles présentent un alignement plus ou moins régulier. Quelques concessions temporaires subsistent encore en intérieur de plaine mais toutes les concessions perpétuelles qui s'y trouvaient ont aujourd'hui disparues.

Sur les 132 concessions figurant sur le plan le plus récent, 115 sépultures subsistent et 16 ont été détruites.

Dans le cadre du recensement, qui portait sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 66 sépultures antérieures à 1950 ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Dans cet ensemble, on signalera la présence d'enclos funéraires (20/115), soit environ 18% des concessions subsistantes.

51 tombeaux sont signés ou attribués à des entrepreneurs, marbriers, architectes ou sculpteurs : Antoine (A 61), Antoine G. et fils (architecte ; A 78), Antoine Henry (A 61), Bellette (A 1 E), Gustave Billeux (A 86), Bonnaventure (constructeur ; A 1 E), Boulanger (A 78), Cavillon (A 44), Cheussey (architecte ; A 17), Cloquier (A 69), Coënen (marbrier ; A 1 C, A 54), L. Delalieux (A 1 A, A 1I, A 22), A. Dubois (A 107 bis), Z. Dupont (A 62), Dutry (marbrier ; A 1 B, A 25, A 48, A 69, A 107 bis), Gadré (A 102, A 110), Galampoix (A 1 C), Gaudier-Rembaux (A 1), Gevers (A 72), Ch. Guénard (A 1 D), Veuve Guidée (A 109), J. Lamarre (A 45, A 75), Lamolet (A 92, A 111), Lamolet-Tattegrain (A 1 F, A 1 J), H. Lamolet (A 15, A 50, A 95), A. Lefebvre (A 6), Lefebvre-Facquet (A 15, A 62), Lefebvre fils (A 109), Legrand fils (A 14), Lépinoy (sculpteur ; A 94), A. Leroy (A 62), Leroy-Digeon (A 86, A 93), Lesot (A 16, A 55), Lesot-Flamant (A 88), Lesot frères (A 33, A 55), A. Milvoy (architecte ; A 1 I), E. Moriamé (A 78), Patte (A 88), A. Périmony (A 34), Polart père (A 17), Salé (A 20, A 21), A. Sallé (A 1 E, A 6, A 35, A 38, A 79, A 91), A. Sallé fils (A 1 B), Scellier (A 1 G), F. Scellier (serrurier ; A 106), M. Sueur (A 1/1, A 1 I), F. Tambini (serrurier ; A 1 C et A 73). Typologie : Les tombeaux recensés présentent essentiellement la forme de stèles (environ 80), notamment des stèles à entablement et fronton (32). Il subsiste également d'autres formes de monuments : tombeaux en forme de sarcophage (10), dalles funéraires (10), tombeaux en forme de chapelle (9), colonnes funéraires (8), croix funéraires (8), tombeaux en forme de niche monumentale (7), cippes (5).

Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH partiellement, 1986/06/25
classé MH partiellement, 1995/05/10
Précisions sur la protection

La bordure de la plaine A, comprenant les concessions A 1 à A 98.

Annexes

  • Plaine A. Concessions détruites et documentées
    A 2 : Concession acquise en mai 1848 par Jean François Milet et Clotilde Draulette, son épouse, domiciliés à Amiens, 23 rue de la Neuville et par Adolphe Godat et Appoline Boubart, son épouse, domiciliés à Amiens, faubourg de Noyon, rue de la Briquetterie.

    A 3 : Concession acquise en août 1847 par Victoire Draulette veuve Debar, domiciliée à Amiens, 3 boulevard de l'Est.

    A 23 : Concession acquise en août 1840 par Rose Dijon veuve Fagot, , domiciliée à Amiens, 31 rue de l'Aventure.

    A 24 : Concession acquise en août 1840 par Marie Rose Julie Turmine, domiciliée à Amiens, 16 rue du Soleil.

    A 30 : Concession acquise en mai 1850 par Gervais Dercourt-Julien, domicilié à Amiens, 11 Place Périgord. Cette concession, de type couloir en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central (disparu) et ne semble plus contenir de monument funéraire. Trois énormes arbres ont poussé au centre de la sépulture et le sol est recouvert d'un tapis végétal.

    A 31 : Concession acquise en juillet 1850 par Elisabeth Ludivine Lécubain veuve Legrand, domiciliée à Amiens, 51 rue Saint-Jacques.

    A 41 : Concession acquise en novembre 1853 par Pierre Hippolyte Riou, ferblantier, domicilié à Amiens, 39 rue au Lin.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte ouvragée à portillon antérieur central, fixée sur une bordure en pierre de Tournai. Le sol rehaussé est recouvert par un tapis végétal. La sépulture ne semble plus contenir de monument funéraire.

    A 64 : Concession acquise en décembre 1857 et agrandie en mai et en novembre 1858 par Jean-Baptiste Bazin, domicilié à Amiens, 16 rue des Poirées. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/2) indiquent qu'un caveau à tiroirs a été réalisé en 1858.

