Logo ={0} - Retour à l'accueil

Plaine I

Dossier IA80006036 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Appellationsplaine I
Parties constituantes non étudiéesdépositoire
Dénominationsquartier
Aire d'étude et cantonGrand Amiénois
AdresseCommune : Amiens
Adresse : rue, Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : 1813 F 187 à 188bis ; 2003 IZ 37, 39

La plaine I se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Le registre communal indique que les concessions de la plaine I sont acquises entre 1831 et 1884, 4 ont été agrandies. Le plan de 1828 figure vingt emplacements prévus, dont quatre occupés (1, 2, 5, entre 12 et 13). On observe une importante surface boisée, au nord et au sud, sur la partie en pente.

Sur un plan postérieur, on observe la présence de concessions le long de l'allée principale. Les concessions sont essentiellement implantées sur le pourtour de la plaine. Seules deux concessions (I 41 et I 42) se trouvent en coeur de plaine.

Dans cette plaine, Stéphane Comte (1847) ne décrit que deux tombeaux (détruits), ceux de Cozette-Balédent (I 14) et de Girardin (I 27).

H. Calland (1858) y mentionne le dépositoire récemment construit sur les plans de l'architecte communal Vigreux.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Vigreux Louis Victor Amédée
Vigreux Louis Victor Amédée

Architecte communal établi à Amiens, au Château d'Eau, en 1862 (annuaire).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte communal attribution par travaux historiques

La plaine I, de forme triangulaire se situe au sud-ouest du vieux cimetière. Elle se caractérise par un terrain très pentu au sud, avec un important dénivelé donnant vers l'actuelle rue Saint-Maurice et un plateau au nord-nord-ouest.

Elle est desservie par une allée principale qui la sépare de la plaine H au nord et de la plaine K à l'ouest-sud-ouest. Une allée secondaire la délimite au sud mais aucune allée de desserte ne la traverse. Les concessions sont regroupées le long de l'allée principale, au nord et à l'ouest. Celles qui bordent l'allée au nord présentent un alignement régulier, contrairement à celles qui bordent l'allée à l'ouest.

Le dépositoire est construit dans la plaine I.

Sur les 59 concessions figurant sur le plan le plus récent, 41 sépultures subsistent et 18 ont été détruites.

Dans le cadre du recensement, qui portait sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 15 sépultures antérieures à 1950 ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Dans cet ensemble, on signalera la présence d'enclos funéraires (6/24), soit 25% des concessions subsistantes.

8 tombeaux sont signés ou attribués à des entrepreneurs : Ch. Paris (I5), Dutry (I1ter), Lesot (I 13bis, I 25), A. Sallé (I 16, I 140), Lequet-Lamarre (I 35), Georges Mercier (I 13).

Personnalités inhumées dans la plaine I : Louis Thuiller et Jean-Baptiste Maisant.

Monuments signalés dans le rapport de l'architecte communal en 1925 : I11.

Typologie :

Les monuments présentent principalement la forme de stèle funéraire, mais aussi de colonne funéraire (5), tombeau en forme de chapelle (1), tombeau en forme de niche (1), cippe (1).

Statut de la propriétépropriété publique
propriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1986/06/25
Précisions sur la protection

La plaine I en totalité.

Annexes

  • Plaine I. Concessions détruites et documentées

    I 2 : Concession acquise en novembre 1858 et agrandie en décembre 1858 par Charles Paul Herbet, domicilié à Amiens, 13 rue Pierre l'Hermite.

    I 4 : Concession acquise en mars 1843 par Charles François Heren et Marie Louise Florine Heurtaux, domiciliés à Saint-Sauflieu (80) et par Marie Henriette et Marie Anne Adélaïde Sophie Heren, domiciliées à Amiens, rue Haute des Tanneurs.

    I 7 : Concession acquise en novembre 1842 par Auguste Polart-Mongrenier, domicilié à Salouël (80).

    I 8 : Concession Hubert-Cailleaux acquise en septembre 1845 par Jean Louis Germain Boudinier et Eléonore Cailleaux, son épouse, domiciliés à Amiens, rue Saint-Fuscien et par Antoine Jules Scelles et Victoire Benaïde Cailleaux, domiciliés à Saint-Valery (80).

