• inventaire topographique, ville de Vervins
Ancien château seigneurial de Vervins, dit Château-neuf (actuellement sous-préfecture)
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Vervins
  • Commune Vervins
  • Adresse 4 rue de Coigny
  • Cadastre 1986 AB 85, 67 à 69
  • Dénominations
    château
  • Genre
    seigneurial
  • Appellations
    Château-neuf
  • Destinations
    sous-préfecture
  • Parties constituantes non étudiées
    jardin d'agrément, bureau

Raoul 1er de Coucy fait élever vers 1163 un premier château seigneurial dans la partie nord de la ville. Ravagé en 1552 lors de la guerre qui oppose François 1er à Charles Quint, le château est réédifié après 1559 par Jacques II de Coucy sur un site plus au sud. Désormais appelé Château-neuf en opposition à l'ancien dénommé Vieux-château, le nouveau château est, semble-t-il, achevé en 1573. Une plaque de cheminée armoriée et datée 1579 permet de fixer la date ultime d'achèvement des travaux. En 1598, lors de la Paix de Vervins qui met fin à la guerre entre Henri IV et Philippe II d'Espagne, le Château-neuf est mis à la disposition des plénipotentiaires et du cardinal-légat, Alexandre de Médicis. Le château fut très certainement endommagé par les Espagnols entre 1636 et 1653, et peut-être en 1712 lors de la prise de la ville par le partisan hollandais Growenstein. En 1742, des dégradations importantes dans les maçonneries sont signalées. C'est probablement autour de cette date que les plans d'un nouveau corps de logis en retour d'équerre sur le jardin sont dressés. Ils ne seront pas suivis d'exécution. D'importants travaux de transformation et de restauration du Château-neuf sont toutefois entrepris au 18e siècle (réédification totale de la moitié gauche de la façade, percement de nouvelles baies dans les parties anciennes). Vendu comme bien national à la Révolution, le château est racheté en 1804 par la commune pour y loger l'administration de la sous-préfecture. Le château est profondément restauré de 1805 à 1807 par l'ingénieur Duroché, entraînant entre autre la disparition du pavillon de la chapelle. La façade et le décor intérieur sont refaits par voie d'économie en 1837. L'application du plan d'alignement de 1823 modifié en 1843, entraîne la démolition du porche d'entrée en 1854. Entre 1854 et 1862 l'architecte Pudepièce (1830-1871) répare la façade à plusieurs reprises, construit en 1856 le bâtiment (détruit) abritant l'écurie et les bureaux, et refait l'escalier intérieur du Château-neuf en 1862. Vendu au département en 1880, le château est une nouvelle fois restauré, notamment dans ses parties hautes.

Il est probable que le château présentait, à l'origine, un plan régulier en H. Le pavillon flanquant le corps central au nord aurait alors disparu, ceux placés sur l'arrière seraient aujourd'hui réunis par la cage d'escalier. Le corps principal est aujourd'hui couvert d'un toit à longs pans se terminant par un pignon couvert à l'est et une croupe à l'ouest. Il est flanqué de trois pavillons couverts d'un toit en pavillon. Le hall d'entrée est couvert d'une voûte d'arêtes.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    sous-sol, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • voûte d'arêtes
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • toit à deux pans
    • croupe
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
  • État de conservation
    remanié
  • Statut de la propriété
    propriété du département

L'intégralité du dossier est consultable au centre de documentation de l'Inventaire et du Patrimoine culturel.

Date d'enquête 1999 ; Date(s) de rédaction 1999
(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
(c) Département de l'Aisne
(c) AGIR-Pic
Articulation des dossiers
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