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Plaine H

Dossier IA80006035 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Appellations plaine H
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : 1813 F 187 à 188bis ; 2003 IZ 37, 39

La plaine H se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Le registre communal indique que les concessions sont acquises entre 1828 et 1961, 4 ont été agrandies. Le plan de 1828 figure 94 emplacements prévus en bordure de la plaine. Une seule vaste concession (70) est représentée sur le plan de 1828, au sud-ouest.

Sur un plan postérieur à la première extension du cimetière, on observe la présence de concessions le long de l´allée principale, qui la délimite, et de quelques concessions situées au centre de la plaine, desservie par des allées et par quelques ruelles ménagées entre les concessions élevées en bordure de l'allée principale. Le cimetière militaire occupe la partie sud de la plaine.

Stéphane Comte (1847) décrit dix-neuf sépultures de cette plaine, notamment ceux de Delattre (H 3), Deneux-Buquet (H 13), Sauvé-Lecocq et Braive (H 21), Marotte (H 30), Facquez de la Vallée (aujourd'hui Peulevé-Vincent ; H 31), Dubrulle-Decavé et Dijon-Dubrulle (H 33), Grandsire (H 34), Blanchard et Debeauvais (H 35), Durand-Delafosse (H 67), Fouache d'Halloy (H 71), Choquet-Mollet et Choquet-Delattre (H 82), Decagny-Chevalier (H 91), Darras-Duchatel et Decavé-Darras (H 95), Darras-Villomont (H 96), Spineux-Garçon (H 107), Dubois-Porion (H 116), Frennelet (H 117), Brajeux (H 119), Marest (H 121).

Les concessions sont essentiellement implantées sur le pourtour de la plaine. Une seule concession (H 144) subsiste aujourd'hui à l'intérieur de la plaine. Les autres ont été évacuées afin d'aménager le Jardin du Souvenir ainsi que le jardin d'urnes.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle
Secondaire

La plaine H, en forme de haricot, se situe au centre de la partie occidentale du vieux cimetière. Elle se caractérise par un terrain en pente à l'est et un plateau à l'ouest. Elle est entourée d'une allée principale qui la sépare des plaines I, au sud, K, à l'ouest et G, au nord et est desservie par des allées secondaires, permettant l'accès à l'intérieur de la plaine. Un Jardin du Souvenir ainsi qu'un jardin d'urnes ont été aménagés au coeur de la plaine H à la fin des années 1970. Actuellement les concessions sont regroupées le long du pourtour de la plaine, longeant l'allée principale. Elles présentent toutes un alignement irrégulier.

Sur les 158 concessions figurant sur le plan le plus récent, 76 sépultures subsistent et 16 ont été détruites.

Dans le cadre du recensement, qui portait sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 43 sépultures antérieures à 1950 ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Dans cet ensemble, on signalera la présence d'enclos funéraires (19/75), soit plus de 25% des concessions subsistantes. 28 tombeaux sont signés ou attribués à des architectes ou des entrepreneurs A. Sallé (H 2, H 31, H 86, H 95) ou Sallé (H 71, H 95, H 107, carré militaire), Delalieu (H 3), Coënen (H 3, H 92, carré militaire), Lamolet-Tattegrain (H 64, H 83), Gadré-Tattegrain (H 157), G. Patte (H 75-76), Lefebvre-fils (H 82), Lavigné (H 82), Leroy-Caussin (H 91), A. Leroy (H 92), Lefebvre-Facquet (H 116), Duthoit (H 13, H 34, H 71, H 119), E. Duthoit (H 92), Polart (architecte ; H 34), A. Polart (architecte ; H 54), Polart-Vast (H 67), Cheussey (H 34), Brare-Sainneville (H 96), Marest (architecte ; H 107, H 119), Bourquin (H 107), Riquier (architecte ; carré militaire - tombeau commémoratif), F. Ratier (architecte ; carré militaire - tombeau de Vogel), Lartisien (H 1 E, H 1 F, H 1 R, H 1 S), M. Sueur (H 1 O).

Monuments signalés dans le rapport de l'architecte communal en 1925 : H 30. Typologie : Les tombeaux présentent essentiellement le forme de stèles ; il subsiste toutefois : 5 tombeaux-monuments (H 1 A - buste, H 1 B - buste, H 13, H 71 - en forme d'enfeu, H 92), tombeaux en forme de sarcophage (3), tombeau en forme de chapelle (1), croix funéraires (3), colonnes funéraires (4), 1 tombeau en forme de niche (1), 6 tombeaux en forme de piliers (H 34 - obélisque, H 53, H 82 (2) - couronnés, H 92 (2) - pyramidaux), dalle funéraire (1).

Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH partiellement, 1986/06/25
Précisions sur la protection

Les bordures de la plaine H, comprenant les concessions H 1 A à H 123, ainsi que l'enclos des soldats français et la partie comprenant les concessions H 19 à H 70 en totalité.

Annexes

  • Plaine H. Concessions détruites et documentées

    H 1 : Concession acquise en juin 1857 par Louise Genet, ancienne domestique, domiciliée à Amiens, rue Martin Bleu Dieu.

    H1D. Concession Routier-Sgard acquise en février 1944 par Paul Victor Routier, conservateur du cimetière de la Madeleine, domicilié à Amiens. La première inhumation date de 1915.

    Monument hors étude. ILLUSTRATION

    H 7 : Concession acquise en septembre 1847 par Auguste Edouard Fontaine, receveur du Timbre extraordinaire, domicilié à Amiens, rue Royale.

    H 8 : Concession acquise en juin 1831 par Marie Madeleine Cécile et Marie Catherine Sophie Cavillon, domiciliées à Amiens, rue des Chaudronniers. La première inhumation date de 1822.

    H 9 : Concession acquise en mai 1831 par Armand Constant Harlez, maître-plafonneur, domicilié à Amiens.

    H 10 : Concession acquise en mai 1832 par Marie Madeleine Laurence Lhomme veuve Masse, domiciliée à Amiens, rue Neuve des Capucins.

    H 11 : Concession acquise en décembre 1833 par François Chalon, cabaretier, domicilié à Amiens, faubourg de Noyon.

    H 14 : Concession acquise en mai 1836 par Paul Gayant, ingénieur, domicilié à Amiens, rue Royale. Aucune inhumation n'a été enregistrée.

    H15 : Concession acquise en juillet 1839 par Marie Marguerite Emilie Candelier veuve Brulé, domiciliée à Amiens, Firmin Célestin Victor Brulé, domicilié à Amiens, Place du Marché au Beurre et Eugène Durant-Brulé, ébéniste, domicilié à Amiens, boulevard Fontaine.

    H 16 : Concession acquise en octobre 1833 par Cécile Visière, veuve Commelin domiciliée à Amiens, rue Henri IV et agrandie en août 1837 par Flore Cécile Julienne Obré,veuve Gamounet domiciliée à Amiens, rue Verte.

    H 17 : Concession acquise en juillet 1830 par Marie Catherine Fauquelle veuve Dupuis, domiciliée à Amiens, rue Saint-Jacques. La première inhumation date de 1807.

    H 19 : Concession acquise en juin 1830 par Pierre Alexis Frénoy, avoué, représentant la famille Roguin-Pécry, domicilié à Amiens, rue des Crignons. La première inhumation date de 1828.

    H 22 : Concession acquise en mai 1834 par Pierre François D'Hubert, ancien capitaine, domicilié à Amiens, 12 rue de Noyon. Une note en marge indique que le rapport de l'architecte de la Ville en date du 20 avril 1925 mentionnait cette sépulture comme étant "à conserver car présentant un intérêt d'Art".

    H 23 : Concession acquise en août 1842 et agrandie en octobre 1842 et en novembre 1844 par Marie Françoise Gabrielle Bécu veuve Guénard, marchande-pâtissière, domiciliée à Amiens, rue des Trois Cailloux. La première inhumation date de 1827.