    A 65 : Concession acquise en juin 1854 et agrandie en juillet 1860 par Jean-Baptiste Marc Leluin, tapissier, domicilié à Amiens, 12 Place Saint-Denis.

    A 70 : Concession acquise en août 1872 par Clarisse Eliza Marie Lesobre, blanchisseuse, et Auguste Lesobre, employé, domiciliés à Amiens, 8 rue du Lycée.

    A 108 : Concession acquise en février 1842 par Clément Desjardins, propriétaire, domicilié à Cambrai (62).

    A 108 bis : Concession acquise en octobre 1902 par Alfred Quignon, négociant en chaussures, domicilié à Corbie (80).

    A 113 : Concession acquise en novembre 1832 par Marie Nicolas Théophile Barni, domicilié à Amiens, 70 rue des Trois Cailloux.

    A 114 : Concession acquise en mars 1844 par Jean-Baptiste André Auxcousteaux de Couvreuil, domicilié à Amiens, boulevard Saint-Michel.

    A 115 : Concession acquise en novembre 1840 par Jean François Julien Pourchel, domicilié à Amiens, rue Martin Bleu Dieu.

    A 116 : Concession acquise en février 1830 par Louis Pierre Jérôme Lescureux, propriétaire, domicilié à Amiens, rue Basse Notre-Dame.

    A 117 : Concession acquise en avril 1835 par Jean-François Laurent Augustin Martin, domicilié à Amiens, Marché au Feurre.

    A 118 : Concession acquise en août 1829 par Charles Achille Garçon-Bauclar, domicilié à Amiens, 29 rue Delambre. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/1) indiquent qu'une "pierre tombale" a été posée en 1825 par l'entrepreneur Mangot fils.

  • Plaine A. Concessions décrites par Stéphane COMTE, en 1847

    Robert-Armand LESENS, comte de LEON, marquis de FOLLEVILLE

    "A gauche de la tombe de M. Duval, que nous retrouvons dans ce carré, est celle de M. Robert-Armand LESENS, comte de LEON, marquis de FOLLEVILLE, ancien président à mortier de Normandie, premier président de la cour royale d´Amiens, officier de la Légion d´Honneur, décédé le 28 mai 1818.

    Ses obsèques eurent lieu avec la plus grande pompe. Après avoir été exposé dans une chapelle ardente, préparée dans l´un des appartements de son hôtel, il fut conduit à l´église de St-Germain, sa paroisse, et ensuite au lieu de sa sépulture. La cour royale, les tribunaux de première instance et de commerce, le corps des avocats, tous les fonctionnaires publics, tant de l´ordre administratif que de l´ordre militaire, tous les officiers et des détachements sous les armes de la garde nationale et de la garnison composaient le cortège.

    Sa tombe se compose d´une pierre sépulcrale couchée et supportée par un soubassement en briques. On y lit l´inscription suivante gravée au-dessous de ses noms, titres et qualités :

    « Regretté dans toutes les classes de la société où son âme généreuse a laissé des traces de sa bienfaisance.

    Il fut magistrat intègre, juste et profond ; emportant avec lui l´estime et l´amitié de ses inférieurs et de ses égaux.

    Il est mort en véritable chrétien.

    Priez Dieu pour le repos de son âme. »."

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, pp. 86-87.

    Jean-Baptiste-Guillain-Pierre LECLERCQ

    " La cinquième à la suite, sur l´emplacement de laquelle n´est encore érigé aucun monument, mais qu´environne une grille en fer, contient la dépouille mortelle d´un noble débris de cette armée qui fit notre gloire et notre orgueil, et rend la puissance et la grandeur de la France impérissables [A16, cf. annexe 3] :

    M. Jean-Baptiste-Guillain-Pierre LECLERCQ, capitaine en retraite, décédé le 8 février 1846, âgé de 69 ans, repose dans ce lieu.

    Ses états de service sont trop honorables pour que nous ne les rappelions pas ici.

    Enrôlé volontaire au 8e bataillon de la Somme le 1er mai 1793, il arriva, de grade en grade, à celui de capitaine, qui lui fut conféré le 8 février 1813, au 12e régiment d´infanterie légère. Sous les plus célèbres généraux de la République et de l´Empire, il fit les campagnes de Vendée, du Rhin, de Hollande, d´Italie, des côtes de l´Océan, de Prusse, de Pologne, d´Espagne et de France, où il assista au blocus d´Auxonne et aux principaux combats de cette campagne désastreuse.

    Ses actions d´éclat sont nombreuses et de la nature de celles qui remplacent la pompe des discours apologétiques. Il fut blessé à deux affaires différentes : le 12 octobre 1793, un coup de feu l´atteignit à l´avant-bras droit dans une rencontre qui eut lieu à Chollet, entre les troupes de la Républiques et les Vendéens ; le 17 avril 1807, au siège de Dentzich, il fut atteint, dans la tranchée, d´un coup de pierre à l´angle supérieur du pariétal droit de la tête.

    En récompense de sa belle conduite, il fut nommé chevalier de la Légion d´Honneur, en l´an XIII.

