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Plaine G

Dossier IA80005033 réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

Appellationsplaine G
Dénominationsquartier
Aire d'étude et cantonGrand Amiénois
AdresseCommune : Amiens
Adresse : rue, Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : 1813 F 187 à 188bis ; 2003 IZ 37, 39

La plaine G se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Le registre communal indique que les concessions sont acquises entre 1828 et 1910, 14 ont été agrandies.

Sur le plan de 1828, l'actuelle plaine G correspond à la partie orientale de la plaine G. Le plan y figure 64 emplacements prévus contre le mur nord du cimetière, dont 50 occupés, et 37 le long de l´allée principale, qui la sépare de la plaine H.

Sur un plan postérieur à la première extension du cimetière, la plaine K occupe la partie occidentale de l'ancienne plaine G. On y constate également l´aménagement de dessertes internes. L'allée principale, séparant les plaines G et H, au sud, est bordée d'arbres de tige.

Stéphane Comte (1847) décrit 20 tombeaux de cette plaine, notamment ceux de Leroy-Pauchet (G 4), Cosserat-Ledieu (G 25), Vast (G 108), Villain (G 109), Morgan de Belloy (G 110), Morgan d'Epagny (G 111), D'Hangest (G 116), Desjardins-Creton (G 117), Duchemin (G 118), Magnier-Maréchal (G 119), Boudon-Dumesnil (G 122), Gros (G 130), Péru-Lorel (G 132), Boullet (G 135), Codevelle et Grimaux (G 142), Fréchon-Bourdeaux (G 143-144), Hanocq (G 148), Delabarthe-Campion (G 163).

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle

La plaine G, de forme triangulaire, se situe au nord/ouest de la plaine F, qui est le centre du vieux cimetière. Elle se caractérise par un terrain très pentu à l'est et un plateau à l'ouest. Elle est desservie par deux allées principales, l'une au nord, longeant le 1er mur intérieur et la seconde au sud, la séparant de la plaine H, ainsi que par des allées secondaires.

Les concessions sont regroupées le long du mur nord (1er mur intérieur) ainsi qu'en bordure de l'allée principale, au sud. Celles qui sont adossées au mur nord tout comme celles qui bordent les allées principales présentent un alignement irrégulier.

On peut observer l'importance des concessions de type couloir le long du mur nord, les concessions les plus importantes étant celles qui se trouvent en bordure de l'allée méridionale.

Sur les 165 concessions figurant sur le plan le plus récent, 103 concessions subsistent et 55 sont détruites. Dans le cadre du recensement, qui portait sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 60 tombeaux antérieurs à 1950 ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Dans cet ensemble, on signalera l'importante présente des enclos funéraires (18/66).

53 tombeaux sont signés ou attribués à des architectes ou entrepreneurs : Marest (G 97, G 25 et G 135), P. Viénot (G1) et Herbault (G 135), A. Sallé (G 4, G 96, G 97, G 131, G 141, G 156, G 160, G 161 bis), Lamolet-Tattegrain (G 2, G 92), H. Lamolet (G 43, G 64, G 146), G. Patte (G 123, G 132, G 134), H. Patte (G 148), H. Guidé (G 123), Gadré (G 162 A), Deventer (G 132), Lefebvre (G 36), Lefebvre-Facquet (G 119), Lefebvre-fils (G 133), Lefebvre-Bullot (G 136), Lesot (G 15, G 36, G 45, G 71, G 122), Lesot-Lesot (G 37), Lesot-frères (G 116, G 133), Lesot-Flamand (G 36), Gevers (G 38), J. Lamarre (G 40), Leroy (G 109), Leroy-Caussin (G 130), Veuve Ledence (G 108), A. Castermant (G 113), Coënen (G 116, G 156), M. Sueur (G 127), Dutry (G 157, G 159), Carette (G 41), Devauchelle (G 68), A. Dumont (G 69), Gaudry (G 135), Herbault (architecte - G 135), Marest (architecte - G 25, G 135), Godin (architecte - G 130), A. Barbier (G 139), Beauger (architecte - G 150, G 160), P. Vienot (architecte - G 1), Plichon (G 4), Bougard-Dupond (G 165 A), Mangot (G 110), Mangot-fils (G 119, G 123, G 135, G 136, G 157), Duthoit-fils (G 4, G 25, G 110, G 132), Denis (G 164).

Serruriers : Tambini (G 15), Surhomme (G 162A).

Typologie : Les tombeaux présentent essentiellement la forme de stèles. Tombeaux en forme de chapelle (4), croix funéraires (6), colonne funéraires (7), niche monumentale (3), tombeau en forme de sarcophage (5).

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH partiellement, 1986/06/25
Précisions sur la protection

Les bordures de la plaine G, comprenant les concessions G 1 à G 106 et G 163 à G 165, ainsi que les concessions bordant les murs : concessions G 110 à G 161 bis.

Annexes

  • Plaine G. Concessions détruites et documentées

    G 3 : Concession acquise en août 1836 par Jean-Baptiste Nicolas Fagart, domicilié à Amiens, rue des Trois Cailloux. La première inhumation date de 1823.

    G 6 : Concession Lécouvé-Godart acquise en novembre 1865 par Charles Firmin Lécouvé, domicilié à Amiens, 32 rue Duméril.

    G 7 : Concession acquise en avril 1850 par Alexandrine Dumortier veuve Bailleul, domiciliée à Amiens, rue des Lirots. La première inhumation date de 1839.

    G 9 : Concession acquise en septembre 1852 par Françoise Catherine Sobre veuve Sainneville, rentière, domiciliée à Amiens, 3 rue du Mail. La première inhumation date de 1838.

    G 10 : Concession acquise en août 1853 par Julie Philippe veuve Leroy, rentière, domiciliée à Amiens, 16 boulevard de Longueville.

    G 11 : Concession acquise en juillet 1849 par Félix Dupuis, serrurier, domicilié à Amiens, Place Saint-Firmin et agrandie en septembre 1850 et en septembre 1853 par Félix Dupuis, employé, domicilié à Amiens, rue Martin Bleu Dieu. La première inhumation date de 1824.

    G 12 : Concession Lecot-Petit acquise en juin 1856 par Rémy Magloire Lecot, rentier, domicilié à Amiens, 47 rue des Corroyers.

    G 13 : Concession Patrouillier-Delahoche acquise en juin 1852 par Jean-Baptiste Delahoche, avocat, domicilié à Amiens, 15 rue de la Neuville et par Aurélie Delahoche veuve Patrouillier, domiciliée à Moreuil (80).

