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Plaine F

Dossier IA80006431 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Appellationsplaine F
Dénominationsquartier
Aire d'étude et cantonGrand Amiénois
AdresseCommune : Amiens
Adresse : rue, Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : 1813 F 187 à 188bis ; 2003 IZ 37, 39

La plaine F se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Le registre communal indique que les concessions sont acquises entre 1832 et 1907, 37 ont été agrandies. Le plan de 1828 y figure 18 emplacements prévus au nord et à l'est, dont 7 occupés (2-3, 4, 7, 8, 14 à 16) et 26 emplacements occupés au centre de l´îlot.

Sur le plan de 1828, l'allée principale qui la délimite est bordée d'un alignement d'arbres et de bosquets, le plus important occupe la partie ouest de l´îlot, où se trouve un puits. On observe la présence de plusieurs concessions isolées en cœur d'îlot et de quelques vastes concessions, à l'est et au nord, bordant l'allée principale. Le plan postérieur à la première extension du cimetière montre l'aménagement de dessertes internes.

Stéphane Comte (1847) décrit six sépultures de cette plaine : celles de la famille Walet (F 30), de M. Placet (F 91), de M. Berthe (F 87), enfin celle de M. Machet, Brule et Lefort (non localisées), dont la description est transcrite en annexe.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle

La plaine F, de forme allongée, se situe au sud dans la partie centrale du vieux cimetière, encadrée par les plaines A et D (à l'est), les plaines E et H au nord, enfin la conciergerie et la plaine H (à l'ouest). Elle se caractérise par un terrain très boisé présentant un fort dénivelé à l'est.

La plaine est desservie par un réseau d'allées traversantes déterminant huit îlots, presque entièrement occupés par les concessions. Un puits est présent au sud de la plaine.

Sur les 225 concessions figurant sur le plan le plus récent, 186 sépultures subsistent et 44 ont été détruites.

Dans le cadre du recensement, qui portait sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 124 sépultures antérieures à 1950 ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Dans cet ensemble, on signalera la présence d'enclos funéraires (39/186), soit environ 21% des concessions subsistantes.

99 tombeaux sont signés ou attribués aux entrepreneurs, marbriers, architectes ou sculpteurs : A. Barbier (F 191), Barthelemy (architecte ; F 34-35), Bezancourt (F 205), H. Bezancourt (F 63B, F 104), Boucher (F 63D), Brare-Sainneville (F 162), J. Candillon (serrurier ; F 112), Cavillon-Galampoix (F 11), Carette (F 196-197, F 212), Coënen (marbrier ; F 1, F 205), Corbillon (serrurier ; F 103bis), Dargent (F 224), Darras (serrurier ; F 32), Delalieux (F 112, F 207), L. Delalieux (F 207), R. Delassus (F 63K), Delefortrie (architecte ; F 63E), Denis (F 220), Denoyelle (F 141), Deventer (marbrier ; F 87), Devêche (F 59), Z. Dupont (F 174, F 207bis), Duthoit (sculpteur ; F 45), Dutry (marbrier ; F 49, F 63-63bis, F 63N, F 181), A. Dutry (marbrier ; F 63-63bis), Gadré (F 51bis, F 86, F 88, F 101, F 201), Galampoix (F 11, F 57, F 64, F 129), Théodore Gaudy (marbrier ; F 161), Gevers (F 63A, F 154), Gomme (serrurier ; F 208), E. Guénard fils (F 168), G. Guidé (F 224), Herbault (architecte ; F 161), J. Lamarre (F 37, F 109), Lamolet (F 74), H. Lamolet (F 67, F 99, F 137, F 219), Lamolet-Tattegrain (F 58, F 73, F 167, F 175, F 203, F 215), Lefebvre-Facquet (F 36, F 66, F 142), Lefebvre fils (F 95, F 132, F 168, F 177, F 199, F 206), Alfred Lequet (F 140), Leroy-Digeon (F 2, F 12, F 34-35, F 146, F 213), Leroy-Digeon fils (F 12), Lesot (F 85, F 160), Lesot-Flamant (F 177), Lesot frères (F 84, F 85, F 154), Georges Lesot-Helleux (F 157), Lorgnier-Tattegrain (F 163), Mangot fils (F 60), G. Mercier (F 163), A. Morel (F 63A), Moriamé (F 172), Moriamé-Dermone (marbrier ; F 63D), G. Patte (F 33, F 96, F 181), Philippe (F 223), Pigou (architecte ; F 213), Polart-Vast (F 84), Léon Pruvot (F 63K), Salé (F 161), Sallé (F 218), A. Sallé (F 9, F 13, F 46, F 63C, F 75, F 83, F 90, F 103bis, F 113, F 123, F 158, F 165, F 206, F 208), J-B. Sallé (F 83), Sellier (F 20), Siraut (F 63F), Siraut-Demarest (F 170), Sueur (F 8), M. Sueur (F 46, F 51, F 63B), [inconnu] (F 94, F 200).

Monuments signalés dans le rapport de l'architecte communal en 1925 : F 55 et F 61.

Typologie : Les tombeaux présentent essentiellement la forme de stèles. Tombeau en forme de chapelle (7), cippe (18), croix funéraire (12), colonne funéraire (12), tombeau en forme de niche (8), tombeau en forme de sarcophage (15), dalle funéraire (4)..

Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH partiellement, 1986/06/25
Précisions sur la protection

La plaine F en totalité.

Annexes

  • Extrait de : Promemades au cimetière de la Madeleine

    "Nous terminons ici la revue de la plaine F. On ne peut se dissimuler que cette partie du cimetière ne soit la plus agréable à l´œil. Des plantations en forme de bocages et un magnifique rideau de sycomores et de thuyas flanquent le côté gauche ; de gigantesques peupliers, platanes et frênes, promènent leur mélancolique ombrage sur toutes ces tombes, à l´entour desquelles se renouvelle sans cesse une pelouse verte, qui invite l´homme à s´arrêter longtemps en ce lieu pour y rêver sur la fragilité humaine. L´homme élève des tombeaux presque aussi durable que le temps, et lui, passe sur la terre comme les feuilles des arbres, qui jonchent cette plaine !

    « Quand l´homme agenouillé, priant sur une tombe,

    Interroge en ces lieux un souvenir lointain,

    Le murmure du vent et la feuille qui tombe

    Lui rappellent, hélas ! notre commun destin.

    Feuille fragile aussi de l´arbre de la vie,

    Soit qu´un vent furieux agite ses rameaux,

    Soit que d´un froid hiver la saison soit suivie,

    L´homme tombe un à un pour peupler les tombeaux,

    Comme la feuille meurt pour pourrir sur la terre,

    Et tous deux, attester leur passage éphémère ! »

    En quittant ce lieu, nous nous engageons dans l´allée par laquelle nous sommes entrés, et qui est désignée au plan par le n°1. Nous suivrons à droite, contournerons le carré A par l´allée n°2, et redescendrons jusqu´à notre point de départ en suivant le côté opposé des mêmes allées, ce qui nous permettra de visiter les carrés B, C et D."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 78-79.

    "Nous tournons sur notre droite, et en suivant le chemin n°5, nous remarquons la pierre d´inauguration du cimetière de la Madeleine, posée en 1817. Au-dessous est une maçonnerie entourant une petite caisse dans laquelle sont renfermées plusieurs pièces de monnaie au millésime de l´année d´inauguration dont elles doivent conserver le souvenir. Cette circonstance donna lieu à un incident assez curieux. L´un des fossoyeurs de cette époque, poussé par la cupidité, résolut de s´emparer de ces pièces de monnaie en enlevant, pendant la nuit, la pierre qui recouvrait la petite caisse ; mais, grâce à la solidité de la maçonnerie, il échoua dans sa tentative."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 112-113.

  • Plaine F. Concessions détruites et documentées

    F 24 : Concession acquise en août 1848 par Isidore Jacques Rousseau, tambour de la Compagnie des Pompiers, domicilié à Amiens, rue des Trois-Sausserons et agrandie en avril 1876 par Auguste François Rousseau, artisan-vannier, domicilié à Amiens, 13 rue Basse Saint-Germain. La première inhumation date de 1844.

    F 25 : Concession acquise en novembre 1848 par Auguste Prosper Quentin-Barbet, domicilié à Amiens, 76 rue Saint-

    F 26 : Concession acquise en juin 1849 par Joséphine Lefort, domiciliée à Amiens, Port d'Aval.

    F 27 : Concession acquise en mai 1850 par Louis Jacques Garaux, domicilié à Amiens, rue de la Queue de Vache. La première inhumation date de 1835.

