Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
- inventaire topographique, Pays d'art et d'histoire Ponthieu-baie de Somme
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Lefébure ThierryLefébure ThierryCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Photographe au Service régional de l'Inventaire des Hauts-de-France (2023).
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
- (c) Baie de Somme - Trois Vallées
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération de la Baie de Somme - Abbeville
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Commune
Épagne-Épagnette
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Dénominationsvillage
Histoire des villages d’Épagne et d’Épagnette
Sites et découvertes archéologiques
Les différentes découvertes, faites depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’aux années 2000, témoignent d’une occupation du territoire d’Épagne-Épagnette pendant l’Antiquité gallo-romaine, dès le Ier siècle et qui se poursuit à la période mérovingienne.
De premières fouilles archéologiques sont menées à Épagnette en 1770. Un couteau en bronze, une céramique ainsi qu’une œnochoé en bronze remplie de monnaies datées du règne d'Hadrien (117-138) ont été retrouvés sous 2 m de tourbe, dans les marais du village. L’œnochoé est désormais conservée au musée du Louvre (Ben Redjeb, 2012).
En 1816, de nouveau dans les marais d'Épagnette, sont mis au jour des substructions, des céramiques et un vase rempli de monnaies d’argent.
Dans la seconde moitié du XXe siècle, l'archéologue Roger Agache réalise plusieurs prospections aériennes à la recherche d’éventuels enclos ou substructions sur le territoire communal. En 1964, il repère un enclos circulaire et un enclos funéraire carré, deux fermes indigènes, des fosses comblées et un grand enclos agricole, au lieu-dit "La Vallée". Quatre ans après, il découvre deux enclos circulaires s’inscrivant entre deux fossés rectilignes et des fosses, à la lisière ouest du "Grand bois", en fond de vallée. Les traces d’enclos, de fosses ou de substructions repérées se situent sur ces zones : Pierre Seusse, Grand bois, La Vallée, Les Côtes, Terre des Dames. Ces lieux-dits sont en majorité sur le coteau, seule la Terre des Dames se trouve sur le plateau, à proximité de Vauchelles-les-Quesnoy.
Des prospections menées par J. Guéquière en 2002 et 2003 ont mis au jour un site gallo-romain à Épagnette, localisé sur la terrasse alluviale, dont il reste les fondations de pierre calcaire pillée et de rognons de silex, des tuiles, des grès, du marbre, du torchis et 524 tessons datant des Ier au IVe siècles. Il a également découvert un second site gallo-romain au lieu-dit Les Aires, proche de la Somme. Quelques tessons mérovingiens, en bronze et en fer sont également révélés dans cette zone.
Enfin, une épave est identifiée en 2002 dans la Somme sur le territoire d’Épagnette, à environ 350 m en aval du Pont. Elle est découverte par Christophe Cloquier dans le cadre de sa thèse sur les aménagements de la Somme au Moyen Âge et à l’époque moderne. Des fouilles subaquatiques de l’épave sont menées de 2015 à 2018 par Éric Rieth, chercheur au CNRS. L’étude dendrochronologique a daté l’embarcation à clin de 1746. Le bateau transportait des tuiles plates à crochets, des tuiles faîtières, des tuiles d’angle, et des briquettes de tourbes. La mise au jour de cette embarcation permet d'en apprendre plus sur l’utilisation de la rivière Somme dans le transport de matériaux de construction vers le XVIIIe siècle.
Les origines d’Épagne et d’Épagnette
La première mention d’Épagne remonte à 855, sous le nom de Spania. Le village est mentionné avec de nombreuses autres variantes de nom, Hispania en 1178, puis Espaigne, Espagne, et enfin Épagne en 1646 (Garnier, 1867-1878). Épagnette serait un dérivé d’Épagne. Le village est mentionné pour la première fois en 1121 sous le nom de Hyspaneta. L’origine de ces deux noms pourrait être Spina, qui veut dire épine, et avoir un lien avec la végétation épineuse du territoire (Mallet, 1904).
La seigneurie des deux villages et leur réunification
Épagne et Épagnette sont à l'origine deux territoires séparés. Les villages sont rassemblés en une seule commune dans les années 1820.