    G 14 : Concession acquise en mars 1851 par Philermon Caron, pépiniériste, domicilié à Amiens, faubourg de Hem et par Eléonore Leroy-Caron, domiciliée à Amiens, Esplanade de la Hotoie. La première inhumation date de 1844.

    G 17 : Concession acquise en décembre 1850 par Marie Louise Augustine Lamarre, institutrice, domiciliée à Amiens, 75 rue des Francs Mûriers. La première inhumation date de 1824.

    G 18 : Concession acquise en décembre 1849 par Antoine François Darras et Marie Anne Madeleine Alexandrine Carpentier son épouse, domiciliés à Amiens, 6 rue des Cerisy.

    G 22 : Concession acquise en mai 1845 par Pierre François Renard au nom de la Garde Nationale pour la sépulture du Lieutenant colonel Bausse et de son épouse. Vestiges de caveau.

    G 23 : Concession acquise en septembre 1847 par Pierre Dellorier-Moroy, domicilié à Amiens, rue Saint-Fuscien. La première inhumation date de 1809.

    G 27 : Concession acquise en juin 1846 par Louis Marie Joseph Véru, domicilié à Amiens, rue Saint-Germain et agrandie en décembre 1854, par Joseph Deberly, domicilié à Amiens, rue de Cerisy. La première inhumation date de 1844.

    G 28 : Concession Cauchy-Prudhomme acquise en décembre 1851 par Louis Charles Eugène Obry-Cauchy, domicilié à Prouzel (80). La première inhumation date de 1833.

    G 33 : Concession acquise en juin 1852 par Marie Scholastique Debas veuve Léonard, rentière, domiciliée à Amiens, 65 rue des Cochers.

    G 34 : Concession acquise en mars 1845 par Marie Louise Catherine Augustine Thuillier, domiciliée à Amiens, 53 rue des Clairons et agrandie, en février 1847 par Joseph Augustin Thuillier, domicilié à Amiens, 10 rue du Cloître Notre-Dame et Marie Louise Catherine Augustine Thuillier, domiciliée à Amiens, 53 rue des Clairons , puis en octobre 1867 par Louise Aimée Paulin veuve Thuillier, née, domiciliée à Amiens, 92 rue du Petit faubourg de Noyon. La première inhumation date de 1823.

    G46 : Concession Lesaint-Duboille acquise en août 1868 par Pierre Constant Dubois-Desprez, domicilié à Amiens, 7 rue des Gantiers. La première inhumation date de 1822. Cette concession contient un monument hors étude.

    G 51 : Concession acquise en octobre 1868 par Clémentine Cailly veuve Dimpre, domiciliée à Amiens, 57 rue du Lycée. La première inhumation date de 1839. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/4) indiquent que l'entrepreneur Carette a réalisé des travaux en 1879.

    G 52 : Concession Darras-Barbier acquise en novembre 1868 par Eugène Darras, fabricant de velours, domicilié à Amiens, 45 rue Saint-Leu.

    G 53 : Concession Mouret-Demoncheaux acquise en avril 1892 par Octave Léon Mouret, manufacturier, domicilié à Amiens, 82 route de Corbie.

    G 54 : Concession acquise en janvier 1850 par Charles François, domicilié à Amiens, 11 rue Saint-Honoré et par Nicolas Ledune, domicilié à Amiens, 5 rue Saint-Honoré. La première inhumation date de 1832.

    G 55 : Concession Sallé-Moiret acquise en septembre 1850 par François Antoine Sallé, maçon, domicilié à Amiens, 11 Port d'Amont. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/2) indiquent que l'entrepreneur Sallé a réalisé des travaux clôture et construit un caveau à tiroirs en 1851. Vestiges de caveau.

    G 57 : Concession Darras-Albart acquise en août 1849 par Louis François Descaves, domicilié à Amiens, 10 rue des Gantiers. La première inhumation date de 1820.

    G 58 : Concession acquise en août 1849 par Théophile Dusuel, domicilié à Amiens, 2 route de Paris et par Mme veuve Carton-Beauvais Bénédicte, domiciliée à Amiens, 33 rue du Don.

    G 59 : Concession acquise en septembre 1849 par Bernard Ducrocq, domicilié à Amiens, 124 rue Saint-Honoré.

    G 60 : Concession Mitiffeu-Bezard et Janvier acquise en décembre 1849 par Alexandre Augustin Mitiffeu, domicilié à Amiens, 35 boulevard du Mail.

    G 61 : Concession acquise en octobre 1845 par Etienne Degove, domicilié à Paris, Fernand Degove, aumônier à Saint-Charles, domicilié à Amiens, par Edmond Degove, domicilié à Amiens, rue Pierre l'Ermite et par Joseph Degove, domicilié à Amiens, 30 Place du Marché aux Herbes.

    G 62 : Concession acquise en décembre 1843 par Françoise Pauline Degove veuve Paris, domiciliée à Amiens, 53 Grand faubourg de Noyon. La première inhumation date de 1825.

    G 63 : Concession Dumont-Destré et Destré-Degove acquise en mars 1843 par Frédéric Dumont-Destré, domicilié à Amiens, 7 rue Saint-Martin et par François Emmanuel Destré, domicilié à Laon (02). La première inhumation date de 1823.

    G 65 : Concession acquise en avril 1850 par Bruno Fournier, domicilié à Amiens, 46 rue du Four des Champs. La première inhumation date de 1835. Vestiges de clôture.

    G 67 : Concession acquise en avril 1851 par Pierre Eugène Deboffe, propriétaire, domicilié à Amiens, 27 rue de Metz. La première inhumation date de 1803.

    G 74 : Concession acquise en mars 1853 par Nicolas Matifas-Decamp, propriétaire, domicilié à Amiens, 105 rue Saint-Leu. La première inhumation date de 1831.

    G 75 : Concession acquise en juillet 1868 par Eugénie Mécrain veuve Damour, domiciliée à Amiens, 29 rue Saint-Leu et par Jean Auguste Sibut, domicilié à Amiens, 17 rue des Vanniers. La première inhumation date de 1852.

    G 76 : Concession acquise en octobre 1853 par Catherine Hordé veuve Domont, rentière, domiciliée à Amiens, 13 rue Pavée.

    G 79 : Concession acquise en février 1854 par Amédée Darras, relieur et Augustine Barbier, son épouse, domiciliés à Amiens, rue des Jeunes-Matins. La première inhumation date de 1844. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur G. Patte a réalisé des travaux en 1904 (2M18/8) et qu'il a gravé des inscriptions sur les dalles en 1905 (2M18/9).