    F 28 : Concession acquise en mars 1850 par Marie Thérèse Hétroit veuve Monmert, domiciliée à Amiens, rue Neuve des Petits Champs.

    F 29 : Concession acquise en décembre 1849 par Jean-Baptiste Joly, domicilié à Amiens, rue des Doubles Chaises.

    F 30 : Concession acquise en janvier 1829 par Louis Marie François Wallet, domicilié à Amiens, rue Saint-Jacques et agrandie en septembre 1877 par Paul Wallet, domicilié à Amiens. La première inhumation date de 1812. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/1) indiquent qu'une "pierre tumulaire" a été posée en 1817.

    F 38 : Concession acquise en octobre 1847 par Flore Emilie Françoise Lobligeois veuve Sorel, domiciliée à Amiens, Ile Saint-Maurice.

    F 39 : Concession acquise en octobre 1839 par Colette Honorée Marie Jeanne Guérard veuve Artus et Marie Colette Joséphine Guérard, propriétaires, domiciliées à Amiens, rue Saint-Denis. La première inhumation date de 1817.

    F 40 : Concession acquise en novembre 1839 par François Artus-Devallois, domicilié à Wargnies (80) et par madame Artus-Delucheux Sophie, domiciliée à Bussy-lès-Daours (80).

    F 41: Concession acquise en novembre 1844 par M. Baillet-Delacourt, domicilié à Paris. La première inhumation date de 1813 et la dernière de 1885. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/4) indiquent que l´entrepreneur Lefebvre fils a posé un monument - une stèle reprenant l'inscription existante sur une pierre couchée à plat - en 1875.

    F 44 : Concession acquise en janvier 1835 par Jacques François Bourdon, domicilié à Amiens, Cloître Notre-Dame.

    F 47 : Concession acquise en juin 1835 par Jean-Baptiste François Berthe, domicilié à Amiens, 3 rue Saint-Maurice.

    F 48 : Concession acquise en août 1835 par Marie Madeleine Bellair veuve Allou, domiciliée à Amiens, 7 rue Delambre. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M18/2) indiquent que des travaux ont été réalisés en 1850 et d'autres (série M ; 2M18/4) indiquent que le marbrier Dutry a construit le monument funéraire en 1877.

    F 52 : Concession Du Croquet de Guyencourt-Le Caron de Canettemont acquise en juillet 1849 par Joseph Octave De Guyencourt, domicilié à Amiens, rue de la République par M. Gorgon de Verville, domicilié à Doullens (80) et par M. Le Caron de Choqueuse, domicilié à Amiens, rue des Trois Cailloux. La première inhumation date de 1833. (hors étude).

    F 53 : Concession acquise en mars 1832 par Charles Marin Souëf, premier avocat général à la Cour Royale d'Amiens, domicilié à Amiens, 27 rue Neuve.

    F 58 : Concession acquise en septembre 1849 par Julien Xavier Beaucousin, domicilié à Amiens, 10 rue des Saintes-Maries. La première inhumation date de 1849. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M 18/11) indiquent que l'entrepreneur Lamolet-Tattegrain a posé le dallage en 1913 dans la concession Beaucousin-Andrieux. Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé, mais ne semble plus contenir de monument en élévation.

    F 76 : Concession acquise en août 1866 par Eugénie Clotilde Carlier veuve Vasseur, domiciliée à Amiens, 22 Place du Marché de Lanselles. La première inhumation date de 1819.

    F 77 : Concession Legendre-Leclercq acquise en juin 1866 par Frédéric Legendre, serrurier, domicilié à Amiens, 48 Grande rue Saint-Maurice et agrandie en août 1868 par Frédéric Joseph Ferdinand Legendre (père), serrurier en voitures, domicilié à Amiens, 48 Grande rue Saint-Maurice. La première inhumation date de 1861.

    F 81 : Concession acquise en mai 1828 par Félicité et Flore Debonne, domiciliées à Amiens, rue Saint-Leu. La première inhumation date de 1818.

    F 91 : Concession Placet-Scellier acquise en mai 1860 par Pierre Louis Placet, chef de cuisine, domicilié à Paris. La première inhumation et la dernière datent de 1844.

    F 93 : Concession Gaillet-Damour acquise en juin 1846 et agrandie en avril 1867 par François, Etienne et Rémi Gaillet, et par madame veuve Gaillet, née Brasseur, domiciliés à Amiens.

    F 102 : Concession Boullet acquise en juillet 1867 par Charles Beaucousin, domicilié à Amiens, 67 rue du Lycée.

    F 103 : Concession acquise en juin 1833 par Pierre Jacques Vasseur, domicilié à Amiens, 182 boulevard des Frères. Une note en marge indique que cette sépulture est "à conserver comme présentant un intérêt d'art" (voir le rapport de l'architecte de la Ville, en date du 20 avril 1925).

    F 107 : Concession acquise en août 1867 par madame veuve Brancart, née Gorriez, domiciliée à Amiens, rue des Jacobins. Cette concession conserve sa clôture en fonte et fer forgé mais ne semble plus contenir de monument funéraire.

    F 110 : Concession acquise en mai 1857 par Julie Marie Joséphine Leroy veuve Marchand, rentière, domiciliée à Amiens, 34 rue des Tripes.

    F 114 : Concession Darras-Lemaire et Mouton acquise en septembre 1853 par François Joseph Darras et Josèphe Lemaire, son épouse, domiciliés à Amiens, Place Saint-Denis et par Charles Augustin Victor Mouton, domicilié à Pissy (80). La première inhumation date de 1824. Cette concession conserve sa grille en fonte et fer mais ne semble plus contenir de monument funéraire.

    F 116 : Concession acquise en juin 1849 par Arsène Julien Piteux-Monmert, domicilié à Amiens, rue Gresset.

    F 117 : Concession acquise en juin 1849 par Jean-Baptiste François Machart, domicilié à Amiens, 20 rue Saint-Denis. La première inhumation date de 1817.

    F 119 : Concession acquise en février 1850 par Augustin Amable André Bollet-Ansart, domicilié à Amiens, rue de la Pâture.

    F 120 : Concession acquise en décembre 1840 par Pierre Jean-Baptiste Brullé, domicilié à Amiens, 31 rue Gresset.

    F 121 : Concession acquise en décembre 1864 par Pascal Crutel, domicilié à Amiens, 6 route de Rouen.

    F 122 : Concession acquise en décembre 1864 par Louise Flore Adèle Lescaillet, domiciliée à Amiens, 14 rue de Cerisy. La première inhumation date de 1845.

    F 124 : Concession acquise en juillet 1833 par François Théodore Lenglier, domicilié à Amiens, rue de Metz.

    Amas d´éléments de clôture en fonte et fer forgé et de fragments de stèle en calcaire, recouvert par la végétation.

    F 125 : Concession acquise en septembre 1845 par Sophie Isabelle Guilbert veuve Lejeune, domiciliée à Amiens, 5 Port d'Aval et fut agrandie en novembre 1875 par Jean-Baptiste Rémy Lejeune, domicilié à Amiens, 8 rue Saint-Leu. Amas d´éléments de clôture en fonte et fer forgé et de fragments de stèle en calcaire, recouvert par la végétation

    F 128 : Concession acquise en juin 1854 par Zoé Julien veuve Boulenger, domiciliée à Amiens, 43 rue des Rabuissons.

    F 131 : Concession Duchenne-Caustier acquise en décembre 1856 par Joseph Duchenne, charpentier en bateaux, domicilié à Amiens, 2 boulevard du Cange.

    F 133 : Concession acquise en mars 1863 par Charles Follet et Marie Méry son épouse, domiciliés à Amiens, 20 rue Dijon. La première inhumation date de 1844.

    F 135 : Concession acquise en juin 1857 par Catherine Matifas veuve Binet, rentière, domiciliée à Amiens, 40 rue de Noyon. La première inhumation date de 1844.

    F 136 : Concession Dhardiviller et Souplet acquise en septembre 1857 par Joseph Benjamin Dhardiviller, notaire, domicilié à Poix-de-Picardie (80). La première inhumation date de 1838.

    F 139 : Concession Dubois-Voyez acquise en mai 1860 par Jean-Baptiste Isidore Dubois, marchand d'habits, domicilié à Amiens, 66 rue Saint-Germain. Eléments de clôture antérieure en fonte, surmontée d´une belle fleur de pavot.

    F 144 : Concession acquise en avril 1864 par M. Charpentier-Quignon, domicilié à Amiens, 5 route de Rouen. La première inhumation date de 1851.