    La chute de l´Empire termina la carrière militaire de LECLERCQ. En 1830, il fut nommé adjudant-major de la garde nationale d´Amiens, grade qu´il conserva jusqu´en 1838, époque à laquelle ses infirmités l´obligèrent à rentrer dans la vie privée, que s´efforça de lui rendre douce sa respectable famille. Devenu sourd et aveugle, sa fille seule était parvenue à se créer, au moyen du toucher, une langue qui lui permettait de consulter et de satisfaire les moindres désirs de son père : touchant exemple de ce que peuvent inspirer l´amour et la sollicitude filiales ".

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 81-83.

  • Plaine A. Monuments repérés

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Damiens-Moi (A1J)

    Concession acquise en mai 1879, par Céline Damiens, domestique, domiciliée à Amiens, 17 rue de la Contrescarpe. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lamolet-Tattegrain a réalisé des travaux de restauration et a construit le monument - une stèle en chapeau-de-gendarme à petite croix - ainsi que la clôture en 1907.

    Cette concession de type couloir, conserve sa clôture et contient une stèle en forme de chapeau de gendarme en pierre de Tournai (voir illustration dans le dossier de synthèse), probablement restaurée en 1907 par l'entrepreneur amiénois Lamolet-Tattegrain (autorisations de construction).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Catlain (A1K)

    Concession acquise en janvier 1849, par Jean Louis Duchenne et Marie Rose Catlain, son épouse, domiciliés à Amiens, rue des Marissons, par Jean-Baptiste Pelletier et Marie Madeleine Elisabeth Catlain, son épouse, domiciliés à Amiens, 41 rue Motte et par Stanislas Augustin Catlain, domicilié à Amiens, 105 rue de la Voirie.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fer forgé et contient une stèle d'applique à fronton triangulaire en calcaire, composée de plusieurs stèles-épitaphes (voir illustration dans le dossier de synthèse) et sans doute réalisée progressivement en fonction des inhumations entre 1821 (date de la première inhumation) et 1894 (date de la dernière inhumation). Ce type de tombeau, en forme de puzzle, a déjà été rencontré en plaine G, dans la concession Mathieu (n°140) adossée au mur d´enceinte.

    Epitaphe : Ici / repose le corps / de Jean-Louis / DUCHENNE / charpentier en bateaux / Né le 14 octobre 1814 / décédé le 22 juin 1888 / - / Priez pour lui / - / Dame Rose Geneviève / FISSEUX / ancienne hortillonne / épouse de Mr. Stanislas Augustin / CATLAIN / décédé le 31 janvier 1870 / à l'âge de 70 ans / - / Etienne / CATLAIN / ancien employé / de la Mairie d'Amiens / décédé le 3 janvier 1849 / âgé de 63 ans / - / Stanislas Augustin / CATLAIN / ancien hortillon / décédé le 1er 9bre 1878 / à l'âge de 80 ans / - / Jean-Louis / DUCHENNE / époux de Rose CATLAIN / constructeur de bateaux / décédé le 3 juillet 1866 / âgé de 80 ans.

    Epitaphe : Jules Guillaume REISS / Capitaine de gendarmerie retraité / chevalier de la Légion d'Honneur / époux de Mme Noémie Virginie [...] / décédé à Dieppe le 20 mars 1903 / à l'âge de 76 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Dubourg (A4)

    Concession acquise en juin 1847 par Auguste Floury-Dubourg, domicilié à Amiens, Place Périgord, par mesdames Catherine, Eugénie Florence et Alexandrine Geneviève Dubourg, domiciliées à Amiens, 57 rue Royale, et par M. et Mme Boyenval-Dubourg, domiciliés à Amiens, rue de Noyon.

    Cette concession, ne conserve plus sa clôture et contient les vestiges d'une stèle à entablement et fronton triangulaire en calcaire, entièrement déposée à l'arrière de la sépulture. Le tombeau a probablement été élevé vers 1846 (date de l´une des inhumations) pour l´épouse du marchand-bonnetier amiénois Auguste Floury ou vers 1847 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (colonne funéraire) Turmine (A8)

    Concession acquise en octobre 1842 par François Gaspard Turmine, domicilié à Amiens, rue des Poirées.

    Cette concession de type couloir, conserve partiellement sa clôture et contient deux monuments. La colonne funéraire en calcaire (en mauvais état) a probablement été élevée vers 1859 (date de l´unique décès enregistré). La petite dalle funéraire cintrée (illisible) également présente dans la concession semble avoir été déposée ultérieurement.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Donné (A10)

    Concession acquise en juillet 1842, par Charles Donné-Candat, tailleur, domicilié à Amiens, 8 rue de Beauvais.

    Cette concession conserve sa grille en fonte d´origine, fixée sur un mur-bahut en briques appareillé de pierre de taille et contient une stèle trapézoïdale en pierre de Tournai (voir illustration dans le dossier de synthèse), probablement élevée vers 1921 (date du premier décès mentionné) en remplacement du tombeau initial. Trois photographies sérigraphiées en médaillons représentent les trois derniers défunts, dont les dates d´inhumations sont les seules à apparaître sur le monument.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Hordé (A12)

    Concession acquise en mars 1840, par monsieur et madame Hordé-Thuillier, domiciliés à Amiens, 13 rue Basse Notre-Dame.