Épagne est divisé en trois seigneuries, la première dépend de l’abbaye, la seconde est une châtellenie appartenant au roi, et la troisième, le fief d'Épagne, dépendait de la châtellenie. La seigneurie de l’Abbaye consistait "en deux maisons et un jardin, l’enclos de 10 journaux où était bâtie l’abbaye, 240 journaux de terre, 27 de prés, droits de pêche et censives"(de Belleval, 1870). Le fief d’Épagne consistait en "trois maisons, un moulin à eau, 187 journaux de terres labourables, 27 de prés, un droit de pêche et des censives" (de Belleval, 1870). Ce fief donnait à ses possesseurs le titre de seigneur d’Épagne, il avait pour chef-lieu le château du même nom : les premiers seigneurs du lieu cités par de Belleval sont la famille d’Épagne, en 1264. Le fief devient ensuite la propriété de Mathieu de Belloy, qui possède un château sur ces terres en 1312. La seigneurie passe ensuite aux familles de Dargnies, Roussel puis de Monthomer. Cette dernière vend la seigneurie en 1583 à Claude Rohault, maire et bourgeois d’Abbeville. Charles Rohault revend le fief en 1607 à Philippe-Paschal de Lavernot. En 1678, Louis-Paschal de Lavernot étant couvert de dettes, la seigneurie est récupérée par les créanciers et vendue à Jean Duval et Marguerite de la Croix-Beaufort. Jean de Lamiré, chevalier, mousquetaire du roi, et maire d’Abbeville, acquiert le fief en 1683. Il fait vraisemblablement construire, ou reconstruire, le château actuel. Il est ensuite vendu à Pierre-Alexandre-Joseph Dorlé de la Vaulte. En 1764, le fief change de famille par le mariage entre Jeanne-Françoise Dorlé de la Vaulte et Jean-Pierre Le Febvre de Wadicourt. À la suite de plusieurs legs, la propriétaire du château (IA80011003) au milieu du XIXe siècle est Mathilde Wignier de Beaupré, qui épouse en 1858 Alfred Le Sergeant de Monnecove. Ce dernier réalise d’importants travaux de transformation sur l'édifice vers 1880. Aujourd’hui, le domaine appartient à la famille de Chanterac (Seydoux, 2003).
La seigneurie d’Épagnette est également divisée en deux parties. La première appartenait au chapitre de Saint-Wulfran d’Abbeville, qui y possédait un droit de patronage, un dîmage et des censives. La seconde était tenue par la famille Manessier en 1528, puis Gaillard à partir de 1680. Au début du XVIIIe siècle, le chapitre de Saint-Wulfran donne sa partie de seigneurie à Philippe Gaillard, qui est alors le seul seigneur d’Épagnette et le restera jusqu'en 1789 (de Belleval, 1870).
Il existait également sur le territoire d'Épagnette le fief de Préville, initialement appelé La Vassourie. Il relevait du roi et consistait en "5 maisons, 104 journaux de terre, 2 de prés, un droit d'herbage sur la commune, 5 livres de censives" (de Bellaval, 1870). Le premier seigneur du lieu est Pierre Lenganeur, huissier d’armes du roi et lieutenant du capitaine d’Abbeville. Le fief passe ensuite à la famille Le Ver en 1410, par le mariage d’Agnès Lenganeur et de Thomas le Ver. En 1493, la famille de Lisques (ou Licques) récupère les terres, Marie le Ver étant mariée à Thierry de Lisques. En 1595, le domaine est vendu à Lancelot Manessier, conseiller du roi et mayeur d’Abbeville entre 1614 et 1615. Il fait vraisemblablement construire un château, dont il ne reste aujourd'hui que le pigeonnier daté de 1601 (IA80011095). La famille Manessier conserve le fief jusqu’en 1721. À cette date, il devient la propriété de Claude-Charles, comte de Boubers-Abbeville, marié à Marie-Madeleine Manessier de Préville. En 1763, le domaine est acheté par Adrien Ricouard pour la somme de 7000 livres. Il fait bâtir une nouvelle demeure. C'est son neveu Gabriel Michault qui hérite du domaine. Le château est ensuite légué aux enfants de sa nièce Catherine Adrienne Ducrocq de Bancre, mariée à Jean-Marie de Cossette. La famille de Cossette en est toujours propriétaire aujourd'hui.
Conflits et destructions
Épagne-Épagnette n'a pas échappé aux destructions engendrées par la guerre de Cent Ans. Mallet écrit dans son ouvrage dédié à l'histoire d'Épagne que le village "eut à souffrir des guerres qui désolèrent le pays, notamment au XVe siècle. Une déclaration temporale établit que les Abbevillois y ont détruit des maisons appartenant à l’abbaye, lors d’une invasion du pays par les Anglais" (Mallet, 1904, p.163). L’église d’Épagnette (IA80011007) a vraisemblablement été reconstruite au XVe siècle, le village voisin a donc également subi des dommages lors de ce conflit.
La Seconde Guerre mondiale a marqué la commune par des destructions survenues tant lors de la bataille de 1940 que lors des bombardements de 1944. Huit immeubles sont complètement détruits, dont trois habitations et cinq bâtiments agricoles (AD Somme ; 26 W 838). Les bâtiments communaux - notamment les écoles et les églises - subissent également quelques dégâts. L’architecte désigné pour constituer les dossiers de dommages de guerre est J. Sanson, architecte à Abbeville. Trois maisons reconstruites (IA80011101) se situent sur la route de Paris, à l’est du château d’Épagne.
Un monument aux morts de la Première et de la Seconde Guerre mondiale se dresse à l’angle de la route de Paris et de la ruelle Seigneur. C’est un obélisque en pierre réalisé par le marbrier Dulermez à Abbeville. Au marais d’Épagnette, une stèle a été inaugurée en 2024 en l’honneur des membres de l’équipage tués dans le crash d’un bombardier le 22 juin 1944, abattu par un tir de Flak (canon mitrailleur) dans les marais.