    G 80 : Concession acquise en septembre 1856 par Henriette Catherine Alexandrine Lefebvre, domiciliée à Amiens, 11 rue du Petit faubourg de Noyon. La première inhumation date de 1850 (vestiges de clôture).

    G 82 : Concession acquise en novembre 1854 par Louis Adolphe Labbé, négociant, domicilié à Amiens, 8 rue Basse Saint-Martin. La première inhumation date de 1838.

    G 84 : Concession Wasse-Paris acquise en mars 1844 par Philippe Nicolas Wasse, domicilié à Amiens, Passage du Logis du Roi. La première inhumation date de 1823.

    G 85 : Concession acquise en août 1855 par Charles François Perrin, propriétaire, domicilié à Amiens, 2 rue Mazagran.

    G88 : Concession Joppin-Doutremepuich acquise en juin 1852 par Renée Adélaïde Eugénie Mathieu veuve Grenier, propriétaire, et par Adelina et Francisca Grenier, domiciliées à Amiens, 2 Place Saint-Michel. Cette concession, en bordure d'allée, est délimitée par une grille en fonte et fer forgé à portillon antérieur central (disparu), dont la partie gauche a disparu et la partie droite est peinte, fixée sur une pierre de seuil en grès. Il ne subsiste aucun vestige de monument.

    G 90 : Concession acquise en juillet 1853 et agrandie en août 1853 par Gabrielle Amélie Marthe Formentin de Forestelle veuve Dubois, rentière, domiciliée à Amiens, 39 boulevard du Mail.

    G 93 : Concession Bertrand et Loriot-Bridoux acquise en septembre 1849 par Louis Philogène Bertrand, mineur représenté par son tuteur et oncle Auguste Charlemagne Bertrand, poëlier, domicilié à Amiens, 46 rue Delambre et par Louis Adrien Antoine Loriot, maître-menuisier, domicilié à Amiens, 31 rue de la République. La première inhumation date de 1842.

    G 94 : Concession acquise en mai 1859 par Marie Catherine Prieur veuve Pégard, épicière, domiciliée à Amiens, 19 rue du Grand faubourg de Noyon. La première inhumation date de 1853.

    G 95 : Concession acquise en mars 1851 par Marc Antoine Wachy, ancien jardinier, domicilié à Amiens, 30 rue des Jardins, Pierre Isidore Wachy, jardinier, domicilié à Amiens, rue de Metz l'Evêque, et Pierre Etienne Isidore Wachy, pharmacien, domicilié à Picquigny (80). La première inhumation date de 1849. Une note en marge indique qu'en janvier 1844, Marc Antoine Wachy-Mille et François Mille, domiciliés à Amiens, 2 rue de la Neuville, avaient acquis une autre concession de 10m² à l'intérieur de la plaine G. Celle-ci fut rétrocédée à la Ville en 1851 en échange d'un terrain en bordure de plaine de même superficie.

    G 95 bis : Concession acquise en février 1886 par Elisabeth Victoire Maillard, domiciliée à Amiens, 28 rue du Lycée. La première inhumation date de 1867. Une première note en marge indique que l'acquéreuse avait déjà acheté un terrain en mai 1884 en plaine S, rétrocédé et dont la superficie a été ajoutée à celle du terrain acquis en 1886.

    G 99 : Concession acquise en octobre 1869 par Théonie De Candillon veuve De Bray, domiciliée à Amiens, 10 rue de Constantine.

    G 100 : Concession acquise en avril 1845 par Edouard Marie Hyacinthe Cassagnaux, domicilié à Amiens, 26 rue Saint-Denis et agrandie en juin 1869 par Mme veuve Cassagneux, née Sévin, domiciliée à Amiens, 67 rue de Beauvais.

    G 103 : Concession acquise en décembre 1868 par Aglaée Drouard, domiciliée à Amiens, 4 rue Sire Firmin Leroux. La première inhumation date de 1857.

    G 104 : Concession acquise en décembre 1868 par Jules Beaumont-Toulemonde, domicilié à Amiens, 76 rue Saint-Jacques.

    G 105 : Concession Beaumont-Canivet acquise en décembre 1868 par Narcisse Beaumont, domicilié à Amiens, 51 rue Duméril. La première inhumation date de 1861.

    G 106 : Concession Beaumont-Lebrun acquise en décembre 1868 par Charles Beaumont, domicilié à Amiens, 13 rue des Capucins. La première inhumation date de 1866.

    G 120 : Concession acquise en mai 1860 par Joseph, Frédéric Guilbert, rentier, domicilié à Amiens, 10 rue de l'Aventure. Il ne subsiste plus de traces de monument dans cette concession, qui conserve toutefois sa clôture en fer forgé.

    G 124 : Concession acquise en janvier 1844 par Henri Charles Ducrocq et Amable Julie Doutart, son épouse, domiciliés à Amiens, 6 rue Verte. La première inhumation date de 1821.

    G130 : Concession acquise en février 1830 par Marie, Constance Bouthors, veuve de Louis, Constantin Heren, domiciliée à Amiens, Cour de Mai. La sépulture est décrite par S. Comte (1847), qui signale "une colonne en pierre avec chapiteau" ainsi que "quatre croix", et attribue l'aménagement de la concession à l'entrepreneur Leroy-Caussin, sur les plans de l'ingénieur Godin, (cf. annexe).

    Cette concession contient un monument hors étude. Le caveau construit sur les plans de l´ingénieur Godin par l´entrepreneur Leroy-Caussin (S. Comte), en constituait la principale prouesse.

    G 137 : Concession acquise en septembre 1848 par Marie, Joseph Lefrançois Bon, domicilié à Amiens, rue des Saintes-Maries, Pierre, René, Auguste Lefrançois, domicilié à Amiens, rue Bérenger et Madeleine, Joséphine Lefrançois, domiciliée à Amiens. Cette concession acquise en 1848 ne conserve plus que quelques éléments de clôture.

    G 143 : Concession acquise en juin1835 par Jacques, Charles Bellouin, domicilié à Amiens, 17 rue Saint-Leu. La première inhumation date de 1829. La sépulture Bellouin est décrite par S. Comte (1847), qui signale une simple pierre tumulaire (cf. annexe).

    G 144 : Concession acquise en août 1866 par Denis Fréchon, domicilié à Amiens, marché au Feurre.

    Cette concession, qui conserve une belle clôture en fer forgé, sans doute réalisée dans les années 1930, contient une stèle contemporaine (hors étude).

