Photographe du service régional de l'Inventaire général Hauts-de-France.
- inventaire topographique, Le Quesnoy centre
- (c) Région Hauts-de-France - Inventaire général
Dossier non géolocalisé
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Aires d'étudesCommunauté de communes du Pays de Mormal
L'architecture domestique du Quesnoy intra-muros
Le texte ci-dessous est une version simplifiée de la synthèse rédigée à l'issue de l'étude. Le texte complet, qui inclut des exemples détaillés pour chaque caractéristique du bâti mise en évidence, ainsi que le tableau de repérage décrivant les éléments du bâti maison par maison (600 immeubles recensées) qui a servi à établir la synthèse, sont disponibles auprès du service de l'Inventaire sur simple demande (inventaire@hautsdefrance.fr).
La liste des 106 dossiers présentant les conclusions de l'étude est détaillée en annexe.
I - Corpus et méthodes de datation
Constitution du corpus
L'étude porte sur 588 maisons situées à l'intérieur des remparts du Quesnoy. Les bâtiments publics (hôtel de ville, théâtre, hôpital, casernes, écoles publiques) sont exclus, de même que les maisons trop modifiées (façades entièrement reprises, crépis masquant le support ancien).
Difficultés de datation
La datation précise du bâti privé reste impossible faute d'archives directes. Les cartes anciennes, à vocation militaire, ne détaillent pas l'emprise des constructions privées. Plusieurs méthodes indirectes permettent néanmoins d'établir des fourchettes chronologiques :
· La comparaison de cadastres (1817, 1880 et 1897) : elle met en évidence les parcelles nouvellement bâties et il est possible de dater, par rapport à ce corpus, d'autres immeubles présentant des caractéristiques architecturales identiques ;
· Les dates portées, en particulier dans les fers d'ancrage, plus fiables que les pierres datées susceptibles de remploi. Trois exemples subsistent (1796, 1846, 1867) ;
· La comparaison avec des règlements d'urbanisme de la même aire géographique (Aire-sur-la-Lys ou Valenciennes) : l'apparition des toitures brisées ou des croupes en remplacement des pignons flamands, l'obligation d'utiliser des matériaux non combustibles pour les toitures, et l'apparition de pignons débordants entre les maisons correspondent à des prescriptions apparaissant dans les règlements de la fin de la première moitié du XVIIIe siècle ;
· La comparaison avec des éléments stylistiques similaires documentés dans d'autres villes (Condé-sur-l'Escaut, Valenciennes, Aire-Sur-La-Lys) comme la forme des baies ou l'emplacement des moulures sur la façade ;
· La présence de matériaux spécifiques de certaines périodes : le grès en soubassement (XVIIe–début XIXe), la brique émaillée (après 1850), les carreaux de faïence (fin XIXe) ;
· La capillarité : quand plusieurs maisons datées de la même période par des moyens différents (cadastres, matériaux, formes, décors, dates portées...) et indépendamment les unes des autres présentent des caractéristiques communes, ces dernières peuvent à leur tour servir de critères pour dater de nouvelles maisons.
II - Répartition chronologique et spatiale du bâti
Distribution par siècle
XVIe siècle : 1
Charnière XVIe-XVIIe siècles : 3 - 0,5%
XVIIe siècle : 25 - 4,5%
Charnière XVIIe-XVIIIe siècles : 20 - 3,5%
XVIIIe siècle : 205 - 35,5%
Charnière XVIIIe-XIXe siècles : 50 - 9%
XIXe siècle : 136 - 23,4%
XXe siècle : 133 - 23%
Siècles mêlés : 36 - 6%
Répartition spatiale
XVIIe siècle : l'implantation est concentrée au centre-ville (rues Gambetta, Théau, Thiers, Brancion) et aux extrémités des rues proches des remparts.
XVIIIe siècle : période dominante dans le bâti, divisée en deux ensembles (la première moitié du siècle représente 49% de ce corpus, la seconde 43,5%) ; elle est visible dans toutes les rues, même si certaines présentent une plus forte densité : rue Thiers (30 maisons), rue Joffre (22 maisons), place Leclerc et rue Fournier (16 maisons chacune). Dans la rue de Strasbourg et la partie préservée de la rue Tanis le bâti XVIIIe atteint 50%.
XIXe siècle : présent dans presque toutes les rues (28 sur 35). Certaines rues ont entièrement été loties au XIXe : avenue des Néo-Zélandais, rue de Turenne, extrémité est de la rue Chevray.
XXe siècle : les maisons de la Première Reconstruction sont peu nombreuses. Le Quesnoy a, architecturalement parlant, peu souffert du premier conflit mondial. En revanche, avec 112 maisons, la Seconde Reconstruction représente 85% du bâti XXe. Ces constructions occupent 17% du territoire intra-muros (soit un quart du territoire laissé libre par le bâti militaire), principalement aux extrémités des rues Thiers, Tanis, Saint-François et Baillon, le côté impair de la rue Fournier et l'extrémité nord de la rue des Lombards.
Les siècles mêlés : 36 maisons, majoritairement du XVIIIe siècle, présentent des plusieurs époques de construction. Si la structure du bâti (élévation en particulier) reste identique, les façades ont été modifiées par l'adjonction d'une vitrine, des restaurations suite à un conflit ou une remise "au goût du jour" qui modifie la forme des baies ou ajoute des décors plaqués.