    I 9 : Concession acquise en août 1843 par Mme veuve Darras-Prieur, domiciliée à Amiens, 7 rue de Guyenne.

    I 12 : Concession acquise en septembre 1845 par Sophie Eugénie Ladame, domiciliée à Amiens, chaussée Saint-Pierre, par François Frédéric Ladame, domicilié à Versailles, par Eugénie Françoise Agathe Warmé, domiciliée au Havre et par Sabine Henriette Warmé, domiciliée à Amiens

    I 13 : Concession acquise en juillet 1848 par Bénoni Maisant, cultivateur, domicilié à Amiens, faubourg Saint-Maurice.

    I 14 : Concession acquise en janvier 1844 par madame Sophie Balédent veuve Cozette, brasseuse, domiciliée à Amiens, rue Saint-Leu (vestiges de poteaux et pierre de seuil en calcaire). (cf. annexe 2).

    I 15 : Concession acquise en août 1845 par Charles Dominique Picquet, professeur, domicilié à Amiens, 2 rue Bellevue.

    I 18 : Concession acquise en juillet 1849 par Geneviève Louise Massiette veuve Dugarin, domiciliée à Amiens, Petite rue des Clairons.

    I 20 : Concession acquise en décembre 1850 par Joseph François Richard Carpentier, commis, domicilié à Amiens, rue Desprez.

    I 22 : Concession acquise en avril 1853 par Aline Marie Thérèse Delcourt, propriétaire, domiciliée à Amiens, 15 rue Saint-Denis.

    I 31 : Concession acquise en août 1851 par Charles Paul Herbet-Blanchard, propriétaire, domicilié à Amiens, 13 rue Pierre-l'Hermite. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/9) indiquent que l'entrepreneur Lesot a effectué des réparations en 1905. Vestige de caveau.

    I 32 : Concession acquise en septembre 1852 par Amélie Dufour, domiciliée à Amiens, Impasse des Jeunes-Matins.

    I 33 : Concession Gaffet acquise en septembre 1854 par Joseph Gobillon, charcutier, domicilié à Amiens, rue de Noyon.

    I 34 : Concession acquise en mars 1844 par Elisabeth Lécailliez veuve Magnier, domiciliée à Amiens, Place du Marché aux Herbes et agrandie, en mai 1907, par Clémence Séraphine et Marie Florisse Clémence Magnier, domiciliées à Amiens, 59 rue Saint-Fuscien, Auguste Magnier Charles, domicilié à Paris et Albert Edouard Magnier, domicilié à Courbevoie (92). Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/10) indiquent que l'entrepreneur Lamolet-Tattegrain a réalisé en 1907 la clôture ainsi qu'une stèle à croix.

    I 41 : Concession acquise en avril 1844 par Madeleine Allon veuve Abar, domiciliée à Amiens, 29 rue Delambre.

    I 42 : Concession acquise en novembre 1843 par Charles Théodore Somont, domicilié à Amiens, 31 boulevard de l'Est.

  • Plaine I. Concessions détruites, décrites par Stéphane COMTE, en 1847

    « Nous rencontrons à la gauche, bordant le carré I, les premiers monuments de cette ligne ; ce sont ceux des familles HEREN et NOURRY [I4], de cette ville l´une et l´autre. Chacun de ces deux monuments se compose d´un cippe à chapiteau de la plus grande simplicité. Le terrain de la famille NOURRY est fort bien entretenu et témoigne de la fréquente présence de ses membres dans le lieu où reposent ceux dont la mort les a séparés. »

    Stéphane C[omte], p. 122.