Activités de la commune
L’agriculture
Les activités de la commune étaient essentiellement agricoles au XIXe siècle. En 1836, une grande majorité d’habitants sont journaliers. La dizaine de cultivateurs mentionnés à cette date devait les employer pour les travaux agricoles (AD Somme ; 6 M 268). Les cultures du lin et du chanvre ont une place importante sur les terres d’Épagne-Épagnette. En 1872, il y avait des fileurs de lin dans la commune. En 1881, plusieurs habitants sont des écangueurs : leur métier est de débarrasser la filasse du lin ou du chanvre des fragments de tige. Il semble y avoir des cultivateurs aisés dans le village : en 1872, Fortuné Riquier possède un valet de charrue et un domestique (AD Somme ; 6 M 268).
L’utilisation des marais
L’activité à Épagne-Épagnette est aussi en lien avec les marais présents au sud de son territoire. Notamment avec l’extraction de la tourbe, exploitée dans la vallée de la Somme dans des communes proches, comme Mareuil-Caubert (IA80011068) sur la rive gauche. Le tourbage se concentre principalement sur Épagnette. Vers 1781, les habitants de ce village demandent l’autorisation de tourber dans leur marais pour la construction "d’un clocher et d’un magister" (AD Somme ; 1 C 10). En 1786, un tourbier d’Épagnette se plaint "que certains particuliers veulent les empêcher de passer dans les entailles avec des bateaux pour extraire leurs tourbes" (AD Somme ; 1 C 905). Dans la première moitié du XIXe siècle, un pont et une barrière entre les marais et les tourbières communales d'Épagnette sont reconstruits en urgence "pour continuer les travaux d’extraction commencés", et éviter que les animaux en pâture ne s'approchent des tourbières (AD Somme ; 99 O 1506). Cependant, cette activité ne semble être que secondaire dans la commune, aucun tourbier n'étant mentionné dans les recensements de population d’Épagne-Épagnette (AD Somme ; 6 M 268).
Également, les marais ont servi, et servent encore aujourd’hui, de pâturage. Enfin, les étangs qui s’y trouvent ont une utilité de villégiature, des huttes de chasse ont été construites à leur bord pour la chasse au gibier d’eau. L'historien Mallet mentionne déjà cette pratique en 1904 : "quelques chasseurs font des huttes dans le marais communal. Chacun d’eux paie à la commune une redevance annuelle, qui est de 5 francs pour les habitants du village et de 8 francs pour les étrangers" (Mallet, 1904).
La ligne de chemin de fer Amiens - Boulogne
L'arrivée de la ligne de chemin de fer en 1848 qui relie Amiens à Boulogne n'a pas d'impact sur l'activité de la commune, car aucun arrêt n'est aménagé. La ligne est construite au sud du territoire, traversant les marais. La présence d'un garde-barrière à Épagne-Épagnette en 1881 témoigne cependant de cette activité ferroviaire (AD Somme ; 6 M 268). En 1892, les communes d'Épagne, Eaucourt-sur-Somme, Bray-lès-Mareuil, Bailleul, Erondelle et Mareuil - qui regroupent environ 5000 habitants -, font la demande auprès de la Compagnie du Nord de créer un point d'arrêt sur la route entre Épagne et Bray-lès-Mareuil. Cette demande n'aboutira pas, car aucun des deux partis ne souhaitait prendre en charge le financement de cette installation (AD Somme ; 99 S 268/1).
Autres activités
Une première fonderie est construite par Jean Eugène de Cossette, propriétaire du château d'Épagnette, au milieu du XIXe siècle. Cette dernière fabrique des cloches d'église. Le fils de Jean-Eugène, Raoul de Cossette, cesse l'activité en 1870. Mais une autre fonderie est construite à l'entrée du village en 1869 par Jacques Destalminil (AD Somme ; 3 P 268/6). Elle semble avoir prospéré car il y avait un fondeur en 1872, puis une dizaine d'ouvriers neuf ans plus tard (AD Somme ; 6 M 268). L'activité de la fonderie cesse en 1888 (AD Somme ; 3 P 268/8).
Au cours du XIXe siècle, et plus particulièrement au début du XXe siècle, les activités se diversifient dans la commune. En 1906, il y a plusieurs ouvriers d’usine qui habitent le village : il n'y a pas d’industrie à Épagne-Épagnette, ces derniers se rendent donc dans les usines d’Abbeville ou de Pont-Remy.
La présence d’épiciers, de cabaretiers, de cafetiers ou encore de débitants témoigne des anciens commerces qui se trouvaient dans la commune depuis 1836.
Histoire du bâti
Développement et structuration du village
D’après les découvertes archéologiques faites à Épagne-Épagnette, le territoire communal est habité dès le Ier siècle de notre ère. Les premiers habitants s'installent sur le coteau.
L’emplacement des églises indique que la population abandonne le coteau pour se rapprocher de la Somme et de ses marais (les deux édifices sont construits à une distance entre 100 et 150 m du fleuve). L’abbaye, fondée en 1178, est un peu plus éloignée du cours d’eau, construite légèrement en surplomb de la rivière (environ 280 m de la Somme). Enfin, les châteaux profitent pleinement de la présence de la rivière, qui délimite leur parc.
