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Plaine D

Dossier IA80006429 réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Appellations plaine D
Dénominations quartier
Aire d'étude et canton Grand Amiénois
Adresse Commune : Amiens
Adresse : rue Saint-Maurice , Cimetière de la Madeleine
Cadastre : 1813 F 187 à 188bis ; 2003 IZ 37, 39

La plaine D se situe dans la partie la plus ancienne du cimetière de la Madeleine. Le registre communal indique que les concessions de la plaine D sont acquises entre 1828 et 1905, 13 ont été agrandies. Le plan de 1828 y figure 76 emplacements prévus, dont 18 occupés (1, 2, 3-4, 5, 11, 14, 19-20, 21-22, 23-24, 25-26, 28, 29, 32 à 37). Douze concessions présentent une superficie importante en bordure septentrionale et six concessions de type couloir le long de la bordure nord-est de la plaine.

L'allée principale qui la délimite est bordée d'un alignement d'arbres et deux bosquets, situés aux extrémités nord-est et sud-ouest. Un plan postérieur, réalisé après la première extension du cimetière figure un banc, au sud-ouest de la plaine.

Stéphane Comte (1847) décrit dix sépultures dans cette plaine : celles du recteur Jean-Baptiste Dijon (D 4), de Mr Josse (D 13), de Mr Reynard (D 17), celle de la famille De Villeneuve-Bargemont (D 22, détruite), celles des familles Beaucousin d'Hautefeuille-Desjardins (D 27), des familles Guénard-Morant, Asselin, Legendre et Laurent-Morant (D 32-33), de la marquise de Béthune (D 35), des familles Pécourt, Objoie et Gallet (D 37), celle de l'entrepreneur Polart (D 60) et celle de la famille Matifas-Drevelle (D 70).

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle, 3e quart 19e siècle, 4e quart 19e siècle

La plaine D, de forme ovale, se situe au centre de la partie orientale du vieux cimetière, encadrée par les plaines F (à l'ouest), E (au nord), C (à l'est) et A (au sud). Elle se caractérise par un terrain très pentu à l'ouest, présentant un important dénivelé. Elle est desservie par une allée principale qui l'entoure, mais aucune allée de desserte ne la traverse. Un escalier situé au sud / ouest permet toutefois de pénétrer à l'intérieur de la plaine.

Les concessions, qui y sont actuellement implantées, sont essentiellement regroupées le long de l'allée principale, matérialisant ainsi le pourtour de la plaine. Elles présentent un alignement plus ou moins régulier. Quelques concessions temporaires subsistent encore en intérieur de plaine mais toutes les concessions perpétuelles qui s'y trouvaient ont aujourd'hui disparues.

Sur les 112 concessions figurant sur le plan le plus récent, 97 sépultures subsistent (la concession 74-75 regroupant 2 terrains) et 14 ont été détruites.

Dans le cadre du recensement, qui portait sur les concessions perpétuelles du cimetière de la Madeleine, 65 concessions ont fait l'objet d'un dossier individuel illustré.

Parmi les concessions recensées on signalera l'importance des enclos funéraires (30 / 97), soit environ 31% des concessions subsistantes.

46 tombeaux sont signés ou attribués à des entrepreneurs, marbriers, architectes ou sculpteurs : H. Antoine (architecte ; D 1), A. Barbier (D 28), Brare-Sainneville (D 6), Carette (D 89), Cheussey (architecte ; D 4), Coënen (marbrier ; D 18, D 57), Albert Cottin (D 63), Delagrange (D 57), Delalieux (D 1 E), Devauchelle (D 44 bis), Emile Dumont (D 88), Duthoit (sculpteur ; D 4, D 27), Dutry (marbrier ; D 18, D 57, D 69), Gadré (D 67), Galampoix (D 36, D 48), Ch. Guénard-Boulanger (D 32-33), Lamarre (D 80), Lamolet (constructeur ; D 26), Lamolet fils (D 28), Lamolet-Tattegrain (D 1 D, D 6, D 28, D 57), Laurent (architecte ; D 32-33), Lefebvre-Facquet (D 32-33), Leroy (D 71), Lesot (D 5, D 34, D 41 A, D 41 B, D 70, D 73, D 87, D 92, D 97, D 98 A), Lesot frères (D 98 B), Lesot-Flamant (D 61, D 92), Mangot fils (architecte ; D 27), A. Milvoy (architecte ; D 7), Mention (marbrier ; D 37), A. Mercier (D 96), G. Mercier (D 103), Polart (D 4, D 60), A. Sallé (D 1 A, D 3, D 47, D 63, D 82), Sallé fils (D 82), Salé (D 32-33), Sauval (D 6), M. Sueur (D 42), N. Surhomme (serrurier ; D 98 B), Tambini (serrurier ; D 1 B), Tattegrain (D 91), Tavernier et Dupont (D 28), J. Tison (D 21).

