Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
- (c) Ministère de la culture - Inventaire général
- (c) AGIR-Pic
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Communauté d'agglomération Chauny-Tergnier-La Fère - Tergnier
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Commune
Tergnier
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Lieu-dit
Quessy
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Adresse
La Cité
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Précisions
anciennement commune de Quessy
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Dénominationscité jardin
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AppellationsCité de Quessy, cité de Tergnier
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Parties constituantes non étudiéesjardin potager, station d'épuration, école professionnelle, bains douches, poste, infirmerie, garderie d'enfants
La cité de la Compagnie du Chemin de fer du Nord (1919-1936)
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la Compagnie des Chemins de fer du Nord achète plus de 110 ha au marquis de Lubersac et à la commune de Vouël pour y construire une cité de logements destinés à ses employés.
Une cité modèle
Un plan conservé aux archives diocésaines de Soissons (ill.) semble correspondre à un premier projet de la cité-jardin. La plupart des équipements y sont figurés à leur emplacement définitif, à l’exception de l’école maternelle et du château d’eau-belvédère (absents du projet) et du complexe sportif, positionné selon une orientation différente. Quatre terrains de tennis sont prévus à l’ouest (au nord et au sud du kiosque) et à l’est (au nord et au sud des écoles primaires) de la grande place. Au nord, les terrains sont réservés à des jardins potagers. Les maisons provisoires en bois sont positionnées à la périphérie de la cité-jardin, comme les baraquements réservés aux célibataires, situés à l’est du cimetière. Plusieurs axes plantés apparaissent sur ce plan : des axes de liaison est-ouest vers le dépôt, la gare et les ateliers, et un axe nord-sud reliant les trois places et aboutissant à la chaussée au nord.
Une vue aérienne (IGN) d’octobre 1919 montre le sud de la cité-jardin en construction, encore articulée à la voirie ancienne reliant les villages de Vouël et Tergnier à celui de Quessy, conservée et rectifiée (actuelles rues de Verdun et de la Victoire), et les nombreuses maisons provisoires en bois déjà présentes et en construction.
Les photographies réalisées durant l’été 1921 par Gérard Gardmer (coll. Albert-Khan) témoignent de l’avancement des constructions dans la cité, notamment le cinéma, le kiosque-château d’eau, l’école Pasteur, le dispensaire, les bains-douches, le bureau de poste et l’atelier de couture.
Inaugurée le 10 juillet 1921, la cité comprend alors 300 maisons en bois et 940 logements en dur, 26 km de rues de 6 à 15 m de large, de deux réservoirs, un réseau d’eau et d’égout, enfin une station d’épuration.
La promotion de cette cité-jardin, la plus ancienne et la plus grande du réseau, est largement assurée par des conférences et de nombreux articles. Celui de Léandre Valliat, relayé dans La Construction moderne du 24 juillet 1921, cite les équipements réunis autour de la grande place centrale : écoles, salle de cinéma, conseil d’administration, maison du médecin, garderie d’enfants, bains-douches, infirmerie, poste. Il signale également la présence de jardins, promenades et terrains de jeu, et précise que les rues portent le nom de généraux de la guerre, d’agents des chemins de fer morts en service ou encore des régiments qui dégagèrent Tergnier. La visite de Tergnier en 1922 confirme la présence de l’école maternelle. Raymond Coignat (1924) indique que les maisons et les équipements sont construits sur les plans de l'architecte Ernest Bertrand.
Plusieurs sources permettent de visualiser les réalisations achevées. Le plan de la cité, publié dans Le Génie civil (1924) mais surtout les vues aériennes. L’article publié dans L’Architecture (juillet 1924) est illustré d’une vue aérienne de la cité, prise du sud-est. Sur cette vue, il ne subsiste que deux petits terrains de jeu. Celui du nord-est a été supprimé pour permettre la construction de l’école maternelle. Une vue aérienne prise du sud-ouest est également publiée dans Le Génie civil (avril 1924) et la revue Je sais tout (avril 1926).
Les vues aériennes (IGN) de 1931 permettent de vérifier son degré d'achèvement : on y voit le parc des Buttes-Chaumont et l'école maternelle au nord, les écoles primaires, le kiosque, le dispensaire, la salle des fêtes et la salle de réunion, au centre, enfin le complexe sportif à l'ouest, qui comprend piscine et stade. Près des voies ferrées se trouvent également le foyer des agents de train et la cité du personnel administratif. De très nombreuses maisons provisoires en bois sont encore présentes dans la cité, en particulier au nord-est (à proximité du dépôt), et au sud (à proximité des ateliers).
La cité est lourdement touchée par les bombardements de 1944, dont les impacts et les dommages sont connus par le plan d’octobre 1944 (ill.). Selon Jean Bossu (1946), les 4/5 de la cité sont détruits totalement. Sur 902 logements, près de 620 sont à reconstruire. Dès 1944, 291 logements seront réparés mais la reconstruction de la cité, désormais cité cheminote de la SNCF, va s’opérer sur des plans résolument différents.