    G 149 : Concession acquise en mars 1849 par Aimable, Marie-Anne Engramer, veuve de Pierre, Nicolas, Firmin Arrachart, domiciliée à Amiens, 13 rue Neuve. La première inhumation date de 1829 et la dernière de 1890.

    Cette concession est délimitée par une grille en fer forgé qui constitue le seul vestige ancien.

    G 154 : Concession acquise en mai 1844 par Opportune et Elisa Ledieu, domiciliées à Amiens, rue Basse Notre-Dame et représentées par Jean-Baptiste Abar, domicilié à Amiens, 11 rue de l'Aventure. La première inhumation date de 1823.

    G 158 : Concession acquise en novembre 1844 par Cécile Voiturier veuve Cagny, domiciliée à Amiens, route de Rouen. La première inhumation date de 1838.

    G 164 : Concession acquise en septembre 1852 par Marie Catherine Eugénie Quentin, rentière, domiciliée à Amiens, 55 rue Saint-Leu et agrandie en octobre 1852 par l'acquéreuse et par Victoire Honorée Quentin, rentière, domiciliée à Amiens, 55 rue Saint-Leu. Actuellement tombeau hors étude.

    G 165 : Concession acquise en mars 1846 par Charlemagne Julien, domicilié à Amiens, Port d'Amont. La première inhumation date de 1825.

    G 166 : Concession acquise en mars 1844 par Albert Joseph Spineux, fabricant de sucre, domicilié à Amiens, 23 rue Desprez. Aucune inhumation n'a été enregistrée.

    G 167 : Concession acquise en juin 1832 par Firmin Daire, domicilié à Amiens, rue Saint-Leu.

    G 168 : Concession acquise en août 1844 par Benjamin Pie-Lemaire, domicilié à Amiens, 2 rue Saint-Firmin. La première inhumation date de 1833.

  • Plaine G. Concessions détruites, décrites par Stéphane COMTE, en 1847

    "Le premier monument en remontant est celui de la famille FAGARD [G3], commissionnaire de roulage en cette ville. Il se compose d´une colonne en pierre, surmontée d´une urne cinéraire également en pierre. Sur le fût de la colonne sont gravées les inscriptions mortuaires de M. Jean-Baptiste-Nicolas FAGART, décédé le 24 octobre 1843, âgé de 65 ans ; de Marie-Madeleine-Félicité MERLIN, épouse du précédent, décédé le 21 août 1831, âgée de 78 ans, et de deux de leurs enfants. Un saule-pleureur, planté à gauche de cette colonne, l´ombrage de ses rameaux ondoyants. Des rosiers, des arbustes groupés et des plantations de buis ornent le sol de cette sépulture qu´environne une barrière en bois."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 160-161.

    "La première tombe que nous rencontrons après la précédente est celle de M. Louis-César-Alexandre BEAUSSE [G22], ancien officier supérieur de cavalerie, officier de la Légion-d´Honneur et chevalier de St-Louis, lieutenant-colonel de la garde nationale d´Amiens, décédé le 27 mars 1845, à l´âge de 76 ans. En tête de cette inscription, gravée sur une fort belle pierre de marbre placée horizontalement, on lit cette dédicace :

    « La garde nationale d´Amiens / à son lieutenant-colonel. »

    Les croix des deux ordres dont il était décoré sont gravées sur ce marbre ainsi qu´un sabre de cavalerie et un casque groupés en forme de trophée. Caractères et attributs sont dorés et ont été exécutés par M. Pigou, demeurant rue Gresset. Le marbre sort des ateliers de M. Deventer, marbrier de cette ville. La municipalité a fait don de l´emplacement, et la garde nationale a ouvert une souscription pour faire face aux frais de l´érection du monument.

    M. BEAUSSE était l´un des plus dignes officiers de cette grande armée qui porta si haut et si loin la gloire du nom français. [...]. "

    Stéphane C[omte], 1847, p. 161-165.

    "La première sépulture que nous rencontrons, est celle de la famille VAST [G108], marchands cordiers de cette ville. Une borne antique en pierre maçonnée dans le mur, et sur laquelle sont gravée plusieurs inscriptions, forme le seul ornement de cette tombe de famille, qu'entourent quelques fleurs et arbrisseaux."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 169.

    "Nous passons à la sépulture de la famille D'HANGEST [G116], la seconde après la précédente. Ce qu'elle offre de plus remarquable est une petite pyramide en marbre blanc sur un socle en grès et surmontée d'une croix grecque également en marbre. Sur la face principale de la pyramide on lit l'inscription funèbre de M. François-Casimir D'HANGEST, propriétaire, demeurant en cette ville, décédé le 26 novembre 1845, âgé de 64 ans.

    Sur la base de la pyramide sont encore gravées deux épitaphes, notamment celle de Marie-Virginie D'HANGEST, fille du précédent.

    Deux autres pierres, sous forme de cippe et de borne antique, portent également des inscriptions."

    Stéphane C[omte], 1847, pp. 172-173.

    « Quatre pierres sépulcrales, placées horizontalement et environnées d´une grille en fer, indiquent la sépulture de la famille GRARE (G136], anciens négociants en cette ville. Ce tombeau de famille n´offre rien de particulier. »

    Stéphane C[omte], 1847, p. 178.

    " Tout auprès, environnée d'une haie formée de cyprès, de thuyas, d'arbustes aux branches grimpantes qui la dérobent auxregards des visiteurs et semblent la protéger contre les regards indiscrets et curieux des indifférents, est une pierre toute simple, élevée à la mémoire de M. BELLOUIN et de son épouse [G143-144], le premier, ancien commissaire de roulage en cette ville, décédé à l'âge de 70 ans, le 26 mai 1836."

    Stéphane C[omte], 1847, pp. 178-179.

  • Plaine G. Monuments repérés

    Tombeau (stèle funéraire) Caudron-Maguet (G21)

    Concession acquise en décembre 1849, par madame veuve Caudron, née Maguet Adélaïde Victoire, domiciliée à Amiens, rue au Lin. La première inhumation date de 1827 et la dernière de 1899.

    Cette concession, qui ne conserve que partiellement sa clôture, contient une stèle cintrée en calcaire, sans doute réalisée vers 1827 (date de l´unique inhumation mentionnée) pour madame Marie Aimé Euphémie Caudron, «modèle de vertus et de piété conjugale et filiale», et épouse de monsieur Hyacinthe Dubrulle.