Monuments signalés dans le rapport de l'architecte communal en 1925 : D 4 et D 96.

Typologie : Les tombeaux recensés présentent essentiellement la forme de stèles (environ 73). Il subsiste également d'autres formes de monuments : cippes (19), colonnes funéraires (15), croix funéraires (14), dalles funéraires (8), tombeaux-monuments (10), tombeaux en forme de sarcophage (5), tombeaux en forme de chapelle (3), tombeaux en forme de niche monumentale (2).

Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections inscrit MH partiellement, 1986/06/25
classé MH partiellement, 1995/05/10
Précisions sur la protection

La bordure de la plaine D, comprenant les concessions D 1 à D 98.

Annexes

  • Plaine D. Concessions détruites et documentées.

    D 16 : Concession acquise en juin 1860, par Charles Alexandre Clément Piteux, relieur, domicilié à Amiens, 3 rue Gresset.

    D 22 : Concession acquise en mars 1831, par le marquis Emmanuel Ferdinand De Villeneuve-Bargemont, ancien préfet de la Somme, domicilié à Amiens, Impasse des Saintes-Maries. Concession décrite par Stéphane Comte (cf. annexe 3).

    D 23 : Concession acquise en août 1832, par Paul Homassel (fils), domicilié à Paris.

    D 24 : Concession acquise en octobre 1831, par Charles Aristide Delacoste, préfet de la Somme, domicilié à Amiens, rue Royale.

    D 25 : Concession acquise en mai 1847, par Marie-Antoinette Lambert de Beaulieu, propriétaire, domiciliée à Amiens, 6 rue Montplaisir.

    D 55 : Concession acquise en décembre 1849, par François Adrien Choque, ouvrier-jardinier, domicilié à Amiens, 11 boulevard du Cange. Cette concession, conserve sa grille en fonte mais ne semble plus contenir de traces du monument d'origine.

    D 62 : Concession acquise en juillet 1849, par François Toussaint Langlade, fabricant, domicilié à Amiens, 53 boulevard Saint-Jacques.

    D 79 : Concession acquise en août 1847, par Nicolas Alexandre Devieilhe, négociant, domicilié à Amiens, 6 Place de l'Hôtel de Ville. Cette concession, rehaussée et conservant sa grille antérieure en fonte et fer forgé, ne semble plus contenir de monument funéraire.

    D 83 : Concession acquise en juin 1845, par Augustin Florent Lenoël-Masson, maçon, domicilié à Amiens, 28 boulevard du Port, Isidore Masson, négociant, domicilié à Amiens, 7 Place Saint-Rémy, Jean-Baptiste et Adrien Masson, cultivateurs, domicilié à Amiens, faubourg Saint-Maurice.

    D 84 : Concession acquise en juin 1842, par Louis Bellet (père), maître-serrurier, domicilié à Amiens, 109 rue du Hocquet et par Gustave Bellet (fils), marchand-quincailler, domicilié à Amiens, rue des Vergeaux.

    D 86 : Concession acquise en octobre 1841, par Rosalie Madeleine Hernas veuve Riquier, rentière, domiciliée à Amiens, 28 rue des Verts Aulnois.

    D 90 : Concession acquise en juin 1853, par M. Touzet Benoni, vitrier, domicilié à Amiens, 15 rue Pavée.

    D 99 : Concession acquise en juin 1832, par Alexandre Pierre Louis Jonslin, propriétaire, domicilié à Amiens.

    D 100 : Concession acquise en juillet 1844, par Jean-Baptiste Dabonneville, imprimeur sur étoffes, domicilié à Amiens, faubourg Saint-Maurice, rue de l'Eglise.

    D 101 : Concession acquise en décembre 1843, par Louise Barbier veuve Devaux, domiciliée à Amiens, 10 rue de Ville.