Le bâti va donc naturellement s’implanter à proximité de ces différents édifices, entre le coteau et le fleuve et ses marais. Il profite d’une zone peu vallonnée, proche du lit de la Somme. Les bâtiments se construisent à proximité de l’eau, tout en conservant une distance pour éviter les inondations. C’est ce que montre le premier plan connu du village daté de 1820, appelé cadastre napoléonien. Il est dressé avant l'unification des deux villages. Un nouveau tableau d’assemblage est donc redessiné après l’unification.
Sur le cadastre napoléonien, Épagne est un village-rue. Le bâti se concentre sur la rue principale qui traverse le village, alors appelée route d’Abbeville à Paris. Il n’existe encore aucune construction sur le coteau. Huit maisons ou fermes sont construites le long de la rue secondaire qui descend vers la Somme, appelée rue d'En-Bas. Au sud-est, en direction d’Eaucourt-sur-Somme, les dernières constructions se situent au niveau du parc de l’ancienne abbaye.
Comme à Épagne, aucune maison n’est construite sur le coteau à Épagnette. Ce second village est traversé par la chaussée de Calais à Paris, mais seules trois maisons sont construites au nord de cette route. Plus généralement, peu de bâtiments sont implantés le long de la rue principale en 1820. Le château d’Épagnette sépare le village en deux parties : 10 parcelles sont construites à droite de son parc, et 19 à gauche, dont l’église Saint-Michel. Une seule maison est construite sur la rive gauche de la Somme.
À Épagne comme à Épagnette, le village est connecté à la Somme. Sur le cadastre napoléonien, de nombreuses maisons possèdent un terrain qui descend jusqu’au fleuve. Ces parcelles en lien avec l’eau sont des jardins, des prés ou encore des vergers. Également, le plan parcellaire rend visible les petits cours d’eau qui semblent avoir été aménagés dans le village, et qui partent de la Somme. Ces derniers permettaient-ils de faciliter l’irrigation des terrains, ou apportaient-ils aux habitants un accès plus direct à l’eau ?
Le chemin de halage est également représenté sur ce plan. Il change de rive à Épagnette, passant de la rive gauche à la rive droite.
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle et plus encore au cours du XXe siècle, le village s’étend progressivement sur le coteau. À Épagne, le nouveau cimetière (IA80011100) est aménagé sur les hauteurs du village, à distance des habitations. Dans les années 1880, la grande ferme Blanche (IA80011099), liée au château d’Épagne, est construite sur le coteau, aux abords du petit bois. Quelques nouvelles maisons sont ensuite ajoutées sur la rue secondaire du Tour-du-Bois et la Ruelle du Seigneur au cours du XXe siècle. À Épagnette, le cimetière s'implante aussi sur le coteau au début du XXe siècle. Le village s'étend vraiment sur ses hauteurs à partir des années 1980, par la construction d’un important lotissement d’environ 64 maisons.
Les ponts
La construction de ponts va participer à la structuration du village. Un pont existait à Épagne au début du XIXe siècle, représenté sur le plan cadastral de 1820. Ce dernier est reconstruit une première fois en 1830, sur les instructions de l'ingénieur des ponts et chaussées Ernest Fouache. Les travaux sont financés par la vente de quelques marais. Ce second pont, construit en bois, est représenté sur une aquarelle d'Oswald Macqueron dans les années 1870 (ill.). Il est détruit en 1878 par le choc avec un bateau : "Le conseil municipal de la Commune d’Épagne expose que le pont sur la Somme, établissant la communication entre le village et les prés où se fait le rouissage du chanvre dont le travail est la principale industrie du pays, vient d’être détruit et que par suite, les communications se trouvent interrompues précisément au moment où elles deviennent plus nécessaires soit pour conduire les bestiaux aux marais, soit pour les travaux terrains situés sur la rive gauche du canal de la Somme" (AD Somme ; 99 O 1505). Un bac est mis en place en attendant la construction d’un nouveau passage pour relier les deux rives. Le nouveau pont est constitué d'une structure en métal reposant sur des piliers de brique. Il est peint par Macqueron en 1887 et représenté sur une carte postale du début du XXe siècle.
À Épagnette, le premier pont sur la Somme n'est construit qu’en 1856. Il est financé par un tourbage extraordinaire (AD Somme ; 99 O 1506). C'est un pont en bois, représenté sur une aquarelle de Macqueron en 1887 et sur une carte postale ancienne. Les ponts d'Épagne-Épagnette sont tous deux détruits lors des conflits de la Seconde Guerre mondiale, et reconstruits entre 1946 et 1952 (remonterletemps.ign.fr). Ils présentent donc, comme de nombreux autres ponts qui traversent la Somme, une structure en arc et un tablier en béton.
Le petit patrimoine
Un premier calvaire est implanté à Épagnette, le long de la route de Paris. Il se situe à proximité du cimetière, en face de la rue du Pont. Un second calvaire est érigé en 1855 à Épagne, sur la petite place qui précède l’entrée de l’ancienne abbaye. Enfin, une statue de Vierge à l’Enfant est située sur la rive droite de la Somme, au niveau du pont d’Épagne. Elle est érigée en 1878 par les enfants de Charles-Adrien de Beaupré, ancien maire du village et propriétaire du château, qui aurait fait la demande dans son testament que soit érigée sur le chemin de Bray une statue d’une Vierge protectrice (Guerville, 2003).