    Épitaphe : + / Ici repose le corps / de Dame Marie Aimé Euphémie / CAUDRON / épouse de Mr Hyacinthe / DUBRULLE / propriétaire, décédée le 6 mai 1827 / âgée de 20 ans et 4 mois. / Modèle de vertus et de piété / filiale et conjugale. / - / Elle n'est plus. / La mort au printemps de son âge, / en elle a moissonné esprit, talent, vertus. / Ses parents dans leurs coeurs conservent son image, / mais tout leur dit qu'elle n'est plus.

    Tombeau (stèle funéraire) Lefebvre-Dralez (G24)

    Concession acquise en décembre 1843 par Marie Joséphine Dralez veuve Lefebvre, domiciliée à Amiens, 17 rue des Saintes-Maries.

    Cette concession, rehaussée par rapport au niveau du terrain et conservant sa clôture, contient une stèle cintrée en calcaire, déposée en plusieurs fragments, sans doute réalisée vers 1843 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Enclos funéraire Duval et Géroux-Duval (G32)

    Concession acquise en janvier 1850 par Jules Duval, domicilié à Amiens, Grande rue de la Madeleine et par Nicolas Géroux-Duval, domicilié à Longpré (80).

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé, contient deux monuments. Le monument le plus ancien est la croix funéraire en fonte et fer forgé (vraisemblablement le monument d´origine), qui a sans doute été élevée entre 1823 (date de la première inhumation) et 1850 (date d´acquisition de la concession). La stèle néogothique épaulée en pierre de Tournai, illisible et en mauvais état, a probablement été réalisée dans la seconde moitié du 19e siècle.

    Tombeau (chapelle) de la famille Maillard-Boursier (G37)

    Concession fut acquise en décembre 1867, par Pierre Marie Honoré Maillard-Boursier, domicilié à Amiens, 37 rue Duméril. La chapelle porte la signature de l'entrepreneur Lesot-Lesot (façade antérieure, en bas à droite).

    Cette concession conserve sa clôture et contient un tombeau en forme de chapelle de style néoclassique en calcaire, signée par l'entrepreneur Lesot-Lesot. L´édicule a sans doute été réalisé vers 1867 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Dupetit-Delarue (G 39)

    Concession acquise en décembre 1867 par Auguste Dupetit, domicilié à Amiens, 1 Ile Saint-Germain.

    Cette concession, qui ne conserve que partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle cintrée en calcaire, déposée face contre terre et recouverte par la végétation et dont la base porte la signature de l'entrepreneur Lefebvre. Elle a probablement été élevée entre 1861 (date de la première inhumation) et 1867 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations). On signalera la présence d´une petite jardinière à plantes en fonte est déposée au pied du monument.

    Tombeau (niche) de la famille Rouillard et Dusauchoy (G40) ILLUSTRATION

    Concession acquise en novembre 1867 par Constantin Rouillard, domicilié à Amiens, 21 rue de Noyon.

    Cette concession, conservant sa clôture, contient un tombeau en forme de niche monumentale en pierre de Tournai, signé par l'entrepreneur J. Lamarre et sans doute réalisé vers 1867 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Le concessionnaire, Constantin Rouillard, était maître-brasseur. Le décor du tombeau illustre peut-être cette profession, mais malheureusement celui-ci est en grande partie recouvert par la végétation (notamment du houblon sauvage).

    Épitaphe : Monsieur [...] / ROUILLARD / ancien brasseur / époux de [...] / DUSAUCHOY / décédé à Amiens le [19 juillet] 1886 / à l'âge de 69 ans et [...] mois.

    Enclos funéraire Leroux-Delwarde (G42) ILLUSTRATION

    Concession acquise en décembre 1867 par Flore Leroux, domiciliée à Amiens, 8 rue Pierre l'Ermite. La première inhumation date de 1823.

    Cette concession, qui ne conserve plus vraiment de clôture, contient deux croix funéraires en fonte moulée et ouvragée, de même facture, fixées sur un socle en grès, qui ont probablement été élevées au milieu du 19e siècle. L´une d´elles devait être agrémentée d´une plaque-épitaphe en fonte, qui est actuellement déposée entre les concessions G 40 et G 41.

    Enclos funéraire Lefèvre-Pinchemel (G43)

    Concession acquise en décembre 1867 par Aimée François Lefèvre, domicilié à Amiens, 9 rue Sainte-Marguerite.

    Cette concession, ne conservant que partiellement sa clôture, contient deux monuments : une stèle à petit fronton cintré à acrotères (déposé) en calcaire, sans doute réalisée vers 1843 (date de la première inhumation) ainsi qu´une colonne funéraire en calcaire, déposée, signée par l'entrepreneur H. Lamolet et probablement élevée vers 1867 (date d´acquisition de la concession et du seul décès mentionné).

    Tombeau (stèle funéraire) Boucher-Delayen (G45)

    Concession acquise en décembre 1867 par Céline Delayen veuve Boucher, domiciliée à Amiens, 4 Place Saint-Firmin.

    Cette concession, qui ne conserve que très partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont la base est signée par l'entrepreneur Lesot et qui a probablement été élevée entre 1864 (date de la première inhumation) et 1867 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Perrier (G48)

    Concession acquise en août 1868 par Louis Léon, Fidel Perrier, domicilié à Amiens, rue de Beauvais.

    Cette concession, conservant partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle néogothique en pierre de Tournai, en mauvais état, dont la base est signée par l'entrepreneur Lesot-Helleu. Elle a probablement été élevée vers 1868 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Colbert (G49) ILLUSTRATION

    Concession acquise en août 1868 par Thérèse Dhorloge veuve Colbert-Dhorloge, domiciliée à Amiens, 120 rue Saint-Leu. La première inhumation date de 1860.

    Cette concession, rehaussée par rapport au niveau du terrain et matérialisée par un sol en granito, contient une stèle néogothique épaulée en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1868 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation mentionnée).

    Enclos funéraire Mille (G56)

    Concession acquise en janvier 1844 par Marc Antoine Wachy-Mille, domicilié à Amiens, 2 rue de la Neuville, et par Firmin Mille, son beau-frère, et agrandie en juin 1851, par Firmin Mille, rentier, domicilié à Amiens, 56 rue des Jardins.

    Cette concession est délimitée par une grille en fonte et fer forgé et contient trois monuments. Le plus ancien et probablement le monument d'origine est la stèle cintrée en calcaire, élevée entre 1823 (date de la première inhumation) et 1851 (date d'agrandissement de la concession). Elle s'appuie sur l'arrière du tombeau principal, une stèle néogothique stylisée en pierre de Tournai, sans doute réalisée vers 1888 (date des deux inhumations mentionnées). Enfin, la croix funéraire en fonte et fer forgé, déposée, est un tombeau individuel qui a probablement été élevé vers 1901 ou 1905 (dates des deux dernières inhumations). On signalera la présence d´un buis planté au centre de la concession.