    H 24 : Concession Guilbert et Dupuis acquise en avril 1837 par M. Dupuis-Canaple, domicilié à Amiens, rue des Trois-Cailloux et par Théophile Guilbert-Canaple, domicilié à Amiens, rue du Bloc. La première inhumation date de 1820. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/11) indiquent qu´en 1913, l'entrepreneur G. Patte a réédifié le mausolée en ruines.

    H 25 : Concession acquise en novembre 1840 par Henri Braive, proviseur du Collège, domicilié à Amiens.

    H 26 : Concession acquise en septembre 1841 par Victoire Brandt veuve Dupré, rentière, domiciliée à Amiens, rue Martin Bleu Dieu.

    H 27 : Concession acquise en juillet 1845 par Nicolas Coutil, pharmacien et Adèle Clarisse Sauvé son épouse, domiciliés à Amiens, 58 rue des Trois-Cailloux.

    H 32 : Concession acquise en avril 1833 par Marguerite Victoire Guidée veuve Jérosme, rentière, domiciliée à Amiens, faubourg Saint-Fuscien.

    H 36 : Concession acquise en mars 1838 par Jean-Baptiste Riquier, conseiller de préfecture, domicilié à Amiens, Grand faubourg de Noyon.

    H 37 : Concession acquise en juin 1839 par François Brunette, propriétaire, domicilié à Amiens, 57 rue Gresset. La première inhumation date de 1833.

    H 38 : Concession acquise en juillet 1840 par Joseph François Gayet, propriétaire, domicilié à Amiens, 25 rue Sire Firmin Leroux.

    H 39 : Concession acquise en juin 1857 par Jean-Baptiste François Prudent Andrieu, domicilié à Amiens, rue Henri IV. La première inhumation date de 1855.

    H 42 : Concession acquise en février 1850 par Flore Joséphine Boucher veuve Debraine, domiciliée à Amiens, boulevard du Jardin des Plantes.

    H 43 : Concession acquise en novembre 1868 par Firmin Jean-Baptiste Lecul, domicilié à Amiens, rue Jacquart.

    H 44 : Concession acquise en novembre 1849 par Pierre Jean-Baptiste Mouret, fabricant, domicilié à Amiens, 11 rue Basse Saint-Martin et Clémence Marie Louise Alexandre, domiciliée à Amiens, rue Basse Notre-Dame. La première inhumation date de 1845.

    H 46 : Concession acquise en avril 1844 par Etienne Guy Amye, conseiller, domicilié à Amiens, rue de la Porte de Paris.

    H 47 : Concession acquise en mai 1845 par Louis Lefebvre, ingénieur, domicilié à Amiens, 27 boulevard du Mail.

    H 49 : Concession Delahaye-De Rogy acquise en avril 1846 et agrandie en juillet de la même année par Jean-Baptiste Laurent Delahaye, propriétaire, domicilié à Amiens, boulevard Saint-Jacques.

    H 50 : Concession Lavernier-Vallet acquise en avril 1850 par Henriette Angélique Lavernier domiciliée à Amiens, rue du Quai et Marie Fançoise Elisabeth Rosalie Lavernier, domiciliée à Amiens, rue Saint-Jacques. La première inhumation date de 1844.

    H 51 : Concession Lamarre-Galempoix acquise en juillet 1866 par Nicolas Lamarre, domicilié à Amiens, rue de Beauvais. La première inhumation date de 1844.

    H 52 : Concession acquise en mai 1851 par Geneviève Tierce veuve Couvreur, domiciliée à Amiens, rue du Moulin-Neuf.

    H 55 : Concession acquise en avril 1850 par Mme veuve Debray-Beaufils Virginie et ses enfants Edouard, Clara et Alfred, domiciliés à Amiens, 33 rue du Quai.

    H 56 : Concession acquise en septembre 1850 et agrandie en novembre de la même année par Jean-Baptiste Voiturier, rentier, domicilié à Amiens, 12 boulevard des Frères.

    H 57 : Concession acquise en juin 1851 par François Lécrivain, cocher et Irma Desenclos son épouse, domiciliés à Amiens, rue Lamarck. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/2) indiquent que l'entrepreneur Lequet-Lamarre a réalisé des travaux en 1859.

    H 58 : Concession Cozette-Delarive acquise en décembre 1852 par Nicolas Pierre Joseph Cozette, rentier, domicilié à Amiens, rue Basse Notre-Dame.

    H 59 : Concession acquise en février 1850 par Jean-Baptiste Corroyer, marchand de son, domicilié à Amiens, faubourg Saint-Pierre. La première inhumation date de 1823.

    H 60 : Concession acquise en juillet 1870 par Joséphine Bourgeois, domiciliée à Amiens, 6 rue de la Narine. La première inhumation date de 1861.

    H 61 : Concession acquise en septembre 1849 par Antoine Guillaume Fouet, ancien coutelier, domicilié à Amiens, rue Henri IV. La première inhumation date de 1842.

    H 65 : Concession acquise en avril 1849 par Joseph Régnier, débitant, domicilié à Amiens, Ile Sainte-Aragonne, François Régnier, débitant, domicilié à Amiens, Petite rue Saint-Rémy, Bouel-Régnier, fileur, domicilié à Amiens, faubourg de Hem, Armand Régnier, cafetier, domicilié à Amiens, rue Gresset, Pierre Régnier, cafetier, domicilié à Amiens, faubourg de Hem et par Angélique Régnier veuve Boucher, domiciliée à Amiens, faubourg de la Hotoie.

    H 66 : Concession acquise en décembre 1847 par Flore Emilie Barré veuve Chomé, domiciliée à Amiens, 47 rue Saint-Jacques.

    H 68 : Concession acquise en août 1844 et agrandie en février 1845 par Marie Rose Fournier veuve Ladent, bouchère, domiciliée à Amiens, rue Saint-Leu. La première inhumation date de 1821.

    H 69 : Concession acquise en décembre 1849 par Joseph Leuillier, rentier, domicilié à Amiens, 10 Petite rue du Quai. La première inhumation date de 1839.

    H 70 : Concession acquise en avril 1840 par Marie Catherine Joséphine Petit veuve Routier, domiciliée à Amiens, 42 rue de Metz. La première inhumation date de 1836.

    H 72 : Concession acquise en avril 1843 par le comte Auguste Pantaléon De Gorguette d'Argoeuves, propriétaire, domicilié à Amiens, 10 rue de l'Oratoire. La première inhumation date de 1794. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/1) indiquent qu´une pierre tombale a été réalisée en 1817.

    H 74 : Concession acquise en avril 1842 par Dominique Augustin François Levoir-Mimerel, manufacturier, domicilié à Amiens, rue des Capucins. La première inhumation date de 1824.

    H 77 : Concession acquise en septembre 1840 par César Alexandre Jean Louis Debuigny, serrurier, domicilié à Amiens, rue du Loup et par Edouard Firmin Joseph Lecavelée, ouvrier-serrurier, domicilié à Amiens, 67 rue du Hocquet.

    H 78 : Concession acquise en août 1836 par Louise Françoise De Vergnette D'Alban veuve De Ville De L'Epinoy, propriétaire, domiciliée à Amiens, rue Saint-Denis.

    H 79 : Concession acquise en février 1835 par Marie Elisabeth Rosalie Pingré veuve De Sachy De Marcellet, propriétaire, domiciliée à Amiens, rue du Soleil.

    H 80 : Concession acquise en juillet 1834 par Marie Louise Sophie De Herte veuve D'Incourt, propriétaire, domiciliée à Amiens, rue du Collège.

    H 81 : Concession acquise en janvier 1833 et agrandie en juin de la même année par Ferdinand Nicolas Pillon-Deribeaucourt, négociant, domicilié à Amiens, rue Basse Saint-Martin. Une note en marge indique que le rapport de l'architecte de la Ville en date du 20 avril 1925 mentionnait cette sépulture comme étant "à conserver car présentant un intérêt d'Art".