    F 145 : Concession acquise en septembre 1859 et agrandie en juin 1861 par Jacques Joseph Pité et Marie Françoise Agathe Lucquet, son épouse, domiciliés à Amiens, 11 rue de la Narine. La première inhumation date de 1824.

    F 155 : Concession acquise en novembre 1863 par Marie Jeanne Désirée Cachelièvre veuve Denamps, domiciliée à Amiens, 214 Grande rue Saint-Maurice. Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé mais ne semble plus contenir de monument funéraire.

    F 176 : Concession acquise en mars 1861 par Rosalie Chantrieux veuve Bomy, propriétaire et par Constant Andrieu, domiciliés à Amiens, 128 faubourg de la Hotoie. La première inhumation date de 1851.

    Cette concession a été complètement remaniée lors de la dernière inhumation en 1964. Seule une partie de la clôture pourrait être d´origine.

    F 178 : concession acquise en juillet 1861 par Edouard Jean-Baptiste Mallet, marchand de meubles, domicilié à Amiens (7 Place au Lin).

    F 179 : concession acquise en décembre 1861 par Noémie Caroline Beaucousin veuve Haudé, domiciliée à Amiens, 10 rue des Saintes-Maries.

    F 180 : concession acquise en avril 1862 par Geneviève Flore Demarcy veuve Leroy, propriétaire, domiciliée à Amiens, 17 rue de la Vallée.

    F 193 : Concession Dubois-Demeigneux acquise en juin 1862 par Charles Dubois, domicilié à Amiens, 20 boulevard Longueville. Vestiges de clôture en fonte et fer forgé à beaux fleurons et portillon déposé.

    F 211 : Concession acquise en décembre 1864 par Elisabeth Ambroisine Devisse, domiciliée à Amiens, 18 boulevard de l'Est. Vestiges de clôture : poteaux calcaire et barres en fonte, pas de traces de monument.

    F 222 : Concession acquise en décembre 1865 par Hubert Bourdon, domicilié à Amiens, 5 rue Place des Huchers. Vestiges d´une stèle calcaire, socle retourné et gravé en creux profond « Concession à perpétuité » qui maintient le dénivelé du terrain.

    F 220 : Concession Bazille-Deparis acquise en décembre 1864 par Simon Bazille, marchand-fruitier, domicilié à Amiens, 50 rue du Long Rang. Cette concession de type couloir a complètement été remaniée (monument hors étude).

    F 223 : Concession Trouvain-Vézier acquise en octobre 1865 par Charles Victor Vézier, domicilié à Amiens, 3 Place Notre-Dame. Cette concession de type couloir a complètement été remaniée (monument hors étude).

    F 225 : Concession acquise en octobre 1869 par Flore Lamarre veuve Fournier, domiciliée à Amiens, 228 rue du faubourg de Hem. La première inhumation date de 1866.

  • Plaine F. Concessions détruites, décrites par Stéphane COMTE, en 1847

    "Nous suivons le chemin, presqu´en face de celui portant le n°5 et sur la lisière de la plaine F, un peu après le banc, nous remarquons le monument de M. WALET [F30], Louis-Marie-François, négociant en cette ville, adjoint au maire, ancien juge au tribunal de commerce, ordonnateur général des hospices, etc. M. WALET était membre du conseil municipal depuis les journées de juillet et capitaine des voltigeurs au 3e bataillon de la garde nationale. Dans ces divers emplois honorifiques, comme pendant la durée de son exercice de juge au tribunal de commerce, il montra beaucoup d´activité et de facilité pour le travail. Il mourut le 16 novembre 1831, à l´âge de 54 ans.

    M. Bulan l´aîné prononça sur sa tombe un discours où il retraça la carrière laborieuse de cet honorable citoyen, sa vive sollicitude pour la chose publique, et le zèle surtout qui l´animait pour la ville qui l´avait vu naître.

    Sa tombe est ornée d´un cippe supporté par un double socle et surmonté par un chapiteau formé par deux consoles en volutes, au milieu desquelles est encadrée une palmette. Une grille en fer environne cette sépulture."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 111-112.

    "Nous ne pouvons refuser un témoignage de regret en passant devant la sépulture de la famille PLACET [F91]. M. PLACET père, dans l´espace de trois mois, vit ses trois fils enlevés par le croup, qui sévissait alors sur les enfants de tous âges. En janvier 1844, mourut le plus jeune, en février le second, et en mars l´aîné, âgés de onze mois, trois ans et 15 ans. On ne peut être frappé plus cruellement dans ses affections de père ! "

    Stéphane C[omte], 1847, p. 74.

    "Un modeste monument en pierre, à la suite de la sépulture Placet, nous rappelle le souvenir de M. LEFORT, ancien médecin du Roi, chevalier de la Légion d´Honneur, décédé le 12 janvier 1843, à l´âge de 76 ans.M. LEFORT, ancien premier médecin de la marine, était aussi distingué par ses vastes connaissances et son dévouement, que par son courage et son patriotisme. C´est à l´autorité de son nom et à ses soins persévérants que plus d´un millier de jeunes soldats français, prisonniers en Angleterre, durent d´échapper à la corruption qui menaçait leurs moeurs, et de recevoir, dans une école, qu´il fonda à ses frais, l´enseignement le plus utile dans la grammaire, la géométrie, les mathématiques et le dessin.En traversant la Manche sur un cartel d´échange, M. LEFORT passa au milieu d´une flotte anglaise qui faisait voile vers les côtes de la Bretagne. A son arrivée à Morlaix, il apprit qu´une expédition française allait partir, et que, d´après la destination qu´elle avait reçue, elle tomberait inévitablement au milieu de la flotte anglaise qui lui était très supérieure en force. M. LEFORT part à franc-étrier, et l´amiral, informé par lui du danger auquel notre flottille est exposée, envoie un courrier en poste à Paris ; l´ordre du départ est révoqué, et nos vaisseaux échappent à une perte à peu près certaine.M. LEFORT est l´auteur de plusieurs ouvrages d´un mérite supérieur. L´un d´eux, traitant des maladies contagieuses, fut couronné par l´académie de médecine de Paris.

    "Stéphane C[omte], 1847, p. 75-76.

    "Un peu plus bas, à gauche, se trouve la sépulture de la famille BERTHE [F47], de cette ville ; on y remarque trois pierres couchées, en tête desquelles s´élève un monument moderne ; il est divisé par trois tables en marbre noir destinées à recevoir les inscriptions des défunts ; de chaque côté est sculptée une urne lacrymatoire en marbre noir, et au milieu une couronne de feuilles de laurier en marbre blanc ; au-dessus de la corniche est un fronton qui supporte deux consoles sculptées et en volutes, au milieu desquelles est un piédestal surmonté d´une urne en marbre noir. Une branche d´olivier et une de chêne ornent les côtés du fronton ; au-dessous est un caveau ordinaire sans tiroirs. Ce monument fait le plus grand honneur à M. Salé qui est auteur du plan, de l´exécution et de la sculpture.

    Le caveau renferme la dépouille de MM. BERTHE et de son fils.

    Le premier était un des négociants distingués de notre ville ; il mourut à Paris, le 28 mai 1842, à l´âge de 81 ans.

    Le second est décédé à l´âge de 26 ans, le 22 mai 1835."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 109-110.

    "Nous devons un souvenir à la mémoire de celui que recouvre cette simple pierre horizontale qui fait face au chemin n°4, et sur laquelle on lit une épitaphe que nous avons voulu faire revivre, puisque le temps ne la respecte pas plus que sa famille qui la laisse s´effacer, car elle apprend à tous la triste cause de la mort prématurée de cet à jamais regrettable citoyen.

    Nous voulons parler de FRANCOIS-ZACHARIE MACHET, qui mourut à l´âge de 49 ans, victime de son courage et de son dévouement à l´incendie qui éclata le 9 décembre 1817, vers 9 heures du soir, dans la manufacture établie au ci-devant couvent de Sainte-Marie, rue Royale. MACHET, étant occupé à ajuster les tuyaux d´une pompe, tomba à la renverse et se fendit la tête. Il mourut sur le champ. Cet homme était toujours l´un des premiers sur le théâtre des incendies.

    Son épitaphe est ainsi conçue :

    FRANCOIS-ZACHARIE MACHET, âgé de 49 ans, cafetier. Il faisait partie des sapeurs-pompiers volontaires de la ville d´Amiens, lequel fut victime de son zèle en portant des secours à l´incendie qui eût lieu le 9 décembre 1817. Il est très sincèrement regretté de sa famille, de ses chefs, et de ses camarades."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 71-72.