    Cette concession conserve partiellement sa clôture et contient une stèle cintrée en calcaire, probablement élevée au milieu du 19e siècle.

    Tombeau (stèle funéraire) Leclercq-Lozé (A16)

    Concession acquise en juin 1846 par Marie Louise Lozé veuve Leclercq, domiciliée à Amiens, 8 rue de la Barette, et ses enfants Joseph Fabius Leclercq et Marie Louise Angélique Leclercq, domiciliés à Amiens. La sépulture de M. Leclercq est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence "d'un emplacement sur lequel n'est encore érigé aucun monument, mais qu'environne une grille en fer" (cf. annexe 2).

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central (déposé) et s'appuie à droite sur la clôture de la concession voisine. La sépulture contient les vestiges d'une stèle en calcaire (déposée en de nombreux fragments face contre terre) qui porte la signature de l'entrepreneur Lesot.

    Tombeau (croix funéraire) d'Adèle Leroux (A18)

    Concession acquise en juin 1847 par Adèle et Alexandrine Joséphine Rose Leroux, domiciliées à Amiens, 36 rue Saint-Jacques.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fonte et fer forgé et contient une croix funéraire monumentale en fonte et fer forgé (déposée et en mauvais état), probablement élevée vers 1856 (date de l´unique décès mentionné).

    Epitaphe (socle) : In spem resurrectionis / à l'ombre de la croix / repose le corps de / Mademoiselle Adèle LEROUX / décédée le 16 mars 1856 / âgée de 60 ans / De profundis.

    Tombeau (croix funéraire) Loyer-Boeldieu (A19)

    Concession acquise en janvier 1849 par Emélie Boeldieu veuve Loyer et Françoise Boeldieu et par Ernest et Théophile Loyer, domiciliés à Amiens, 66 rue Béranger.

    Cette concession conserve partiellement sa grille antérieure en fonte et fer forgé et contient les vestiges d'une croix funéraire monumentale également en fonte et fer forgé (déposée et en mauvais état), probablement été élevée entre 1845 (date de la première inhumation) et 1849 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Flesselle (A22)

    Concession acquise en avril 1840, par Marie Joseph Rosalie Blangy, veuve Flesselle, domiciliée à Amiens, 28 rue du Quai. La stèle porte la signature du marbrier Delalieux.

    Cette concession ne conserve plus sa clôture d´origine (remaniement récent) et contient une stèle stylisée en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Delalieux et sans doute réalisée vers 1883 (date de l´une des inhumations) en remplacement du monument d´origine.

    Tombeau (stèle funéraire) Corblet (A26)

    Concession acquise en avril 1848 par Louis Marie Amédée Corblet (fils), entrepreneur de transport, domicilié à Amiens, 73 Grande rue de Beauvais. Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient les vestiges d'un monument (déposé), dont les épitaphes et les dates de décès sont connues par une source familiale.

    Epitaphe : Louis Marie Amédée / CORBLET / ancien négociant à Paris / ancien membre du Tribunal de Commerce, / de la Chambre de Commerce et du Conseil municipal d'Amiens / décédé le 27 août 1873 / à l'âge de 65 ans / - / Monsieur Charles Jean Constantin / DEVAUX / ancien négociant / décédé le 25 août 1910 / dans sa 77ème année / - / Monsieur Louis Paul HEURTAUX / ancien négociant / ancien administrateur de la Caisse d'Epargne / ancien juge du Tribunal de Commerce / décédé le 31 janvier 1909 / dans sa 93e année.

    Tombeau (stèle funéraire) Lozé-Bienaimé (A28)

    Concession acquise en août 1849 par Flore Bienaimé veuve Lozé, Jacques Nathalis Bienaimé et Thérèse Dupuis, domiciliés à Amiens, 2 rue de la Plumette.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille antérieure en fonte et fer forgé à barreaux croisés et à portillon central et par des barres latérales en fonte. Elle s'appuie à droite sur la clôture de la concession voisine et ne contient plus que les vestiges d'une stèle en calcaire, dont seule la base, recouverte par la végétation, subsiste au fond de la concession. Ce monument a vraisemblablement été élevé entre 1840 et 1862, dates de la première et de la dernière inhumation.

    Enclos funéraire Acloque-Visière (A32)

    Concession acquise en juillet 1850 par Jean-Baptiste Acloque, apprêteur, domicilié à Amiens, rue des Parcheminiers.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fonte et fer forgé et contient deux monuments. Le plus ancien semble être la stèle trapézoïdale en calcaire (en mauvais état) qui a probablement été élevée vers 1862 (date du premier décès mentionné). Quant au socle en calcaire, il pourrait être plus récent et avoir été réalisé vers 1922 (date de l´unique décès mentionné).

    Tombeau (stèle funéraire) Lesur-Bachimont (A36) ILLUSTRATION

    Concession acquise en juillet 1852, par Sophie Thérèse Bachimont veuve Lesur, domiciliée à Amiens, 31 rue Saint-Jacques.