    H 85 : Concession Lepage-Pelletier acquise en septembre 1847 par Joseph Florimond Lepage, négociant, domicilié à Amiens, 7 Place Notre-Dame. Cette concession partiellement délimitée par une grille en fonte et fer forgé, ne conserve plus aucune trace de monument).

    H 87 : Concession acquise en août 1843 par Robert Léopold Jourdain De L'Eloge, domicilié à Amiens, rue de Constantine et par le baron André François Alfred De Latapie De Ligonie, domicilié à Cagny (80) et agrandie en juin 1846 par Robert Léopold Jourdain De L'Eloge, domicilié à Amiens, rue de Constantine. La première inhumation date de 1809. Cette concession, partiellement délimitée par une grille en fonte et fer forgé, fixée sur un mur-bahut en calcaire et ne conserve plus aucune trace de monument.

    H 88 : Concession acquise en février 1842 par Marie Martin Philippe Mangin De Bionval, domicilié à Amiens, 5 rue Bourbon.

    H 89 : Concession acquise en janvier 1841 par Joseph Martin Lorel (aîné), propriétaire, domicilié à Amiens, 25 rue des Saintes-Maries. La première inhumation date de 1836. Une note en marge indique que le rapport de l'architecte de la Ville en date du 20 avril 1925 mentionnait cette sépulture comme étant "à conserver car présentant un intérêt d'Art".

    H 90 : Concession Fournier-Vasseur et Fournier-Warmel acquise en décembre 1842 par Jean-Baptiste Warmel, épicier, domicilié à Amiens, rue de la Hotoie et agrandie en juin 1843 par Blanche Amélie Vasseur veuve Fournier, rentière, domiciliée à Amiens, rue Martin Bleu Dieu. La première inhumation date de 1836.

    H91 : Concession acquise en février 1845 par Natalis Decagny et Hermance Chevalier, son épouse, domiciliés à Amiens, 6 rue au Lin. La première inhumation date de 1822. La sépulture Decagny-Chevalier est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'un monument "de forme moderne", attribué à l'entrepreneur Leroy-Caussin, (cf. annexe). Il ne subsiste vraisemblablement plus aucune trace de monument dans cette concession qui ne conserve que très partiellement sa clôture.

    H 93 : Concession acquise en juin 1848 par Clémence Bomy, domiciliée à Amiens, rue Ledieu et par Rose Bomy, domiciliée à Amiens, rue de l'Oratoire.

    H 94 : Concession acquise en janvier 1849 par Augustine Dorothée Trouvain veuve Bécu, domiciliée à Amiens, rue Martin Bleu Dieu.

    H 97 : Concession Lenoël-Philippet acquise en décembre 1843 par Louis Lenoël, maître de pension, domicilié à Amiens, rue Porte de Paris. La première inhumation date de 1823.

    H98 : Concession acquise en septembre 1842 par Auguste Trouvain, maître-teinturier, domicilié à Amiens, faubourg Saint-Maurice. La première inhumation date de 1813.

    H 99 : Concession Creton-Lalan acquise en juin 1839 par Victor Joseph Creton, avocat, domicilié à Amiens, Grande rue de Beauvais.

    H 100 : Concession acquise en juillet 1839 par André Jean-Baptiste Véru et Zoé Ernestine Minier son épouse, domiciliés à Amiens, 19 boulevard du Mail.

    H 102 : Concession acquise en juillet 1832 par Jean Rémi Victor Martin, trésorier de gendarmerie, domicilié à Amiens, rue des Jacobins.

    H 103 : Concession acquise en décembre 1844 par Marie Madeleine Rosalie Reine Letailleur veuve Denard, domiciliée à Amiens, rue des Trois Sausserons.

    H 104 : Concession acquise en août 1837 par Firmin Eloi Renard, propriétaire, domicilié à Amiens, faubourg de Noyon. La première inhumation date de 1809.

    H 110 : Concession acquise en septembre 1831 par François Félix Labbé, négociant, domicilié à Amiens, rue Saint-Leu.

    H 111 : Concession acquise en octobre 1832 par Louis Decaix, restaurateur, domicilié à Amiens, rue des Trois Cailloux. La première inhumation date de 1818.

    H 112 : Concession acquise en septembre 1837 par Laurent Lejeune, rentier, domicilié à Amiens, rue Saint-Jacques. La première inhumation date de 1835.

    H 114 : Concession acquise en juin 1840 par François Guillain Leclercq-Candat, marchand-corroyeur, domicilié à Amiens, 29 Place du Marché au Fil.

    H 117 : Concession acquise en octobre 1832 par Louise Geneviève Degove veuve Frennelet, domiciliée à Amiens, impasse Sainte-Marie. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/2 et 2M18/8) indiquent que l'entrepreneur Boulanger a réalisé en 1851 des travaux sur la sépulture Frennelet et que l'entrepreneur T. Lamy, domicilié à Amiens, 21 rue de la République, a réalisé en 1900 des travaux sur la sépulture Brandicourt-Labbé.

    H 120 : Concession acquise en avril 1830 par Pierre Auguste Tournière, notaire, domicilié à Amiens, rue des Sergents. Aucune inhumation n'a été enregistrée.

    H 123 : Concession acquise en janvier 1834 par Jacques Divoire, fondé de pouvoir de d´ Henriette De Saint-Marsault, épouse De L´Estang, pour la famille De L'Estang et agrandie en mai 1837 par Marie Divoire, domiciliée à Nampty (80) et par Félicité Mouton, rentière, domiciliée à Amiens, rue des Trois Cailloux. La première inhumation date de 1817.

    H 124 : Concession acquise en août 1835 par Augustin Joiron, employé de la Marine, domicilié à Paris.

    H 125 : Concession acquise en mars 1845 par François Constant Bréant et Clara Pavé son épouse, domiciliés à Amiens, rue du Chapeau de Violettes. La première inhumation date de 1827.

    H 126 : Concession acquise en mars 1846 et agrandie en novembre de la même année par Pierre François Guillain, agréé, domicilié à Amiens, rue du Chapeau de Violettes. La première inhumation date de 1828.

    H 127 bis : Concession acquise en mars 1847 par Guillaine Louise Josephe Ternisien veuve Gélon, propriétaire, domiciliée à Amiens, 4 rue Bourbon.

    H 128 : Concession acquise en août 1846 par Jean-Baptiste Michel Feutry, domicilié à Amiens, boulevard du Jardin des Plantes et par Nicolas Pierre Lemoine, domicilié à Amiens, 9 rue des Paniers. La première inhumation date de 1830.

    H 129 : Concession acquise en septembre 1843 par Marie Rose Dufour veuve Potier, rentière, domiciliée à Amiens, rue Martin Bleu Dieu. La première inhumation date de 1828.

    H 131 : Concession acquise en mai 1845 par Henri Mimerel, rentier, domicilié à Amiens, 78 faubourg de Noyon. La première inhumation date de 1828.

    H 132 : Concession acquise en décembre 1846 par Marie Marguerite Petit, propriétaire, domiciliée à Amiens, rue des Augustins.

    H 134 : Concession acquise en mars 1844 par Cincinnatus Fornier, vicaire général, domicilié à Amiens, Evêché.

    H 135 : Concession acquise en mai 1846 par Joséphine Hertus veuve Potier, marchande de sabots, domiciliée à Amiens, rue Riquier, Jenny Belvaud veuve Potier, marchande-épicière, domiciliée à Amiens, rue du Quai et Sophie Binet veuve Potier, marchande-épicière, domiciliée à Amiens, rue du Moulin du Roi, Joseph Dupuis-Potier, louager, domicilié à Amiens, rue Sainte-Catherine et Louis Renard-Potier, épicier, domicilié à Amiens, Marché au Feurre. La première inhumation date de 1831.

    H 136 : Concession acquise en mai 1845 par Flore Angélina Arrarchart veuve Watinelle, domiciliée à Amiens, 46 rue Bourbon. La première inhumation date de 1839.