Formes parcellaires et implantation du bâti
En 1828, il y avait 89 maisons construites à Épagne-Épagnette (AD Somme ; 3 P 268/6). Ce nombre augmente tout au long du XIXe siècle : 99 maisons en 1836, 125 en 1851, 138 en 1872, et jusqu’à 147 habitations en 1881 (AD Somme ; 6 M 268). Ces nouvelles constructions s’expliquent dans un premier temps par l’augmentation de la population, mais à partir de 1866, la population stagne, voire diminue, et de nouvelles maisons semblent tout de même être bâties. C’est à partir des années 1880-1890 que le nombre d’habitants se met réellement à diminuer, passant de 551 personnes en 1881, à 410 en 1906, puis 341 en 1936 - son niveau le plus bas depuis le début du XIXe siècle. Le développement du bâti n'est donc que partiellement corrélé à l’évolution de la population d’Épagne-Épagnette, ce qui s'explique sans doute par la construction de demeures secondaires le long de la rue principale de la commune (route de Paris).
Le cadastre napoléonien permet de mieux comprendre la typologie de bâti construit à Épagne-Épagnette en 1820. À Épagne tout d’abord, une succession de petites parcelles accueillent de petites maisons. Pour une majorité d'entre elles, elles sont construites en retrait de la rue, précédées d’une petite cour. D’autres sont construites sur le front de rue et ces dernières sont souvent accompagnées d’une grange bâtie dans la cour. Les bâtiments, construits sur des parcelles étroites, en lanières, suivies souvent d’un jardin, sont vraisemblablement de petites maisons à pans de bois, similaires à la maison sise au 59 route de Paris (IA80011102), déjà construite sur le plan de 1820. Elles correspondent probablement aux maisons des journaliers (travailleurs agricoles rémunérés à la journée), nombreux sur le territoire communal dans la première moitié du XIXe siècle (AD Somme ; 6 M 268). Ces constructions, majoritaires en 1820, ont presque entièrement disparu aujourd’hui. Quelques moyennes et grandes fermes se distinguent de ces petites parcelles. Celle du château et de l’ancienne abbaye tout d’abord, mais aussi d’autres, construites le long de la rue principale, lesquelles appartiennent peut-être aux cultivateurs qui embauchent les journaliers.
À Épagnette, les formes parcellaires et l’implantation du bâti sont plus variées qu’à Épagne. Six grandes fermes sont construites dans le village, dont une à l’est de l’église. Le chœur de l’édifice religieux est d'ailleurs bâti dans la cour de cette dernière. Les bâtiments de ces grandes fermes sont édifiés autour d’une cour centrale, souvent fermée sur la rue. Comme à Épagne, de nombreuses petites maisons sont implantées dans le village, souvent accompagnées d’une seconde construction, plus petite, qui peut avoir une fonction de remise. Par leur proportion, le château et sa ferme se distinguent des autres constructions d'Épagnette.
Sur la route de Paris, le bâti a beaucoup évolué au cours du XIXe siècle. Le pan de bois recouvert de torchis disparait au profit de la brique, et les petites parcelles s’agrandissent pour laisser place à des maisons plus larges, qui possèdent souvent un étage. Ces maisons à étage sont au nombre de 17 dans la commune, certaines ont leur façade principale sur la rue (IA80011104), d’autres uniquement leurs murs-pignons, ou encore certaines sont construites au milieu de leurs parcelles, entourées d’un jardin (IA80011105). Elles sont bâties souvent en brique, avec quelques éléments en pierre calcaire. Ces grandes demeures témoignent de l’arrivée d’une nouvelle richesse dans la commune, peut-être favorisée par sa proximité avec Abbeville. Les demeures bourgeoises sont construites le long de la route de Paris, une voie centrale qui relie Abbeville à la capitale, et qui, de ce fait, est très empruntée.
Dans les rues secondaires d’Épagnette, la brique est moins présente, sans doute parce que le village a subi moins de transformation au cours du XIXe siècle : les maisons construites en pans de bois et torchis n'ont pas été reconstruites en brique et, pour la plupart, elles n'existent plus, hormis un exemple rue de l’Abreuvoir.
À Épagne-Épagnette en 2021, sur 236 résidences principales, il restait 39 maisons construites avant 1919, 22 entre 1919 et 1945, 33 entre 1946 et 1970 (dont trois ont été reconstruites suite à la Seconde Guerre mondiale). Plus de la moitié du bâti date d’après 1970. Cela s’explique par la construction d’un grand lotissement à l’est d’Épagnette, mais également par l’implantation d’un certain nombre de maisons qui viennent s’insérer sur la rue, entre le bâti ancien. Il reste de très intéressants exemples de bâti traditionnel picard, allant de la petite maison d’un journalier déjà construite au début du XIXe siècle, à la demeure bourgeoise construite avec sa ferme, ainsi que les châteaux qui structurent le paysage le long de la vallée de la Somme.