Analyse
La mise en œuvre, dès le début du XVIIe siècle de règlements imposant des matériaux non combustibles pour les élévations et les toitures, ou la suppression des parties fragiles des édifices comme les pignons flamands, expliquent la faible présence du bâti ancien.
La forte représentation du XVIIIe siècle pourrait être due à la "francisation" de l'architecture sous l'hégémonie française.
La fréquence de certaines périodes de construction peut également s'expliquer par des évènements historiques ponctuels, comme c'est le cas pour les 55 maisons (re)construites à la fin du XVIIIe siècle et dans le premier quart du XIXe siècle après les destructions des guerres révolutionnaires, ou celles (re)bâties après la Seconde Guerre mondiale.
Le contexte de reconstruction explique également que, pour ces deux périodes, des maisons soient présentes dans toute la ville mais selon une répartition qui semble aléatoire. Enfin, quelques modifications ponctuelles du bâti militaire, comme le déplacement du site de l'arsenal ou la démilitarisation des bastions expliquent certaines implantations.
Aucun document ne venant renseigner actuellement (2025) sur de possibles règles d'occupation des sols, on peut seulement supposer que, quelles que soient leur date de construction, les maisons en centre-ville sont systématiquement implantées sur un bâti antérieur tandis que les maisons "anciennes" à l'extrémité des rues sont sans doute les constructions d'origine ayant occupé un parcellaire encore disponible (extrémités de rue non viabilisées, espaces précédemment occupés par des jardins et des pâtures ou libérés par l'armée), dont la part diminue visiblement d'une carte à l'autre entre le XVIe siècle et la fin du XIXe siècle.
III - Typologies du bâti et caractéristiques architecturales
1 - Les familles de bâtiments
Les maisons ordinaires
(406 maisons, soit 70%). Hormis deux maisons en milieu de parcelle, toutes sont mitoyennes. On peut les regrouper en plusieurs ensembles :
· les maisons semi-mitoyennes de la Seconde Reconstruction (rue Salengro) ;
· les maisons de rang (70), construites simultanément sur un espace non bâti et présentant des caractéristiques architecturales identiques. On en trouve de deux époques. Le premier rang, avec seulement cinq maisons, est celui de l'avenue des Néo-Zélandais bâtie au milieu du XIXe siècle. Le second ensemble, avec 65 maisons, regroupe des maisons de la Seconde Reconstruction, édifiées à l'emplacement de l'ancien arsenal ;
· les groupements de 2 ou 3 maisons partageant une même toiture et des décors communs (30 maisons, 12 groupements). Bien qu'avec une fréquence plus importante au XIXe siècle, toutes les époques sont concernées par cette typologie ;
- les maisons à boutique (83, soit 14%) : associant sous un même toit commerce et habitation, elles sont concentrées autour de la place Leclerc et le long de l'axe Joffre/Thiers. Pour 75%, la partie commerciale, datant de la seconde moitié du XIXe siècle, est venue se greffer sur une façade du XVIIIe siècle. Toutes les maisons de rang à boutique 7datent de la Seconde Reconstruction et sont concentrées dans la rue Fournier.
Les maisons de maître
(39 maisons, soit 7%) : construites aux XVIIIe et XIXe siècles, elles sont plus larges que les maisons ordinaires (avec une moyenne de 6 travées contre 3). Parfois dotées d'une porte cochère ou d'un balcon, elles présentent des façades ordonnancées ou décorées, une porte d’entrée bâtarde ou soulignée par un décor. Cependant, leurs élévations sont identiques à celles des autres maisons, et elles sont également construites à front de rue. Bien que réparties dans toute la ville, les maisons du XVIIIe siècle forment un arc passant par le centre-ville.
Les immeubles à logements
Ils se répartissent en deux ensembles : d'anciens bâtiments reconvertis (casernes, orphelinat, maisons de maître) et des immeubles construits dès l'origine comme habitat collectif. Ces derniers datent tous de la Seconde Reconstruction.
Divers
Quelques bâtiments ne relèvent d'aucune de ces catégories, comme l'architecture industrielle et commerciale (étudié). On compte ainsi deux ateliers, une banque, trois entrepôts de débitants de boisson, deux hôtels de voyageurs, ou d'anciennes brasseries. Quatre fermes sont encore présentes intra-muros.
La présence de jardins et/ou de cours
Sur les 588 maisons recensées, seules 181 maisons (soit un petit tiers) disposent d'un jardin, 153 d'une cour et 10 (dont quatre maisons de maitre) associent les deux. La période de construction ne semble pas déterminante pour expliquer la présence d'une cour ou d'un jardin puisqu'on trouve autant de maisons du XVIIIe que du XIXe siècle avec ces caractéristiques. Au centre-ville, les cours des maisons d'artisans servaient à séparer l'habitation de l'atelier.