    D 102 : Concession acquise en août 1846, par Alexandre Lefèvre Julliart, imprimeur, domicilié à Amiens, 41 rue des Coches, Auguste Lefèvre, commis, domicilié à Amiens, 42 rue Verte, Dominique Facquet-Lefèvre, quincailler, domicilié à Amiens, rue des Sergents et par Eugène Devisme, courtier, domicilié à Amiens, rue de l'Aventure.

  • Plaine D. Concessions détruites, décrites par Stéphane COMTE, en 1847

    "Nous montons un peu, toujours sur la droite, et nous nous arrêtons devant deux pierres horizontales, en tête desquelles est gravée une croix de Malte [D22]. La première porte cette inscription :

    Paul-Hélion DE VILLENEUVE-BARGEMONT,

    Né à Bargemont (Var), le 6 juin 1809,

    Fils de M. le Préfet de la Somme

    Et de madame la marquise DE VILLENEUVE-BARGEMONT.

    Un accident funeste l´enleva à sa famille désolée

    Et à ses nombreux amis,

    A Amiens, le 11 octobre 1829.

    Priez Dieu pour lui !

    C´est un bien fatal événement qui, en effet, trancha les jours de ce jeune homme au début d´une carrière si riche d´avenir.

    Le dimanche 11 octobre 1829, il s´amusait, dans une maison particulière, à faire des armes avec ses amis, quand un coup de fleuret l´atteignit au visage, perça le masque qui le couvrait, et pénétra dans la tête au-dessus du sourcil. Le jeune DE VILLENEUVE, tomba à la renverse, et malgré les soins qu´on lui prodigua, il ne survécut à sa blessure que quelques heures ; il expira à quatre heures de l´après-midi.

    Ses funérailles réunirent un grand nombre de personnes de toutes les classes. Quatre de ses amis portèrent le corps jusqu´au lieu de sa sépulture, où M. Girardin fils prononça un discours plusieurs fois interrompu par ses larmes.

    La pierre suivante recouvre la dépouille mortelle de M. Joseph-Fernand DE FERRAPORTE, fils de M. le baron DE FERRAPORTE et de Mme Marie-Alexandrine DE VILLENEUVE-BARGEMONT, son épouse, décédé le 22 août 1830, à l´âge de 17 ans.

    Parents et amis, ces deux jeunes gens reposent l´un près de l´autre, aussi inséparables après qu´avant la mort."

    Extrait de Stéphane C[omte], 1847, pp. 102-103.

  • Plaine D. Monuments repérés

    Tombeau (stèle funéraire) de l'abbé Gaudissart, curé de la paroisse de Saint-Leu (D2)

    Concession cédée à titre gratuit par la Ville d'Amiens, en 1863, à monsieur l'abbé Gaudissart, curé de la paroisse de Saint-Leu.

    Cette concession, rehaussée et conservant sa clôture, contient les vestiges d'une stèle à entablement et fronton triangulaire en pierre de Tournai (déposée), probablement élevée vers 1863 (date d´acquisition de la concession et de la dernière inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Lefebvre-Boilleaux (D10)

    Concession acquise en octobre 1830, par Jean-Baptiste Lefebvre, brasseur et Adèle Boilleaux, son épouse, domiciliés à Amiens, rue Canteraine.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient une stèle à fronton cintré à acrotères en calcaire (déposée), probablement élevée vers 1830 (date d´acquisition de la concession) ou 1832 (date des deux premières inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Macque (D 11)

    Concession acquise en janvier 1831, par Laurent Macque, maréchal, domicilié à Amiens, place Périgord.

    Cette concession, rehaussée et conservant sa grille en fonte et fer forgé avec portillon antérieur central, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, probablement élevée vers 1830 (date de la première inhumation) ou 1831 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) Bulan-Delassus (D 12)

    Concession acquise en mai 1837, par Théophile Bulan-Delassus, négociant, domicilié à Amiens, 47 rue de la Narine et agrandie en octobre 1862, par Céleste Delassus veuve Bulan, rentière, domiciliée à Amiens, 8 rue Cerisy.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient les vestiges déposés d'une stèle trapézoïdale en calcaire, sans doute réalisée vers 1862 (date d´agrandissement de la concession et de trois inhumations).