    "On se prend à verser des larmes en lisant les vers que fit graver M. BRULE sur le tombeau de sa famille, enclavé entre d´autres monuments et le chemin n°4. Cette sépulture est entourée d´une haie et de barres en fer que supportent quatre bornes en pierre.

    Hélas ! lui-même ne devait pas tarder d´aller rejoindre ceux qui lui ont été si chers, et personne n´y a ajouté son nom ni un regret à sa mémoire ! Nous nous bornons à citer les vers qu´il fit graver sur un cippe en pierre, lesquels donneront une idée exacte des qualités intimes de cet époux et père :

    Sur sa tombe, tous trois, prions, mes chers enfants,

    Naguère, leur disais-je, elle est là votre mère !

    Bientôt mon fils mourut, je cachais mes tourments

    A ma bonne Henriette : elle aimait tant son père !

    Aujourd´hui, je viens seul prier sur trois tombeaux :

    Il n´en faut qu´un de plus pour terminer mes maux !

    M. BRULE, ancien greffier de justice de paix, est mort en 1845 ; depuis plus d´un an, il repose sous cette pierre : aucun des promeneurs ne le saurait peut-être sans moi."

    Stéphane C[omte], 1847, p. 72-73.

  • Plaine F. Monuments repérés

    Enclos funéraire Gosselin (F4)

    Concession acquise en décembre 1860 par Théodore Alphonse Gosselin, employé à la Préfecture, domicilié à Amiens, 27 rue des Jardins et agrandie en novembre 1865 par Louise Virginie Gosselin, sans profession, domiciliée à Amiens, 21 rue du Chemin-Vert.

    Cette concession, complètement envahie par la végétation, semble contenir deux dalles funéraires rectangulaires juxtaposées en calcaire, sans doute réalisées entre 1860 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) et 1905 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau Parmentier-Cuvilly (F4bis)

    Concession acquise en août 1899 par Célonie Cuvilly veuve Parmentier, rentière, domiciliée à Amiens, 63 rue Le Nôtre.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fonte ouvragée (déposée) et contient une stèle à croix en pierre de Tournai, en mauvais état, probablement élevée vers 1899 (date d´acquisition de la concession) ou 1900 (date de la première inhumation et de l´unique décès mentionné).

    Épitaphe : Adolphe / PARMENTIER / victime de la guerre néfaste / 1870-1871.

    Tombeau (stèle funéraire) Monmert (F5bis) ILLUSTRATION

    Concession acquise en décembre 1875 et agrandie en février 1881 par Edmond Monmert, sous-secrétaire de la Mairie puis secrétaire général de la Mairie, domicilié à Amiens, 61 boulevard Saint-Jacques.

    Cette concession, rehaussée en fonction du dénivelé du terrain, conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle cintrée en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1894 (date de la première inhumation) pour le concessionnaire monsieur Jean Edouard Constant Monmert, secrétaire général de la Mairie d´Amiens et membre du conseil de fabrique de la paroisse St-Jacques.

    Épitaphe : Monsieur Jean Constant Edmond / MONMERT / Secrétaire général en retraite de la Mairie d'Amiens / Membre du Conseil de fabrique de la paroisse St-Jacques / pieusement décédé à Amiens le 8 décembre 1894 / dans sa 73ème année.

    Tombeau (niche) de la famille Leroy-Voclin (F15)

    Concession acquise en novembre 1836, par Charles François Leroy, domicilié à Amiens, rue Tappeplomb. Elle fut agrandie une première et seconde fois en décembre 1880, par Charles François Xavier Leroy, domicilié à Amiens, 2 Esplanade Saint-Pierre.

    Cette concession, acquise en 1836 et agrandie à deux reprises en 1880, conserve sa grille en fer forgé et contient un tombeau en forme de niche de style néoclassique, en calcaire, qui est en grande partie recouvert par la végétation. L'édicule a probablement été élevé entre 1880 (date d´agrandissement de la concession et de l´une des inhumations) et 1884 (date de l´une des inhumations).

    Tombeau Fauquelle-Brandicourt (F20)

    Concession acquise en septembre 1845, par Jean-Baptiste Napoléon Elie Fauquelle et Victoire Brandicourt, son épouse, domiciliés à Amiens, 5 rue de la Citadelle et agrandie en juin 1873, par les acquéreurs, ayant déménagés boulevard du Jardin des Plantes. La première inhumation date de 1829 et la dernière de 1901. Une note en marge renvoie à la concession n° 89, plaine D. La stèle porte la signature de l'entrepreneur Sellier.

    Cette concession, acquise en 1845 et agrandie en 1873, conserve sa grille en fer forgé et contient une stèle architecturée en calcaire, à fronton triangulaire et pilastres cannelés à pans coupés. L’édicule, signé par l'entrepreneur Sellier, a sans doute été réalisé vers 1844 (date de l’une des inhumations) ou 1845 (date d’acquisition de la concession).

    Tombeau Dragonne-Magniez (F37)

    Concession acquise en octobre 1845 par Frédéric Auguste Dragonne et Eugénie Adèle Magniez, son épouse, domiciliés à Amiens, rue des Saintes-Maries. La première inhumation date de 1836.

    Cette concession conserve sa clôture et contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur J. Lamarre et probablement élevée entre 1836 (date de la première inhumation), 1845 (date d´acquisition de la concession) et 1849 (date de la seconde inhumation). Signalons également que le concessionnaire, M. Frédéric Alphonse DRAGONNE, décédé en 1890, fut conducteur principal des Ponts-et-Chaussées, ainsi que membre du Conseil de fabrique de la paroisse de Saint-Remi.

    Épitaphe : Frédéric Auguste DRAGONNE / membre du Conseil de fabrique / de la paroisse Saint-Remi / conducteur principal des Ponts-et-Chaussées / décédé le 14 juin 1890 / dans sa 86ème année

    Enclos funéraire de la famille Fanchon-Bellair (F49)

    Concession acquise en septembre 1828 par Achille Sabat Fanchon, domicilié à Amiens, Marché aux Herbes. La première inhumation date de 1823. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que des travaux ont été réalisés en 1850.

    Cette concession conserve sa grille en fonte d´origine et contient cinq monuments. La disposition semble liée aux périodes d´inhumations. Le plus ancien tombeau pourrait être la croix funéraire en fonte et fer forgé, qui peut avoir été élevée vers 1826 (date de l´une des inhumations mentionnées). La grande stèle à entablement et fronton triangulaire en calcaire (en mauvais état) est un tombeau familial, qui a sans doute été érigé entre 1823 (date de la première inhumation) et 1828 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations). La stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, signée par le marbrier Dutry, a probablement été élevée vers 1876 (date de l´une des inhumations) pour Jean-Baptiste Ferdinand Allou, maître, recteur honoraire, officier de la Légion d´Honneur, commandeur de l´Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et officier de l´Instruction publique. Quant à la stèle cintrée en pierre de Tournai (déposée), elle a sans doute été réalisée vers 1877 (date de l´une des inhumations mentionnées). Enfin, la stèle en pierre de Tournai subsistant à l´état de vestiges peut avoir été élevée au cours de la 2e moitié du 19e siècle. Notons, en outre, que des travaux ont été effectués en 1850 (autorisations de construction).

    Épitaphe (croix funéraire monumentale, face antérieure du piédestal) : Dame Marie Madeleine Claire / DURIEZ / rentière, décédée / le 25 août 1826 / âgée de 70 ans et 5 mois / [...]

    Épitaphe (stèle à croix monumentale) : [inscription latine illisible] / - / Jean-Baptiste Ferdinand / ALLOU / ancien maître d'Amiens, recteur honoraire / officier de la Légion d'Honneur / Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand / officier de l'Instruction publique / décédé à Amiens, le 20 décembre 1876 / dans sa 71ème année.

    Tombeau (stèle funéraire) Delafosse (F51bis) ILLUSTRATION

    Concession acquise en juillet 1886 par Jules Ponthieu, négociant, domicilié à Amiens, 60 rue des Vergeaux.

    Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle néogothique en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Gadré et sans doute réalisée vers 1886 (date d´acquisition de la concession et de l´unique inhumation). Il s´agit d´un tombeau individuel.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Delisle-Leroy (F51ter)

    Concession acquise en novembre 1902, par Gaston Routier-Delisle et Hortense Leroy son épouse, domiciliés à Amiens, 42 rue Bellevue. La première inhumation date de 1902 et la dernière de 1977.