Les vues aériennes montrent que les jardins sont peu présents dans les îlots et rues du centre-ville mais qu'ils sont plus fréquents dans les rues un peu excentrées, en particulier dans le quart sud-ouest. Les jardins y sont plus grands car l'urbanisation de cette partie de la ville ne commence qu'à la fin du XIXe siècle, quand l'extension urbaine à l'extérieur des remparts diminue la pression foncière intra-muros. Le parc à l'arrière de l'ancienne gendarmerie, rue Carlier, héritier des terrains agricoles d'une ferme intra-muros, constitue une exception de par sa très grande superficie.
2 - Les façades
Les élévations
La hauteur des maisons quercitaines varie de un à trois niveaux mais les fréquences de chaque modèle ne sont pas identiques.
· rez-de-chaussée seul : 16 maisons (dont 13 avec combles), datant des XVIIIe et XIXe siècles ;
· rez-de-chaussée surélevé : une centaine de maisons. Le rez-de-chaussée surélevé signale la présence de caves (jusqu'à trois niveaux dans certaines parties de la ville) ;
· 2 niveaux : 485 (soit 83% du corpus), dont 167 avec un étage de comble et 29 avec un étage attique, tous de la Seconde Reconstruction ;
· 3 niveaux : 11%, concentrés au centre-ville et datant majoritairement des XVIIIe et XIXe siècles.
Les seuils et escaliers
Les maisons présentant un degré de deux marches ou plus datent essentiellement des XVIIe (12 occurrences) et XVIIIe siècles (42 occurrences) et représentent 11% des maisons intra-muros. On ne compte qu'une vingtaine de maisons avec des degrés vraiment importants (plus de deux marches), concentrés dans certaines rues (Baillon, Strasbourg, Tanis, Chevray, Couronne, Lombards, George-V). Tous ces degrés sont réalisés en pierre bleue.
Les seuils de porte d'une ou deux marches, visibles sur 62 maisons des XIXe et XXe siècles, rattrapent la déclivité du sol mais n'indiquent pas obligatoirement la présence d'une cave.
Enfin, trois maisons, toutes de la fin du XIXe siècle, sont accessibles par un escalier à volée droite et repos parallèle à la façade.
Le nombre de travées
Les maisons à deux ou trois travées dominent (avec chacune 36% du corpus).
La largeur des maisons ne semble pas être en lien avec leur emplacement dans l'enceinte intra-muros mais le nombre de travées est en revanche très fortement corrélé à la typologie du bâti : six travées en moyenne pour les maisons de maître, trois pour les maisons "classiques" (seules 1/3 d'entre elles n'ont que deux travées) et deux pour 85% des maisons de rang.
Toutes les périodes présentent des maisons de deux à sept travées mais, systématiquement, les maisons à deux ou trois travées constituent la majorité du bâti. Des variations dans les proportions de chaque typologie de façade sont cependant visibles en fonction des époques : au XVIIIe, la proportion de maisons à trois travées avoisine 42% du corpus, alors que 75% du bâti de la Seconde Reconstruction ne compte que deux travées.
Sur les 135 maisons présentant un nombre impair de travées (7% du bâti intra-muros), seules 20% ont une porte occupant la travée centrale. Si les façades ordonnancées sont rares pour les maisons à trois travées, elles sont systématiques dans les maisons à cinq travées ou plus.
Un quart des maisons du XVIIIe siècle présente la particularité d'avoir un nombre de travées plus important au premier niveau qu'au second - bien que conservant généralement une organisation symétrique de la façade (travée aveugle au centre du second niveau, baies du second niveau situées au droit de l'entraxe des baies du premier niveau). Les maisons du XIXe, en revanche, présentent un alignement des baies à tous les niveaux.
Le cas particulier des maisons à pignon sur rue (voir dossier spécifique IA59005742)
On en compte à peine une quarantaine. Elles peuvent être regroupées en trois types : des maisons anciennes dont seule la toiture a été modifiée au XVIIIe siècle (ajout d'une croupe à la toiture de type longs pans sans modification de son orientation) ; des maisons avec pignon débordant rectangulaire en partie haute qui ne correspond pas aux limites de la toiture située derrière ; des maisons couvertes par une toiture à longs pans et pignon couvert (donc de forme triangulaire classique) ou découvert (par exemple : à pas de moineaux), qui sont soit des vestiges des XVIe ou XVIIe siècles soit datent de la Première Reconstruction (néo-régionalisme).
3 - Les baies
Les différentes formes de baies : fenêtres, portes cochères, portes bâtardes
· Les fenêtres
La majorité des baies sont de format vertical et couvertes par un arc segmentaire : 241 maisons affichent uniquement cette forme de baie, mise œuvre au Quesnoy sans interruption entre le XVIIe et le XXe siècle. Pour 53 maisons (60% de la fin du XVIIIe et 40% du XXe siècle) la totalité des baies est verticale avec linteau. Les baies horizontales, que l'on retrouve sur environ 150 maisons, sont caractéristiques de l'architecture de la Seconde Reconstruction.
Toutes les autres maisons, soit 44% du corpus, associent plusieurs formes de baies, que cette différence ait été voulue dès l'origine ou qu'elle soit issue de modifications ultérieures. Dans ce cas, ce sont plus fréquemment les baies du premier niveau qui ont été agrandies (souvent au XIXe siècle) tandis que celles des étages supérieurs restaient inchangées.