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Période(s)
- Principale : Gallo-romain
- Principale : Moyen Age
- Principale : Temps modernes
- Principale : Epoque contemporaine
Territoire de la commune
La commune d’Épagne-Épagnette fait partie du canton d’Abbeville 2. Elle se compose des anciens villages d’Épagne à l’est et d’Épagnette à l’ouest. Son territoire est limitrophe des communes d’Abbeville et Vauchelles-les-Quesnoy au nord, Mareuil-Caubert à l’ouest, Eaucourt-sur-Somme au sud et Bellancourt à l’est. Il s’étend sur une superficie de 6,56 km2. La commune comptabilise 520 habitants en 2021 pour 259 logements dont 236 sont des résidences principales (source INSEE). L’autoroute A16 passe sur le plateau au nord du territoire. Au sud, la ligne de chemin de fer reliant Paris à Calais traverse les marais. Enfin, le chemin de halage qui longe la Somme permet de se déplacer à vélo ou à pied.
Environnement naturel et paysager
Épagne-Épagnette se situe dans le secteur paysager de la vallée de la Somme. En 2018, le territoire se compose d’environ 45,2 % de terres arables, 19 % de zones humides et 15 % de forêt. La Somme canalisée traverse le village dans sa partie sud. Le bâti se situe au nord du fleuve.
De l’autre côté de la rive se trouvent les marais d’Épagne-Épagnette. Ces derniers, qui s’étendent sur plus de 100 ha, se composent de prairies humides, de bas marais, de saules et aulnes, de roselières et d’herbes hautes. Cette diversité de milieux abrite une faune et une flore exceptionnelles, parfois menacées. Le pâturage est encore pratiqué dans la zone humide pour éviter qu’elle ne se transforme en zone boisée. Des huttes sont aménagées autour des points d’eau pour la pratique de la chasse au gibier d’eau. Le site, propriété des communes de Mareuil-Caubert et d’Épagne-Épagnette, est géré par le Conservatoire des espaces naturels. Le patrimoine naturel d’Épagne-Épagnette, et plus particulièrement ses marais, est protégé par différents dispositifs : site Ramsar, zone Natura 2000 et ZNIEFF de type I.
Au nord de la vallée de la Somme s’élève le coteau marquant le début du plateau du Ponthieu. Bien que son dénivelé atteigne près de 80 m, il forme une pente relativement douce. Des affleurements calcaires visibles sur ce coteau révèlent la nature géologique du plateau.
Un vallon, nommé Val Adin, s’enfonce vers la vallée, séparant les anciens villages d’Épagne et d’Épagnette. Ses flancs sont bordés par deux bois, le Grand Bois et le Petit Bois, qui s’étendent sur le coteau. Des haies "en rideau", implantées parallèlement à la pente, forment un élément paysager caractéristique du coteau et du vallon.
Le plateau du Ponthieu, qui débute au nord du territoire communal, est occupé par de vastes cultures céréalières, principalement le blé. Cependant, son sol limoneux fertile permet également une grande diversité de productions, telles que le lin, la pomme de terre, la betterave, le colza et les céréales. Cet ensemble de cultures façonne un paysage ouvert, typique des plaines céréalières. L’horizon dégagé est ponctué de quelques éléments verticaux isolés, notamment deux éoliennes implantées sur le territoire communal.
Implantation du bâti
Épagne-Épagnette est traversé par la route de Paris, qui relie Abbeville à Pont-Remy. Les deux anciens villages sont séparés par une zone non construite d'environ 500 m.
La commune est structurée par deux châteaux (IA80011003 et IA80011095) et la demeure construite à l’emplacement de l’ancienne abbaye (IA80011096). Ils sont chacun entourés d’un grand parc paysager qui donnent directement sur la Somme canalisée.
Épagne est un village rue : le bâti est principalement construit le long de la route principale, appelée route de Paris. Les édifices d’avant 1945 ont été bâtis accolés les uns aux autres, en alignement de la rue, à l’exception de quelques grandes demeures bourgeoises. Les maisons bâties après cette date sont entourées de leur jardin. Quelques bâtiments sont également construits sur plusieurs rues secondaires comme la rue d’En-Bas ou le chemin du Moulin. Mais le bâti de ces rues est plus lâche. La grande ferme dite "ferme Blanche" [IA80011099] est implantée sur le coteau, au sud du petit bois. Elle était autrefois isolée, mais plusieurs maisons se sont construites dans sa proximité dans les années 1960-1970.
À Épagnette, le village se divise en trois grandes zones bâties. La première se situe à la frontière avec Abbeville. Les maisons sont construites le long de la rue principale et sur l’impasse du Hamel qui descend vers la Somme. La seconde zone est séparée de la première par le château (IA80011095) et son parc d’environ 5 ha. Elle correspond à la route de Paris, à la rue de l’Abreuvoir qui descend jusqu’à la Somme, et la rue de l’École, où sont situées L’église (IA80011007) et l’école d’Épagnette (IA80011098). La troisième partie du village, la plus vaste, est construite sur le coteau, au nord de la route principale. C’est un lotissement composé de 64 maisons entourées de leur jardin.