    « En face, nous remarquons un monument [I14] auquel se rattache le souvenir d'un homme qui emporta les regrets de tous ceux qui l'ont connu. Il n'était point placé fort haut sur l'échelle sociale, mais il l'était dans l'estime de ses amis. Nous voulons parler de M. COZETTE-BALESDENT, Firmin-Unité, brasseur, décédé le 22 janvier 1844, à l'âge de 49 ans. On voit, par l'entretien soigné des plates-bandes et carrés distribués dans l'enclos affecté à cette sépulture, que la femme et les enfants du défunt viennent souvent lui consacrer quelques instants. Sa perte a été vivement sentie par ses nombreux amis, qui tous l'ont accompagné à sa dernière demeure. »

    Stéphane C[omte], 1847, p. 124.

    "En face de ce monument est la sépulture de M. GIRARDIN [I 27], ancien bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau d'Amiens, décédé le 14 juin 1842, à l'âge de 70 ans.

    Son monument se compose d'une petite colonne en pierre, surmontée d'une urne cinéraire. Une pierre horizontale recouvre la dépouille mortelle de Mme Florentine-Alexandrine-Ferdinande DE CHILIENGHIEN, épouse de M. le baron DE COENENS, décédé le 3 juillet 1831, à l'âge de 61 ans.

    Cette dame, d'origine belge, est la belle-mère de celui auprès duquel elle repose ; et M. GIRARDIN est le père de l'avocat actuel de ce nom auquel il a légué ses talents et sa réputation et qui est aujourd'hui l'une des célébrités de notre barreau."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 132.

  • Plaine I. Monuments repérés

    Tombeau de la famille Demailly (I5-6)

    Concession n°5 acquise en juin 1841 par Alexandre Victor Delarozière-Noury, domicilié à Amiens, 37 rue de Metz. La première inhumation date de 1820.

    Concession n°6 acquise en mai 1853 par Alexandre Demailly, juge, domicilié à Amiens, rue Pierre l'Ermite.

    Cette concession, rehaussée par rapport au niveau du terrain, est délimitée par une balustrade en pierre de Tournai. Elle contient une stèle à croix en granite belge, en grande partie recouverte par la végétation, qui a sans doute été réalisée vers 1853 (date d´acquisition de la concession n°6, de la première inhumation enregistrée dans cette même concession et date de l´une des inhumations enregistrée dans la concession n°5). On signalera la présence de chaque côté du tombeau, de deux porte-couronne mortuaires de style néogothique en pierre de Tournai, supportés par des colonnettes.

    Épitaphe : Marie Stanislas Alexandre DEMAILLY / Conseiller à la Cour d'Appel d'Amiens / décédé le 18 mai 1888 / à l'âge de 83 ans.

    Enclos funéraire Delimont (I10)

    Concession acquise en janvier 1847 par Marguerite Elisabeth Prieur veuve Delimont, née, domiciliée à Amiens, rue des Saintes-Maries et agrandie en février 1860, par l'acquéreuse et par Jean Marie François Gaspard Rétanie, professeur, domicilié à Amiens, 32 rue Voiture.

    Cette concession est partiellement délimitée par une grille en fer forgé et contient deux stèles néogothiques en granite belge, déposées, subsistant à l'état de vestiges. Elles ont probablement été élevées entre 1847 (date d´acquisition de la concession) et 1881 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau (colonne funéraire) du négociant Janvier (I11)

    Concession acquise en octobre 1847 par Marcelline Martin, domiciliée à Amiens, rue Royale. Le rapport de l'architecte de la Ville du 20 avril 1925 mentionnait cette sépulture comme étant "à conserver car présentant un intérêt d'Art".

    Cette concession, envahie par la végétation, contient un tombeau individuel, déposé. La colonne funéraire en marbre a été réalisée vers 1847, à la mémoire du négociant amiénois Janvier.

    Épitaphe : Ici repose le corps / de M. ... / JANVIER / ancien négociant, décédé / à Amiens le ... 1847 / A l'âge de 65 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Maisant-Tierce (I13bis)

    Concession acquise en juillet 1852 par Jean-Baptiste Maisant, maçon, domicilié à Amiens, Grande rue Saint-Maurice. La première inhumation date de 1841. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que des travaux ont été réalisés en 1905 par l´entrepreneur Lesot frères.