    Cette concession conserve sa clôture et contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en pierre de Tournai, sans doute réalisée vers 1902 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Épitaphe : Louis LHOMME / médecin colonel / officier de la Légion d'Honneur / croix de guerre 1914-1918 / 3 juin 1878 - 12 novembre 1948.

    Tombeau (niche) Loffroy (F59)

    Concession acquise en juin 1848, par Hermance Elise Antoinette Loffroy, par Lugle Luglien Loffroy et par Alfrédine Virginie Loffroy, domiciliés à Amiens, rue des Sergents. Un arbre est tombé lors de la tempête de 1999 et a grandement endommagé le monument érigé dans cette concession.

    Cette concession conserve son petit mur-bahut en pierre de Tournai - qui a perdu sa grille de clôture - et contient un tombeau en forme de niche architecturée, rehaussé et en très mauvais état depuis la tempête de 1999. L´édicule, qui porte la signature de l'entrepreneur Devéche, a sans doute été réalisé vers 1878 (date de l´une des inhumations) en remplacement du monument d´origine.

    Le monument porte la signature de l'entrepreneur Devéche.

    Épitaphe (mur postérieur, côté gauche) : Pierre Marie Gabriel / LOFFROY / avoué à la Cour d'Appel / décédé le 13 juin 1835 / dans sa 52e année / - / (mur postérieur, côté droit) Lugle Luglien LOFFROY / négociant / décédé le 3 octobre 1857 / dans sa 40e année.

    Inscription (table centrale) : Sub Tuum Proesidium.

    Signature (base du tombeau, face latérale droite, en haut à gauche) : DEVECHE. INV.

    Enclos funéraire Mille-Gensse et Leroux-Mille / Mille-Becquet (F62-62bis)

    Concession n°62 acquise en avril 1839 par André Joseph Auguste Mille, négociant, domicilié à Amiens, 3 rue Saint-Martin et Pierre Isidore Leroux-Mille, propriétaire, domicilié à Amiens, rue des Saintes-Maries.

    Concession n°62 bis acquise en août 1868 par Edouard Mille, négociant, domicilié à Amiens, 3 rue Saint-Martin. La première inhumation date de 1823.

    Cette concession, regroupant deux terrains acquis en 1839 (n°62) et en 1868 (n°62 bis), conserve sa clôture commune et contient trois monuments, chacun construit à différentes époques. Le plus ancien est probablement la stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en calcaire, subsistant à l´état de vestiges (déposée en plusieurs fragments à l'arrière de la sépulture et envahie par la végétation) qui a pu être érigée au cours de la 1ère moitié du 19e siècle (analyse stylistique). La croix funéraire en fonte moulée et ouvragée, a sans doute été réalisée vers 1888 (date de l´unique décès mentionné) et la stèle à croix en calcaire (en partie déposée) a sans doute été élevée vers 1929 (date de l´unique décès mentionné) pour monsieur Fernand Henry Routin de Lisle, ancien consul d´Italie et officier de la couronne d´Italie. Ces deux derniers monuments sont des tombeaux individuels.

    Épitaphe (stèle à croix) : Ici / repose / Fernand Henry / ROUTIN DE LISLE / ancien consul d'Italie / officier de la couronne / d'Italie / décédé pieusement / le 19 janvier 1929 / âgé de 71 ans / R.I.P.

    Tombeau (sarcophage) des familles Boucher-Dion et Dauphin-Boucher (F63L)

    Concession acquise en janvier 1882 par Joseph Ernest Boucher, négociant, domicilié à Amiens, 2 Place Périgord. La première inhumation date de 1859.

    Cette concession contient un tombeau en forme de sarcophage à tombale à dos d'âne en granite gris poli, sans doute réalisé entre 1882 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) et 1942 (date de la dernière inhumation).

    Enclos funéraire Laforet-Groscolas (F63M)

    Concession acquise en septembre 1881, par Céline Groscolas veuve Laforet, rentière, domiciliée à Amiens, 5 Place Longueville.

    Cette concession contient deux monuments : une stèle en granite belge subsistant à l´état de vestiges (base du monument) et probablement élevée entre 1871 (date de la première inhumation mentionnée) et 1876 (date de la dernière inhumation mentionnée) ainsi qu´un tombeau en forme de sarcophage à tombale à dos d'âne en pierre de Tournai, sans doute réalisé vers 1934 (date de deux inhumations mentionnées).

    Tombeau Calippe-Pascault et Quenescourt (F65)

    Concession acquise en septembre 1856 par Pierre Calippe et Marie Pascault, son épouse, domiciliés à Amiens (?) et agrandie en avril 1864 par Hippolyte Quenescourt, domicilié à Marieux (80). La première inhumation date de 1824.

    Cette concession, acquise en 1856 et agrandie en 1864, conserve sa grille en fonte et fer forgé ainsi que les vestiges d'une stèle ou d'une dalle funéraire.

    Tombeau (stèle funéraire) Malot (F68)

    Concession acquise en mai 1850 par Jean-Baptiste Malot, chef de bureau à la Mairie, domicilié à Amiens, Place Périgord. La première inhumation date de 1828.

    Cette concession conserve partiellement sa clôture en fonte et fer forgé et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, probablement élevée vers 1850 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau de la famille Lenglet-Lamarre (F69)

    Concession acquise en août 1844, par monsieur Lenglet Auguste Casimir, domicilié à Amiens, 1er rue des Soeurs Grises. La première inhumation date de 1840 et la dernière de 1878.

    Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé ouvragée et contient une stèle à entablement et fronton triangulaire en calcaire (en mauvais état), probablement élevée vers 1844 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) ou vers 1845 (date de deux inhumations). La végétation commence vraiment à menacer le monument.

    Tombeau des familles Sauval-Dupetit, Vasseur-Boulanger, Delachambre (F74) ILLUSTRATION

    Concession acquise en septembre 1849, par madame veuve Sauval, née Dupetit Victoire, domiciliée à Amiens, rue Basse Notre-Dame et fut agrandie en octobre 1852, par l'acquéreuse, ayant déménagé 12 rue des Orfèvres. La première inhumation date de 1840 et la dernière de 1973.

    Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l´entrepreneur Lamolet a construit le caveau en 1882.

    Cette concession, acquise en 1849 et agrandie en 1852, a vraisemblablement été remaniée et contient une stèle cintrée en pierre d'Ecaussine blanche, probablement élevée vers 1934 (date de la première inhumation mentionnée) en remplacement du monument d´origine. On signalera, en outre, que l´entrepreneur Lamolet a construit le caveau en 1882 (autorisations de construction).

    Tombeau (stèle funéraire) Lefort (F89)

    Concession acquise en janvier 1843, par madame veuve Lefort, née Allen Mary-Ann, domiciliée à Amiens, rue des Cannettes. La première inhumation date de 1843 et la dernière de 1864. Une note en marge indique que l'un des défunts, monsieur Pierre François Lefort, décédé le 12 janvier 1843, était premier médecin en chef de la marine, ancien médecin du Roi et chevalier de la Légion d'Honneur.

    La sépulture de M. Lefort est décrite par S. Comte (1847), qui signale la présence d'un "modeste monument en pierre" (cf. annexe).

    Cette concession conserve sa clôture, dont le portillon semble provenir d'une autre sépulture. Celle-ci contient les vestiges d'une stèle en calcaire, probablement élevée vers 1843 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) pour monsieur Pierre François Lefort, qui fut - entre autre - premier médecin en chef de la marine, ancien médecin du Roi et chevalier de la Légion d'Honneur. Ce monument a d'ailleurs été décrit par le commissaire Stéphane Comte, lors de son inventaire du cimetière en 1847.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Bellet-Poiré (F97) ILLUSTRATION

    Concession acquise en mars 1875 par Jules Bellet, cordonnier, domicilié à Amiens, 28 rue des Verts Aulnois.

    Cette concession de type couloir contient une stèle cintrée en granite belge, probablement élevée entre 1854 (date de la première inhumation) et 1875 (date d´acquisition de la concession), peut-être vers 1866 (date de l´une des inhumations). Le monument est aujourd´hui menacé par la végétation.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Haillot (F98) ILLUSTRATION

    Concession acquise en mars 1863 par Auguste Haillot, domicilié à Amiens, rue de la Gare. La première inhumation date de 1852.

    Cette concession conserve sa clôture et contient une stèle cintrée en pierre de Tournai, en partie déposée et probablement élevée vers 1863 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations). Signalons également l´inscription supérieure « Dans la croix est la vie ».