    Cette concession conserve sa grille en fonte ouvragée et contient une stèle à corniche moulurée en calcaire, probablement élevée vers 1852 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) pour l´entrepreneur de serrurerie Benjamin Lesur.

    Epitaphe : Benjamin LESUR / entrepreneur de serrurerie / décédé le 7 juin 1852 / âgé de 53 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Voclin (A38) ILLUSTRATION

    Concession acquise en février 1853, par Amable Jean-Baptiste Voclin, vicaire, domicilié à Amiens, 7 rue Voclin.

    Cette concession conserve sa une grille en fonte et fer forgé et contient une stèle architecturée en calcaire, dont la partie sommitale (fronton triangulaire à acrotères) ainsi que les colonnes sont déposées. Ce tombeau, signé par l'entrepreneur A. Sallé, a sans doute été réalisé vers 1852 (date de la première inhumation) ou vers 1853 (date d´acquisition de la concession) pour les parents de monsieur Jean-Baptiste Voclin, curé-doyen de Saint-Wulfran, chanoine honoraire de la basilique d´Amiens et archiprêtre de l´arrondissement d´Abbeville.

    Enclos funéraire Ducastel (A39)

    Concession acquise en janvier 1853 par Marie Clément Ducastel, prêtre, domicilié à Amiens, 11 rue Voclin.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fonte et fer forgé et contient les vestiges de deux monuments. Le plus ancien semble être la stèle à croix en fonte ouvragée et moulée (déposée et en mauvais état), probablement élevée vers 1845 (date de l´unique décès mentionné). Quant au second tombeau, une stèle en pierre de Tournai, il pourrait être plus récent (matériau utilisé) et avoir été réalisé vers 1853 (date d´acquisition de la concession et de deux des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Joron-Gargault (A42)

    Concession acquise en septembre 1855 par Pierre Nicolas Joron, domicilié à Amiens, 57 Grande rue de Beauvais.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par des poteaux en calcaire, reliés par une chaîne antérieure en fonte (déposée) et le sol est recouvert par un tapis végétal. La sépulture ne contient plus que la base d'une stèle en calcaire, conservant quelques dates de décès (1871 ; 1874 / 1907) postérieures à son érection, vers 1855 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Dubois-Carpentier (A43)

    Concession acquise en novembre 1853 par Marie Eugène Dubois, mineur et représenté par son tuteur M. De Cerisy, domicilié à Amiens.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle rectangulaire en calcaire (en mauvais état) qui a probablement été élevée vers 1853 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Douvry (A44)

    Concession acquise en août 1861, par Joseph Douvry, ébéniste, domicilié à Amiens, 18 rue du Quai. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Cavillon a réalisé des travaux en 1905 sur la concession Douvry-Voiturier.

    Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle cintrée en calcaire (voir illustration dans le dossier de synthèse), probablement élevée vers 1861 (date d´acquisition de la concession) ou 1862 (date de la première inhumation). Il s´agit ici de la sépulture d´une famille d´ébéniste et fabricant de billards.

    Epitaphe : Joseph François Désiré / DOUVRY / fabricant de billards / décédé à Amiens / le 17 août 1885 / dans sa 65e année.

    Tombeau (stèle funéraire) Boyeldieu (A46)

    Concession acquise en décembre 1855 par Clémence Boyeldieu, domiciliée à Amiens, rue des Cordeliers, Rosa Boyeldieu veuve Hacbert, domiciliée à Amiens, rue des Trois-Cailloux et par Eugénie Boyeldieu, domiciliée à Amiens, rue Saint-Jacques.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central (déposé) et s'appuie à droite sur la clôture de la concession voisine. Le sol est recouvert par un tapis végétal. La sépulture contient les vestiges d'une stèle en calcaire probablement élevée entre 1845 (date de la première inhumation) et 1855 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (croix funéraire) Dequet (A47)

    Concession acquise en septembre 1856 par François Dequet, Auguste Dequet et Joséphine Dequet, domiciliés à Amiens, 41 rue Verte. La première inhumation date de 1806 (?). Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'un monument funéraire - vraisemblablement une croix - a été réalisé en 1822.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée dans sa partie antérieure et postérieure par une grille en fer forgé à barreaux croisés et à portillon antérieur central (déposé) et matérialisée de chaque côté par des barres latérales en fonte. Elle s'appuie à droite sur la clôture de la concession voisine et le sol est recouvert par un tapis végétal. La sépulture ne semble plus contenir de monument funéraire. La croix funéraire élevée en 1822 (autorisations de construction) semble avoir disparu.

    Tombeau (stèle funéraire) Dufaÿ (A49)

    Concession acquise en août 1861 par Augustin Allo-Dufaÿ, cartonnier, domicilié à Amiens, rue des Verts-Aulnois, Florimond Dufaÿ, sculpteur, domicilié à Amiens, 38 rue Mondain et Eugène Dufaÿ, charcutier, domicilié à Amiens, 27 rue des Gantiers.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est plus délimitée ni dans sa partie antérieure, ni dans sa partie gauche. Elle est matérialisée à droite par des poteaux en calcaire, reliés par des barres latérales en fonte (déposées) et contient les vestiges d'une stèle en pierre de Tournai, sans doute réalisée vers 1861 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) et dont il ne subsiste que la base. La sépulture est envahie par la végétation.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Guérard-Sire (A50)

    Concession acquise en mars 1862 par Fulgence Octodor Guérard, domicilié à Amiens, 70 rue des Trois-Cailloux.