    H 136 bis : Concession acquise en juin 1917 par Pauline Rasse, commerçante, domiciliée à Montdidier (80).

    H 138 : Concession acquise en mars 1847 par Louis Charlemagne Crépin, abbé et aumônier, domicilié à Abbeville (80) et représenté par Natalis Boidin.

    H 139 : Concession acquise en mai 1845 par Victoire Durant, dame de compagnie, domiciliée à Amiens, 1 rue Flament, Félix Loignon-Durant, marchand-tailleur et Nicolas Durant, menuisier, domiciliés à Amiens, 31 Marché au Feurre, Eugène Durant, menuisier, domicilié à Amiens, 22 boulevard Fontaine, Elisa Durant, couturière, domiciliée à Amiens, 7 Marché au Feurre, Jules Durant, tailleur, domicilié à Amiens, 25 Petite rue de Beauvais et Jean-Baptiste Durant, menuisier, domicilié à Amiens, 9 Marché au Feurre. La première inhumation date de 1828.

    H 140 : Concession acquise en mai 1846 par Jean-Baptiste Grégoire Desjardins, ménager, domicilié à Amiens, rue du Boucaque. La première inhumation date de 1837.

    H 141 : Concession acquise en mai 1845 par Augustin Caboche, apprêteur, domicilié à Amiens, 1 rue d'Engoulvent, M. et Mme Amable Caboche-Delannoy, domiciliés à Amiens, 1 rue Flament, madame et monsieur Caboche-Pollot Virginie, domiciliés à Amiens, 17 boulevard Notre-Dame, Louis Caboche, rentier, domicilié à Amiens, rue d'Engoulvent, madame et monsieur Caboche-Renard Rose, domiciliés à Amiens, rue des Crignons et Lucien Caboche, domicilié à Paris.

    H 142 : Concession acquise en août 1845 par Antoine Adrien Cahon, ancien brasseur et Séraphine Goubet son épouse, domiciliés à Amiens, 14 rue Flament.

    H 143 : Concession acquise en octobre 1845 par Pierre Albéric Joseph Durand, domestique et Sophie Heurtaux, son épouse, épiciers et domiciliés à Amiens, rue du Vert Aubusis.

    H 145 : Concession acquise en juillet 1845 par Louise Dubois veuve Devaux, domiciliée à Amiens, 2 boulevard du Vivier.

    H 146 : Concession acquise en janvier 1847 par Louise Marguerite Boutmy veuve Deligne et par Louis Joseph Deligne, son fils, domiciliés à Amiens, Logis du Roi.

    H 147 : Concession acquise en mai 1845 par Charles Arnault Léante De Berville, rentier, domicilié à Amiens, 12 boulevard des Frères. La première inhumation date de 1827.

    H 148 : Concession acquise en novembre 1844 par Marie Anne Desjardins veuve Lelièvre, rentière, domiciliée à Amiens, rue du Boucaque, par Marie Ulphe Desjardins veuve Desjardins, domiciliée à Amiens, route de Paris et par Charles Théodore Desjardins, maréchal, domicilié à Amiens, route de Paris. La première inhumation date de 1834.

    H 149 : Concession Vaillant-Soyenneville acquise en juin 1845 par François Nicolas Vaillant, propriétaire, domicilié à Amiens, 11 rue d'Engoulvent. La première inhumation date de 1825.

    H 150 : Concession Dupetit-Labesse acquise en février 1845 par Charlemagne Armand Dupetit, garde-moulin, domicilié à Amiens, 14 rue des Cochers. La première inhumation date de 1827.

    H 151 : Concession acquise en novembre 1846 par Philibert Armand Berrier, mineur, représenté par M. Guillain, agréé, domicilié à Amiens.

    H 152 : Concession acquise en janvier 1846 par Thérèse Elisabeth Journel veuve Demetz, propriétaire, domiciliée à Amiens, rue Neuve des Capucins

  • Plaine H. Concessions détruites, décrites par Stéphane COMTE, en 1847

    « Le tombeau suivant est celui de Mme Catherine BERIGNY [H14], veuve de M. le chevalier GAYANT, inspecteur-général des Ponts-et-Chaussées, décédée le 26 avril 1836, à l´âge de 61 ans.

    Son monument se compose d´une colonne en marbre noir, de 1 mètre 80 centimètres environ d´élévation, supportée par un piédestal. »

    Extrait de Stéphane C[omte], p. 122.

    « Les sépultures des familles CANAPLE et GUILBERT [H24] viennent à la suite de la précédente. Les monuments en sont fort simples, mais le terrain y est parfaitement entretenu. Des thuyas et autres arbustes au sombre feuillage y agitent leurs rameaux mélancoliques, lesquels, par les ombres qu´ils reflètent, font revivre plus fortement dans la pensée le souvenir de ceux qui reposent dans cette tombe, et qu´on croit encore voir apparaître sur la terre pour nous redire adieu. »

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 123-124.

    « La tombe de la famille JEROSME [H32], qui suit immédiatement celle de M. FACQUEZ, offre plusieurs monuments détachés, tous aussi simples les uns que les autres.

    On remarque d´abord un cippe à fronton et oreillons, surmonté d´une urne ; il porte cette inscription :

    « Ici repose le corps

    de M. Anthime-Joseph JEROSME,

    propriétaire,

    décédé à Paris, le 9 septembre 1842,

    âgé de 59 ans. »

    « Bon père, tendre époux,

    Ami dévoué, fidèle ;

    Il fut aimé de tous,

    Et de tous, le modèle. »

    Vient ensuite une colonne en pierres, parallèle au cippe précité ; une croix dorée la surmonte. Sur le fût de la colonne est gravée cette épitaphe :

    « Ici repose le corps

    de dame Marguerite-Victoire

    GUIDEE,

    Epouse de M. Jacques JEROSME,

    ancien négociant,

    décédée le 5 janvier 1836,

    âgée de 79 ans. »

    Enfin une borne antique, élevée à la mémoire de M. Agatocle JEROSME, fils de M. Anthime et de dame Virginie GUIDEE, dont nous venons de nous occuper, on lit les vers suivants, fort bien sentis :

    « Beau lys, le ciel jaloux t´enviait à la terre ;

    C´en est fait ! sourd aux cris d´un père et d´une mère,

    Il veut d´un monde impur préserver ta candeur.

    Nature, tu gémis : quel coup, quelle rigueur !

    Mais écoute la foi : par un heureux échange,

    Dans un fils bien aimé, dit-elle, vois un ange,

    Et même en le pleurant souris à ton bonheur ! »

    Ce jeune homme mourut le 31 décembre 1832, à l´âge de 11 ans. Une grille entoure cette sépulture, ornée de plates-bandes bordées de buis et plantées de fleurs.

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 126-128.

    « En suivant, nous passons devant une colonne en marbre noir granité qui décore la tombe de M. RIQUIER [H36], Jean-Baptiste-Guillaume, décédé le 27 avril 1842, à l´âge de 80 ans. M. RIQUIER était doyen du conseil de préfecture, vice-président de la chambre de commerce, membre de l´académie d´Amiens et chevalier de la Légion d´Honneur.

    Une grande affluence de citoyens, les autorités de la ville, M. le Préfet, des membres de la chambre et du tribunal de commerce, le conseil de préfecture, une députation de l´académie, etc., ont accompagnés le corps jusqu´au cimetière. Plusieurs discours ont été prononcés, notamment un par M. Gossart, au nom d conseil de préfecture, et un autre par M. Obry, chancelier de l´académie, au nom de cette compagnie.

    M. RIQUIER était un de ces esprits persévérants que les obstacles n´arrêtent que quand l´impossible leur est démontré. Longtemps il rêva le projet de doter son pays de deux branches d´industrie propres au midi de la France : la culture du mûrier et l´éducation des vers à soie. Déjà des résultats avaient été obtenus, après d´immenses efforts, mais la mort ne lui permit pas de mener à fin une pareille tentative.