Enfin, de rares oculi (39) sont présents sur les façades quercitaines, dont 25 sur du bâti Seconde Reconstruction.
- Les portes particulières
33 maisons présentent une porte cochère, dont 16 maisons de maître. Dans un cas sur cinq, la porte cochère constitue le seul accès à la maison. Seules dix portes bâtardes ont été repérées intra-muros, sur des maisons datées de la charnière XVIIIe-XIXe siècle. Sans surprise elles correspondent, pour la moitié d'entre elles, à des maisons de maître.
· Les vitrines
Elles occupent la totalité des premiers niveaux des maisons à boutique. Celles "en applique" (huisseries en bois encadrant de grandes vitres et formant saillie par rapport au nu du mur), caractéristiques du XIXe siècle, sont peu nombreuses car la plupart ont été modernisées dans les années 1950. Seules six subsistent intactes.
Les matériaux des baies
Ils sont généralement identiques à ceux de la façade : enduit (152 maisons, majoritairement du XVIIIe siècle), brique (325 maisons, réparties équitablement entre toutes les époques). Il est également possible qu'un certain nombre de baies des maisons des XVIIe jusqu'au début du XIXe siècles, aujourd'hui en brique nue, aient à l'origine été enduites.
Contrairement aux baies enduites qui ne présentent qu'un matériau, les baies en brique peuvent en associer plusieurs : pierre (87 maisons concernées, dont 45% avec du grès, 28% avec du calcaire et 15% avec de la pierre bleue) ou plus rarement brique émaillée (8 occurrences).
Les baies entièrement en pierre sont rares, utilisant du calcaire (10 maisons, début XVIIIe) ou de la pierre bleue (4 maisons des XVIIe et XVIIIe siècles). Le grès est cantonné aux portes (8 maisons, toutes du XVIIIe siècle).
Les décors des baies en brique
Les plus fréquents sont des inclusions de moellons (calcaire principalement) en éléments ponctuels dans les piédroits, les sommiers et la clef de l'arc (87 maisons) et des agrafes en brique (60 maisons). D'autres décors, plus rares, ont également été répertoriés : insertion de brique émaillée dans l'arc et les sommiers de la baie (31 maisons de la fin du XIXe siècle) ; chaines harpées en grès limitées à tout ou partie des piédroits ; chaines harpées en calcaire sur toute la hauteur des piédroits ou encore sur la totalité de l'arc de la baie (24 exemples repérés) ; piédroits en chaîne harpée en brique (20 maisons essentiellement fin XIXe) ; archivoltes (31 maisons du XVIIe au XIXe siècle) ; agrafes en pointe de diamant (en brique ou en béton) ; sommiers en béton ; chambranles à crossettes partiels (n'allant pas jusqu'à la base de la baie - 20 maisons essentiellement fin XIXe).
Les décors des baies du bâti Seconde Reconstruction ont des formes spécifiques (voir dossier IA59005839) : épais bandeau plat en béton monobloc encadrant toute la baie ou petit appui et linteau saillants avec ébrasements à ressauts, ou encore remplacement des appuis des baies par de larges jardinières intégrées dans la maçonnerie de béton.
Les décors des baies enduites
On trouve beaucoup de chambranles moulurés (57 maisons) ou en bandeau plat (une centaine de maisons). L'enduit peut également être posé pour simuler un appareil de pierre, généralement cantonné à l'arc de la baie (28 maisons dont 20 datent du XVIIIe siècle). Pour 60% de ces maisons, les chambranles sont décorés d'agrafes, majoritairement de forme trapézoïdale, parfois décorées de ressauts ou de glyphes Mais on en trouve également en forme de console, en pointe de diamant (24 maisons) ou encore décorées d'un motif baroque inspiré du Rosso (21 maisons). Certaines baies sont encadrées par un chambranle à crossettes (23 maisons) ou couronnées d'une archivolte (22 maisons).
Un dernier type de décor est constitué par des gouttes, dont le nombre varie d'un à trois. Elles sont associées à des chambranles partiels et situées en chute à l'extrémité des sommiers. On dénombre 30 maisons avec ce type de décor, dont la moitié datant du XVIIIe siècle.
Certaines baies ne portent qu'un seul décor, mais beaucoup en associent plusieurs, en particulier les moulures et les agrafes baroques.
Les décors en bois
Des chambranles en bois plaqués sur les baies ont été repérés sur 19 maisons, dont 15 datées du XVIIIe siècle. Enfin, les battants de certaines portes cochères ont conservé leur décor en bois (voir dossier "Les maisons de maître" - IA59005847).
4 - Les toitures
Les toitures à longs pans
C'est la forme dominante, toutes époques confondues. Elles sont associées à des croupes dans 25% des cas (surtout au XVIIIe siècle et lors de la Seconde Reconstruction). Elles sont couvertes en ardoise (45%) ou en tuile mécanique (32%).
Les toitures brisées
Elles couvrent 95 maisons (soit 16%), dont les 2/3 datent du XVIIIe siècle. Elles sont la conséquence des modifications imposées à partir du début du XVIIIe siècle pour supprimer les problèmes d'écoulement d'eau sur les façades liées aux toitures à longs pans avec pignon sur rue (remplacement par des toitures brisées avec croupes en façade) associées à la ″francisation″ de l'architecture.