    Enclos funéraire Durieux de Gournay (D14)

    Concession acquise en octobre 1831, par Marie Alexandre Emile Durieux de Gournay, propriétaire, domicilié à Amiens, Passage Lenoël. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une pierre tombale a été réalisée en 1824.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient trois dalles funéraires juxtaposées en calcaire, fixées sur un soubassement en briques, qui ont sans doute été réalisées vers 1824 (date de la première inhumation et autorisations de construction), 1831 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations) et 1834 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Josse-Robiquet (D 15)

    Concession acquise en juin 1860, par Elisabeth Robiquet veuve Josse, domiciliée à Amiens.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient les vestiges d'une stèle cintrée en calcaire, probablement élevée entre 1860 (date d´acquisition de la concession) et 1871 (date de la dernière inhumation).

    Tombeau Béthouart-Demetz (D 26)

    Concession acquise en juillet 1828, par Eugène Béthouart, orfèvre, domicilié à Amiens, rue Delambre et agrandie en février 1842, par François Nicolas Béthouart, domicilié à Amiens, rue de Bourbon.

    Cette concession conserve sa grille antérieure en fonte ouvragée, signée par le constructeur Lamolet (sur le portillon de clôture). Elle contient les vestiges d'une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, sans doute réalisée entre 1842 (date d´agrandissement de la concession) et le début du 20e siècle (dates de plusieurs inhumations et analyse stylistique). Ce tombeau a pu être déposé lors de l´érection du mur en parpaing de la concession postérieure (n° 103).

    Tombeau (croix funéraire) Dubois (D 40)

    Concession acquise en septembre 1849 et agrandie en octobre 1850, par François Dubois, fabricant, domicilié à Amiens, 21 rue des Briquers.

    Cette concession conserve sa grille en fer forgé et contient des fragments de fer forgé, vestiges probables d'une croix funéraire, qui aurait pu être élevée vers 1849 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Langevin (D 41)

    Concession acquise en juin 1838, par Théophile Langevin, domicilié à Renancourt (80). Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M 18/1) indiquent qu'une stèle en chapeau-de-gendarme (ou pierre tombale) de deux pieds et cinq pouces de large, sur cinq pieds de haut, a été réalisée en 1820.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient les vestiges d'une dalle funéraire en calcaire. Il s´agit vraisemblablement du monument réalisé en 1820 (autorisations de construction) ou entre 1823 (date de l´unique inhumation) et 1838 (date d´acquisition de la concession).

    Enclos funéraire Grouard (D 42)

    D'après le registre communal, cette concession fut acquise en août 1832, par Yves Martin Grouard, propriétaire, domicilié à Amiens, rue des Sergents. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'une pierre tombale a été réalisée en 1823 pour le négociant Grouard et que l'entrepreneur M. Sueur a réalisé des travaux en 1907.

    Cette concession, dont la clôture a disparu, contient trois monuments, dont l'un subsistant à l'état de vestiges. Deux stèles ou dalles funéraires sont disposées au pied d'une stèle dont il ne subsiste que la base. L'une des deux stèles en calcaire posées sur le sol a été réalisée en 1823 (autorisation de construction).

    Tombeau (stèle funéraire) Leroy-Caussin et Leroy-Larnelle (D 44)

    Concession acquise en décembre 1853, par Jean-Baptiste Leroy-Larnelle, entrepreneur, domicilié à Amiens, 53 rue Saint-Germain.

    Cette concession, conservant sa grille en fonte et fer forgé, contient les vestiges d'une stèle à entablement et fronton triangulaire en calcaire, déposée et sans doute réalisée vers 1853 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau de la famille Sangnier-Hiver (D44bis)

    Concession acquise en juin 1905, par Maurice Marie Louis Eugène Sangnier, propriétaire, domicilié à Amiens, 5 rue Alexandre. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Devauchelle a réalisé des travaux en 1905.

    Cette concession, rehaussée et conservant sa grille en fonte, contient une stèle à croix monumentale en pierre de Tournai, sans doute réalisée vers 1905 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation) par l´entrepreneur Devauchelle (autorisations de construction). On signalera la présence d´une grande jardinière à plantes en fonte peinte déposée au pied du monument.