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 133-134.

    « La première sépulture qui attire nos regards est celle de la famille AMYE [H46], y compris son ami, M. FRANCHEMONT, ainsi que l´indique l´inscription gravée sur le monument, qui est fort simple ; c´est un cippe en pierre et à chapiteau, surmonté d´une urne cinéraire. Une croix d´honneur, celle dont est décoré M. AMYE, conseiller à la cour d´Amiens, est gravée sur la face principale. M. FRANCHEMONT, propriétaire et rentier, dont les liens d´amitié qui l´unissaient à M. AMYE sont attestés si authentiquement par la volonté de ce dernier, ce qui honore l´un et l´autre, repose déjà dans ce dernier asile où ils se réuniront pour ne se plus séparer. »

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 134-135.

    « Tout auprès est une colonne sur piédestal et socle que termine une urne drapée à laquelle est suspendue une couronne d´immortelles d´une exécution remarquable. C´est le monument de la famille LEFEBVRE [H47], ingénieur en chef au corps des mines de cette ville.

    Son épouse repose sous ce monument ; elle est décédée le 8 avril 1842 âgée de 42 ans.

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 118-119.

    « A la suite, nous rencontrons la sépulture de la famille DELAHAYE-DEROGY [H49]. Une borne antique, surmontée d´une croix, nous fait connaître le dernier asile de M. DELAHAYE-MARTIN, qui, ainsi que le mentionne son épitaphe, a passé la plus grande partie de sa vie au service gratuit de ses concitoyens. Il fut président du Jury d´inspection des arts et métiers, et pendant au moins 20 ans il présida le conseil des prud´hommes à la satisfaction des justiciables, qui trouvaient en lui un homme intègre, conciliant et ferme à l´occasion. »

    Extrait de Stéphane C[omte], p. 135.

    « Nous arrivons devant la sépulture de M. Jean-Baptiste ROUTIER [H70], docteur en chirurgie, décédé le 21 décembre 1839, à l´âge de 62 ans. Rien de plus simple que ce monument composé d´un cippe à chapiteau formé de deux consoles renversées, au milieu desquelles s´élève une urne. Ce monument est établi sur parpaing. Sur la face principale on lit l´épitaphe suivante, gravée sur une table en marbre noir :

    « Ici repose

    Louis-Jean-Baptiste ROUTIER,

    Docteur en chirurgie,

    Chevalier de la Légion-d´Honneur,

    Chirurgien en chef de l´hôpital Saint-Charles,

    Membre de l´académie d´Amiens,

    Membre correspondant de l´académie de médecine de Paris. »

    L´académie des sciences et des arts du département de la Somme perdit en M. ROUTIER l´un de es membres les plus zélés. M. Fevez, collègue de ce dernier, prononça sur sa tombe un discours dont nous extrayons le passage suivant imprimé dans le journal le Glaneur. [...]»

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 136-137.

    «Le monument suivant, représenté par un piédestal terminé par une demi-sphère que surmonte une croix, est celui de dame Annette FOUACHE-D´HALLOY [H72], épouse de M. le comte Auguste DE GORGUETTE D´ARGOEUVRE, décédée le 7 mars 1843, à l´âge de 45 ans. Cette dame est la soeur de M. FOUACHE D´HALLOY, dont nous venons de parler. »

    Extrait de Stéphane C[omte], p. 140.

    « Le monument suivant, magnifique pyramide hexagonale en marbre de Boulogne, est élevée sur l´emplacement destiné à la sépulture de la famille PILLON DE RIBAUCOURT [H81], ancien négociant de cette ville. Cette pyramide est en tout semblable à celle dont nous avons parlé à l´occasion de la sépulture BARBIER-LEQUIEN, située dans la plaine F. Comme celle-là, elle a été exécutée, sur le plan de M. Herbaut, dans les ateliers de M. Gaudy, de Boulogne. »

    Extrait de Stéphane C[omte], p. 141.

    « Les deuxième et troisième sépultures en continuant sont celle de M. François-Michel, baron DE LATAPIE DE LIGONIE [H88], décédé le 26 juin 1843 à l´âge de 74 ans, qu´une pierre horizontale recouvre, et celle de la famille BIONVAL. Sur un cippe égyptien en marbre blanc veiné on lit l´épitaphe de M. DE BIONVAL, Marie-Martin MENGIN, ancien employé supérieure de la recette générale, décédé le 12 mai 1843, âgé de 64 ans. Tout près est un piédestal en marbre semblable à celui du cippe, indiquant la tombe de Melle Salomon-Marie-Joséphine-Mina MENGIN DE BIONVAL, fille du précédent, décédé le 31 janvier 1842, à l´âge de 18 ans.

    Chacune de ces sépultures est enceinte d´une grille de fer et n´offre rien de particulier. »

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 142-143.

    «Nous nous arrêtons devant une borne antique en pierre de Senlis, qui joint presque la sépulture de M. DE BIONVAL [H89], et nous admirons à l´élévation supérieure de ce simple monument, destiné à perpétuer le souvenir de la famille LOREL AINE, un bouquet de roses et de tulipes sculptées dans un médaillon, et sur lequel s´arrête, avec un charme indicible, l´oeil du promeneur. On ne peut se lasser, en effet, de contempler la fraîcheur et l´épanouissement de ces fleurs artistement groupées, dont on voudrait, tout en regrettant de ne le pouvoir, respirer le parfum qui semble devoir s´en exalter. L´exécution de ce médaillon est de M. Champion, sculpteur, actuellement à Arras. Sur le premier plan s´élève une colonne qui n´offre rien de remarquable. Le fût est couvert d´inscriptions indiquant les noms et qualités des personnes inhumées dans cette sépulture. »

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 143-144.

    « La suivante est celle des familles FOURNIER-VASSEUR et WARMEL-FOURNIER [H90]. Le monument se compose d´un cippe terminé en gothique, établi sur parpaing. Il est divisé en 2 compartiments par une torche renversée, et sur chacun d´eux est gravé le nom de la famille à laquelle il est affecté. Une croix, qu´encadrent deux palmettes et supporte une attique à rosaces, termine ce monument. A sa base sont gravées plusieurs inscriptions en caractères gothiques. Il a été construit par M. Polart-Vast. Deux plates-bandes ornent de chaque côté cette sépulture où reposent plusieurs membres des deux familles. »

    Extrait de Stéphane C[omte], p. 144.

    « La sépulture de la famille VERU [H100], qui vient après la précédente, offre une espèce de pyramide méplate surmontée d´une urne cinéraire. Une table de marbre noir couvre une partie de la face principale. On doit regretter que ce marbre ne s´encadre pas de manière à couvrir entièrement le fût de la pyramide, cela eût été plus conforme au bon goût et aux principes de l´art. Une grille en fer, supportée par un mur d´appui et des bornes en pierre, entoure cette sépulture où repose Mme VERU, née Elisabeth-Thérèse LIEVIN. »

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 145-146.

    « Une colonne en pierre, de petite dimension, nous indique la dernière demeure de M. François-Thomas FRENNELET [H117], ancien chef de bureau à la Préfecture de la Somme et ancien militaire : son épouse, Genneviève DEGOVE, et leur fils, sont réunis à lui. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 156.

    « L´âme contristée par une double idée de l´instabilité des choses d´ici-bas et de l´éternité, abandonne toute préoccupation matérielle devant la tombe de la famille TOURNIERE [H120], qui joint celle de M. BRAJEUX... Une ruine et un tombeau de famille ! n´est-ce pas plus que nous n´en pourrions dire sur les revers écrasants de cette famille, naguère encore, opulente, considérée aujourd´hui anéantie, n´ayant pas même l´espoir de reposer dans ce caveau, recouvert d´asphalte, construit à grand frais expressément pour elle, et décoré par les mains d´artistes estimés.