    Épitaphe (stèle cintrée) : Jean-Baptiste Nicolas / MILLE / ancien cultivateur / au faubourg de Noyon / décédé le 9 juin 1823 / à l'âge de 85 ans.

    Épitaphe (stèle cintrée) : Firmin / MILLE / décédé le 25 juillet 1856 / à l'âge de 78 ans / ancien Maître- / plafonneur, / Rentier et propriétaire / au faubourg de Noyon.

    Tombeau (stèle funéraire) Ogez-Gorlier (G64)

    Concession acquise en février 1850 par Louis Cyprien Ogez et Céline Marie Anne Chantal Gorlier, son épouse, domiciliés à Amiens, 8 Petite rue de la Barette.

    Cette concession, conservant sa clôture, contient les vestiges d'une stèle probablement architecturée en calcaire, dont la partie supérieure est déposée face contre terre et complètement recouverte par la végétation et la base ouvragée est signée par l'entrepreneur H. Lamolet. Ce tombeau a sans doute été réalisé vers 1849 (date de la première inhumation) ou vers 1850 (date d´acquisition de la concession). On signalera la présence de deux lauriers plantés de part et d'autre de l'entrée.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Colin-Letocart (G66) ILLUSTRATION

    Concession acquise en octobre 1850 par Marie Augustine Irma Choisy, épicière et épouse séparée de biens de Jean-Baptiste Eloi Froment, domiciliée à Amiens, 7 Place Saint-Firmin. La première inhumation date de 1846.

    Cette concession, qui conserve partiellement sa clôture, contient une stèle à entablement et fronton triangulaire en pierre de Tournai, sans doute réalisée autour de 1900 (analyse stylistique et dates des premières inhumations mentionnées), en remplacement du tombeau d´origine.

    Tombeau (stèle funéraire) Canaple (G85)

    Concession acquise en avril 1855 par Pierre Nicolas Canaple, chanoine, domicilié à Amiens, rue du Cloître Notre-Dame.

    Cette concession, ne conservant quasiment plus de clôture, contient les vestiges d'une stèle en calcaire probablement élevée entre 1855 (date d´acquisition de la concession) et 1857 (date de l´unique inhumation).

    Enclos funéraire de la famille Navel-Lefebvre (G96) ILLUSTRATION

    La première partie de cette concession (5m²) fut acquise en mars 1850 par Jean-Baptiste Lefebvre, domicilié à Paris, par Jean-Baptiste Marest, domicilié à Amiens, rue de la République, par Jacques Joseph Florimond Lefebvre, domicilié à Paris, rue des Francs Bourgeois et par Constant Navel-Lefebvre, domicilié à Amiens, rue de la Hotoie.

    La seconde partie de la concession (10m²) fut acquise en juin 1850 par M. Navel-Lefebvre, marchand de fer, domicilié à Amiens, 22 rue de la Hotoie.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé, contient trois monuments en calcaire et en mauvais état. Le monument principal, tombeau familial, est une stèle à entablement et fronton triangulaire signée par l'entrepreneur A. Sallé et probablement élevée vers 1850 (date d´acquisition et d´agrandissement de la concession et de la première inhumation). La stèle cintrée qui se trouve à droite, tombeau individuel déposé à la façon d'une dalle funéraire, a sans doute été réalisée vers 1853 (date de l´unique inhumation mentionnée) pour Dame Elisa Virginie Navel. En revanche, les vestiges recouverts par la végétation subsistant à gauche, probablement ceux d´un tombeau en forme de sarcophage (?), pourraient dater de la 2e moitié du 19e siècle.

    Tombeau (stèle funéraire) Vast (G108) ILLUSTRATION

    Concession acquise en septembre 1846 par Jean-Baptiste, Joseph Vast, domicilié à Amiens, 35 rue Saint-Germain. La première inhumation date de 1821. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une pierre tombale a été posée en 1828, par l'entrepreneur Veuve Ledence. La sépulture Vast est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'une "borne antique en pierre" (cf. annexe).

    Cette concession, qui conserve sa clôture en fer forgé, contient les vestiges d'une stèle, illisible. Il s´agit peut-être de la « pierre tombale » élevée par l´entrepreneur Veuve Ledence, en 1828 (autorisation de construction) pour une famille de marchands-cordiers, comme le décrit S. Comte (1847).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Perret-Dusuel (G113) ILLUSTRATION

    Concession acquise en juillet 1860 par Eugénie, Pélagie Dusuel, veuve Perret, cafetière, domicilié à Amiens, 10 rue des Corps-sans-Têtes.

    Cette concession contient une stèle, signée A. Castermant, entrepreneur actif autour de 1910. C´est vraisemblablement vers cette date qu´est posé ce monument.

    Enclos funéraire D'Hangest (G116) ILLUSTRATION

    Concession acquise en décembre 1839 par François, Casimir D'Hangest, domicilié à Amiens, faubourg de Noyon et par Jean-Baptiste, Joseph D'Hangest, domicilié à Amiens, Grande-Rue de Beauvais. La première inhumation date de 1822. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une "pierre tombale" a été posée en 1823, qu'un monument a été réalisé en 1876, par le marbrier Coënen, pour M. Padieu et qu´un caveau est construit en 1904, par l'entrepreneur Lesot-frères. La sépulture D'Hangest est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'une "petite pyramide en marbre blanc", (cf. annexe).

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, ne contient que deux monuments, partiellement conservés. Le plus ancien est la stèle ogivale décrite par S. Comte (1847) et élevée vers 1845 pour l´un des concessionnaires. Le second (probablement une stèle à croix), dont la partie supérieure est manquante, est réalisé en 1876, par le marbrier Coënen (autorisation de construction).

    Épitaphe (socle de la stèle à croix) : D.O.M / Ici repose le corps de / [...] / PADIEU / [...] de l'école de médecine / médecin [...] Hôtel Dieu / chevalier de la Légion d'Honneur / décédé le 15 [...] 18[...] / à l'âge de 65 ans / [...]

    Épitaphe (stèle néogothique) : [...] Jean-Baptiste Joseph / D'HANGEST / propriétaire / décédé le 8 août 1859 / âgé de 73 ans.