    Epitaphe : Lucien SANGNIER / brigadier au 29e d'artillerie / médaillé militaire, croix de guerre / blessé à Saponne le 28 août 1914 / Mort pour la France / à Libourne le 12 7bre 1914 / à l'âge de 27 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Bernard-Huré (D 45)

    Concession acquise en juillet 1850, par Silvain Edouard Bernard, ferblantier et Adèle Anna Huré, son épouse, domiciliés à Amiens, 7 Grande rue de Beauvais. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M 18/4) indiquent que des travaux de réfection - grille de clôture et croix funéraire repeintes ainsi que le Christ ornant la croix redoré - ont été réalisés en 1875.

    Cette concession conserve partiellement sa clôture et contient la base d'une stèle en calcaire, qui aurait pu être réalisée vers 1850 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) Engramer (D 50)

    Concession acquise en décembre 1849, par Côme Parfait Engramer, domicilié à Amiens, 94 rue du Hocquet.

    Cette concession, conservant sa grille antérieure en fonte, contient les vestiges d'une stèle en pierre de Tournai, déposée et sans doute réalisée vers 1849 (date d´acquisition de la concession et de deux inhumations).

    Tombeau (croix funéraire) Paget-Hoyez (D 52)

    Concession acquise en mars 1840, par M. Paget-Hoyez, étuviste, domicilié à Amiens, rue de la Voirie.

    Cette concession, qui a perdu sa clôture, contient les vestiges d'une croix funéraire en fer forgé, déposée, probablement élevée vers 1840 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Carpentier-Capron (D54)

    Concession acquise en juillet 1842, par Louis Léonor Carpentier et Euphrosine Capron, son épouse, propriétaires, domicilié à Amiens, 51 boulevard Saint-Charles.

    Cette concession, conservant sa grille antérieure en fonte, contient une stèle épaulée en pierre de Tournai probablement élevée vers 1924 (date de l´une des inhumations) en remplacement du tombeau d´origine.

    Tombeau (sarcophage) D'Augy (D56)

    Concession acquise en janvier 1841, par Adolphe Marie D'Augy, employé des Postes, domicilié à Amiens, Cloître Saint-Nicolas.

    Cette concession, conservant sa clôture, contient un tombeau formé d'une dalle funéraire en pierre de Tournai (voir illustration dans dossier de synthèse) posée sur un soubassement maçonné en briques (en mauvais état), sans doute été réalisé vers 1841 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Enclos funéraire Lenoir-Cocquerelle (D58)

    Concession acquise en juin 1839, par Marie Geneviève Cocquerelle veuve Lenoir, propriétaire, domiciliée à Amiens, 3 rue des Saintes-Maries. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent qu'un monument (croix funéraire ?) a été réalisé en 1821 pour Mme Lenoir-Coquerel, marchande-épicière.

    Cette concession, conservant partiellement sa grille en fonte, contient les vestiges de cinq colonnes funéraires en calcaire, toutes déposées et en mauvais état, qui ont sans doute été élevées au cours des 2e et 3e quarts du 19e siècle (dates de plusieurs inhumations).

    Enclos funéraire de la famille Prousel-Matifas (D67)

    Concession acquise en avril 1842, par Marie-Thérèse Rivière veuve Matifas, domiciliée à Amiens, rue des Chaudronniers.

    Cette concession, rehaussée et conservant sa grille en fonte, contient trois monuments. Le plus ancien semble être la colonne funéraire brisée en calcaire (voir illustration dans dossier de synthèse), probablement élevée entre 1842 (date d´acquisition de la concession) et 1858 (date de la première inhumation mentionnée). La stèle trapézoïdale en pierre de Tournai présente les mêmes épitaphes que la colonne mais semble plus tardive. Elle est signée par l'entrepreneur Gadré et a sans doute été réalisée vers 1900 (date de l´une des inhumations). Enfin, la stèle néogothique de forme ogivale en calcaire, déposée et difficilement datable, a pu être réalisée au cours de la 2e moitié du 19e siècle.

    Tombeau (stèle funéraire) Mathon-Picard (D71)

    Concession acquise en janvier 1844, par Jean Louis Mathon, greffier, domicilié à Amiens, 81 rue Saint-Jacques.

    Cette concession, ne conservant que très partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, déposée et signée par l'entrepreneur Leroy. Elle a pu être élevée vers 1861 (date de l´une des inhumations) pour Le greffier en chef du Tribunal Civil d´Amiens et suppléant de Justice de Paix, monsieur Jean Louis Mathon.