    Nous ne devons ni ne voulons faire la biographie de M. TOURNIERE, ancien notaire de cette ville dont il commanda la garde nationale, en qualité de colonel, pendant plusieurs années. Pour nous, volontaires ou imprévus, tous les malheurs ont droit à notre pitié, et à la pitié la plus compatissante.

    La première femme de M. TOURNIERE fut inhumée dans cette sépulture ; depuis, elle en a été exhumée pour être réunie à d´autres membres de sa famille, à Péronne.

    Un fort beau tronçon de colonne en marbre noir qu´entoure, à l´élévation supérieure, une gracieuse couronne composée de roses, de reines-marguerites, de fleurs de pavots et de feuilles de lierre, s´élevait sur cet emplacement. Un ange pleureur en beau marbre blanc, qu´on regrette de ne plus revoir, M. Deforceville en ayant fait l´acquisition, surmontait cette colonne. Il n´est plus donné maintenant qu´aux amis de l´artiste que nous venons de nommer d´admirer ce chef-d´oeuvre, qu´il a placé dans son jardin. Des ifs, cultivés avec soin, essayaient leur douteux avenir dans cette terre étonnée de les recevoir (on sait que l´if n´a jamais pu être cultivé à la Madeleine, du moins facilement) ; et plus d´un passant, malheureux ici-bas où il ne peut quelquefois pas trouver un asile pour reposer ses membres engourdis par le froid ou fatigués par de durs travaux, enviait le repos de cette tombe ! Seule, entre toutes celles de la Madeleine, elle ne doit peut-être plus se rouvrir, et celui à qui elle fut destinée n´en trouvera-t-il qu´une condamnée à l´oubli en se refermant sur lui.

    La colonne dont nous venons de parler a été transportée dans l´enceinte qui sert de sépulture à la famille de M. MAREST. La sculpture de la couronne est d´une rare perfection et digne de ses auteurs, MM. Duthoit. »

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 156-158.

    « Dans l´enfoncement à la suite, environnée d´une grille en fer, on remarque une pierre horizontale supportée par un soubassement en briques. C´est la tombe de M. Jean-Baptiste-Etienne, comte DE L´ESTANG [H123], capitaine de vaisseau de la marine royale, chevalier de l´ordre royal et militaire de Saint-Louis, décédé le 1er avril 1817, âgé de 78 ans.

    Les armes de la famille sont gravées au-dessous de son épitaphe. Elle porte : écartelé : au premier chef d´azur, un chevron d´or ; au deuxième, d´azur à trois trèfles, 2 et 1 ; au troisième, trois losanges, 2 et 1 ; au quatrième, trois hures de sanglier, 2 et 1 ; sur le tout sept losanges, 4 et 3, avec cette devise : Multis ille bonis flebilis occidit.

    Il fut inhumé primitivement au cimetière du Blamont d´où on l´exhuma, le 30 décembre 1833, pour le déposer dans la tombe qui nous occupe actuellement.

    La famille et la vie de M. le comte DE L´ESTANG sont peu connues dans cette ville. Originaire de la Bretagne, il fut destiné par son père, ainsi que ses deux frères, au service de la marine royale. Ces deux derniers moururent fort jeunes. M. le comte DE L´ESTANG se distingua de bonne heure dans la carrière qu´il embrassa, aussi fut-il décoré à l´âge de 18 ans de la croix de Saint-Louis. Sans pouvoir indiquer les combats auxquels il a assisté, nous savons qu´il a été prisonnier en Angleterre pendant plusieurs années. Son corps fut sillonné par onze blessures, à la suite desquelles il fut obligé de quitter le service, ne pouvant plus marcher qu´à l´aide de béquilles dont il se servit pendant les sept dernières années de sa vie. Ayant habité une dizaine d´années à Saint-Quentin, il vint se fixer à Amiens, et y recueillit la succession de M. DE ROMAINVILLE, major de la ville, qui était son bel-oncle. Pendant les quinze années qu´il passa à Amiens, il s´occupa beaucoup de mathématiques, science qu´il possédait et pratiquait d´une manière remarquable. »

    Extrait de Stéphane C[omte], pp. 158-160.

    « Le troisième monument est une borne antique semblable à la première. Elle est érigée sur l´emplacement où sont déposées les dépouilles mortelles de M. Nicolas PETIT [H132], chanoine titulaire de la cathédrale d´Amiens, promoteur du diocèse, décédé le 7 mars 1846, âgé de 87 ans. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 233-234.

    « A droite du précédent, on remarque un monument de forme gothique d´un assez beau travail [H133]. Cependant les proportions ne nous paraissent pas parfaitement observées ; par exemple, le socle, d´une petite dimension, n´est pas en rapport avec l´élévation du monument. Dans les deux ogives de face sont gravées les inscriptions suivantes :

    « Jean-Baptiste MAURIAC,

    prêtre de la mission, attaché à la paroisse Ste-Anne,

    décédé le 17 mai 1845, âgé de 42 ans.

    Tous les jours, il allait au milieu de ses frères,

    il les consolait, et leur distribuait ce qu´il pouvait ! »

    Et dans l´ogive de droite, cette autre :

    « Ici repose le corps de Jean-Baptiste-Augustin

    FROISSARD,

    prêtre de la mission et curé de Sainte-Anne,

    décédé le 7 juillet 1845, âgé de 42 ans.

    Il annonçait la parole de Dieu avec une sainte

    hardiesse ! Et il rendait témoignage, avec une grande

    force, à N-S. Jésus-Christ. »

    Au-dessous des deux ogives, est gravé ce témoignage d´estime, de reconnaissance et de regrets :

    « Dignes d´être aimés et irréprochables dans leur vie ! La paroisse de Sainte-Anne reconnaissante leur a fait élever ce monument. »

    Le chapiteau et la croix sont ornés de feuilles de vigne, sculptées par M. Bourquin ; l´exécution en est irréprochable. La construction du monument est de M. Brare-Sainneville, auquel il fait le plus grand honneur. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 232-233.

    « Nous ramènerons le visiteur dans le carré H, en face de la porte de la chapelle, où nous apercevons quelques monuments d´un assez beau style.

    D´abord, sur une même ligne, nous remarquons ceux de quatre prêtres de cette ville. A gauche, sur une borne antique, on lit les inscriptions de M. BOURGOIS et de sa soeur [H134], morts le même jour, singularité assez remarquable. M. BOURGOIS était chapelain du cimetière de la Madeleine, où il exerça, pendant longtemps, le ministère sacré. Il habitait, avec sa soeur, le logement affecté à l´ecclésiastique attaché à cet établissement. Ils moururent le 23 janvier 1844, le frère âgé de 80 ans, la soeur, de 71. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 232.

    « Derrière les monuments dont nous venons de parler, nous remarquons celui élevé dans l´enceinte de la sépulture affectée à la famille POTIER [H135].

    Il est de forme moderne, établi sur un double socle, et surmonté d´une urne cinéraire à laquelle est suspendue une couronne d´immortelles, le tout en pierres. Sur la face du second socle, trois belles tables de différentes dimensions sont disposées pour servir à l´usage d´inscriptions funèbres : on lit celles des père et mère des frères POTIER, ainsi que celle du beau-père de l´un d´eux, le sieur Charles. Le fût du monument est divisé par trois autres tables en relief et de même grandeur, sur lesquelles on lit les inscriptions suivantes :

    « Charles POTIER, directeur des diligences d´eau, décédé le 24 mars 1834, âgé de 39 ans. »

    « Yves-Alexandre POTIER, chevalier de la Légion d´Honneur, syndic du port, décédé le 28 mars 1843, à l´âge de 44 ans. »

    « Jean-Baptiste POTIER, directeur de la barque l´Estafette, décédé le 6 novembre 1845, à l´âge de 48 ans. »

    Le monument est flanqué de chaque côté d´un pilastre supporté par un socle, sur la face duquel est sculptée une couronne de feuilles de chêne ; sur les attiques des pilastres sont figurées des médailles d´honneur dont étaient décorés les trois frères. Dans le tympan du fronton est également figurée la croix de la Légion d´Honneur, et le nom de la famille à la mémoire de laquelle est érigé ce monument, y est gravé.