    Cette concession, qui n´est pas orientée vers l´allée principale, contient une stèle néogothique stylisée en pierre de Tournai (voir illustration dans le dossier de synthèse), signée par l´entrepreneur Lesot, sans doute été réalisée vers 1905 (date d´autorisations de construction et de l´une des inhumations) en remplacement du monument d´origine.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Rose-Joron (I19)

    Concession acquise en septembre 1849 par Vincent Nicolas Rose, domicilié à Amiens, 44 rue Saint-Honoré, par Pierre Dubois et Pélagie Rose et par Gabrielle Rose veuve Horlez, domiciliés à Amiens, route de Rouen.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient une stèle cintrée, dont le calcaire, très friable, s´effrite. Elle est déposée en plusieurs fragments et a sans doute été réalisée vers 1849 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Enclos funéraire Jérôme, Delarozière-Jérôme et Devismes-Delarozière (I23) ILLUSTRATION

    Concession acquise en octobre 1839 par Eugène Jérôme, pharmacien, domicilié à Amiens, place Saint-Firmin et agrandie en mars 1850, par l'acquéreur, par M. Devismes-Jérôme, courtier, domicilié à Amiens, rue de l'Aventure et par Edouard Delarozière, soldat, domicilié à Paris.

    Cette concession, délimitée par une grille antérieure en fonte et par des poteaux latéraux en calcaire en partie déposés, contient deux monuments. Le plus ancien est la stèle cintrée en calcaire, probablement le monument d´origine subsistant à l´état de vestiges à l´arrière de la concession, qui a été réalisée entre 1839 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) et 1850 (date d´agrandissement de la concession et de l´une des inhumations). La colonne funéraire en marbre et pierre de Tournai, a été élevée vers 1871 (date de la première inhumation mentionnée) à la mémoire du courtier de commerce Eugène Devismes.

    Épitaphe (colonne funéraire) : Ci-gît / le corps de Mr Eugène / DEVISMES / ancien courtier / de commerce à Amiens / décédé à Cormeilles / le 9 mai 1871 / dans sa 58ème année.

    Tombeau (stèle funéraire) Quévreux (I26)

    Concession acquise en novembre 1848 par Eugénie Quévreux-Dusevel, domiciliée à Amiens, rue des Orfèvres et par Justine Quévreux, domiciliée à Amiens, rue Béranger.

    Cette concession, qui conserve une grille en fonte moulée, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, déposée en de nombreux fragments, dont seule la base subsiste en élévation. Ce tombeau a été élevé entre 1845 (date de la première inhumation) et 1848 (date d´acquisition de la concession) ou 1849 (date de l´une des inhumations).

    Tombeau (colonne funéraire) Girardin (I27)

    Concession acquise en juillet 1831 par Antoine Joseph Girardin, avocat, domicilié à Amiens, rue Saint-Denis. La sépulture Girardin est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'une "petite colonne en pierre, surmontée d'une urne cinéraire" ainsi que celle d'une "pierre horizontale" (cf. annexe 2).

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, ne contient aujourd'hui qu´un gros socle cubique en pierre de Tournai, sans doute celui de la « petite colonne en pierre, surmontée d'une urne cinéraire » décrite par S. Comte en 1847 (cf. annexe 2), élevée vers 1842 à la mémoire de monsieur Girardin. En revanche, il ne reste plus aucune trace de la « pierre horizontale » signalée par S. Comte.

    Tombeau (stèle funéraire) Fauchon (I37)

    Concession acquise en janvier 1832 par Daniel Furcy Robert Dournel, notaire, fondé de pouvoir de la famille Fauchon.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient une dalle funéraire totalement recouverte par la végétation. Elle semble identique à celles de la concession voisine (I 36) et peut avoir été réalisée vers 1832 (date d´acquisition de la concession et de l´unique inhumation enregistrée).

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 8, [s.d.] (AC Amiens).

Bibliographie
  • CALLAND, H. Guide de l'étranger à Amiens. Description de ses monuments anciens et modernes suivie d'une biographie des hommes remarquables qui sont nés dans cette ville, augmenté par A. Dubois. Amiens : typographie Lambert-Caron.

    1858, p. 61.
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.