La nouvelle cité de cheminots de la SNCF
Jean Bossu (1946) indique que 18 des 25 km de rues de la cité ont pu être remaniés par un nouveau dispositif. Il présente un "nouveau tracé [...] issu d'une part de la nouvelle orientation démographique adoptée pour la cité, [du souhait d'une] liaison plus étroite avec la ville de Tergnier et ses satellites communales : Fargniers, Quessy et Vouël, et d’autre part de la nouvelle disposition des logements". Deux autres facteurs sont décisifs : la topographie du terrain plat et le caractère semi-rural de la culture cheminote, qui exclue la construction d'immeubles. Les logements sont ainsi groupés par "alignées" de 2 à 6 logements de 4 pièces et 5 pièces. Ils sont construits en deux campagnes, la première de 1944 à 1946 (maisons transitoires), la seconde de 1956 à 1958.
L’article est illustré d’un plan de masse de la cité (ill.). Plusieurs voies sont conservées : les voies principales nord-sud, qui assurent la jonction avec la ville de Tergnier, et est-ouest (actuelles rues Madame-Heugel et Le Pré-Dieu, rues de Verdun et de l’Argonne), la rue de la Solidarité, la rue Paul-Hauriez, ainsi qu’une partie de la voie circulaire au nord et les rues délimitant des ilots dans lesquels se trouvent des maisons restaurées : au sud-est du parc (actuelles rues des Grands-Rayons, Jean-Baptiste Lulli, Watteau, Lamartine, des Basses-Séguilles, des Vertus) ou encore rue Rebequet.
La place centrale, redessinée est conservée comme centralité regroupant les équipements, notamment le service médical. Un nouveau groupe scolaire (maternelle, école communale de filles et garçons, école ménagère et école de préapprentissage) est prévu à l’emplacement de l’ancien. Le kiosque est conservé, ainsi que l'école maternelle des Buttes-Chaumont. Le stade est déplacé à l’est pour affecter son ancienne emprise à la construction de logements. Une voie est-ouest est créée depuis la passerelle (actuelles rues Mademoiselle Veltin, de la Famille Sauvage et Louis-Sulpice). Le plan ne prévoit pas de conserver l’ancien bâtiment du conseil d’administration. Mais à l’ouest de la place centrale, il est prévu la construction d’une salle de spectacle.
Lors de sa séance du 26 février 1948, le Conseil municipal de Quessy décide que l'avenue des Champs-Elysées prendra le nom d'avenue du Général-Leclerc et que les neuf nouvelles rues porteront le nom de cheminots morts en déportation ou au cours des bombardements ou fusillés.
Une reconstruction progressive
La vue aérienne d’août 1949 montre que la simplification du réseau de rues est très avancée. On observe également la présence des baraquements provisoires au nord et les logements transitoires achevés. Sur la place centrale, seule l’école Veltin a été reconstruite. Lors de sa séance du 28 décembre 1950, le conseil municipal déplore la lenteur de la reconstruction des écoles, "qui fonctionnent depuis cinq ans dans des baraquement insuffisants pour les 800 enfants inscrits". Sur la vue de mars 1956, on voit que le nouveau complexe sportif est achevé, ainsi que quelques rangées de logements au sud-est (rues de l’Yser et de Verdun). Le groupe scolaire (incomplet) et l’école maternelle sont visibles sur la vue de mars 1958, comme le bâtiment administratif (avenue du Ve-Corps). De nombreux terrains sont encore en friche en 1970, date à laquelle il subsiste encore des baraquements provisoires, disparus en 1980 (la rue Touboulic en est un vestige). Les derniers ilots sont construits au début des années 1980 (rue Michelet).
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Période(s)
- Principale : 1er quart 20e siècle
- Principale : 2e quart 20e siècle
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Dates
- 1919, daté par source
- 1944, daté par source
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Auteur(s)
- Auteur : ingénieur de l'entreprise attribution par source, attribution par travaux historiques
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Auteur :
Umbdenstock Gustavearchitecte attribution par sourceUmbdenstock Gustave
Né à Colmar en 1866. Mort à Paris (VII) en 1940. Architecte français. Élève de Julien Guadet à l'École des Beaux-Arts à partir de 1885, il est diplômé en 1893. Il est premier second grand Prix de Rome en 1896. Architecte de la Compagnie des chemins de fer du Nord, il participe à la reconstruction des gares du réseau Nord, après la Première Guerre mondiale. Il consacre l'essentiel de sa carrière à l'enseignement : enseignant à l'École polytechnique, il devient chef d'atelier en 1909 à l'École des Beaux-Arts et le reste jusqu'à sa mort. En 1935, il succède à Henri-Paul Nénot (1853-1934) au fauteuil 5 de l'Académie des Beaux-Arts, section III, Architecture. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le 14 août 1900 à l'occasion de l'exposition universelle de 1900 puis officier le 11 juillet 1918.