Forme du bâti
Sur la route de Paris, 17 maisons possèdent un étage carré (6 à Épagnette et 11 à Épagne) mais un seul exemple de maison à étage dans les rues secondaires du village, dans une ancienne ferme à l’extrémité de la rue de l'Abreuvoir. Ces grandes maisons se distinguent parfois par une ornementation particulière ou une polychromie des matériaux de construction (brique et pierre), témoignant de la richesse de leurs constructeurs (IA80011105). Trois grandes demeures se distinguent par leur taille, leur architecture et leur parc : le château d’Épagnette, le château d’Épagne, et la demeure, dite "Villa de l’Abbaye". Ces propriétés marquent également la physionomie du village par de grands murs qui délimitent leur parc sur la route de Paris et quelques rues secondaires. Les hauts murs, en brique ou pierre calcaire, parfois reconstruits en parpaing, témoignent de l’importance et de l’ancienneté des trois sites.
À l’opposé de ces grandes demeures, il existe aussi à Épagne-Épagnette deux exemples intéressants d’anciennes habitations plus modestes (IA80011102). Plusieurs maisons, construites avec porte charretière sur la rue, témoignent aujourd'hui des fermes qui existaient autrefois en nombre dans le village. Les bâtiments agricoles sont généralement construits dans la parcelle. Au nord du village, la ferme Blanche, déjà citée, constitue un ensemble cohérent de bâtiments agricoles datant du dernier quart du XIXe siècle.
Même si les maisons de la route de Paris affichent leur façade principale sur la rue, quelques constructions présentent leurs murs-pignons. Deux d’entre elles possèdent des pignons à redents, ce qui est rare pour cette partie de la région. l'une de ces maisons, à Épagnette, porte la date de 1888.
Il existe également, à Épagne, quelques maisons reconstruites à la suite des destructions de la Seconde Guerre mondiale (IA80011101), mais elles sont assez peu nombreuses. Enfin, d'anciennes fermes ou maisons ont pu être reconstruites sur leur emplacement précédent mais avec des matériaux modernes (parpaing), c’est le cas de la ferme située en face de l’école d’Épagnette par exemple.
Matériaux de construction
La brique domine le bâti construit avant 1960 à Épagne-Épagnette : les édifices structurants comme la mairie et l’école sont construits en brique, mais également un grand nombre de fermes, d’habitations et de demeures bourgeoises le long de la route de Paris. La brique est moins présente sur les rues secondaires. Ce matériau forme aussi les grands murs qui délimitent les anciennes demeures seigneuriales et l’ancienne abbaye d’Épagne.
La pierre calcaire est présente sur le bâti du territoire communal. Elle sert à la construction des églises et à celle des châteaux et utilisée pour la construction d'une seule maison, datée de la Seconde Reconstruction. Ce matériau est très souvent mélangé à la brique sous plusieurs formes. Tout d’abord, l’appareil dit "à rouge barre", qui se compose d’une alternance entre des assises de pierre calcaire et de brique, est visible à plusieurs endroits dans le village. L’élévation sud du château d’Épagne (IA80011003) utilise cet appareillage, tout comme un pignon d'habitation, surélevé en parpaing, à l’est de l’église d’Épagnette, et une demeure bourgeoise à Épagne qui l'utilise pour ses murs-pignons. La brique et la pierre sont également assemblées à la ferme Blanche (IA80011099). Sur quelques maisons bourgeoises, la brique forme l’élévation des murs et seuls les encadrements d’ouvertures, les cordons ou la corniche sont en calcaire (IA80011105). Ces différentes typologies d'appareil créent un jeu de polychromie représentatif du territoire.
Le pan de bois, couvert de torchis, est plus anecdotique sur la commune, il ne concerne que deux maisons (IA80011102), et probablement quelques granges, souvent invisibles depuis la rue.
Deux maisons sur la route de Paris sont ornées de carreaux de céramique, sur décor de motifs végétaux ou animaux (IA80011104). Ce décor particulier se retrouve également sur quelques façades des communes environnantes.
Les couvertures sont en ardoise ou en tuile. L’ardoise couvre les toits des édifices qui structurent le village : école, mairie, château et église. Elle est aussi utilisée pour plusieurs demeures bourgeoises et quelques habitations et anciennes fermes plus "modestes". La couverture en tuile reste cependant la plus répandue.
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Documents d'archives
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AD Somme. Série C ; sous-série 1 C : 1 C 905. Intendance d'Amiens, Épagnette, requête à l'Intendant par Adrien Domet, syndic, Jean-Baptiste Domet, Antoine et Jacques Riquier, tourbiers à Epagnette, se plaignant de ce que certains particuliers veulent les empêcher de passer dans les entailles avec des bateaux pour extraire leurs tourbes. Ils demandent qu'il leur soit permis de traverser lesdites entailles, à la charge de payer aux propriétaires deux sols par chaque bateau, ou telle autre somme qu'il jugera convenable. 22 mai 1786.
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AD Somme. Série C ; sous-série 1 C : 1 C 10. Intendance d'Amiens, registre d'ordre, Fol. 91. Requête des habitants d'Epagnette pour être autorisés à tourber en vue de l'établissement d'un clocher et d'un magister. 1781-1782.
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AD Somme. Série M ; Sous-série 6 M : 6 M 268. Recensement de population à Épagne-Épagnette. 1836-1936.
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AD Somme. Série O ; Sous-série 99 O : 99 O 1505. Épagne-Épagnette, objets généraux, divers, personnel et police. Biens communaux. Aliénations, acquisitions. avant 1869.