    Cette concession ne conserve plus sa clôture initiale (remaniement) et contient les vestiges d'une stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en calcaire, déposée et lourdement remaniée. Signé par l'entrepreneur H. Lamolet, le monument a sans doute été réalisé vers 1861 (date des deux premières inhumations) ou 1862 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Gouverneur-Bondon (A51)

    Concession acquise en juin 1856 par Prosper Bondon, domicilié à Amiens, rue des Trois-Cailloux et agrandie en décembre 1856 par Michel Etienne Gouverneur, domicilié à Amiens, rue des Trois-Cailloux.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central (déposé), fixée sur une bordure en calcaire. Le sol rehaussé est recouvert d'un tapis végétal. Elle contient les vestiges d'une stèle en calcaire, initialement agrémentée d'une table en marbre (ou pierre d'Ecaussine) cassée en de nombreux fragments et a sans doute été réalisé vers 1856 (date d´acquisition et d´agrandissement de la concession et de la première inhumation). L'édicule est aujourd'hui déposé en plusieurs éléments à l'arrière de la sépulture.

    Tombeau (stèle funéraire) Cornet-De Lignières De Saint-Amand (A57)

    Concession acquise en octobre 1856 par Judith Victoire Jacqueline De Lignières De Saint-Amand veuve Cornet, propriétaire, domiciliée à Amiens, 22 rue Saint-Denis.

    Cette concession conserve sa grille en fer forgé et contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à quatre acrotères en calcaire (en mauvais état), sans doute été réalisée vers 1856 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Le décor du fronton est gravé en creux très profond.

    Tombeau (stèle funéraire) Poupée (A58)

    Concession acquise en juin 1856 par Edmond Poupée, domicilié à Amiens, 22 rue de la Contrescarpe.

    Cette concession, de type couloir en bordure d'allée, est délimitée par une grille antérieure en fonte moulée et ouvragée, à portillon central et s'appuie de chaque côté sur les clôtures des concessions voisines (voir illustration dans le dossier de synthèse). La sépulture contient les vestiges d'une stèle en calcaire, sans doute réalisée vers 1855 (date de la première inhumation) ou 1856 (date d´acquisition de la concession), dont il ne subsiste que la base recouverte par la végétation.

    Tombeau (stèle funéraire) Lamon-Mercier (A60)

    Concession acquise en juin 1856 par Mélanie Marie Mercier veuve Lamon, domiciliée à Amiens, 5 Place Périgord.

    Cette concession ne conserve plus de clôture et contient une stèle cintrée en calcaire (voir illustration dans le dossier de synthèse), probablement élevée vers 1856 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Roux de Gandil (A63)

    Concession acquise en novembre 1856 par Louis Augustin François Roux de Gandil, domicilié à Amiens, 23 rue Saint-Leu.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé (en partie manquante) à portillon antérieur central (disparu), fixée sur une bordure en calcaire. Elle contient les vestiges d'une stèle en calcaire, peut-être élevée vers 1856 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation), dont il ne subsiste que la base recouverte par la végétation.

    Tombeau (stèle funéraire) Tellier-Saint-Orin (A66)

    Concession acquise en mai 1854, par Hippolyte Noël Thuillier, pépiniériste, domicilié à Amiens, 165 rue du Grand faubourg de Noyon.

    Cette concession, conservant partiellement sa clôture, contient une stèle cintrée en calcaire, probablement élevée vers 1854 (date d´acquisition de la concession et de la dernière inhumation).

    Epitaphe : D.O.M / Ici repose le corps de / Mr Jean-Baptiste / TELLIER / ancien fabricant / décédé le 14 mars 1839 / âgé de 65 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Brunel-Pollet (A68)

    Concession acquise en août 1849 par Guillain Brunel, domicilié à Amiens, 13 rue du Hocquet.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée dans sa partie antérieure par des poteaux en calcaire, reliés par une grille en fonte à barreaux croisés et à portillon central (déposé). Elle s'appuie de chaque côté sur la clôture des concessions voisines et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont il ne subsiste que la base recouverte par la végétation, probablement élevée vers 1849 (date d´acquisition de la concession et de deux inhumations). Deux buis sont plantés au centre de la sépulture (voir illustration dans le dossier de synthèse).

    Enclos funéraire Lendormy (A74)

    Concession acquise en avril 1841 par Louise Thérèse Joséphine et Pauline Lendormy, domiciliées à Amiens, 10 rue du Soleil. La première inhumation date de 1807 (?).