    Épitaphe : Auguste HAILLOT / chef de service honoraire / au chemin de fer du Nord / chevalier de la Légion d'Honneur / décédé le 1er octobre 1878 / âgé de 78 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Diot (F99)

    Concession acquise en janvier 1863 par Louise Julie Constance, Alexis Eugène Diot et Jules Jean Marie Diot, domiciliés à Amiens et représentés par M. Fiévé, domicilié à Paris.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fonte et fer forgé (déposée) et contient une stèle cintrée en calcaire, en mauvais état et signée par l'entrepreneur H. Lamolet. Elle a sans doute été réalisée entre 1857 (date de la première inhumation) et 1862 (date de la seconde inhumation) ou 1863 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (obélisque) Morel-Duval (F100)

    Concession acquise en mai 1860 par madame veuve Morel-Duval, domiciliée à Amiens, rue Neuve Saint-Dominique par Louise Godefroy-Morel, domiciliée à Amiens, 22 rue Saint-Denis et Emile Morel, greffier, domicilié à Amiens, rue Neuve Saint-Dominique. La première inhumation date de 1854.

    Cette concession ne conserve que très partiellement sa clôture et contient un pilier en forme d'obélisque à quatre pans en pierre d'Ecaussine (déposé) qui a sans doute été réalisé vers 1891 (date du premier décès mentionné) pour monsieur Emile Morel, greffier en chef de la Cour d´Appel d´Amiens. Ce monument, fort endommagé lors de la tempête de 1999, mériterait une restauration.

    Epitaphe : Ci-gît / Emile / MOREL / ancien greffier en chef / de la Cour d'Appel d'Amiens / décédé / le 30 9bre 1891 / dans sa 64ème année.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille [...]-Ponthieu (F101)

    Concession acquise en avril 1886 par Jules Ponthieu, négociant, domicilié à Amiens, 60 rue des Vergeaux.

    Cette concession, rehaussée en fonction du dénivelé du terrain, conserve sa grille basse en fonte moulée et ouvragée et contient une stèle à fronton triangulaire de style néogothique en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Gadré, et sans doute réalisée vers 1886 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). Il s´agit d´une typologie de tombeau assez fréquente à cette époque.

    Tombeau (stèle funéraire) Delavier (F103bis) ILLUSTRATION

    Concession acquise en mars 1885 par Théophile Delavier, propriétaire, domicilié à Amiens, 34 boulevard de Longueville.

    Cette concession de forme trapézoïdale conserve sa grille en fonte et fer forgé réalisée par le serrurier Corbillon et contient une stèle à fronton cintré à acrotères en pierre de Tournai, tombeau individuel, probablement élevé vers 1892 (date de l´unique inhumation) par l´entrepreneur A. Sallé (signature). On signalera la présence d´un petit auvent à usage de porte-couronne mortuaire en fonte et fer forgé, abritant la base du monument.

    CORBILLON - serrurier / rue Dijon 17 / Amiens.

    Tombeau (stèle funéraire) Méruque-Sueur (F106)

    Concession acquise en juillet 1867 par François Méruque, domicilié à Amiens, rue Lemattre.

    Cette concession conserve partiellement sa clôture et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont il ne subsiste que la base, signée par l´entrepreneur Galampoix. L´édicule a pu être élevé vers 1867 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Lefebvre (F108)

    Concession acquise en août 1867 par Emile Louis Lefebvre, domicilié à Amiens, 3 rue des Vergeaux.

    Cette concession ne conserve que très partiellement sa clôture et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont il ne subsiste que la base. L´édicule a pu être élevé vers 1866 (date de la première inhumation) ou 1867 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau de la famille Duval-Dejonge (F130) ILLUSTRATION

    Concession acquise en avril 1855, par Pierre François Joseph Dejonge, épicier, domicilié à Amiens, 36 rue Basse Notre-Dame. La première inhumation date de 1851 et la dernière de 1951.

    Cette concession conserve partiellement sa clôture et contient une stèle à entablement et fronton cintré en calcaire, percée d'une niche à usage de porte-couronne mortuaire en forme de trou de serrure et probablement élevée entre 1851 (date de la première inhumation) et 1855 (date d´acquisition de la concession). Ce tombeau a été remanié dans le deuxième quart du 20e siècle (dates des deux dernières inhumations, seules mentionnées sur le monument).

    Tombeau de la famille Flament-Houchart (F138) ILLUSTRATION

    Concession acquise en juillet 1860, par Louis Flament-Houchart, propriétaire, domicilié à Amiens, 44 rue de Metz. La première inhumation date de 1860 et la dernière de 1992.

    Cette concession conserve sa clôture et contient une grande stèle cintrée en calcaire, probablement élevée vers 1860 (date d´acquisition de la concession et des deux premières inhumations). On signalera la présence d´une jardinière à plantes rectangulaire en fonte déposée au centre de la concession.

    Epitaphe : Louis FLAMENT / propriétaire / décédé le 6 décembre 1862 / âgé de 64 ans / - / Emile FLAMENT / capitaine de cavalerie en retraite / chevalier de la Légion d'Honneur / décédé le 16 août 1881 / âgé de 73 ans / - / Alfred SELLIER / chevalier de la Légion d'Honneur / Tué à l'ennemi le 13 juillet 1917.

    Enclos funéraire de la famille Legrand-Rousseau (F141)

    Concession acquise en juillet 1859 et agrandie en mars 1860 par Joséphine Rousseau veuve Legrand, rentière, domicilié à Amiens, 19 rue Saint-Geoffroy. La première inhumation date de 1859.

    Cette concession, acquise en 1859 et agrandie en 1860, conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient trois monuments. Le plus ancien est sans doute la stèle à entablement et fronton cintré à volutes en calcaire, réalisée vers 1859 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). La stèle à entablement et fronton cintré à acrotères en calcaire, déposée et très difficile à lire, a probablement été élevée vers 1870-1873 (dates de plusieurs décès). Enfin, la stèle à croix en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Denoyelle, peut avoir été érigée vers 1887 (date du premier décès mentionné).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Darsy (F142)

    Concession acquise en février 1859 par Alexandre Leleu, peintre, domicilié à Amiens, 1 Cour de Mai. La première inhumation date de 1832. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lefebvre-Facquet a réalisé des travaux en 1859.

    Cette concession conserve sa clôture en fonte et contient les vestiges d´une stèle en calcaire, dont il ne subsiste aujourd'hui que la base complètement remaniée. L´édicule, a sans doute été réalisé entre 1832 (date de la première inhumation) et 1859 (date d´acquisition de la concession) par l'entrepreneur Lefebvre-Facquet, qui réalisa des travaux cette même année (autorisations de construction). La base aurait ensuite été remaniée au cours de la 1ère moitié du 20e siècle (dates de plusieurs inhumations). On signalera la présence d´une jardinière à plantes rectangulaire en fonte déposée au centre de la concession.

    Enclos funéraire Duboille-Balavoine, Tabary-Duboille et Damiens-Duboille (F143)

    Concession acquise en mai 1859 par Marie Madeleine Thérèse Bellavoine veuve Duboille, rentière, domiciliée à Amiens, 13 rue de la Hotoie. La première inhumation date de 1835.

    Cette concession conserve sa clôture en fonte et contient trois monuments difficiles à dater. Le plus ancien est sans doute la stèle cintrée en calcaire, élevée vers 1839 (date de la première inhumation mentionnée). La stèle centrale en calcaire, dont seule la base subsiste, ainsi que la stèle droite (déposée et inidentifiable), ont probablement été réalisées après 1859 (date d´acquisition de la concession et de plusieurs décès).

    Tombeau (croix funéraire) Desavoye-Vasseur (F147)

    Concession acquise en novembre 1858 par Léonard Desavoye, propriétaire et Marie Jeanne Opportune Vasseur, son épouse, domiciliés à Amiens, 18 boulevard Saint-Michel. La première inhumation date de 1833.

    Cette concession de type couloir conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une croix funéraire monumentale également en fonte et fer forgé (déposée), qui a probablement été élevée vers 1858 (date d´acquisition de la concession et de la dernière inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Demolin-Hallette et Frémicourt-Hallette (F 148)

    Concession acquise en septembre 1847 par Charlemagne Clément Demolin et Hortense Cécile Hallette, son épouse, domiciliés à Amiens, 55 rue du Grand Vidame et par Louis Joseph Frémicourt et Charlotte Scholastique Hallette, son épouse, domiciliés à Amiens, 69 rue Saint-Fuscien. La sépulture, initialement située en plaine C, fut déplacée en plaine F et agrandie en octobre 1858 par les acquéreurs.