Le bourseau est rarement marqué (quelques exemples repérés).
On ne compte que cinq toitures débordantes, c'est à dire sans chéneau et reposant sur des corbeaux.
Elles sont majoritairement couvertes en ardoise (70%). Quatre toitures associent tuile mécanique (moins coûteuse) sur le terrasson et ardoise sur le brisis, qui est lui visible depuis la rue.
Les toits-terrasses
Ils ne concernent que les maisons à boutique de la rue Fournier, reconstruites après la Seconde Guerre mondiale, soit seulement 11 immeubles.
Les pignons débordants (ou wambergues)
Situés entre deux maisons contiguës, ils sont un héritage des XVIIe et XVIIIe siècles (où le débord en matériaux incombustibles était censé limiter la propagation des incendies d'une toiture à l'autre). Les 73 maisons "anciennes" avec des wambergues sont donc datées de ces deux siècles (dont une trentaine pour le XVIIe). Sur certaines maisons, la construction des rampants du pignon "en coins de briques" ou "en épis" est encore visible.
Les pignons débordants ont été repris dans les rangs de la Seconde Reconstruction.
Les lucarnes
Présentes sur 30% des toitures à longs pans et 75% des toitures brisées, elles sont de plusieurs types : jacobines, capucines, lucarnes-pignons, lucarnes en guitare ou œils-de-bœuf (rares). Hormis les lucarnes pendantes qui ne se trouvent que sur des toitures à longs pans, il ne semble pas qu'un type de lucarne soit spécifiquement lié à une forme de toit. En revanche, les lucarnes sont presque toujours associées à un bâti du XVIIIe siècle - en particulier celles en forme de guitare, atypiques dans l'Avesnois mais fréquentes dans la Thiérache voisine.
5 - Les matériaux de construction
Tous les matériaux sont locaux (fabriqués localement comme la brique, ou extraits de carrières locales pour la pierre bleue, le grès, le calcaire ou l'ardoise). Hormis la pierre et les enduits béton, assez fréquents dans les soubassements mais rares dans les maçonneries, les matériaux comme la brique ou les enduits sont identiques pour les murs comme pour les soubassements.
La brique
Toutes les maisons quercitaines sont construites en brique. Dans 50% des cas, la brique est laissée nue. Elle laisse alors voir les différents appareils utilisés. Le plus courant est l'appareil picard (75% du bâti), utilisé du XVIIIe siècle jusqu'à la Seconde Reconstruction. Viennent ensuite les appareils ″anglais″ et "demi-brique" qui concernent respectivement 38 et 25 façades, toutes datées de la Seconde Reconstruction.
La brique utilisée est de couleur rouge orangée. Plus la brique est ancienne et moins les couleurs (ainsi que les dimensions et l'aspect de surface) sur une même façade présentent d'uniformité. Elle peut être utilisée en maçonnerie (murs et/ou décors).
La pierre : grès, calcaire, pierre bleue
Elle est réservée aux soubassements, entourages de baies, chaînages d'angles et décors inclus dans la maçonnerie (bandeaux, cordons, impostes régnant entre les baies) :
- Le grès : utilisé en soubassement (113 maisons, 71% du XVIIIe), dans des parties structurantes de la construction comme les angles du bâti ou les piédroits des baies où il est posé en chaîne harpée. Moins d'une vingtaine de maisons ont conservé des angles soulignés de cette manière, et pour beaucoup, le chaînage s'arrête avant d'atteindre le second niveau. Enfin, le grès peut être, bien que rarement (40 occurrences, soit 7% du bâti intra-muros), utilisé pour réaliser tout ou partie de l'encadrement de la baie (voir supra).
- Le calcaire : il est exceptionnellement utilisé pour des chainages ou en lits qui traversent toute la façade en alternance avec la brique pour constituer une maçonnerie dite en "rouge barre" (2 exemples). Il est plus couramment mis en œuvre pour les entourages des baies : soit pour la totalité de l'encadrement, soit de manière partielle (voir supra). Il constitue enfin les bandeaux, cordons et corniches qui rythment l'élévation de la façade.
- La pierre bleue : elle est essentiellement utilisée pour les seuils, rarement pour les baies sauf pour les appuis (voir supra).
Les badigeons et enduits
- Le badigeon : presque systématiquement blanc, il n'est présent que sur 16% des façades du corpus. Ces maisons sont majoritairement datées du XVIIIe siècle (54 maisons) et du XIXe siècle (30 maisons).
- L'enduit : avec 22% du corpus (soit 105 maisons du XVIIIe et 40 maisons du début du XIXe siècle), les façades totalement enduites sont un peu plus nombreuses. Sans qu'il soit possible de le chiffrer avec précision, il est probable que le nombre de maisons enduites ait été plus important que celui visible aujourd'hui. En effet, plusieurs photographies anciennes montrent des façades enduites là où la brique nue apparaît aujourd'hui.