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Auteur :
Cassan Urbainarchitecte attribution par sourceCassan Urbain
Né à Narbonne en 1890. Mort à Paris (XIV) en 1979. Architecte polytechnicien. Après des études à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts et à l'École polytechnique (promotion 1911), Urbain Cassan commence sa carrière à la Compagnie des chemins de fer du Nord. Il participe à la reconstruction du réseau après la Première Guerre mondiale avec l'ingénieur en chef Raoul Dautry. Ce dernier en fait son conseiller Celui-ci en fera son conseiller lors de son passage au ministère de l'Armement en 1939. En 1944, Raoul Dautry le nomme directeur général de la construction au ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Il est architecte-conseil pour Électricité de France entre 1946 et 1955 et est nommé architecte en chef des bâtiments civils et palais nationaux en 1953. Il est élu à l'Académie des beaux-arts en 1965 en remplacement de Paul Tournon. Il a présidé l'ordre des architectes.
Urbain Cassan est à l'initiative d'une enquête lancée en 1941 (appelée « chantier intellectuel 1425 ») sur l'architecture rurale en France menée par Georges-Henri Rivière dans le cadre du Musée national des arts et traditions populaires.
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Auteur :
Bertrand Ernestarchitecte attribution par sourceBertrand Ernest
Architecte DPLG établi à Paris, 152 boulevard Malsherbes, en 1920.
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Auteur :
Dufournet Paularchitecte attribution par sourceDufournet Paul
Architecte, inspecteur général de l'Urbanisme au lendemain de la seconde guerre mondiale.
Voir : http://archiwebture.citechaillot.fr/fonds/FRAPN02_DUFOU.
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Auteur :
Javary Paul Emileingénieur de l'entreprise attribution par sourceJavary Paul Emile
Ingénieur en chef de la Compagnie des chemins de fer du Nord. Directeur de la Compagnie (1924).
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Personnalité :
Compagnie des chemins de fer du Nordcommanditaire attribution par sourceCompagnie des chemins de fer du NordCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Personnalité :
Société Nationale des Chemins de Fer Français (S.N.C.F.)commanditaire attribution par sourceSociété Nationale des Chemins de Fer Français (S.N.C.F.)Cliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
- Auteur : architecte urbaniste attribution par source
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Auteur :
Miquel Louisarchitecte attribution par sourceMiquel Louis
Louis Miquel, architecte, a travaillé plus particulièrement sur des prototypes de béton de terre, sur l’école et le plan de masse de la cité de cheminots de Tergnier.
La cité, dont la trame est aujourd'hui peu lisible, occupe une superficie de 110 hectares. Elle est actuellement desservie par un réseau de voies orthogonales (au sud) et conserve partiellement un réseau circulaire au nord. L'avenue du Ve-Corps, prolongée par l'avenue des Alliés, en constitue l'axe de symétrie, qui traverse les deux places conservées.
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Typologiescité-jardin (1er quart 20e siècle)
- (c) Ministère de la culture - Inventaire général
- (c) Département de l'Aisne
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- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
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Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.
Chercheur de l'Inventaire du patrimoine - Région Hauts-de-France
Parties constituantes
- Les habitations de la nouvelle cité des Cheminots de Tergnier (1944-1946)
- École maternelle de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dite École des Buttes-Chaumont
- Nouveau complexe sportif de la cité de cheminots de Quessy-Tergnier
- Les habitations de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord en 1920
- Ancien cinéma et salle des fêtes de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord (détruit)
- Ancienne école primaire de filles de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dite école Jeanne-d'Arc (détruit)
- Ancien service médical de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord (détruit)
- Ancienne école primaire de garçons de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dite école Pasteur (détruite)
- Château d'eau-belvédère de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord
- kiosque-château d'eau de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord
- Ancienne école primaire, dite Ecole Veltin (actuelle école de danse)
- Ancien complexe sportif de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dit Stade Charles-Secret (détruit)
- Ancienne école maternelle de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord (détruite)
- Ancienne maison du Conseil d'administration et d'entretien de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord de Tergnier
- Jardin public de la cité-jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dit parc des Buttes-Chaumont
- Les habitations de la nouvelle cité des cheminots de Tergnier (1956-1958)
Dossier d’ensemble
Ancien château, puis cité jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dite cité Tourtier ou cité du Château
Adresse : rue des, Jardiniers, allée des, Rosiers, allée des, Aubépines, allée des, Acacias, allée des Tilleuls
Ancien foyer de agents de trains de la Compagnie des chemins de fer du Nord à Tergnier
Adresse : 2 rue Jules-Poullart
Anciennes maisons du personnel de la Compagnie des chemins de fer du Nord à Tergnier
Adresse : 2 à 14 rue Herment
Atelier de réparation de la Compagnie des chemins de fer du Nord, puis de la SNCF
Lieu-dit : Quessy
Adresse : boulevard Stephenson
Cité jardin de la Compagnie des Chemins de fer du Nord, dite cité de la Gare, cité du Plateau, Grande Cité ou cité de Longueau
Lieu-dit : Le Plateau
Adresse : rue, Victor-Hugo, rue, Denis-Papin, rue, Pasteur, rue, Général-Gallieni, rue, Général-de Gaulle, rue, de la République,
Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.