    Les frères POTIER, placés par la naissance dans une condition obscure, se sont élevés, aux yeux de tous, de toute la noblesse de leur coeur, et de leur généreux dévouement à la cause de l´humanité. Jamais un péril n´a eu lieu en la présence de l´un d´eux, sans qu´instantanément il ne s´y soit précipité pour en sauver la victime. Aussi tous trois étaient-ils décorés de plusieurs médailles d´honneur, justement méritées, et Alexandre, de la croix de la Légion d´Honneur.

    Les obsèques de ce dernier ont eu lieu avec quelque pompe. M. le maire de la ville, accompagné de l´un de MM. les adjoints, prononça, au moment de l´inhumation, un discours qui produisit une vive impression sur les auditeurs, et dans lequel notre premier magistrat, consciencieux appréciateur du mérite partout où il se rencontre, sans acceptation de rang ni de fortune, paya un juste tribut de regrets et d´hommages à la mémoire du courageux citoyen dont le dévouement exemplaire sauva la vie à plus de cent personnes en danger de se noyer.

    A peine âgé de 44 ans ; M. Yves-Alexandre POTIER a succombé à une maladie d´entrailles.

    Le monument est entièrement de M. Salé : plan, pose et taille des pierres et sculpture. La sépulture est close par une claire-voie et une haie vive. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 234-236.

    « Derrière la précédente sépulture est celle de M. DEMETZ [H152], François, courtier de commerce, décédé le 31 août 1845, à l´âge de 58 ans.

    Son monument se distingue particulièrement par une croix dorée en fer de 3 mètres de haut que supporte un beau piédestal en pierres. Une grille en fer avec ornements en fonte entoure cette tombe. »

    Extrait de Stéphane C[omte], p. 126.

    « A quinze pas environ, sur la droite, nous trouvons la tombe de M. l´abbé VINCENT, sur l´emplacement de laquelle s´élève un cippe à chapiteau, surmonté d´un calice.

    Sur la face on lit cette inscription :

    « A la mémoire de M. l´abbé VINCENT,

    ancien professeur au collège royal d´Amiens,

    officier de l´Université, professeur à l´école normale

    de cette ville,

    membre de l´académie d´Amiens

    et de plusieurs sociétés savantes. »

    Et au-dessous :

    « M. l´abbé VINCENT était un excellent

    humaniste : sa perte a été vivement ressentie

    par ses amis, ses connaissances, et surtout

    par sa famille, qui est inconsolable. »

    M. l´abbé VINCENT était d´une telle modestie, que peu de personnes, en dehors du cercle de ses amis intimes, connaissaient ses titres, et les connaissances d´un ordre élevé qu´il possédait.

    A l´élévation supérieure du cippe dont nous avons parlé, est sculptée une croix, entourée par deux branches de palmiers. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 236-237.

    « Derrière la sépulture de la famille Facquez-De la Vallée [H 31], toujours dans le carré H, on peut remarquer une tombe environnée d´une clôture en bois vermoulu, autour de laquelle croissent des roses et quelques plantes parasites. Sur cet emplacement s´élève un cippe antique en pierre. C´est le dernier asile de M. l´abbé DALLERY. On lit sur sa pierre l´épitaphe suivante :

    « A la mémoire

    de M. Louis-Gabriel DALLERY,

    prêtre, chanoine honoraire de la cathédrale d´Amiens,

    recteur de l´Académie de la même ville,

    chevalier de l´ordre royal de la Légion d´Honneur,

    décédé le 19 novembre 1826, âgé de 64 ans. »

    M. DALLERY mourut à la suite d´une maladie cruelle et d´une opération bien plus cruelle encore. Les élèves du collège royal et de plusieurs institutions particulières, les professeurs du collège et de l´école secondaire de médecine suivirent son convoi. Le corps fut porté par les élèves du collège jusqu´au cimetière.

    M. DALLERY naquit à Amiens en 1762, où il fit ses études littéraires, et d´où il passa à Paris au séminaire St-Sulpice. Il fut reçu docteur ; il émigra à la Révolution. Rentré en France, et quelque temps après, il fut nommé censeur au collège royal d´Amiens ; puis successivement proviseur de ce collège, recteur de l´académie, et promu à la dignité de chevalier de l´ordre royal de la Légion d´Honneur. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 237-238.

    « Enfin l´avant-dernière sépulture sur cette ligne est celle de M. Charles-Julien-Joseph-Florent DE MALLET, comte DE COUPIGNY-D´HENU, ancien officier supérieur d´infanterie, chevalier de Saint-Louis, né à Occoches, le 25 octobre 1760, et décédé à Amiens, le 13 janvier 1842. Le monument se compose d´un cippe en marbre blanc avec chapiteau à oreillons sculptés. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 134.

    « Nous rencontrons à quelques pas de là un piédestal à peu près semblable au précédent, surmonté d´une corniche que termine une attique cintrée. Sur chacune des faces de ce monument sont gravées les inscriptions des personnes inhumées dans l´enceinte de cette sépulture, affectée à la famille D´ARGOEUVES, anciens seigneurs de la commune de ce nom, située à une lieue d´Amiens.

    Mme la comtesse D´ARGOEUVES, née Jacqueline-Thérèse DEMON, décédée le 2 août 1840, à l´âge de 75 ans, M. le comte D´ARGOEUVES, époux de la précédente, ancien capitaine de dragons et ancien membre de l´académie d´Amiens, décédé le 3 décembre 1839, dans sa quatre-vingtième année, le chevalier DE GORGETTE D´ARGOEUVES, maréchal de camp et armées du Roi, chevalier de l´ordre royal et militaire de Saint-Louis, reposent en ce lieu. »

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 140-141.

    "A la suite se présente la sépulture de la famille DECAGNY-CHEVALIER, marchands de nouveautés de cette ville. Le monument est de forme moderne, le fronton est surmonté d'une croix, et trois plaques en marbre noir, appliquées sur la façade, attendent leurs funèbres inscriptions. La table de droite porte les noms de deux enfants qui ne firent un pas dans la vie que pour se hâter de l'abandonner et de rentrer dans l'éternité, qu'ils ne semblent avoir quittée que pour faire naître des regrets sur la terre.

    Ce monument, qu'entoure une grille en fer supportée par un mur d'appui, est de M. Leroy-Caussin."

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, p. 144.

  • Plaine H. Monuments repérés

    Tombeau (sarcophage) de la famille Méroux de Valois (H1C) ILLUSTRATION

    Concession acquise en novembre 1899 par Mme veuve Méroux de Valois-Blin, domiciliée à Amiens, 58 rue de Vignacourt.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage en pierre de Tournai (voir illustration dans le dossier de synthèse) sans doute réalisée entre 1899 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (sarcophage) de la famille Gadré-Frénoy (H1E) ILLUSTRATION

    Concession acquise en juillet 1945 par Albert Alfred Gadré, entrepreneur de monuments funèbres, domicilié à Amiens, 401 rue Saint-Maurice.

    Cette concession contient une tombale en granite gris poli sans doute réalisée vers 1947 par l'entrepreneur Lartisien, bien que le concessionnaire, et peut-être également le commanditaire, soit l'entrepreneur de monuments funèbres Gadré.

    Tombeau de la famille Cavillon-Dupuis (H1F)

    Concession acquise en juillet 1945 par Léon Lucien Cavillon, maraîcher, domicilié à Amiens.

    Cette concession contient une tombale en granite gris poli sans doute réalisée vers 1949, par l'entrepreneur Lartisien. On signalera la présence d´une jardinière à plantes en fonte déposée au pied du monument.