L'enduit peut être posé de manière lisse (74 exemples), ou de manière à constituer des motifs : bossage plat (51 cas) et faux appareil, avec ou sans refends (46 occurrences). Les maisons de maître, avec 38% d'entre elles, sont un peu plus fréquemment enduites que les autres (seulement 30%). La différence tient surtout à la mise en œuvre de l'enduit, beaucoup plus sophistiquée sur les maisons de maître où se voient de nombreux exemples de bossages et de faux appareils.
Dans 90% des cas, l'enduit recouvre uniformément la façade. Pour 15% de ces maisons (toutes de la charnière des XVIIIe et XIXe siècles), l'enduit n'est pas identique sur tous les niveaux. Les associations se font toujours entre un enduit à motifs au premier niveau et un enduit lisse pour les niveaux supérieurs. Enfin, l'association d'un enduit limité au premier niveau avec des niveaux supérieurs en brique apparente (10% du bâti) est une spécificité de certains immeubles de la Seconde Reconstruction.
Certaines maisons sont recouvertes, entièrement ou partiellement, d'un enduit spécifiquement repérable au Quesnoy, appelé "nid d'abeille" : sorte de torchis, utilisé pour ses qualités d'isolation thermique (voir dossier spécifique IA59005690). Dix-neuf maisons présentant de l'enduit "nid d'abeille" ont été repérées. Elles sont situées majoritairement au centre de la ville et datent de la fin du XVIIIe siècle.
- Le crépi : un peu moins de 11% des maisons sont recouvertes d'un "crépi tyrolien", utilisé pendant tout le XXe siècle.
6 - Les décors de la façade
Ils sont de deux types : les décors inclus dans la maçonnerie, souvent discrets, associés systématiquement aux maisons où la brique reste apparente en façade, et les décors plaqués, présents sur les maisons dont la façade est enduite.
Les décors en brique
296 façades sont concernées. Les décors les plus fréquents et les plus simples sont les cordons et les bandeaux séparant les niveaux (38), les impostes régnant entre les baies (10), les cordons larmiers (40) et les corniches sommitales aux motifs variés (dents d'engrenage - 50, denticules - 20, ressauts - 57, arrêtes de poisson - 2). La pose de briques de manière à constituer un motif (calepinage) ne concerne que cinq maisons. Ces différents décors peuvent être associés entre eux.
Les décors en brique plus sophistiqués sont de deux types (voir dossier "De la brique pour embellir les façades" - IA59005743) : insertion de briques émaillées ou de carreaux de faïence (rares avec seulement huit maisons) et réalisation de motifs en brique imitant un décor de pierre (chaînes harpées, pilastres, tables, frontons ou plus simplement archivoltes). Avec un peu de moins de trente occurrences ces maisons, datant toutes du dernier quart du XIXe siècle, représentent à peine 6% du bâti intra-muros. Elles constituent néanmoins une originalité de l'architecture quercitaine.
Les décors figuratifs sont rares. Souvent de petite taille, ils sont situés à des endroits ponctuels de la façade : au centre des pleins de travées, au droit des baies dans le bandeau d'attique... Seules cinq maisons sont concernées, dont quatre du XVIIIe siècle. Les décors, qui peuvent être associés sur une même façade, portent la date et/ou sont décorés d'une tête de personnage ou de motifs végétaux.
Les décors en enduit
Au-delà du travail classique de l'enduit à plat comme le bossage, quelques mises en forme surprenantes ont été notées : motif de vaguelettes ou décor de pointes de diamants de très grande taille.
L'enduit peut également former des reliefs plus importants sur la façade : corniches moulurées (66 maisons) ; pilastres (29 maisons de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe) avec (10) ou sans tambours et chapiteaux variés (cube décoré de moulures ou de glyphes, dorique, corinthien et même lotiforme) ; tables affleurées, saillantes ou rentrantes (10) ; cordons pour marquer les différents niveaux de la façade (17 maisons) ; bandeaux (10) ; cordons ou bandeaux larmiers (60) ; impostes régnant entre les baies (6). Les cordons et bandeaux peuvent être à ressauts (4), ou moulurés (17) ou, dans un cas exceptionnel, torique. À la différence des façades en brique apparente, on ne trouve dans les façades enduites aucun motif imitant les chaines harpées.
Pour 66 édifices, l'élévation s'achève par une corniche sommitale, avec une majorité de formes moulurées adoucies, talon ou doucine. Le manque dans l'enduit sur certaines corniches permet d'en voir la structure sous-jacente, constituée de rangs de briques formant des ressauts de deux ou trois rangs.
Les décors portés figuratifs sont peu nombreux et ne concernent que 9 maisons, se répartissant entre XVIIIe et XIXe siècles. Rapportés sur la façade, ils sont généralement volumineux. Ils sont situés au-dessus des baies (en particulier les portes) et dans le bandeau d'attique - et non dans les trumeaux ou les pleins de travées comme c'est le cas sur les façades en briques apparentes (puisque ces espaces sont déjà décorés par de l'enduit). Ces emplacements peuvent être associés sur une même façade. Les décors sont variés : armes de confrérie des archers (carquois et flèches entrecroisés - 1), écussons de formes diverses décorés de motifs floraux, de fruits ou de palmettes, cornes d'abondance, rubans, branches de chêne… Les armes de la ville sont réservées aux bâtiments publics.