    Epitaphe : Jean Louis / MATHON / ancien greffier / en chef du Tribunal / Civil d'Amiens / suppléant de Justice / de Paix / décédé le 21 avril 1861 / à l'âge de 64 ans.

    Enclos funéraire Thuillier-Prudhomme (D72)

    Concession acquise en septembre 1845, par Marie Jeanne Prudhomme veuve Thuillier, domiciliée à Amiens, 42 rue des Coches.

    Cette concession, conservant partiellement sa clôture, contient les vestiges de deux monuments : une stèle cintrée en calcaire (déposée), sans doute réalisée dans la 2e moitié du 19e siècle (dates de plusieurs inhumations) et une petite colonne funéraire en calcaire (déposée), probablement élevée vers 1845 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Obert-Morel (D73)

    Concession acquise en juillet 1847, par Constance, Joseph Guillaume et Domice Auguste Obert, domiciliés à Amiens, 23 Marché aux Herbes.

    Cette concession, conserve sa clôture et contient une stèle stylisée en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Lesot et probablement élevée vers 1879 (date de l´une des inhumations), en remplacement du tombeau d´origine.

    Enclos funéraire Dumeige et Dumeige-Simon (D74-75) ILLUSTRATION

    Concession n° 75 acquise en mai 1848, par Julie Simon veuve Dumeige, domiciliée à Amiens, 69 rue de la Narine et par Alexandrine Augustine Dumeige, domiciliée à Amiens, rue des Capucins et agrandie en août 1849, par la veuve Dumeige-Simon, Xavier Dumeige, planton, domicilié à Amiens, Marché aux Chevaux, et Constant Dumeige, chef de bureau à la Mairie d'Amiens, domicilié à Amiens. Concession n° 74 acquise en décembre 1863, par Pierre Bernard Dumeige, officier en retraite, domicilié à Amiens, 44 rue du faubourg du Court.

    Cette concession rehaussée conserve sa clôture commune en fonte. Elle contient deux monuments. Le plus ancien est probablement la stèle en calcaire (déposée et difficile à dater), qui a pu être réalisée entre 1848 (date d´acquisition de l´un des deux terrains) et 1878 (date de l´une des inhumations mentionnées). La petite stèle épaulée en calcaire (fig.) a sans doute été élevée vers 1887 (date de la première inhumation mentionnée) pour monsieur Constant Joseph Charles Dumeige, chef de bureau à la Mairie d´Amiens et économe de la Maison Cozette.

    Epitaphe (stèle épaulée) : Constant Joseph Charles / DUMEIGE / ancien chef de Bureau / à la Mairie d'Amiens / Econome de la Maison / Cozette / 3 novembre 1823 / 22 novembre 1887.

    Tombeau (stèle funéraire) Drummont de Melfort, Dauthuille et du chanoine Nicolas Augustin Dauthuille (D78) ILLUSTRATION

    Concession acquise en août 1843, par Amélie Félicité Drummont de Melfort, rentière, domiciliée à Amiens, rue de Noyon et par Nicolas Augustin Dauthuille, curé de la paroisse de Saint-Pierre, domicilié à Amiens.

    Cette concession, ne conserve plus sa clôture et contient une stèle néogothique en calcaire (déposée), réalisée vers 1857 à la mémoire de Nicolas Augustin Dauthuille, ancien curé de St-Pierre et chanoine titulaire du chapitre de la Basilique Notre-Dame d'Amiens.

    Epitaphe : Messire Nicolas / Augustin / DAUTHUILLE / ancien curé de St-Pierre / Chanoine titulaire / du chapitre / de la Basilique / Notre-Dame d'Amiens / décédé le 8 mars 1857 / à l'âge de 85 ans.

    Tombeau (stèle funéraire) Champernaud-Masson (D 80)

    Concession acquise en mars 1898, par Jean-Louis Champernaud, carrossier, domicilié à Amiens, 4 route de Paris.

    Cette concession, rehaussée et conservant sa clôture, contient les vestiges d'une stèle en pierre de Tournai (déposée), signée par l'entrepreneur Lamarre et sans doute été réalisée entre 1898 (date d´acquisition de la concession) et 1907 (date de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Masson (D81)

    Concession acquise en janvier 1863, par Rosalie Désirée Masson, rentière, domiciliée à Amiens, 9 rue du Don.