    Enclos funéraire Desjardins-Creton (G117)

    Concession acquise en mars 1828 par Marie, Élisabeth, Hélène Creton, veuve d´Antoine. Creton, domiciliée à Amiens et par Pierre, Louis Desjardins, domicilié à Amiens, rue des Capucins. La première inhumation date de 1822 et la dernière de 1869. La sépulture Creton est mentionnée par S. Comte (1847).

    Cette concession contient deux croix monumentales en fonte, dont l'une déposée, sans doute réalisées au milieu du 19e siècle.

    Tombeau (stèle funéraire) Liébault (G121)

    Concession acquise en novembre 1839 par Antoine, père Liébault, domicilié à Amiens, 2 rue Saint-Germain. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M 18/1) indiquent qu'une stèle et la clôture destinées à la sépulture familiale ont été réalisées en 1822, pour le marchand-épicier Liébault.

    Cette concession, qui conserve sa clôture en fer forgé, contient les vestiges d´une stèle, peut-être celle d´origine posée en 1822 (autorisation de construction) pour servir de sépulture familiale au marchand-épicier Liébault.

    Enclos funéraire de la famille Boudon-Dumesnil (G122) ILLUSTRATION

    Concession acquise en janvier 1829 par Marguerite Polart, veuve de Jean Boudon, domiciliée à Amiens, rue du Moulin-Neuf. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une "pierre tumulaire" a été posée en 1822. La sépulture Boudon est mentionnée par S. Comte (1847).

    Cette concession, qui conserve sa clôture en fer forgé, contient deux tombeaux. Le plus ancien, subsistant à l´état de vestiges, peut être le tombeau en pierre élevé en 1822, pour M. Boudon-Herbet (autorisation de construction). Le second, signé Lesot, a été réalisé vers 1890, comme l´indique la calligraphie des épitaphes.

    Tombeau (stèle funéraire) Englard-Guerlin (G133)

    Concession acquise en septembre 1871 par M. Englard-Guerlin, caissier à la Caisse d'Epargne, domicilié à Amiens, rue Duméril. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M 18/3, 2M/ 18/8) indiquent qu'un caveau a été construit en 1871, par l'entrepreneur Lefebvre fils et qu'en 1904, le monument en pierre blanche tombant en ruine a été remplacé par un monument en granit de Belgique, en forme de stèle néogothique stylisée, par l'entrepreneur Lesot-frères.

    Cette concession, qui conserve sa clôture, contient les vestiges d´une stèle néogothique stylisée. Il s´agit sans doute du monument réalisé en 1904, par l´entrepreneur Lesot-frères en remplacement d´un tombeau identique, élevé vers 1871, date de la construction du caveau par l´entrepreneur Lefebvre-fils (autorisation de construction).

    Tombeau Bazénery (G134)

    Concession acquise en novembre 1870 par M. Bazénery, représenté par Jean-Baptiste Bled, domicilié à Amiens, 19 rue du Cloître-Saint-Nicolas. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'un monument a été posé en 1871, par l'entrepreneur de monuments funèbres Gustave Patte.

    Cette concession, qui conserve une belle grille en fonte à petits croisillons, contient une stèle à croix en pierre d´Ecausine posée en 1871, par l´entrepreneur Gustave Patte (autorisation de construction).

    Épitaphe : Ci-gît / le corps de / Théodore Gabriel / BAZENERY / président honoraire / à la Cour d'Amiens / commandeur de la Légion d'Honneur / décédé le 5 9bre 1870 / à l'âge de 75 ans / Priez pour lui.

    Enclos funéraire Dubois, Galhaut et Dubois-Jubainville (G136)

    Concession acquise en mars 1828 par François, Amable Dubois, Amable, Pierre Galhaut, Louis, Auguste, Clément Dubois-Jubainville, par Sosthène, Edouard Dubois-Jubainville, Eulalie, Olympe Dubois-Jubainville et Jean-Baptiste Dubois-Butteux. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une "pierre tumulaire" a été réalisée en 1822, pour le médecin Dubois et qu'en 1825, un monument a été construit par l'entrepreneur Mangot fils. Une seconde "pierre tumulaire" a été posée en 1827, par l'entrepreneur Lefebvre-Bullot.

    Cette concession contient trois sarcophages, très simples, dont les couvercles sont aujourd'hui illisibles, ainsi que les vestiges d´autres monuments, qui peuvent correspondre soit à la pierre tumulaire posée en 1822, pour le médecin Dubois, soit au monument réalisé en 1825, par l´entrepreneur Mangot fils, soit enfin à la pierre tumulaire réalisée en 1827, par l´entrepreneur Lefebvre-Bullot.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Hémart (G138)

    Concession acquise en avril 1844 par M. Hémart-Violette, domicilié à Amiens, 39 rue Royale.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient une stèle cintrée, sans doute été réalisée entre 1825 et 1853 (date de la première et de la dernière inhumation), probablement vers 1853 pour Emile Louis Charles Hémart, ancien négociant décédé cette même année.

    Epitaphe : [...] / Emile Louis Charles / HEMART / son époux / ancien négociant / décédé le 12 janvier 1853 / [...] Inscription concernant le destinataire : Famille Hémart.

    Enclos funéraire de la famille Lamy et Dewailly (G139)

    Concession acquise en avril 1831, par Henry, Jean-Baptiste Lamy-d'Hervillez, domicilié à Amiens, rue du Cours. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une stèle cintrée a été exécutée en 1821, pour le négociant Lamy et qu'en 1826, deux pierres tumulaires ont été posées. En 1875, un tombeau est construit par l'entrepreneur Barbier, pour M. Dewailly.

    Cette concession, qui conserve sa clôture, contient deux monuments. Un tombeau principal exécuté par l´entrepreneur Barbier en 1875 (autorisation de construction) et un tombeau individuel, réalisé vers 1865 (date du décès). Ce dernier peut avoir été déplacé lors de la réfection du caveau en 1875 ce qui expliquerait sa disposition (tourné vers le monument principal). Ces deux tombeaux remplacent la stèle exécutée en 1821 pour le négociant Lamy et les deux pierres tumulaires posées en 1826 (autorisation de construction).

    Enclos funéraire Mathieu (G140)

    Concession acquise en novembre 1849 par Charles Mathieu, Angélique Mathieu et Charles, Achille, Guillaume Mathieu, domiciliés à Amiens, 2 rue Pierre-L'Hermite et par Charles, Eugène Mathieu, domicilié en Océanie. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que deux "pierres tumulaires" ont été posées, l'une en 1823 et l'autre en 1824.