7 - Les ferronneries
Les fers d'ancrage
Ils concernent 289 maisons (50% du bâti), majoritairement du XVIIIe siècle. Les formes simples dominent : tiges droites ou en intégrale, dont la pointe peut être lancéolée ou plus rarement fleurdelysée. Le nœud peut également être décoré d'une feuille, aux bords parfois dentelés. La majorité des fers porte à son extrémité un motif récurrent mais inexpliqué (croix de Saint-André entre deux barres horizontales). Les formes complexes et imposantes, en particulier l'association autour de la tige de plusieurs volutes, sont typiques du XVIIIe siècle, tandis que les formes ramassées (disques, losanges) sont propres au XIXe.
Les balcons et garde-corps
On ne compte que 26 balcons (dont 18 pour la seule Seconde Reconstruction), mais les photographies anciennes attestent que beaucoup d'entre eux ont disparu.
Avec 110 occurrences, les garde-corps sont plus nombreux. La plupart datent du XIXe siècle. Réalisés en fonte moulée aux décors variés (volutes, rinceaux, lancettes, parfois putti). Ils peuvent occuper toute la largeur de la baie ou être limités à quelques éléments.
Les grilles de protection de porte
Elles sont rares et ne concernent que treize maisons. Les décors figuratifs (scène galante, bouquets…) sont réalisés en fonte moulée pour les plus anciennes (XVIIIe et XIXe siècles), tandis que celles à motifs géométriques de la Seconde Reconstruction sont en fer forgé.
IV – Synthèse des éléments caractéristiques de chaque période
XVIIe siècle
- Pignons débordants entre les maisons contiguës (wambergues) avec coins de briques
- Couverture en ardoise
- Briques d'aspect irrégulier et posées en appareil picard
- Association sur la façade du grès (soubassement), du calcaire (chaines d'angles et pieds-droits des baies), et de la pierre bleue (bandeaux, arcs des baies)
- Chaînes harpées aux angles de la façade et piédroits des baies
- Pignon sur rue
- Degrés importants
- Corniches en arêtes de poisson
- Baies à linteaux (1ère moitié), archivoltes (2e moitié, rare)
- Fers d'ancrage : tiges lancéolées ou fleurdelysées, feuilles dentelées au niveau du nœud
Charnière XVIIe-XVIIIe siècles
- Pignons débordants entre les maisons contiguës (wambergues) avec coins de briques
- Couverture en ardoise
- Briques d'aspect irrégulier et posées en appareil picard
- Association sur la façade du grès (soubassement), du calcaire (chaines d'angles et piédroits des baies), et de la pierre bleue (bandeaux, arcs des baies)
- Chaînes harpées aux angles de la façade et piédroits des baies
- Toiture débordante avec coyau sur corbeaux en bois
- Façade à 2 niveaux et 3 travées
XVIIIe siècle
· Plan en T visible sur les vies aériennes
- Toitures à pignons débordants avec coins de briques entre les maisons (1ère moitié) ; toitures brisées ou à longs pans avec croupes, ou toitures débordantes s'achevant par un chéneau reposant sur la corniche sommitale ; toitures percées de lucarnes jacobines, capucines, guitares, œils-de-bœuf ; couverture en ardoise.
- Matériaux de briques d'aspect irrégulier et posées en appareil picard ; grès, parfois badigeonné, en soubassement et dans les chaines d’angle et les piédroits des baies, plus rarement dans l’arc ; calcaire pour les baies, en encadrement ou en éléments ponctuels (sommiers, clefs) (1ère moitié) ; badigeon, ou enduit ou enduit nid d'abeille (2e moitié).
- Façades avec pignons sur rue ; corniche en dents d'engrenage ; impostes régnant entre les baies ; cordons et cordons larmiers en briques ; décors en calepinage de briques ; quelques masques.
- 1ère moitié : 2 niveaux et 3 travées ; chaînes harpées aux angles de la façade et pour les piédroits des baies ; dispositif en rouge-barre (rare)
- 2ème moitié : nombre de baies différent par niveau (trois au premier et deux au second) ; enduits posés avec décors de faux appareil régulier et plus rarement de bossage plat continu ; présence de motifs décoratifs récurrents dans l'enduit : pilastres avec ou sans tambour, frontons, frises végétales, guirlandes, draperies, pointes de diamant, tondi et losanges, tables ; grands décors rapportés à motifs d’écusson et/ou de végétaux au-dessus des portes ; alternance de lits de brique et de pierre bleue sur toute la façade (rare).
· Types de baies
- 1ère moitié : encadrement entièrement appareillé en calcaire ou pierre bleue, avec chaînes harpées pour les piédroits ou éléments en pierre bleue dans les baies (rare dans les deux cas) ;
- 2ème moitié : baies couvertes par un arc segmentaire souligné par un faux appareil à grands modules en enduit sur les façades enduites, et baies entourées par un bandeau lisse en enduit sur des façades en brique apparente ; chambranles à cru moulurés, chambranles à crossettes, chambranles bois plaqués masquant l'arc segmentaire avec linteau décoré ; arcs délardés (rare) ; archivoltes (rare) ; agrafes baroques/rocaille ;
- dernier quart : baies couvertes par un linteau ; gouttes sous les crossettes du chambranle ; portes bâtardes
· ferronneries à tiges lancéolées, fleurdelysées, feuilles dentelées et/ou gravées de leurs nervures sur le nœud, volutes complexes autour de la tige ; garde-corps en fer forgé avec motifs d'entrelacs et végétaux fixés sur la structure.