    Cette concession conserve très partiellement sa clôture et contient les vestiges de deux stèles en calcaire (en mauvais état), qui peuvent avoir été réalisées entre 1841 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) et 1848 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Alliou-Ségault (A76)

    Concession acquise en septembre 1864 par Paul Alliou, domicilié à Paris.

    Cette concession, en bordure d'allée et de type couloir, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central, fixée sur une bordure en calcaire et s'appuie à droite sur la clôture de la concession voisine. Le sol rehaussé est recouvert d'un tapis végétal. La sépulture contient les vestiges d'une stèle en calcaire, déposée en de nombreux fragments face contre terre et recouverte par la végétation, qui a probablement été élevée vers 1864 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Quignon-Dezadaleer (A77)

    Concession acquise en décembre 1865 par Pauline Dezadaleer veuve Quignon, domiciliée à Amiens, 82 rue des Francs-Mûriers.

    Cette concession, en bordure d'allée et de type couloir, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé (en mauvais état) à portillon antérieur central (disparu), fixée sur une bordure en calcaire. Le sol rehaussé est recouvert d'un tapis végétal. La sépulture contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont il ne subsiste que la base recouverte par la végétation, sans doute été élevée entre 1863 (date de la première inhumation) et 1865 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (sarcophage) Caron-Boulanger (A81)

    Concession acquise en décembre 1853 par Marie Jeanne Boulanger veuve Caron,et Désirée Caron, domiciliés à Amiens, 37 Place Saint-Denis.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage en granite gris poli, sans doute réalisé vers 1940 (date de la dernière inhumation).

    Enclos funéraire Delamorlière (A82)

    Concession acquise en août 1857 par Jean-Baptiste Alphonse Lecointe, au nom des héritiers Delamorlière, domicilié à Mailly-Rainneval (80).

    Cette concession conserve très partiellement sa clôture et contient les vestiges de deux tombeaux en calcaire, sans doute réalisés entre 1857 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) et 1859 (date de la dernière inhumation).

    Enclos funéraire Caron et Bretonne (A83)

    Concession acquise en mai 1850 par Catherine Bretonne, domiciliée à Amiens, 16 rue des Augustins et fut agrandie en juin 1858 par Hortense Caron, domiciliée à Amiens, 16 rue des Augustins.

    Cette concession, acquise en 1850 et agrandie en 1858, conserve partiellement sa clôture et contient les vestiges de trois tombeaux en calcaire. La colonne funéraire brisée, réalisée vers 1850 (date d'acquisition de la concession et de la première inhumation mentionnée), est sans doute le tombeau le plus ancien. La stèle cintrée peut avoir été élevée au cours du 3e quart du 19e siècle (analyse stylistique et période de plusieurs inhumations). Enfin, la petite stèle à croix est un tombeau individuel, probablement placé vers 1914 (date de l´unique décès mentionné).

    Tombeau (stèle funéraire) Bondois (A84)

    Concession acquise en février 1859 par Joseph Bernard Bondois, domicilié à Amiens, 4 Porte de Saint-Pierre.

    Cette concession, en bordure d'allée, ne semble plus être délimitée et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont il ne subsiste que la base et qui a probablement été élevée vers 1859 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Legrand-Picart (A85)

    Concession acquise en septembre 1859 par Eugène Edouard Legrand, domicilié à Amiens, 1 Cloître de l'Horloge.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central (disparu), fixée sur une bordure en calcaire et s'appuie à gauche sur la clôture de la concession voisine. La sépulture contient les vestiges d'une stèle en calcaire (déposée), sans doute été réalisée vers 1859 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Gilles-De Marsac (A95)

    Concession acquise en juin 1856 par Louis Félix Gilles-De Marsac, négociant, domicilié à Amiens, 78 rue Saint-Leu et agrandie en juillet 1863 par sa veuve Henriette Christine De Marsac, domiciliée à Amiens, 2 rue Saint-Maurice.

    Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central, fixée sur une bordure en calcaire, avec un soubassement en briques et béton (remaniement) rehaussé en fonction du terrain. Elle s'appuie à droite sur la clôture de la concession voisine et contient les vestiges d'une stèle en calcaire (en très mauvais état), probablement élevée entre 1856 (date d´acquisition de la concession) et 1863 (date d´agrandissement de la concession). La base porte la signature de l'entrepreneur H. Lamolet.

    Enclos funéraire Boyeldieu-Ladent - Delaine et Boyeldieu (A96 et 96bis)

    La concession 96 fut acquise en août 1866 par Emile Boyeldieu, domicilié à Amiens, 61 rue Saint-Leu. La concession 96 bis fut acquise en septembre 1866 par Flore Delaine, domiciliée à Amiens, rue de Gresset et Palmyre Boyeldieu, domiciliée à Amiens, rue Saint-Jacques, représentées par Etienne Boyeldieu, domicilié à Amiens, 31 rue des Clairons.

    Cette concession conserve une grille commune en fonte et fer forgé. La sépulture, à laquelle on accède par un petit escalier de cinq marches en calcaire, contient deux stèles trapézoïdales identiques en calcaire, probablement élevée vers 1866 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations mentionnée) pour celle de droite et entre 1866 et 1880 (date de la première inhumation de la concession n°96 bis) pour celle de gauche. Il s´agit ici d´un exemple de disposition symétrique de monuments fréquemment observée.