    Cette concession de type couloir, acquise en 1847 en plaine C, puis agrandie en 1858 en plaine F, ne conserve que très partiellement sa clôture et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont seule la base subsiste aujourd'hui. L´édicule peut avoir été réalisé vers 1847 (date d´acquisition de la concession en plaine C et de la première inhumation) puis avoir été déplacé vers 1858 (date d´agrandissement de la concession), lors de l´implantation de la concession familiale en plaine F.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Févez (F151)

    Concession acquise en mai 1852 par Ferdinand Eugène Hippolyte Févez, médecin, domicilié à Amiens, Place de l'Hôtel de Ville, agrandie une première fois en décembre 1859 par l'acquéreur puis en décembre 1865 par Marie Amable Angélique Froment veuve Févez, domiciliée à Amiens. La première inhumation date de 1808.

    Une note en marge indique que Hippolyte Févez, décédé le 17 septembre 1865, a été professeur à l'Ecole de Médecine et au Cours communal de botanique. Il fut également adjoint au Maire d'Amiens.

    Cette concession, acquise en 1852 et agrandie en 1859 puis en 1865, conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle à entablement et fronton triangulaire à acrotères en calcaire, à pilastres cannelés. L´édicule, actuellement déposé en plusieurs fragments dans la concession postérieure (F, n°161), a sans doute été réalisé vers 1852 (date d´acquisition de la concession).

    Epitaphe : Fidèle Amand Constant / FEVEZ / ancien curé de Bovelles / décédé à Amiens . Le 30 juillet 1872 / à l'âge de 72 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Lescureux (F156)

    Concession acquise en septembre 1865 par Paul Lescureux, domicilié à Amiens, 8 rue Duminy.

    Cette concession conserve partiellement sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle cintrée en calcaire (déposée dans la concession F, n°158), qui a probablement été élevée vers 1865 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau des familles Duponchel-Thuillier, Thuillier-Aloux, Thuillier-Saint-Orin (F165)

    Concession acquise en avril 1860, par Pauline Adèle Thuillier veuve Dupponchel, domiciliée à Amiens, 7 rue Saint-Leu et par Noël Hippolyte Thuillier, pépiniériste, domicilié à Amiens, 65 rue du Grand faubourg de Noyon. La première inhumation date de 1860 et la dernière de 1916. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur A. Sallé a réalisé des travaux d'agrandissement de l'entrée du caveau en 1905 sur la concession Thuillier-Aloux.

    Cette concession ne conserve que très partiellement sa clôture (en mauvais état) et contient une stèle architecturée en calcaire, à entablement et fronton triangulaire supportés par deux pilastres et deux colonnes doriques. L´édicule a sans doute été réalisé vers 1860 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation.

    Tombeau (croix funéraire) Mallet (F171)

    Concession acquise en octobre 1859 par Edouard Jean-Baptiste Mallet, marchand de meubles, domicilié à Amiens, 7 rue au Lin.

    Cette concession de type couloir conserve partiellement sa clôture et contient une croix funéraire monumentale en fonte moulée et ouvragée (déposée), probablement élevée entre 1846 (date de la première inhumation) et 1859 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Enclos funéraire de la famille Monmert-Cunisse (F174) ILLUSTRATION

    Concession acquise en novembre 1861 par Augustin Henry Monmert, secrétaire honoraire de la Mairie, domicilié à Amiens, 43 rue Saint-Jacques. La première inhumation date de 1818. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur amiénois Zacharie Dupont, a construit le caveau en 1907.

    Cette concession ne conserve plus sa clôture d´origine et contient une stèle cintrée en calcaire, probablement élevée entre 1861 (date d´acquisition de la concession) et 1876 (date de l´une des inhumations) pour le concessionnaire Augustin Henry Monmert, qui fut également secrétaire honoraire à la mairie d´Amiens. La croix funéraire fleuronnée en granite belge déposée au sol semble plus récente (analyse stylistique) et porte la date de 1885 (date de l´une des inhumations). On signalera enfin que le caveau a été construit en 1907 par l'entrepreneur amiénois Zacharie Dupont, (autorisations de construction).

    Epitaphe (stèle cintrée) : Augustin Henry / MONMERT / secrétaire honoraire de la Mairie d'Amiens / membre et ancien trésorier / de la Fabrique paroissiale / de Saint-Jacques / époux de Marie Anne Joséphine / CUNISSE / Né le 2 septembre 1787 / décédé le 9 mars 1876 / - / (base) Mr. J[ean]-B[aptis]te MONMERT, com[missai]re de Police du 1er / Arrond[issemen]t de cette ville, décédé le 16 9bre 1834, 49 ans / - / Mr. J[osep]h Marie MONMERT, ancien Fab[rican]t / Veuf de dame J. Constance BOISTEL, 20 8bre 1846, 88 ans.

    Enclos funéraire Belvaude-Chevalier (F182)

    Concession acquise en décembre 1862 par Marie Madeleine Cécile Chevalier veuve Belvaude, domiciliée à Amiens, 35 rue des Corroyers.

    Cette concession de type couloir, conserve sa clôture et contient une stèle trapézoïdale en calcaire (voir illustration dans dossier de synthèse), probablement élevée vers 1862 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). La stèle-épitaphe en marbre, quant à elle, a sans doute été déposée au pied du monument principal vers 1914 (date de la dernière inhumation) pour l´ancien conseiller municipal d´Amiens et président de l´union des ferblantiers-plombiers-zingueurs, monsieur Alfred Auguste Belvaude.

    Épitaphe (stèle-épitaphe) : Alfred Auguste (?) BELVAUDE / ancien conseiller municipal / ancien président / de l'Union des ferblantiers- / plombiers-zingueurs / décédé le 5 janvier 1914 / à l'âge de 63 ans.

    Tombeau (croix funéraire) Pichot (F184)

    Concession acquise en avril 1828, par Etienne Pichot, propriétaire, domicilié à Amiens, 66 rue Saint-Germain.

    Cette concession contient simplement une croix funéraire monumentale en fonte et fer forgé, probablement élevée entre 1828 (date d´acquisition de la concession) et 1860 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Cauchetier-Thuillier (F187)

    Concession acquise en septembre 1864 par Joséphine Geneviève Thuillier veuve Cauchetier, domiciliée à Amiens, rue Motte.

    Cette concession conserve partiellement sa clôture et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, probablement élevée vers 1864 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau de la famille Lemor (F189)

    Concession acquise en février 1864 par Pauline Roger veuve Lemor, domiciliée à Amiens, 16 rue de la Pâture.

    Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, probablement élevée vers 1863 (date de la première inhumation) pour le chevalier de la Légion d´Honneur, monsieur Lemor ou vers 1864 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) Flaman-Vasseur (F190)

    Concession acquise en mars 1863 par Pierre Guillain Flaman, domicilié à Amiens, 26 rue de Noyon.

    Cette concession de type couloir conserve partiellement sa clôture et contient une stèle stylisée et épaulée en pierre de Tournai (voir illustration dans dossier de synthèse), probablement élevée vers 1863 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Pipaut-Eloi, Normand-Pipaut et Deray-Pipaut (F192)

    Concession acquise en juillet 1862 par Louis Jean-Baptiste Normand-Pipaut, domicilié à Amiens, 5 rue Montplaisir et agrandie en août de la même année par l'acquéreur et par Eugène Louis Jérôme Deray-Pipaut, domicilié à Amiens, rue des Capucins. La première inhumation date de 1859.

    Cette concession, acquise et agrandie en 1862, conserve partiellement sa grille en fonte ouvragée et contient une stèle néogothique en pierre de Tournai sans doute réalisée entre 1859 (date de la première inhumation) pour Emmanuel Casimir Pipaut, ancien chef de Bureau à la Préfecture de la Somme et 1862 (date d´acquisition et d´agrandissement de la concession et de l´une des inhumations).

    Épitaphe : Emmanuel Casimir / PIPAUT / ancien chef de Bureau / à la Préfecture / de la Somme / décédé le 2 9bre 1859 / à l'âge de 75 ans.

    Enclos funéraire Touchois (F194)

    Concession acquise en mars 1862 par Auguste Touchois, domicilié à Ressons (60) et fut agrandie en juin de la même année par l'acquéreur, ayant déménagé à Paris.

    Cette concession, acquise et agrandie en 1862, conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient deux monuments, difficiles à dater. Le tombeau en forme de sarcophage en pierre de Tournai, peut tout simplement matérialiser l´entrée du caveau (?) et pourrait dater de la 2e moitié du 19e siècle (analyse stylistique). Quant à l´originale stèle à croix en pierre de Tournai et en fonte moulée et ouvragée - probablement remaniée - elle a sans doute été élevée entre 1862 (date d´acquisition et d´agrandissement de la concession et de la première inhumation) et 1889 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Thuilliez (F195)

    Concession acquise en décembre 1861 par Joachim Napoléon Thuilliez, domicilié à Amiens, 57 rue des Vergeaux. La première inhumation date de 1832.