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AD Somme. Série O ; Sous-série 99 O : 99 O 1506. Travaux communaux à Épagne-Épagnette. 1800-1869.
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AD Somme. Série P ; Sous-série 3 P : 3 P 268/6. Matrice des propriétés foncières, Épagne-Épagnette, 1828-1914.
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AD Somme. Série P ; Sous-série 3 P : 3 P 268/8. Matrice des propriétés bâties, Épagne-Épagnette, 1882.
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AD Somme. Série S ; Sous-série 99 S : 99 S 268/1. Épagne-Épagnette, Canal, moulin, usine, pont, chemin de fer, tourbage, délit de pêche. XIXe siècle.
-
AD Somme. Série W ; Sous-série 26 : 26 W 838. Statistiques des destructions par communes [1942-1953].
Bibliographie
-
BELLEVAL, René de. Les Fiefs et les seigneuries du Ponthieu et du Vimeu : essai sur leur transmission depuis l'an 1000 jusqu'en 1789. Saint-Pierre-de-Salerne (27800 Brionne) : Gérard Monfort, 1975. 352 p.
[Reprod. en fac-sim. de l'éd. originale]. Paris : Dumoulin, 1870.
-
BEN REDJEB, Tahar. Carte archéologique de la Gaule : La Somme, 80-2. Paris : Académie des Inscriptions et Belles-lettres, 2012.
-
GARNIER, Jacques. Dictionnaire topographique du département de la Somme. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie, 3e série. Paris : J.-B. Dumoulin ; Amiens : impr. Lemer aîné : puis A. Douillet, 1867-1878. 2 tomes.
-
GUERVILLE, André. Chapelles et oratoires en pays de Somme. Abbeville : F. Paillart éditeur, 2003.
-
MALLET Ferdinand. Monographies des villes et villages de France : Épagne-Épagnette. Paris : Le Livre d'histoire, 2009.
[Réédition de l'étude parue en 1904 dans le tome XXI de la collection des Mémoires de la société d'émulation d'Abbeville].
-
SEYDOUX, Philippe. Gentilhommières en Picardie. Ponthieu et Vimeu. Paris : Éditions de La Morande, 2003.
Avec [la collaboration de] Alain de BOIVILLE, Jean-Charles CAPRONNIER, Marcel ÉVRARD, Ludovic FROISSART, Christian du PASSAGE, François VASSELLE, Henri de WAILLY.
Documents figurés
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Plan parcellaire d'Épagne-Épagnette, dit cadastre napoléonien, Tableau d'assemblage, [s.d.] (AD Somme ; 3 P 1339/1).
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Plan parcellaire d'Épagnette, dit cadastre napoléonien, tableau d'assemblage, 1820 (AD Somme ; 3 P 1340/1).
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Plan parcellaire d'Épagne, dit cadastre napoléonien, Section A, 1820 (AD Somme ; 3 P 1339/2).
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Plan parcellaire d'Épagne, dit cadastre napoléonien, Section B, 1820 (AD Somme ; 3 P 1339/3).
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Plan parcellaire d'Épagnette, dit cadastre napoléonien, Section C, 1820 (AD Somme ; 3 P 1340/2).
-
Pont sur la Somme à Épagne, par Oswald Macqueron, d'après nature, [ca 1870] (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville, Ab.M39).
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Nouveau pont sur la Somme à Épagne, par Oswald Macqueron, d'après nature, 29 avril 1887 (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Ab.M38).
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Pont nouvellement construit sur la Somme à Épagnette, par Oswald Macqueron, d'après nature, 29 avril 1887 (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Ab.M46).
-
Le pont à Épagne, LL., carte postale, [s.d.] (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville, Ab.M47).
-
Le pont à Épagnette, LL., carte postale, [s.d.] (Archives et Bibliothèque patrimoniale d’Abbeville ; Ab.M47).
Lien web
- A) Environs d'Abbeville : Epagnette : le pont. - Carte postale LL., n° 152. B) Environs d'Abbeville : la Somme à Epagnette. - Cartes postale LL., n° 151. [consulté le 10/09/2025]
- Pont nouvellement construit sur la Somme à Epagnette. - Aquarelle d'Oswald Macqueron d'après nature, 29 avril 1887. [consulté le 10/09/2025]
- A) Pont sur la Somme à Epagne. - Aquarelle d'Oswald Macqueron d'après nature, 21 avril 1887. [consulté le 10/09/2025]
- Nouveau pont sur la Somme à Epagne. - Aquarelle d'Oswald Macqueron d'après nature, 29 avril 1887. [consulté le 10/09/2025]
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)
Cheffe de projet du Pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme
Contient
- Ancienne abbaye Notre-Dame d'Épagne (détruit), actuellement villa de l'Abbaye
- Ancienne ferme, aujourd'hui demeure
- Château d'Épagne
- Château d'Épagnette
- Cimetière d'Épagne
- Demeure Mortier
- Ferme, dit Ferme Blanche
- Mairie, ancienne école
- Maison
- Maison Debuigny
- Maison Lefebvre
- École maternelle
- Église Saint-Michel
- Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste
Chercheuse associée à l'inventaire pour l'étude du pays d'art et d'histoire Ponthieu baie de Somme. (2023-2026)