    Enclos funéraire Batifolier-Boyeldieu (A97)

    Concession acquise en août 1875 par Jules Batifolier, employé de commerce, domicilié à Amiens, 141 rue du Petit faubourg de Noyon et fut agrandie en janvier 1894 par Jules Batifolier, propriétaire, domicilié à Amiens, 115 rue Wulfran Warmé.

    Cette concession, à laquelle on accède par un petit escalier de cinq marches, a été acquise en 1875 puis agrandie en 1894. Elle conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient deux monuments. La petite colonne funéraire en marbre blanc (voir illustration dans le dossier de synthèse) a probablement été élevée vers 1886 (date de l´unique décès mentionné). Il s´agit d´un tombeau individuel pour une enfant décédée à l´âge de 3 mois et dont le décor sculpté (un bouton de rose fané) est caractéristique. La stèle néogothique à pinacles en pierre de Tournai a sans doute été réalisée entre 1875 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) et 1894 (date d´agrandissement de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Chaumont-Darras (A100)

    Concession acquise en juin 1850 par Victor Chaumont, domicilié à Amiens, 25 rue des Jardins, agrandie en juin 1858 puis en avril 1861 par l'acquéreur. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que des travaux ont été réalisés en 1818.

    Cette concession, en bordure d'allée et rehaussée en fonction du terrain, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central (déposé) et s'appuie à gauche sur la clôture de la concession voisine. La sépulture, à laquelle on accède par deux marches en calcaire, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, sans doute contemporaine de l´acquisition de la concession.

    Tombeau (croix funéraire) Vincent (A101)

    Concession acquise en mai 1843 par François Vincent, domicilié à Amiens, rue des Trois Cailloux et agrandie en juin 1857 par l'acquéreur, alors domicilié rue Saint-Louis.

    Cette concession rehaussée conserve partiellement sa grille en fonte ouvragée et contient une croix funéraire en fonte et fer forgé (déposée), probablement élevée entre 1841 (date de la première inhumation) et 1877 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau de la famille Quévreux (A102)

    Concession acquise en juin 1856, par Nicolas Benjamin Quévreux, domicilié à Amiens, 121 rue des Corroyers. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Gadré a réalisé des travaux d'agrandissement du caveau en 1916.

    Cette concession rehaussée (voir illustration dans le dossier de synthèse), conserve sa grille en fonte et fer forgé agrémentée de deux petits auvent-verrière à usage de porte-couronne mortuaires en état très correct, et contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, en partie déposée, qui a probablement été élevée vers 1898 (date de la première inhumation mentionnée) en remplacement du tombeau d´origine.

    Tombeau (stèle funéraire) Battu (A103)

    Concession acquise en novembre 1851, par Jean-Baptiste Battu, coiffeur, domicilié à Amiens, 5 Place Saint-Firmin. La première inhumation date de 1838.

    Cette concession rehaussée, conserve sa clôture en fonte et fer forgé peinte et contient une stèle en calcaire, dont la partie sommitale a disparu, qui a été réalisée entre 1838 (date de la première inhumation) et 1851 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Viot aîné (A104)

    Concession acquise en juin 1851, par Charles Joseph Viot, perruquier, domicilié à Amiens, 75 rue Saint-Jacques.

    Cette concession rehaussée conserve sa clôture en fonte et fer forgé et contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en calcaire, sans doute réalisée vers 1851 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Le monument est en grande partie englouti par le lierre.

    Tombeau (stèle funéraire) Protin (A107)

    Concession acquise en juillet 1860 par André François Jacques Protin, domicilié à Amiens, 22 boulevard du Vivier.

    Cette concession, en bordure d'allée et rehaussée en fonction du terrain, est délimitée par des poteaux en grès initialement reliés par des barres en fonte (en grande partie manquantes). La sépulture, à laquelle on accède par un petit escalier en calcaire et en grès (subsistant à l'état de vestiges), ne contient plus que la base d'une stèle en calcaire, vraisemblablement élevée entre 1856 et 1869, dates de la première et de la dernière inhumation.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Maisant-Leroy (A111)

    Concession acquise en juin 1868, par Alexandre François Maisant-Leroy, domicilié à Amiens, 45 rue Saint-Fuscien. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lamolet a posé le dallage en 1872.

    Cette concession rehaussée conserve sa clôture en pierre de Tournai et contient une stèle à entablement et fronton triangulaire également en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1868 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Par ailleurs, le dallage aurait été posé en 1872 par l´entrepreneur Lamolet (autorisations de construction). On signalera la présence d´un porte-couronne mortuaire de style néogothique en granite belge, ainsi qu'une jardinière à plantes rectangulaire en fonte déposés au pied du monument.

Références documentaires

Documents d'archives
  • BM Amiens. Série M ; 2 M 18/1. Autorisations de constructions de caveaux et de monuments (1807-1828).

Documents figurés
  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 2, [s.d.] (AC Amiens).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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