    Cette concession conserve sa clôture et contient une stèle stylisée et épaulée en pierre de Tournai (voir illustration dans dossier de synthèse), probablement élevée entre 1861 (date d´acquisition de la concession) et 1871 (date de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Ducrotoy-Tierce (F200)

    Concession acquise en mai 1864 par Marie Louise Tierce veuve Ducrotoy, domiciliée à Amiens.

    Cette concession de type couloir ne conserve que très partiellement sa clôture et contient une stèle trapézoïdale en calcaire (voir illustration dans dossier de synthèse), signée (illisible) et probablement élevée vers 1864 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Dauchet (F201)

    Concession acquise en décembre 1849 par Pierre Dauchet, domicilié à Amiens, 21 rue des Sœurs-Grises et agrandie en juin 1864 par Aimable Désiré Dauchet, domicilié à Amiens, 43 rue Lemattre.

    Cette concession de type couloir, acquise en 1849 et agrandie en 1864, conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle cintrée en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Gadré et probablement élevée entre 1849 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) et 1864 (date d´agrandissement de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau de la famille Boutin-Boilleaux (F202)

    Concession acquise en septembre 1864, par Pierre Céleste Boutin-Boilleaux, domicilié à Amiens, 34 rue du Vivier.

    Cette concession conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une stèle stylisée en pierre de Tournai, probablement élevée entre 1864 (date d´acquisition de la concession) et 1872 (date de l´une des inhumations).

    On signalera la présence, au centre de la sépulture, d´un porte-couronne mortuaire en forme de tourelle en zinc ouvragé.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Dormenval-Dericquebourg (F207)

    Concession acquise en juillet 1846, par Jean-Louis Dormenval et Flore Dericquebourg, son épouse, domiciliés à Amiens, rue des Cordeliers, et fut agrandie en avril 1867, par les acquéreurs. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l´entrepreneur L. Delalieux a réalisé des travaux en 1884. La stèle porte la signature de l'entrepreneur Delalieux.

    Cette concession rehaussée, acquise en 1846 et agrandie en 1867, conserve partiellement sa clôture (en très mauvais état à cause de la végétation envahissante) et contient une stèle néogothique de forme ogivale en pierre de Tournai. L´édicule, signé par l'entrepreneur Delalieux, a probablement été élevé après l´agrandissement de la sépulture, entre 1871 (date de l´une des inhumations) et 1887 (date de la dernière inhumation). L. Delalieux a réalisé des travaux en 1884 (autorisations de construction) : peut-être est-ce à cette date que la stèle aurait été réalisée ?

    Tombeau (sarcophage) de la famille Fournier-Dupont (F207bis)

    Concession acquise en janvier 1907, par Georges Fournier et Julia Flore Fournier, sans profession, domiciliés à Amiens, 1 rue Pierre l'Ermitte. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Zacharie Dupont, domicilié à Amiens, 59 rue Frédéric Petit, a remplacé le monument en 1907.

    Cette concession, en bordure d'allée, n'est pas délimitée et contient un tombeau en forme de sarcophage, à tombale en dos d'âne en pierre de Tournai, rehaussé par un soubassement en briques et dont la face antérieure est agrémentée d'une tablette en granite rose poli.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Julien-Chalmont (F208)

    Concession acquise en décembre 1897 par Marie Jean-Baptiste Julien, entrepreneur de menuiserie, domicilié à Amiens, 6 rue du Soleil.

    Cette concession rehaussée de type couloir conserve sa belle grille en fonte ouvragée, réalisée par le serrurier Gomme (signature), et contient une stèle stylisée et épaulée en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur A. Sallé et probablement élevée vers 1897 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Signature (portillon de clôture) : Gomme, Serrurier / Rue Philippe Dau[...] 64.

    Tombeau (stèle funéraire) L'Eleu de la Simone (F209)

    Concession acquise en février 1902 par Julien L'Eleu de la Simone, domicilié à Amiens, 3 rue de Constantine.

    Cette concession rehaussée de type couloir, conserve sa clôture (en mauvais état) et contient une stèle cintrée en pierre de Tournai, probablement élevée entre 1894 (date de la première inhumation) et 1902 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) pour l´épouse de monsieur Julien L´Eleu de la Simone, ancien conseiller à la Cour d´Appel d´Amiens et administrateur des hospices d´Amiens.

    Épitaphe : Julien / L'ELEU DE LA SIMONE / ancien conseiller / à la Cour d'Appel d'Amiens / ancien administrateur / des hospices d'Amiens / décédé à Malo le 18 juillet 1910 / à l'âge de 82 ans.

    Enclos funéraire de la famille Roussel-Cateigne (F210)

    Concession acquise en décembre 1864 par Louis Roussel, domicilié à Amiens, 37 rue de la Narine.

    Cette concession conserve sa clôture et contient une stèle cintrée en calcaire (voir illustration dans dossier de synthèse), probablement élevée entre 1864 (date d´acquisition de la concession) et 1868 (date de la première inhumation). La petite stèle-épitaphe en marbre blanc, quant à elle, a sans doute été déposée au centre de la sépulture, vers 1935 (date de l´unique décès mentionné). On signalera enfin la présence d´une grande arcade en fonte ouvragée, à usage de porte-couronne mortuaire, qui surmonte le tombeau principal.

    Épitaphe (stèle cintrée) : Mr. Jules Alexandre LHOMME / ancien huissier / époux Roussel / décédé à Creil (Oise) / le 16 février 1914 / à l'âge de 62 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Ducrocq (F212)

    Concession acquise en octobre 1864, par monsieur Ducrocq Louis Benjamin, domicilié à Amiens, 63 rue des Corroyers. La première inhumation date de 1848 et la dernière de 1889.

    Par arrêté du 19 janvier 1973, cette concession a été reprise par la Ville.

    La stèle semble porter la signature de l'entrepreneur Carette.

    Cette concession conserve partiellement sa clôture et contient vraisemblablement une stèle néogothique en calcaire en grande partie recouverte par le lierre. L´édicule, signé par l'entrepreneur Carette, a sans douté été réalisé entre 1848 (date de la première inhumation) et 1863 (date de l´une des inhumations) ou 1864 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (sarcophage) Dupetit et Fournier-Lamarre (F216) ILLUSTRATION

    Concession acquise en octobre 1865, par Edmond Dupetit, domicilié à Amiens, 40 rue Saint-Jacques et agrandie en octobre 1866, par Flore Lamarre, veuve Fournier, domiciliée à Amiens, 228 rue du faubourg de Hem.

    Cette concession, acquise en 1865 et agrandie en 1866, conserve sa clôture et contient un tombeau en forme de sarcophage, à tombale en dos d'âne en pierre de Tournai, qui a sans doute été réalisé vers 1865 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) ou 1866 (date d´agrandissement de la concession). La concession est envahie par la végétation.

    Tombeau (colonne funéraire) Longueteau-Blanchard (F217)

    Concession acquise en avril 1865, par Jean Longueteau, domicilié à Amiens, 25 Place du Port d'Aval.

    Cette concession de type couloir conserve sa grille en fonte et fer forgé et contient une colonne funéraire en calcaire, en grande partie recouverte par la végétation et qui a probablement été élevée vers 1865 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Baudry-Tanneur (F 218)

    Concession acquise en décembre 1864 par Joseph Baudry, domicilié à Amiens, 5 rue Dejean.

    Cette concession de type couloir conserve partiellement sa clôture et contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont la base est signée par l'entrepreneur Sallé et qui a probablement été élevée vers 1864 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Harent-Godefroy (F 219)

    Concession acquise en décembre 1864 par Jean-Baptiste Harent, domicilié à Amiens, 157 rue Saint-Maurice.

    Cette concession de type couloir contient les vestiges d'une stèle trapézoïdale en calcaire (déposée), qui a probablement été élevée vers 1864 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) et dont la base, signée par l'entrepreneur H. Lamolet, présente une niche en forme de trou de serrure, à usage de porte-couronne mortuaire.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 6, [s.d.] (AC Amiens).

  • Plan du cimetière général de la Maladrerie, dessin par Cheussey architecte communal, 1828 (BM Amiens ; PA 65).

Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d´un précis historique sur l´origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu´il a subies depuis sa fondation jusqu´à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Barbedor Isabelle

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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