    Cette concession, de type couloir et rehaussée, conserve sa grille antérieure en fer forgé et contient une stèle trapézoïdale en calcaire (voir illustration dans dossier de synthèse), probablement élevée vers 1863 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

    Tombeau (stèle funéraire) Follet-Barbier (D 88)

    Concession acquise en décembre 1845 et agrandie en juillet 1853, par Charles Frédéric Follet, sellier-carrossier et Flore Rose Catherine Barbier son épouse, domiciliés à Amiens, 2 rue Gresset. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M 18/10) indiquent que l'entrepreneur Emile Dumont, domicilié à Amiens, 436 quai de la Somme, a réalisé des travaux en 1908.

    Cette concession, rehaussée et conservant partiellement sa grille antérieure en fonte et fer forgé, contient les vestiges d'une stèle en calcaire (déposée), sans doute réalisée entre 1843 (date des trois premières inhumations) et 1845 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) Coisy (D 91)

    Concession acquise en juin 1853, par Auguste Coisy, menuisier, domicilié à Amiens, 7 rue des Faux Timons. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M ; 2M 18/2) indiquent que des travaux ont été réalisés par l´entrepreneur Tattegrain en 1853.

    Cette concession, rehaussée et conservant partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, dont seule la base, agrémentée d'une niche en forme de trou de serrure, subsiste. La partie supérieure du tombeau est déposée à l'arrière de la sépulture. La stèle déposée a sans doute réalisée vers 1853 (date d´acquisition de la concession) par l´entrepreneur Tattegrain (autorisations de construction).

    Tombeau (stèle funéraire) Quignon-Letailleur (D 94)

    Concession acquise en septembre 1848, par Marguerite Sophie Letailleur veuve Quignon, , rentière, domiciliée à Amiens, faubourg de Beauvais.

    Cette concession, rehaussée et conservant sa grille en fonte et fer forgé, contient les vestiges d'une stèle en calcaire, déposée et sans doute réalisée vers 1848 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation). On signalera la présence de deux porte-couronne mortuaires à crochets en fer forgé.

    Tombeau (stèle funéraire) Desaint (D 95)

    Concession acquise en décembre 1847, par Elisabeth Desaint, brocanteuse, domiciliée à Amiens, 20 Place au Fil.

    Cette concession, rehaussée et conservant partiellement sa clôture, contient les vestiges d'une stèle en calcaire (déposée), sans doute réalisée entre 1836 (date de la première inhumation) et 1847 (date d´acquisition de la concession).

    Tombeau (stèle funéraire) de la famille Porchez-Mercier (D98A)

    Concession acquise en février 1899, par Antoine Porchez, employé de commerce, domicilié à Amiens, 9 rue Blasset.

    Cette concession, de type couloir et conservant sa clôture, contient une stèle néogothique en pierre de Tournai, signée par l'entrepreneur Lesot et sans doute réalisée vers 1899 (date d´acquisition de la concession et de l´une des inhumations).

    Tombeau (niche) Bloquet-Froidure et Mennessier-Bloquet (D98B)

    Concession acquise en février 1899, par Jean-Baptiste Prosper Bloquet, boucher, domicilié à Amiens, 56 faubourg de la Hotoie. Les sources conservées à la bibliothèque municipale (série M) indiquent que l'entrepreneur Lesot-Frères a réalisé des travaux, en 1909 sur la concession Bloquet-Froidure.

    Cette concession, de type couloir et conservant sa clôture signée par le serrurier amiénois N. Surhomme, contient un tombeau en forme de niche monumentale en pierre de Tournai, dont la partie supérieure a été arasée. L´édicule a probablement été élevé vers 1899 (date d´acquisition de la concession et de la première inhumation).

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan général du cimetière de la Madeleine, feuille 4, [s.d.] (AC Amiens).

    AC Amiens
Bibliographie
  • C[OMTE], Stéphane. Promenades au cimetière de la Madeleine, précédées d'un précis historique sur l'origine de cet établissement, sa première destination, et les diverses transformations qu'il a subies depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Amiens : Imp. Duval et Herment, 1847.

(c) Région Hauts-de-France - Inventaire général (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général ; (c) Ville d'Amiens - Vincent Caroline - Barbedor Isabelle
Isabelle Barbedor

Chercheur du service de l'Inventaire général du patrimoine culturel de Picardie, puis des Hauts-de-France, depuis 2002.


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