    Tombeau des familles Crétel-Eloy-Vincent-Castermant-Mazier (H1J et K) ILLUSTRATION

    La concession H 1 K fut acquise en novembre 1946 par Albert René Castermant, artisan-marbrier-entrepreneur de monuments funèbres, domicilié à Amiens, 458 rue Saint-Maurice.

    Tombeau de la famille Sueur-Delplace (H1N) ILLUSTRATION

    Concession acquise en décembre 1948 par Robert Louis André Sueur, entrepreneur de monuments funèbres, domicilié à Amiens, 381 rue Saint-Maurice.

    Tombeau de la famille Lartisien-Poulloin (H1S)

    Concession acquise en juin 1961 par René Eugène Adonis Lartisien, marbrier, domicilié à Amiens, 401 rue Saint-Maurice.

    Enclos funéraire Boucheron (vestiges) (H6)

    Concession acquise en mars 1831 par Alexandre Charles Boucheron, propriétaire, domicilié à Amiens, rue Saint-Maurice.

    Cette concession, qui ne conserve plus sa clôture, contient deux monuments en mauvais état. La stèle néogothique en calcaire, en partie déposée, et une base en calcaire (vestiges) réalisés entre 1831 et 1868 (dates des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Bellet et Charpentier (H20)

    Concession acquise en août 1836 par Jean-Baptiste Jacques Théodoniste Charpentier, notaire, domicilié à Amiens, rue des Jacobins et par Pierre Bellet, fabricant, domicilié à Amiens, rue Mondain. La première inhumation date de 1830.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé sur un mur-bahut en briques appareillé de pierre de taille, contient vraisemblablement une stèle à entablement et fronton triangulaire subsistant à l'état de vestiges, probablement élevée vers 1836 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau des familles Dusevel et Levecque (H45) ILLUSTRATION

    Concession acquise en avril 1847 par Edouard Achille Edmond Dusevel, négociant, domicilié à Amiens, rue des Orfèvres, Joseph Marie Edouard Dusevel, élève en médecine, domicilié à Lille et Louis Théodore Achille Dusevel, étudiant, domicilié à Amiens.

    Cette concession, délimitée par des poteaux en pierre de Tournai, contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, sans doute réalisée vers 1884 (date de l´une des inhumations).

    Épitaphe : André LEVECQUE / époux de Claire LECUREUX / capitaine au 3e Dragons, chevalier de la Légion d'Honneur / 14 mars 1878 - 8 mai 1929.

    Tombeau (stèle funéraire) Fourdrinier-Rogier (H48)

    Concession acquise en octobre 1845 par Jean-Baptiste Chrysostome Fourdrinier-Rogier, épicier, domicilié à Amiens, 28 Petite rue de Beauvais. La première inhumation date de 1835 et la dernière de 1906.

    Cette concession, ne conservant plus sa clôture, contient une stèle en calcaire, complètement déposée en plusieurs éléments et sans doute réalisée vers 1866 (date de l´une des inhumations).

    Tombeau Briaux-Delacourt (H63)

    Concession acquise en février 1849 par Ursule Angélique Delacourt veuve Briaux, domicilié à Amiens, Porte de Paris.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé, identique à celle de la concession voisine (H 62), ne contient plus que les vestiges d´un monument, vraisemblablement réalisé vers 1848-1849 (dates de la première inhumation et de l´acquisition de la concession).

    Tombeau des familles Bonel et Bara (H64)

    Concession acquise en décembre 1860, par madame veuve Bonnel, née Régnier Sidonie, domiciliée à Amiens, faubourg de Hem et par monsieur Bara Charles, menuisier, domicilié à Amiens, 174 faubourg de Hem.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte ouvragée, contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Lamolet-Tattegrain et sans doute réalisée vers 1908, pour l´entrepreneur de menuiserie Charles Bara. Cette stèle remplace probablement le monument d´origine, élevé vers 1860 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Épitaphe : Charles BARA, entrep[reneu]r de menuiserie / décédé le 14 mai 1908 dans sa 76e année.

    Tombeau (stèle funéraire) Liévrin-Dédicourt (H113)

    Concession acquise en août 1843 par Angélique Dédicourt veuve Liévrin, marchande de papiers, domicilié à Amiens, 160 chaussée Saint-Leu.

    Cette concession, délimitée par des poteaux en pierre de Tournai et matérialisée par un sol recouvert de dalles en pierre de Tournai, contient une stèle néogothique épaulée, également en pierre de Tournai, en partie déposée et signée par l'entrepreneur Siraut. Elle a probablement été élevée vers 1900 (date de l´une des inhumations), en remplacement du monument d´origine.

    Tombeau de la famille Barbier (H144) ILLUSTRATION

    Concession acquise en octobre 1845 par Rosalie Virginie Barbier veuve Caboche, et Mme veuve Pigny, propriétaires et domiciliées à Amiens, rue Sire-Firmin-Leroux. La première inhumation date de 1828.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte (en partie déposée), contient une stèle à croix en pierre de Tournai, difficilement lisible et recouverte par la végétation, sans doute réalisée entre 1888 (date de la première inhumation mentionnée) et 1909 (date de l´une des inhumations) pour le commandant Cotillard, officier de la Légion d´Honneur. Il s´agit de l´unique sépulture subsistant à l´intérieur de la plaine H.

    Tombeau de la famille Cotté-Leblond (H153) ILLUSTRATION

    Concession acquise en juillet 1915 par Jean-Baptiste Alphonse Cotté, confectionneur, domicilié à Amiens, 7 Impasse des Soeurs Grises. La première inhumation date de 1843.

    Cette concession, surélevée et délimitée par des poteaux en pierre de Tournai, contient une stèle à croix en pierre de Tournai, agrémentée dans sa partie inférieure d'une jardinière à plantes d'applique, qui a probablement été élevée entre 1926 (date du décès du manufacturier Octave Leblond) et 1928 (date du décès de l´industriel Jean-Baptiste Cotté). On signalera la présence d´une jardinière à plantes en fonte déposée sur la première marche de la concession.

    Épitaphe : Octave LEBLOND, manufacturier / décédé le 29 octobre 1926, âgé de 53 ans / - / Jean-Baptiste COTTE, industriel / décédé le 21 juin 1928, âgé de 70 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Trouvain-Schmidt (H154)

    Concession acquise en septembre 1919 par Lucie Jeanne Schmidt veuve Trouvain, sans profession, domiciliée à Amiens, 165 rue Saint-Maurice.

    Cette concession, délimitée par une grille en fonte et fer forgé, contient une stèle néogothique épaulée de forme ogivale en calcaire, retournée face contre terre en plusieurs éléments et qui a probablement été élevée vers 1919 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (sarcophage) Poiré (H155)

    Concession acquise en septembre 1920 par Adrienne Antonine Augustine Poiré, couturière, domiciliée à Amiens, 106 rue Saint-Acheul.

    Cette concession, matérialisée par un sol surélevé en granito, contient un tombeau en forme de sarcophage en calcaire, agrémenté d'un emplacement à usage de jardinière à plantes dans sa partie antérieure et sans doute réalisé vers1920 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau des familles Andrieux et Labesse (H156) ILLUSTRATION

    Concession acquise en mai 1933 par Joseph Jean-Baptiste Labesse, hôtelier, domicilié à Conty (80).

    Tombeau Viez-Facquet (H157)

    Concession acquise en juin 1935 par Alphonse Georges Edgar Viez, mécanicien, domicilié à Villers-Bretonneux (80).

    Cette concession, surélevée et délimitée par des poteaux antérieurs en pierre de Tournai et des poteaux latéraux en fonte, contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai (voir illustration dans le dossier de synthèse), probablement été élevée vers 1935 (date d´acquisition de la concession) par l'entrepreneur Gadré-Tattegrain (signature). On signalera la présence d´un emplacement à usage de jardinière à plantes agrémentant la partie antérieure de la concession.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 7, [s.d.] (AC Amiens).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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