Charnière XVIIIe-XIXe siècles
- Cordons en pierre
- Enduit différent selon les niveaux
- Baies à linteau ou arc segmentaire, avec éléments ponctuels en pierre (piédroits, sommiers, clef)
- Chambranles en bois plaqués masquant l'arc segmentaire avec linteau décoré
XIXe siècle
· Toitures à longs pans sans croupe ou débordantes et s'achevant par un chéneau reposant sur la corniche sommitale ; toitures percées de lucarnes jacobines, capucines, ou guitares (1er quart).
- Matériaux de brique posée en appareil picard d'aspect uniforme
· Façades entièrement en brique y compris le soubassement, l'encadrement des baies et les éléments en reliefs dans la façade ; alignement des baies à tous les niveaux ; corniche sommitale en denticules ; cordons et cordons larmiers ; impostes régnant entre les baies ; vitrines en applique ; escaliers à volée droite (rare), disparition des degrés.
- 1er quart : beaucoup d'utilisation d'enduit : sur tout ou partie de la façade en bossage plat (rarement en faux appareil régulier) ou en éléments rapportés (pilastres, frontons, frises végétales, guirlandes, draperies, pointes de diamant, tondi et losanges, tables…) ; grands décors rapportés à motifs d’écusson et/ou de végétaux au-dessus des portes ;
- à partir du 3ème quart : carreaux de faïence en bandeaux, briques émaillées dans l'arc des baies ou en panneaux (rare), décors de brique imitant la pierre (chaines harpées, archivoltes, pilastres, tables…).
- Types de baies :
- 1ère moitié : agrafes baroques / rocaille ; chambranle partiel limité au haut de la baie, décoré d’agrafes pointes de diamant et de gouttes ; portes bâtardes ;
- à partir du 3ème quart : décors en brique (agrafes, pieds droits en chaîne harpée, chambranles partiels parfois à crossettes, archivolte…), briques émaillées dans l’arc des baies ; linteaux en fer en ɪ (IPN).
· Ferronneries avec fers d’ancrage à formes ramassées (disques, ovales, losanges) ; garde-corps avec motifs figuratifs répétitifs et organisation symétrique (motifs géométriques réguliers pendant le premier quart et putti au milieu du siècle).
XXe siècle
- 1er quart : carreaux de faïence en bandeaux, briques émaillées dans l'arc des baies ou en panneaux (rare) ;
- Première Reconstruction : éléments décoratifs de style Art déco ; style balnéaire (toitures et décors des façades); références régionalistes (pignons sur rue) ; corniches sommitales à pyramidons.
- Seconde Reconstruction : toits-terrasses ; brique posée en appareils anglais ou demi-brique ; béton armé pour les soubassements et les éléments structurants de la façade ; étage attique ; enduit limité au premier niveau ; nombreux balcons ; oculus et baies horizontales avec encadrement béton formant un cadre saillant et présence d'appuis jardinières.
CONCLUSION
L'hétérogénéité du bâti quercitain, résultant de cette juxtaposition de périodes constructives sans logique spatiale apparente, rend difficile une lecture immédiate de l'histoire architecturale de la ville. Seule l'analyse fine des caractéristiques stylistiques et matérielles permet de reconstituer les strates successives de construction et de reconstruction.
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Bibliographie
-
AUXENT, Béatrice, DEBRABANT, Bernard. Le Quesnoy, connaissance d'une ville forte ou la métamorphose d'un lieu. Lille : CAUE (Conseil Architecture Urbanisme et Environnement) du Nord, 1999. 53 p.
-
FRIGOUT, Fanny, LEVIVE, Vincent, ROUMEGOUX, Yves. Carnet de ville du Quesnoy [en ligne]. Lille : CAUE du Nord (Conseil Architecture Urbanisme et Environnement), 2006. (collection Carnet de ville).14 p.
Publication dans le cadre de l'étude "Septentrion, de la ville forte à la ville durable".
-
[en ligne]
VILLE DE TOURNAI - SERVICE URBANISME. Guide pratique pour restaurer et embellir sa façade. Tournai, 2022.
p. 31-52.
Documents figurés
-
[en ligne] : bdh0000043514
[Le Quesnoy, par Deventer, 1545]. In : Atlas des villes de la Belgique au XVIème siècle : cent plans du géographe Jacques Deventer exécutés sous les ordres de Charles Quint et Philippe II (Bibliothèque nationale d'Espagne ; bdh0000043514).
Réédition par Charles RUELENS, 1884, Bruxelles.
Annexes
-
Éléments de datation de l'architecture du Quesnoy
-
Les règlements d'urbanisme dans quelques villes du Nord au XVIIIe siècle
-
Liste des maisons du Quesnoy avec une date portée
-
Liste des dossiers produits dans le cadre de l'étude "Le Quesnoy : une ville en ses remparts"
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.
Chercheuse de l'Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Hauts-de-France, depuis 2010.