    Cette concession, dont la clôture est partiellement conservée, contient les vestiges d'un tombeau en forme de sarcophage, aujourd'hui illisible, qui pourrait être la « pierre tumulaire » posée en 1823 (autorisation de construction). Contre le mur subsistent les vestiges d´un assemblage complexe de petits panneaux funéraires, formant une sorte de puzzle polychrome, les tables en pierre de Tournai étant reliées par des plaques de calcaire.

    Tombeau (stèle funéraire) Niquet-Delarue (G145)

    Concession acquise en juillet 1866 par Jean-Baptiste, Théodore Niquet, domicilié à Amiens, 81 rue des Trois Cailloux. La première inhumation date de 1846.

    Cette concession, qui conserve sa clôture en fer forgé, contient les vestiges d'une stèle épaulée, actuellement illisible, qui peut dater de la 2e moitié du 19e siècle.

    Enclos funéraire Delannoy (G150)

    Concession acquise en décembre 1835 par Félix Delannoy, domicilié à Amiens, rue des Trois-Cailloux. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'en 1820 une "pierre tumulaire" a été posée par le graveur Beauger.

    Dans cette concession, qui a perdu sa clôture, seuls subsistent les vestiges de petites stèles-épitaphes et d'une stèle épaulée illisibles, qui sont difficilement datables. L´une de ces stèles pourrait être la pierre tumulaire posée en 1820, par le graveur Beauger, l´un des plus anciens maîtres d´oeuvres identifiés.

    Enclos funéraire de la famille Ridoux (G151-152)

    La concession G 151 fut acquise en juillet 1849, par Jean-Baptiste Ridoux et Virginie Ridoux, domiciliée à Paris, par Casimir et Paul Ridoux, domicilié à Crespy-en-Valois (60) et par Rosalie Ridoux, domiciliée à Amiens. La concession G152 fut acquise en octobre 1850, par Julie, Apolline Fontaine, veuve de Louis, Joseph, Honoré Pollet, domiciliée à Amiens, 5 rue Saint-Dominique.

    Les concessions sont réunies et délimitées par une même clôture. L´actuel enclos contient trois monuments. A gauche (G 151) contre le mur, se dresse une stèle dédiée à la famille Ridoux, dont les tables ont été refaites, sans doute réalisée vers 1860 (date de l'inhumation de l'un des destinataires). A droite (G 152), se trouvent un sarcophage en calcaire, illisible, ainsi qu´une croix funéraire en fer forgé, sans doute réalisés entre 1850 et 1869 (dates de la première et de la dernière inhumations). Cette croix, de belle qualité, présente des traces de rivets ce qui pourrait laisser penser que des plaques portant des épitaphes ont pu y être fixées.

    Tombeau (croix funéraire) Devismes (G153)

    Concession acquise en avril 1842 par Alexandre, Dieudonné Devismes, domicilié à Amiens, rue des Bonnards. La première inhumation date de 1822.

    Il ne subsiste, dans cette concession délimitée par une grille antérieure, que les vestiges d´une croix funéraire, en fonte, difficilement datable.

    Enclos funéraire Debaussaux, Beaudoin-Debaussaux et Debaussaux-Dervillez (G157)

    Concession acquise en avril 1834 par François, Nicolas Debaussaux, domicilié à Amiens, 18 rue des Sergents, Mélanie, Geneviève Debaussaux, veuve Beaudoin, domiciliée à Amiens, rue du Camps-des-Buttes, et Marie, Louise, Antoinette Dervillez, domiciliée à Amiens, rue Saint-Leu. La première inhumation date de 1820. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une "pierre tumulaire" a été posée en 1828 par l'entrepreneur Mangot fils et que le marbrier Dutry a construit un caveau en 1870.

    Cette concession, qui conserve partiellement sa clôture en fer forgé, contient au moins deux monuments, subsistant à l´état de vestiges. Devant sur la gauche, une stèle à croix déposée et illisible, daterait du 3e quart 19e siècle et serait attribuable au marbrier Dutry qui réalise le caveau en 1870 (autorisation de construction). Sur le mur du fond, se trouvent des vestiges de monuments les plus anciens, dont une stèle cintrée à droite et à gauche, une stèle en chapeau de gendarme, peut-être celle qui est réalisée en 1821, par l´entrepreneur Mangot fils (autorisation de construction). D'autres éléments à l'état de vestiges gisent dans la concession, notamment une croix funéraire en fer forgé, dont le socle a disparu. Épitaphe (stèle en chapeau de gendarme) : D.O.M / ici repose / le corps de M. Eléonore Natalis / DEBAUSSAUX / plombier en cette ville / décédé le 12 août 1827 / âgé de 44 ans / [non lu].

    Enclos funéraire Jacob-Grossemy (G159) ILLUSTRATION

    Concession acquise en février 1837 par M. Jacob-Grossemy, marchand-épicier, domicilié à Amiens, petite rue de Beauvais, Joseph, Constant Jacob-Guillain, domicilié à Amiens, rue des Trois-Cailloux, Louis, Augustin Jacob, domicilié à Amiens, rue de Narine, et François Carment-Jacob, domicilié à Amiens, Grande rue de Beauvais.

    Cette concession, qui conserve sa clôture en fer forgé, contient une stèle à croix, signée par le marbrier Dutry, posée vers 1884. Sur la gauche, subsiste à l'état de vestiges la base d'une stèle, plus ancienne (2e quart 19e siècle ou 3e quart 19e siècle).

    Épitaphe (stèle à croix monumentale) : Louis Alphonse Emile / CARON / époux DUMONT / négociant en graines / capitaine du 12e territorial / décédé à Amiens le 6 7bre 1884 / dans sa 41e année. / De profundis.

    Tombeau Déruillé (G161)

    Concession acquise en novembre 1847 et agrandie en avril 1849 par Pierre, Armand, Nicolas Déruillé, domicilié à Amiens, rue Saint-Martin, puis rue de Condé. La première inhumation date de 1834 et la dernière de 1879.

    Cette concession, de type couloir, adossée au premier mur d'enceinte, n'est délimitée, dans sa partie antérieure, que par une pierre de seuil, en calcaire. De chaque côté, elle s'appuie sur les clôtures des concessions voisines. Des piliers en calcaire, devant probablement maintenir l'ancienne clôture, subsistent dans le fond et à droite de la concession. Un socle supportant jadis une stèle, en calcaire, reste le seul vestige témoignant de la présence d'un monument.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan du cimetière général de la Maladrerie, dessin par Cheussey architecte communal, 1828 (BM Amiens ; PA 65).

  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 7, [s.d.] (AC Amiens).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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